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Molenbeek est aussi une maladie française

Publié : mar. 22 mars 2016, 16:31
par etienne lorant
(par Par Ivan Rioufol le 21 mars 2016 12h30 - Le Figaro)

A ceux qui osent encore parler d’un "prétendu communautarisme" et qui disculpent l’islam de toute filiation avec le terrorisme commis au nom d’Allah, un tour à Molenbeek (Belgique) ne ferait pas de mal. C’est dans ce quartier "multiculturel" de Bruxelles qu’a été arrêté, vendredi, le français Salah Abdeslam, un des djihadistes qui ont semé la mort à Paris le 13 novembre 2015. Recherché par toutes les polices depuis 4 mois, il vivait à 700 mètres du domicile de ses parents. Des témoignages, relatés par des médias, font comprendre que sa présence dans cette enclave musulmane était connue de beaucoup d’habitants. Il est en tout cas évident qu’une omerta a protégé la fuite et la planque du tueur, qui a bénéficié sur place d’un réseau de solidarité. Lors de son arrestation, des jeunes ont tenté d’affronter les forces de l’ordre. Ceux qui ne veulent toujours pas voir la relation entre le repliement identitaire de la partie non intégrée de la communauté musulmane et le développement de l’hostilité à l’égard du modèle démocratique occidental sont les meilleurs collaborateurs de l’islam radical.
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"Des Molenbeek, il y en a partout en France", admet Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie officiers (police), ce lundi dans Le Figaro. Il cite notamment Trappes, Roubaix, Le Mirail (Toulouse). Mais il faudrait y ajouter Sevran, Lunel et bien d’autres communes islamisées dans l’indifférence des élus locaux et des pouvoirs publics. Dans mon livre : "La guerre civile qui vient", je cite ce maire d’une banlieue, qui veut garder l’anonymat, qui recherchait en octobre 2015 un spécialiste de la guérilla urbaine et qui se prépare à des affrontements de rues. "Tous les ingrédients d’une possible guerre civile sont là", explique-t-il. Sa lucidité n’est cependant pas la chose la mieux partagée. Le plus souvent, les maires des cités majoritairement musulmanes sont des personnages dociles, prêts à acheter la paix sociale en multipliant les concessions aux islamistes

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/03 ... ncore.html

Re: Molenbeek est aussi une maladie française

Publié : mar. 22 mars 2016, 17:38
par etienne lorant
Bilan à Bruxelles : une trentaine de morts, plus de deux cents blessés, de nombreux quartiers bouclés jusqu'à nouvel avis.

Ma nièce Véronique, infirmière urgentiste, en congé, a repris son travail sur appel...

Re: Molenbeek est aussi une maladie française

Publié : mar. 22 mars 2016, 18:48
par etienne lorant
De Washington à Moscou, les appels à l'unité contre le terrorisme se sont succédé mardi. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, n'a pu retenir ses larmes en condamnant les attentats de Bruxelles.

«Un jour très triste en Europe». Ce sont les mots de Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, pour qualifier les attentats qui ont frappé Bruxelles mardi. «Nous sommes solidaires non seulement avec la souffrance des victimes, mais aussi dans la réaction à ces actes et la prévention ensemble contre la radicalisation et la violence», a-t-elle ajouté, avant de fondre en larmes lors d'une conférence de presse à Amman, avant que le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Judeh, ne tente de la réconforter et n'écourte ce point presse. Le président du Conseil européen Donald Tusk a, quant à lui, fait part de son «horreur». «Ces attaques marquent un nouveau niveau de bassesse par les terroristes au service de la haine et de la violence».

«C'est toute l'Europe qui est frappée», a déclaré le président français, François Hollande. L'Europe doit prendre «les dispositions indispensables face à la gravité de la menace» a-t-il ajouté. «La France, qui a été elle-même attaquée en janvier et novembre dernier, y prend toute sa part.» Dans la même ligne que lors des attentats de Paris en janvier 2015, le premier ministre Manuel Valls répète que «nous sommes en guerre». «Nous subissons depuis plusieurs mois en Europe des actes de guerre. Et, face à cette guerre, il faut une mobilisation de tous les instants.»


http://www.lefigaro.fr/international/20 ... -unite.php

Re: Molenbeek est aussi une maladie française

Publié : mar. 22 mars 2016, 18:52
par etienne lorant
INTERVIEW - Anthropologue et président d'un centre social à Molenbeek, Johan Leman travaille dans cette commune de l'agglomération de Bruxelles depuis plus de trente ans. Il décrypte l'implantation de la nébuleuse djihadiste dans ce «Croissant pauvre» et ses connexions avec le trafic de cannabis.

LE FIGARO - Vous travaillez à Molenbeek depuis plus de trente ans et connaissez bien son «tissu» djihadiste. Quelle est votre analyse sur les attentats commis ce mardi à Bruxelles?

Johan LEMAN - Les relais de Daech en Europe, à Molenbeek comme ailleurs, sont organisés comme des structures mafieuses et réagissent comme telles. Ainsi, après l'arrestation de Salah Abdeslam, il était à prévoir que Daech, se sentant affaibli et menacé, allait réagir le plus vite possible. L'enquête le dira mais les attaques menées à l'aéroport et dans le métro ont vraisemblablement été déclenchées en réaction aux opérations de la semaine dernière. Elles étaient peut-être en préparation et ont été avancées. L'ordre est sans doute venu d'en haut: «N'attendez pas que la police vous arrête et découvre vos armes. Agissez maintenant!» Pour anticiper la menace, il faut bien connaître son ennemi. Se mettre dans la tête de Daech... À Molenbeek, tout le monde savait que ce n'était pas parce que Salah Abdeslam était en prison que tout était résolu.

Depuis les attentats du 13 novembre à Paris, on a beaucoup décrit Molenbeek comme une base arrière du djihadisme. Une image conforme à la réalité?

Oui, il existe à Molenbeek des réseaux terroristes. Mais il serait plus juste de parler du «Croissant pauvre», le long du canal, qui compte notamment les quartiers Forest, Molenbeek, Schaerbeek où s'est déplacé Salah Abdeslam au cours de sa cavale. Il ne faut pas plus de dix minutes en voiture pour traverser ce croissant qui est devenu pour les terroristes un labyrinthe qu'ils parcourent à leur guise, où ils bénéficient de solidarités et de planques. Pour schématiser, les candidats au djihad les plus «naïfs» sont partis en Syrie, au service de la «cause». Les plus déterminés sont restés ici et ont, pour beaucoup, des liens avec le trafic de drogue.

A découvrir sous le lien :

http://www.lefigaro.fr/international/20 ... as-fini.ph