Je me range du côté de Nicolas-P qui donne les explications les plus factuelles. C'est dans ce même esprit que je vais essayer d'apporter ma petite pierre à l'édifice, ayant déjà échangé en privé et sur le sujet avec un citoyen de la Cité il y a quelques semaines.
Le reiki.
Son principe : la maladie serait causée par des troubles ou déséquilibres dans «l'énergie vitale universelle». La ou les mains du thérapeute sont posées dans certaines positions sur le corps de la personne, afin de « faciliter
la transmission du reiki» du thérapeute au patient (et c'est bien ce point qui pause problème).
Le comité doctrinal de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (
USCCB) s'est prononcé contre l'usage de cette médecine alternative japonaise dans les institutions catholiques (
source, document en Anglais du 25 mars 2009). Un autre document, de 2011, explique les problèmes théologiques posés :
Reiki Poses Theological Problems. (en Anglais)
[NdA : pour les anglophobes, faire du copier-coller sur
DeepL, meilleure traduction que Google]
A ce jour, il n'existe pas d'études scientifiques dignes de foi attestant de son efficacité. Certaines étaient en cours au NCCAM (en français : le centre national pour les médecines complémentaires et alternatives) pour en mesurer l'efficacité dans diverses pathologies.
Le Saint Siège s'est prononcé et considère le reiki comme pratique ésotérique, il est donc déconseillé ! [NdA : comme en spiritisme, on ne sait pas à quelles énergies le thérapeute fait appel et ce qui est «transféré» chez le patient].
De plus le reiki est considéré comme non compatible avec le christianisme car spirituellement dangereux : mettre sa confiance dans cette médecine serait un agir dans le domaine de la superstition. C'est à dire en dehors du domaine de la foi et de la science, ce qui serait une déviation du sentiment religieux et affecterait par là même le culte rendu au vrai Dieu (le chrétien s'en remet à Dieu par la prière et non au travers d'énergies).
J'aime prendre des sources sûres alors je vais me baser sur ce qu'en dit le Pr Edzard Ernst (premier professeur de médecines complémentaires et alternatives) aux nombreuses publications scientifiques sur ces médecines qui font l'objet d'évaluations.
Il estime que peu de médecines alternatives devraient être conservées, que les patients qui se tournent vers elles sont en recherche d'une relation thérapeutique de meilleure qualité qu'avec leur médecin généraliste par manque d’empathie et de temps. (source : "Médecines douces : info ou intox ?" publié en 2014, dont un résumé est fait
ici).
Ce qui me permet de faire la transition avec la suivante en partant de la même source.
L'homéopathie.
Un
article concernant la même personne sur ce sujet.
Je cite ce professeur, ancien homéopathe lui-même : «l'homéopathie est certainement la forme de charlatanisme la plus aboutie au monde».
Les médecins n'ignorent pas cette loi du code de la santé publique et de déontologie :
Article 39 (article R.4127-39 du code de la santé publique)
Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite.
Être médecin homéopathe c'est suivre une «spécialisation» de 2 jours, concernant des remèdes qui ne font l'objet d'aucunes études cliniques, d'aucunes études toxicologiques, d'aucunes études pharmacologiques (est-ce insuffisamment éprouvé du coup ?). Et qui ne respecte donc pas les mêmes normes de haut niveau comme doit le faire la médecine conventionnelle et depuis quelques années les médecines traditionnelles. Il est dit dans le même ouvrage que rares sont les médecines alternatives qui ont un faible effet démontré au-delà du placebo et que le principal danger pour le patient est : le retard voire l'absence de soins.
Je ne prends pas position entre médecine traditionnelle ou conventionnelle, personnellement je pense que chacune a ses avantages et elles peuvent être complémentaires à différentes étapes dans un protocole de soins.
Par contre, l'homéopathie ne peut prouver que son utilisation dépasse le fameux effet placebo (15 à 20% tout de même) et qui fera forcément dire à certaines personnes "pour moi cela a marché"; comme pour tout placebo testé dans une étude dite à l'aveugle (le labo ne sait pas qui est le patient, le médecin ne sait pas s'il donne un placebo ou le principe actif).
Cependant j'invite les curieux à s'intéresser aux principes actifs qui se cachent derrière les noms en latin, au principe de la dilution notamment à 200 ou 300k qui s'appuie sur la théorie de "la mémoire de l'eau". Née d'un médecin immunologue travaillant pour un célèbre laboratoire homéopathique, dont les résultats ont été invalidés scientifiquement et qualifiés de : fraude scientifique.
Quant aux médecines dites alternatives, mais souvent ésotériques, je crois que cela mérite sincèrement un discernement de la part de tout chrétien. Si les médecines conventionnelles et traditionnelles ont échoué, est-on encore dans l'espérance de Dieu en se jetant chez le premier charlatan venu (et qui profitera du même effet placebo) ?