Pour ma recherche de l'Eglise & mon discernement
Publié : sam. 13 févr. 2016, 1:08
Bonsoir à tous, mes frères,
Je vous préviens, ce message sera long, et je vais y "déballer" approximativement trois ans de questionnements dont l'acuité pressante aurait bien besoin de vos prières.
Certains d'entre vous ont sans doute remarqué qu'après presque deux ans de pause sur le forum, j'ai recommencé, il y a peu, à y poster épisodiquement. Il se trouve qu'après deux ans de prépa (qui m'a énormément apporté spirituellement #Stanislasforever) j'ai réussi à intégrer l'école de mon choix (Deo Gratias !), ce qui me laisse... un peu plus de temps.
J'avais commencé, il y a bientôt trois ans, un chemin de recherche de l'Eglise du Christ, de la véritable foi des Apôtres, de la Plénitude du Christ (voir http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 48#p271048 ). Pendant ce temps j'ai fait un chemin considérable, théologiquement et spirituellement, énormément appris et reçu (et ce n'est rien comparé à ce qu'il me reste à apprendre !) ; rejetant rapidement l'évangélisme, puis, enfin, il y a un an, la Réforme et ses conséquences pour atterrir dans le no-man's land ecclésial et sacramentel qui attend toute personne désirant sérieusement examiner les prétentions des deux seuls candidats crédibles au titre d'Eglise de Jésus-Christ : l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. (ceci est la version ultra-condensée, je crois que je pourrais déjà écrire un bouquin...)
Pour tout ce cheminement, qui est tout sauf terminé, je rend grâce à Dieu, et je le confie à votre prière, afin qu'Il me guide plus près de Lui, et qu'un jour je sois "comme un petit enfant contre le ventre de sa Mère" l'Eglise.
Je suis à ce jour totalement éloigné des sacrements, ce qui représente pour moi un grand poids. Une telle situation représente un risque terrible d'apathie et d'inertie ; c'est un chemin long, dont à vue humaine je ne vois pas la fin, tant la masse des données à considérer semble inaccessible à quelqu'un qui (à son grand regret intellectuel) suit une formation d'ingénieur... et dont le temps, limité, fait qu'il a facilement tendance à ne pas avancer dans son étude de l'Histoire et des Pères, à faire du sur-place, voire à temporairement sembler se dépassionner de cette chose, la seule peut-être qui compte réellement dans sa vie, puisque ce qu'il veut y gagner, c'est le Christ.
Priez pour moi.
J'ai bientôt 20 ans. C'est quasiment l'âge où, en général, on discerne une vocation. Hier un de mes amis nous a annoncé qu'il entrait au séminaire, ce qui a eu le mérite de me bousculer à ce niveau (un petit rappel du genre "tu vois, il y en a qui franchissent le pas, ça ne semble pas être si improbable que ça comme appel, pourquoi ne s'adresserait-il pas toi ?"). Il ne me semble n'avoir jamais réellement pris le temps de me poser pour examiner véritablement la question, pour plusieurs raisons :
- Dans sa grande miséricorde à mon égard, le Seigneur a voulu me présenter une aide, jugeant qu'il n'était pas bon que je sois seul. Nous cheminons depuis ensemble, vers les fiançailles, puis, si Dieu le veut, le mariage (et accessoirement je vous confie ce cheminement :-) ). A cet égard, j'ai laissé les événements faire. Suivant le conseil d'un père spirituel, puisque je semble engagé sur la voie menant à la vocation naturelle du mariage, il semble qu'il n'y a pas de raison de s'en faire ; si Dieu m'appelle à la prêtrise, il le fera sans doute distinctement avant que je sois marié. Le tout étant d'être à l'écoute.
- Il m'est absolument impossible de discerner un appel à la prêtrise tant que je ne suis en communion avec aucune Eglise. C'est pour le moins fâcheux.
- Enfin, il me faut encore creuser le "discernement" (qui est encore un concept assez abstrait pour moi). J'ai toujours peur d'un certain cléricalisme, c'est-à-dire de prendre des signes normaux de proximité à Dieu et d'appel à la sainteté comme un appel à la prêtrise (vous savez, cette mentalité stupide qui fait que dès qu'un catho prend sa foi particulièrement au sérieux, on arrête pas de lui demander "eh dit donc, tu veux pas être prêtre toi ?"). Il me faut donc discerner de quelle manière je suis appelé à servir cette Eglise *que je ne connais pas*, et si cela recoupe le service sacerdotal.
Donc je vous demande de prier pour mon discernement de vocation.
Voilà. Je vous remercie encore pour la communauté que vous formez, et je vous salue fraternellement en Christ :-)
Je vous préviens, ce message sera long, et je vais y "déballer" approximativement trois ans de questionnements dont l'acuité pressante aurait bien besoin de vos prières.
Certains d'entre vous ont sans doute remarqué qu'après presque deux ans de pause sur le forum, j'ai recommencé, il y a peu, à y poster épisodiquement. Il se trouve qu'après deux ans de prépa (qui m'a énormément apporté spirituellement #Stanislasforever) j'ai réussi à intégrer l'école de mon choix (Deo Gratias !), ce qui me laisse... un peu plus de temps.
J'avais commencé, il y a bientôt trois ans, un chemin de recherche de l'Eglise du Christ, de la véritable foi des Apôtres, de la Plénitude du Christ (voir http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 48#p271048 ). Pendant ce temps j'ai fait un chemin considérable, théologiquement et spirituellement, énormément appris et reçu (et ce n'est rien comparé à ce qu'il me reste à apprendre !) ; rejetant rapidement l'évangélisme, puis, enfin, il y a un an, la Réforme et ses conséquences pour atterrir dans le no-man's land ecclésial et sacramentel qui attend toute personne désirant sérieusement examiner les prétentions des deux seuls candidats crédibles au titre d'Eglise de Jésus-Christ : l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. (ceci est la version ultra-condensée, je crois que je pourrais déjà écrire un bouquin...)
Pour tout ce cheminement, qui est tout sauf terminé, je rend grâce à Dieu, et je le confie à votre prière, afin qu'Il me guide plus près de Lui, et qu'un jour je sois "comme un petit enfant contre le ventre de sa Mère" l'Eglise.
Je suis à ce jour totalement éloigné des sacrements, ce qui représente pour moi un grand poids. Une telle situation représente un risque terrible d'apathie et d'inertie ; c'est un chemin long, dont à vue humaine je ne vois pas la fin, tant la masse des données à considérer semble inaccessible à quelqu'un qui (à son grand regret intellectuel) suit une formation d'ingénieur... et dont le temps, limité, fait qu'il a facilement tendance à ne pas avancer dans son étude de l'Histoire et des Pères, à faire du sur-place, voire à temporairement sembler se dépassionner de cette chose, la seule peut-être qui compte réellement dans sa vie, puisque ce qu'il veut y gagner, c'est le Christ.
Priez pour moi.
J'ai bientôt 20 ans. C'est quasiment l'âge où, en général, on discerne une vocation. Hier un de mes amis nous a annoncé qu'il entrait au séminaire, ce qui a eu le mérite de me bousculer à ce niveau (un petit rappel du genre "tu vois, il y en a qui franchissent le pas, ça ne semble pas être si improbable que ça comme appel, pourquoi ne s'adresserait-il pas toi ?"). Il ne me semble n'avoir jamais réellement pris le temps de me poser pour examiner véritablement la question, pour plusieurs raisons :
- Dans sa grande miséricorde à mon égard, le Seigneur a voulu me présenter une aide, jugeant qu'il n'était pas bon que je sois seul. Nous cheminons depuis ensemble, vers les fiançailles, puis, si Dieu le veut, le mariage (et accessoirement je vous confie ce cheminement :-) ). A cet égard, j'ai laissé les événements faire. Suivant le conseil d'un père spirituel, puisque je semble engagé sur la voie menant à la vocation naturelle du mariage, il semble qu'il n'y a pas de raison de s'en faire ; si Dieu m'appelle à la prêtrise, il le fera sans doute distinctement avant que je sois marié. Le tout étant d'être à l'écoute.
- Il m'est absolument impossible de discerner un appel à la prêtrise tant que je ne suis en communion avec aucune Eglise. C'est pour le moins fâcheux.
- Enfin, il me faut encore creuser le "discernement" (qui est encore un concept assez abstrait pour moi). J'ai toujours peur d'un certain cléricalisme, c'est-à-dire de prendre des signes normaux de proximité à Dieu et d'appel à la sainteté comme un appel à la prêtrise (vous savez, cette mentalité stupide qui fait que dès qu'un catho prend sa foi particulièrement au sérieux, on arrête pas de lui demander "eh dit donc, tu veux pas être prêtre toi ?"). Il me faut donc discerner de quelle manière je suis appelé à servir cette Eglise *que je ne connais pas*, et si cela recoupe le service sacerdotal.
Donc je vous demande de prier pour mon discernement de vocation.
Voilà. Je vous remercie encore pour la communauté que vous formez, et je vous salue fraternellement en Christ :-)