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Réduire le chômage

Publié : jeu. 27 janv. 2011, 11:22
par Souricette
M. Méhaignerie et le chômage
Dans la série des Ya qu'à du gouvernement, supprimons les indemnités des chômeurs... heu, enfin, commençons par les diminuer. Comme ça les chômeurs, ils vont trouver tout de suite du travail. Mince, mais c'est bien sûr ! Comme c'est simple, comment n'y avait-on pas pensé plus tôt ! Ah, ben voui, mais y a comme un hic : c'est que l'offre d'emploi ne cesse de diminuer. Alors, le résultat, c'est que les chômeurs effectifs, il y en aura toujours plus, quant aux chômeurs indemnisés, il y en aura toujours moins. Pourtant, ceux qui profitent du système, ce n'est pas très difficile de les repérer et de les sanctionner. Pourquoi alors faire trinquer tous les autres ?

C'est comme ceux qui "creusent le trou de la sécu" : on sait où les trouver, sans être obligé de refuser un arrêt-maladie à celui qui a déjà eu du mal à quitter son lit pour aller voir le médecin, qui va lui prescrire un médicament qui ne marche pas, mais qui coûte moins cher que celui qui marche.

Bon, pour revenir au chômage, il y aurait bien une solution : cumuler plusieurs mandats, comme notre gentil ministre, comme ça, quand on en perd un, on a encore les autres. Remarquez, il y en a beaucoup, à l'heure actuelle, qui sont obligés de cumuler plusieurs boulots pour pouvoir survivre (et payer la garde de leurs enfants pendant ce temps, ce qu'ils n'auraient pas à payer s'ils étaient au chômage). Mais s'ils perdent un boulot, il ne leur reste pas tout à fait le même salaire que notre génial ministre...

On dirait qu'une petite confusion règne dans les cervelles embrumées de nos dirigeants dirigistes. En effet, les indemnités sociales (santé, chômage, etc.) ne sont pas de l'effet de la générosité du gouvernement mais... le fruit des cotisations de tout salarié ! N'oublions pas que la santé n'est pas gratuite en France : tout salarié cotise à la Sécurité sociale. Le chômage n'est pas une aumône : tout salarié cotise également. Ou alors, il vaut mieux parler d'impôts et taxes supplémentaires : les cotisations ne nous reviennent pas sous forme d'indemnités mais vont directement dans les caisses de l'Etat.

Re: M. Méhaignerie et le chômage

Publié : jeu. 27 janv. 2011, 21:59
par philémon.siclone
L'autre idée en vogue, soutenue par Rocard, est de partager le temps de travail en faisant passer tout le monde à 32 heures.

Payées 32, bien sûr !

Il s'agit donc soit de partager, en réalité, le temps de chômage, ou bien de généraliser l'intérim et le temps partiel. Bref, de détricoter entièrement le code du travail.

http://abonnes.lemonde.fr/politique/art ... 23448.html

Chômage et déficit

Publié : sam. 20 avr. 2013, 16:36
par etienne lorant
Réduire le déficit ou réduire le chomage. Xavier Timbeau
François Hollande, candidat puis président, a fait de la croissance sa priorité. Elu, il doit affronter la récession, diagnostic sur lequel s’accordent le FMI et l’OFCE. Xavier Timbeau, directeur du Département Analyse et prévision à l’Observatoire français des conjonctures économiques, explique ce qu’il qualifie de «débâcle de l’austérité», dans un rapport récent.

RFI : Depuis l’élection de François Hollande, le gouvernement a soutenu sa ligne de conduite : l’objectif de croissance, fixé par Pierre Moscovici est de 2 % pour 2015 et même de 1,2% dès l’année prochaine. Pourtant, toutes les analyses le contredisent, dont celle de l’OFCE. Pourquoi, selon vous, autant d’optimisme ?

Xavier Timbeau : Pourquoi autant d’optimisme ? En fait, c’est vraiment le cœur de la question. Je pense qu’il faut vraiment comprendre cela.

La situation dans laquelle la France se trouve aujourd’hui est une situation économique dégradée, dans laquelle le chômage est élevé. Nous ne sommes pas remis de la crise. Il y a probablement, aujourd’hui, en France, un potentiel de croissance, simplement par la réduction du chômage. Mais la politique économique qui est menée, la politique budgétaire, vise à réduire les déficits. Elle fait de la réduction des déficits la véritable priorité de la politique économique aujourd’hui.

En fait, le gouvernement fait systématiquement des prévisions trop optimistes, parce qu’il a tendance à négliger l’impact de cette politique budgétaire sur la croissance. Il a tendance à négliger le choix cornélien dans lequel il est, qui est de vouloir réduire d’un côté le déficit et réduire de l’autre le chômage. Et il a du mal à assumer qu’il préfère finalement réduire le déficit, plutôt que de réduire le chômage.

Le gouvernement doit naviguer entre sa volonté de croissance et sa promesse faite à Bruxelles de contenir son déficit budgétaire...

Exactement. C’est cette difficulté-là qui l’étreint. Et probablement, la solution que le gouvernement a choisie, qui est la mauvaise solution, est d’essayer de minimiser l’impact négatif de cette réduction des déficits publics. Cela conduit à cette situation, toujours incroyable, dans laquelle le gouvernement semble s’accrocher à un certain optimisme, et est obligé de revenir dessus ensuite. Alors que, finalement, tous les observateurs extérieurs le préviennent et lui disent : « Attention ! Les choses ne vont pas se passer de cette façon-là ».
[+] Texte masqué
http://www.rfi.fr/europe/20130417-le-go ... -le-chomag

Chômages et manifs

Publié : sam. 05 déc. 2015, 19:03
par etienne lorant
D'autres manifestants ont remplacé les premiers...

Au moins un millier de personnes ont manifesté samedi à Paris, plusieurs centaines d'autres en régions, contre le chômage et la précarité, une démarche se voulant cette année plus particulièrement dirigée contre les récentes actions de patrons. A Paris, «2 à 3.000 manifestants», ensuite estimés à 8.000 par les organisateurs, 850 selon la police, ont défilé de la Place Stalingrad, dans le Xe arrondissement, à la place de Clichy (XVIIIe), à l'appel de plusieurs organisations (AC, Apeis, CGT Chômeurs, MNCP, CIP-IDH, CGT Spectacle...).
«Hollande, l'autre pays du chômage»

Autre cible du mécontentement pour cette 12e édition de la manifestation des chômeurs et précaires: le gouvernement. «Hollande, l'autre pays du chômage», pouvait-on lire sur la banderole en début de cortège.

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), qui défilait, «cette manifestation prend une importance d'autant plus grande au vu du contexte actuel, alors que des milliards d'euros sont reversés dans les caisses patronales». «Cette manifestation est aussi une riposte à l'action du MEDEF toute la semaine passée», a-t-il déclaré.

«La loi Macron va participer de la dégradation des conditions des travailleurs du dimanche et du soir, et cette manifestation est l'occasion de dénoncer aussi cela», a affirmé Jérôme Gleizes, conseiller de Paris et membre du Groupe écologiste de Paris.

«Actuellement, j'ai deux contrats et j'arrive à 20h par semaine et 500 euros de salaire par mois: ce n'est pas vivable», déplore Fred, travailleur dans l'animation. «On parle d'abrogation des 35 heures mais beaucoup aimeraient bien pouvoir travailler au moins ce nombre d'heures-là », ajoute-t-il.

http://www.20minutes.fr/societe/1495855 ... -precarite