La situation politique en Libye
Publié : dim. 15 mai 2011, 20:53
L'intervention en Libye est-elle chrétiennement défendable?
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/

Plus de 100 morts dans des combats dans l'ouest de la Libye
TRIPOLI (Reuters) - Des affrontements dans l'ouest de la Libye entre combattants de la ville de Zentane et membres de la tribu Machachia ont fait 105 morts et un demi-millier de blessés en une semaine, a annoncé mercredi le gouvernement intérimaire libyen.
Ce dernier, qui peine à asseoir son autorité sur le pays depuis le renversement de Mouammar Kadhafi, a déployé l'armée dans cette région du djebel Nefoussa et le calme a été rétabli depuis lundi, a dit Nasser el Mani, porte-parole du gouvernement.
Les combats, qui ont débuté le 11 juin, ont opposé des hommes de Zentane, particulièrement actifs dans le renversement de Mouammar Kadhafi, et des membres de la tribu Machachia, qui avait choisi de ne pas se joindre à la rébellion en 2011.
Ali Shuaib, Bertrand Boucey pour le service français
En Libye, les parias du Sahara
Les clandestins affluent dans le sud du pays. L’ethnie toubou tente d’y faire face, mais est elle-même abandonnée à son sort par le gouvernement.
Ils sont comme ensablés, pris au piège du désert libyen. Plus de 1 300 immigrés clandestins sont détenus à une centaine de kilomètres au sud de la ville de Sabha, en bordure de la route qui s’enfonce entre les dunes vers la frontière nigérienne. Ils n’ont pas d’abri, même pas de tente de fortune. Ils dorment à même le sol de sable et de cailloux
De la situation en Libye
Loin du médiatiquement correct, la plume de Bernard Lugan dans cet article fouillé dont voici la conclusion :
"Qui va l’emporter ? Il est impossible de le dire. Actuellement les fondamentalistes de Cyrénaïque cherchent à s’appuyer sur les milices de Misrata lesquelles recherchent leur soutien contre celles de l’Ouest. Furieux de la défaite de ses protégés à Tripoli, le Qatar semble particulièrement actif dans cette opération.
La question qui se pose désormais est de savoir si la Libye peut survivre comme Etat. Peu à peu y apparaît en effet une situation de guerres régionales, tribales, claniques, religieuses ; comme en Somalie. Elles pourraient être suivies d’un éclatement territorial, le pays étant alors découpé en « touches de piano » avec un port dans le prolongement des gisements d’hydrocarbures de l’intérieur. Désormais, l’alternative est simple : soit les nouvelles autorités mettent un terme au chaos - mais comment ? - et reconstruisent l’Etat sous une forme ou sous une autre, soit la Libye demeure ingouvernable. Dans ce cas, les islamistes pourraient alors jouer une carte maîtresse, celle du modèle religieux transcendant les divisions afin de les coaguler dans un tout commun, l’Oumma.
Ceux qui ont permis ce désastre avec ses prolongements dans toute la bande sahélienne (voir les numéros de l’Afrique Réelle consacrés à cette question), sont ceux qui ont décidé de s’immiscer dans la guerre civile libyenne, au premier rang desquels l’ancien président de la République française. Quant au malheureux ambassadeur américain, le moins que l’on puisse dire est que ses anciens protégés se sont montrés bien ingrats envers lui…"
Lahire
Et encore cette nouvelle qui implique la Syrie. Petite trahison de Assad .... mais il y a eu combien de trahisons ! Par contre Kadhafi n'était pas très aimé de nombreux gouvernements arabes.Mort de Kadhafi : un officiel libyen accuse les services français
Par V.F. | LeParisien.fr – dim. 30 sept. 2012
Selon des informations du journal italien le Corriere della Serra, le colonel Muammar Kadhafi aurait été tué par un agent des services de renseignement français
Le mérite de la capture de Muammar Kadhafi, l'ex chef d'Etat libyen, le 20 octobre 2011, reviendrait aux services secrets français, selon le Corriere della Serra. Le coup de feu mortel à la tête du colonel libyen aurait été tiré par un agent des services secrets français et non par les hommes des Brigades révolutionnaires libyennes.
Kadhafi trahi par la Syrie en échange de la clémence de Paris ?
Rue89 – il y a 1 heure 9 minutes
Les enquêtes sur les circonstances de la mort du colonel Kadhafi apportent chaque jour leur lot de révélations.
Samedi, un article du Corriere della Serra affirmait que le coup de feu qui a tué le "Guide" libyen le 20 octobre 2011 avait été tiré par un agent des services secrets français (et non par les hommes des Brigades révolutionnaires libyennes).
Il précisait que Muammar Kadhafi avait été localisé à Syrte grâce à son téléphone satellite.
Une des sources citées par le journal italien s'appelle Rami El Obeidi : à l'époque du Conseil national de transition libyen, il était responsable des relations avec les agences de renseignement étrangères.
Ce lundi, c'est le Daily Telegraph qu'il faut lire.
Selon le quotidien britannique, qui cite lui aussi Rami El Obeidi, le numéro de Kadhafi aurait été "donné" à la France par Bachar el-Assad en échange d'une promesse de clémence élyséenne :
"En échange de cette information, Assad a obtenu de la France la promesse d'un délai de grâce et une baisse des pressions contre son régime -- ce qui s'est effectivement passé."
Le Quai d'Orsay a refusé de commenter ces déclarations.
Un an après, la vérité sur la mort de Kadhafi
Créé le 16-10-2012 à 23h09 - Mis à jour le 17-10-2012 à 11h28Par Céline Lussato
Human Right Watch a compilé des témoignages relatant les dernières heures de l'ex-chef d'Etat libyen qui remettent en cause la version officielle.
Un an après la mort de Kadhafi : la Libye n'a plus d'Etat
Conflits tribaux, règne des milices islamistes, progression d’Al-Qaïda, chômage galopant et économie moribonde : depuis la mort de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011, la Libye peine à se reconstruire.
Atlantico : Voilà maintenant un an jour pour jour que Mouammar Kadhafi, le dernier sacrifié des révolutions arabes, est mort à la grande joie des rebelles libyens. Comment se poursuit la transition démocratique libyenne ? Existe-t-il une démocratie en Libye ?
Hélène Bravin : Non, par pour l’instant. Ce sont les milices qui font la loi. Or la souveraineté de la loi fait partie des attributs de la démocratie et de la constitution d’un État. La police et l’armée sont embryonnaires, quasi inexistantes - et ne peuvent combattre ces milices, ces gangs… qui sont armés jusqu’aux dents.
L’État n’a aucune autorité pour récupérer les armes excessivement nombreuses. Des vols, des kidnappings ont lieu, des Libyens quelle que soit leur appartenance sont enlevés, torturés dans des conditions épouvantables. Par ailleurs, les tribunaux ne fonctionnent pas normalement. Les détenus sont gardés par des miliciens islamistes et ce sont eux qui amènent les prisonniers devant les tribunaux, également bien encadrés par ces miliciens. Là aussi, l’autorité de l’État est inexistante.
Pourquoi les autorités ont-elles autant de mal à faire régner l’ordre ?
La Libye n’est pas confrontée, comme on l’imagine, à des éléments post-révolutionnaires. Ces derniers ont été depuis longtemps rattrapés par les éléments nocifs qui existaient déjà dans la société libyenne. Les gangs sont apparus, par exemple, dans les années 1990, sous l’époque de l’embargo alors que la société était en pleine déliquescence. Les Frères musulmans sont apparus bien avant même Kadhafi, et les salafistes djihadistes ont fait leur apparition lors de la guerre en Afghanistan au début des années 1980. Beaucoup ont été vétérans de cette guerre. Puis certains ont porté allégeance à Al-Qaïda. Kadhafi les a pourchassés et leurs mouvements ont été dissous.
Depuis la mort de Kadhafi, tous ces éléments ont refait surface avec une violence inouïe.
Assassinat du chef de la police de Benghazi, en Libye
ASSASSINAT DU CHEF DE LA POLICE DE BENGHAZI EN LIBYE
NEWS MONDE
AFP - il y a 23 minutes
BENGHAZI, Libye (Reuters) - Le chef de la police de la ville libyenne de Benghazi, berceau de la révolution contre l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi en février 2011, a été tué par balles devant son domicile, a-t-on appris auprès de responsables de la sécurité.
Je suis content d'apprendre que cela "n'a rien à voir avec l'Islam" et qu'aucune arrestation n'a été effectuée."C'est un crime inhumain qui n'a rien à voir avec l'islam", a dit de son côté le colonel Hadi Chaklawou, chef local de la Sécurité nationale, en précisant qu'aucune arrestation n'avait été effectuée dans le cadre de l'enquête.
Libye : la minorité chrétienne sous le choc après l'attaque contre une église
01/01/2013 à 11h:53 Par AFP
Des dizaines de personnes ont assisté lundi 31 décembre aux funérailles de l'un des deux Égyptiens coptes tués dans une attaque contre une église de l'est de la Libye, où la petite communauté chrétienne a dit craindre une montée de l'extrémisme sectaire dans ce pays.
Des inconnus ont attaqué samedi soir l'église copte St-Georges à Dafniya, dans la province de Misrata à 200 km à l'est de Tripoli, selon des médias libyen et égyptien. Les autorités locales ont ouvert une enquête pour déterminer l'origine exacte de l'explosion traitée comme un acte criminel.
"Nous étions en train de prier lorsque nous avons entendu l'explosion qui a frappé une pièce attenante à l'église", a déclaré lundi à l'AFP le père Markos Zaghloul Boulos, responsable depuis 2004 de cette église construite dans les années 1930.
"Je suis très attristé par cet acte lâche et criminel et par la mort de deux fidèles", a-t-il déclaré à l'AFP, en estimant que les chrétiens n'étaient que quelques milliers en Libye.
Moins de 3 % de chrétiens
Les deux victimes ont été enterrées dimanche et lundi: "Dimanche soir, nous avons prié pour l'âme de Wajdi Mlak Abd Hana et aujourd'hui nous l'avons fait pour le martyr Achraf Sami Adly", a déclaré le prêtre. Quelque 150 personnes étaient présentes aux funérailles lundi, selon un photographe de l'AFP.
Les chrétiens, toutes confessions confondues, représentaient moins de 3% des 6,3 millions d'habitants à grande majorité musulmans en Libye avant la révolution qui a provoqué la chute et la mort de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi en octobre 2011.
La plupart d'entre eux sont étrangers, dont une grande partie venus d'Egypte, où les Coptes sont la plus importante minorité religieuse. "C'est la première fois que nous sommes la cible d'une telle attaque. Les chrétiens n'avaient jamais eu de problèmes particuliers avant ou après la révolution", a déclaré le père Dominique Rezeau de l'église catholique Saint-François à Tripoli.
Restructuration
"Chacun doit être inquiet", a estimé le pasteur ghanéen Edward Blasu. "C'est un crime inhumain qui n'a rien à voir avec l'islam", a dit de son côté le colonel Hadi Chaklawou, chef local de la Sécurité nationale, en précisant qu'aucune arrestation n'avait été effectuée dans le cadre de l'enquête.
L'insécurité est une source d'inquiétude grandissante en Libye, où les nouvelles forces policières et militaires, en pleine restructuration, peinent à faire face aux milices fortement armées nées pendant le conflit de 2011.
Le pays a en outre connu des attaques attribuées à des islamistes radicaux.
La Libye s'enfonce dans le chaos et contamine les pays voisins
Par Alexandre Del Valle | Atlantico.fr – il y a 6 heures
Vendredi dernier, un énième officier libyen (Nasser al-Magrabi) a été assassiné dans la zone de Sidi Faraj (Benghazi), ceci dans le cadre d’une vague d’assassinats orchestrée par des milices anti-gouvernementales et visant les symboles du nouveau pouvoir libyen.
Déjà, mercredi 2 janvier dernier, le chef par intérim des enquêtes criminelles de Benghazi avait été enlevé par des miliciens. Et en novembre, le chef de la police de Benghazi, Faraj Drissi, avait été abattu sur le pas de sa porte. En fait, depuis 16 mois, la zone de Benghazi, berceau de la révolte anti-Kadhafi, est le théâtre d’attentats et de règlements de comptes continuels qui visent prioritairement les officiers de l’armée, les étrangers (noirs-africains, Occidentaux, etc), les représentants du nouvel Etat, les journalistes lires et des responsables de la sécurité.