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La Révolution française de 1789

Publié : jeu. 09 août 2007, 12:17
par Annonciation
A vous d'en juger : cliquez ici !

Comme dirait un ami : "Allez-y ! Pour une fois les questions ne sont pas trop truquées. Faites pencher la balance. Je sais, ça ne sert à rien, mais ça défoule."

1789 les grands ancêtres...

Publié : mer. 15 juil. 2009, 18:35
par K-doudal
1789 Les grands ancêtres

Je ne fêterai pas votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Je ne fêterai pas l’espérance trahie
Du peuple demandant l’arbitrage royal
Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal
Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe.

Je ne célèbrerai pas votre intolérance.
Ni vos sacrilèges, ni vos profanations.
Ni les grands mots ronflants de vos proclamations
Prônant la liberté dont vous priviez la France.

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier
Faisant assassiner, par sa triste colonne,
En l’Eglise du Luc, près de six cents personnes
Dont cent cinquante enfants réunis pour prier.

On ne pardonne pas les Oradours sur Glane
Et vous seriez fondés d’en tarer les nazis
Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi
Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes.

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc,
Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques,
Vous disiez faire le pain de la République…
Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants !

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire,
L’un de vos généraux prétendu glorieux,
Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux…
Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires.

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux
Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes,
Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes…
Votre fraternité les unissait au feu.

Je ne fêterai pas vos tanneries humaines
Dont votre chirurgien, Pecquel, fut l’écorcheur,
Ni son ami Langlois, de Meudon, le tanneur…
Ni votre grand Saint-Just disant qu’en ce domaine

Peau d’homme vaut bien mieux que celle du chamois
Que celle de la femme plus souple et plus fine…
Vous étiez sans culottes, alors ça se devine
Vous vous en fîtes faire en peau de villageois.

Quand vous abominez les gardiens sataniques
De l’affreux Buchenvald écorchant de leur peau
Nos morts, les laissant nus en leurs chairs en lambeaux
Avez-vous des remords ou restez-vous cyniques ?

Je ne fêterai pas les enterrés vivants
Dans les puits de Clisson et ceux de mon bocage
Ni du fameux Carrier les célèbres mariages
Voulus républicains mais surtout révoltants.

Attachant l’un à l’autre, une fille et son père,
Une mère et son fils, un prêtre et une sœur,
Et nus, bien entendu, pour que leurs massacreurs
Aient, humiliant leur mort, à rire et se distraire.

Quand, en les entassant dans barques à sabords
On les faisait sombrer dans les eaux de la Loire.
Et le fleuve royal garde encore leur mémoire,
Il apparaît plus triste à l’approche du port.

Je ne fêterai pas, non plus, la guillotine,
Ce symbole attitré de la révolution.
Ce moyen fraternel d’abreuver nos sillons,
Comme vous le chantez d’un sang que moi j’estime.

Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop coulé de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Vous avez tout brûlé, chez nous, châteaux, chaumières,
Etables et clochers. Vous traîniez les enfers
Pour faire du bocage un immense désert
Sans une âme qui vive et sans pierre sur pierre…

Vous n’aviez pas pensé que tout le sang versé
Au terroir de l’amour serait semence vive.
Il germe en attendant nos prochaines métives ;
Il fleurira, demain, épi de liberté.

La liberté de croire en un Dieu qui pardonne.
En un ordre qui met, au sommet, le devoir
Le courage et la foi. Qui veut que le pouvoir
Ne dépende jamais du nombre et de la somme…

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…

Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Pierre d’ANGLES Janvier 1989

Re: 1789 les grands ancêtres...

Publié : mer. 15 juil. 2009, 20:04
par coeurderoy
Nous fêterons vendredi 17 juillet, lendemain de la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel le martyre des bienheureuses carmélites de Compiègne "raccourcies" de façon éminement républicaine et philanthrophique (qu'aucune tête de dépasse, principe de l'égalité qui poussa Couthon à abattre les clochers d'Auvergne !) le 17 juillet 1794 place du Trône-renversé (de la Nation) : leurs corps reposent au cimetière de la rue Picpus, l'un des lieux les plus émouvants de la ville-régicide...

"Quand les bourreaux aidèrent Soeur de Jésus-Crucifié, âgée de 78 ans à escalader les marches, elle leur dit avec une douce simplicité :"Mes amis, je vous pardonne de tout le coeur dont je désire que Dieu me pardonne"

Lors de leur dernière nuit terrestre Soeur Julie de Jésus composa ce chant de victoire, sur l'air de la Marseillaise ( :exclamation: ) :

Livrons nos coeurs à l'allégresse,
Le jour de gloire est arrivé.
Loin de nous la moindre faiblesse
Le glaive sanglant est levé (bis)
Préparons nous à la victoire,
Sous les drapeaux d'un Dieu mourant,
Que chacun marche en conquérant,
Courons tous, volons à la gloire.
Ranimons notre ardeur,
Nos corps sont au Seigneur!
Montons, montons
A l'échafaud, et Dieu sera vainqueur !

Dix jours après l'oblation volontaire des filles de Sainte Thérèse, cessait la Terreur à Paris...

Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Publié : dim. 16 août 2009, 13:30
par Domy
Je ne fêterai pas votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Je ne fêterai pas l’espérance trahie
Du peuple demandant l’arbitrage royal
Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal
Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe.

Je ne célèbrerai pas votre intolérance.
Ni vos sacrilèges, ni vos profanations.
Ni les grands mots ronflants de vos proclamations
Prônant la liberté dont vous priviez la France.

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier
Faisant assassiner, par sa triste colonne,
En l’église du Luc, près de six cents personnes
Dont cent cinquante enfants réunis pour prier.

On ne pardonne pas les Oradours-sur-Glane
Et vous seriez fondés d’en tarer les nazis
Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi
Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes.

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc,
Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques,
Vous disiez faire le pain de la République…
Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants !

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire,
L’un de vos généraux prétendu glorieux,
Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux…
Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires.

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux
Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes,
Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes…
Votre fraternité les unissait au feu.

Je ne fêterai pas vos tanneries humaines
Dont votre chirurgien, Pecquel, fut l’écorcheur,
Ni son ami Langlois, de Meudon, le tanneur…
Ni votre grand Saint-Just disant qu’en ce domaine

Peau d’homme vaut bien mieux que celle du chamois
Que celle de la femme plus souple et plus fine…
Vous étiez sans culottes, alors ça se devine
Vous vous en fîtes faire en peau de villageois.

Quand vous abominez les gardiens sataniques
De l’affreux Buchenvald écorchant de leur peau
Nos morts, les laissant nus en leurs chairs en lambeaux
Avez-vous des remords ou restez-vous cyniques ?

Je ne fêterai pas les enterrés vivants
Dans les puits de Clisson et ceux de mon bocage
Ni du fameux Carrier les célèbres mariages
Voulus républicains mais surtout révoltants.

Attachant l’un à l’autre, une fille et son père,
Une mère et son fils, un prêtre et une sœur,
Et nus, bien entendu, pour que leurs massacreurs
Aient, humiliant leur mort, à rire et se distraire.

Quand, en les entassant dans barques à sabords
On les faisait sombrer dans les eaux de la Loire.
Et le fleuve royal garde encore leur mémoire,
Il apparaît plus triste à l’approche du port.

Je ne fêterai pas, non plus, la guillotine,
Ce symbole attitré de la révolution.
Ce moyen fraternel d’abreuver nos sillons,
Comme vous le chantez d’un sang que moi j’estime.

Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop couler de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Vous avez tout brûlé, chez nous, châteaux, chaumières,
Etables et clochers. Vous traîniez les enfers
Pour faire du bocage un immense désert
Sans une âme qui vive et sans pierre sur pierre…

Vous n’aviez pas pensé que tout le sang versé
Au terroir de l’amour serait semence vive.
Il germe en attendant nos prochaines métives ;
Il fleurira, demain, épi de liberté.

La liberté de croire en un Dieu qui pardonne.
En un ordre qui met, au sommet, le devoir
Le courage et la foi. Qui veut que le pouvoir
Ne dépende jamais du nombre et de la somme…

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…

Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Pierre d’ANGLES Janvier 1989

Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Publié : mar. 18 août 2009, 12:09
par Petit Matthieu
Quelle propagande !
Ou comment regarder l'Histoire comme on désire la voir !

Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Publié : mar. 18 août 2009, 13:45
par amdg90
Un bien joli texte que voilà !

Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Publié : jeu. 20 août 2009, 10:40
par loki
Petit Matthieu a écrit :Quelle propagande !
Ou comment regarder l'Histoire comme on désire la voir !
Bonjour,
Je trouve que ce texte a tout de même le mérite de faire contre-poids à un matraquage scolaire et officiel, proche du négationnisme.
Quant à moi, il me plait, et je ne prétends à aucune objectivité !
Bien à vous

Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Publié : jeu. 20 août 2009, 11:38
par coeurderoy
Je suis d'accord sur l'emprise partiale et univoque que tiennent, par exemple, les institutions de décervelage et de parti que sont les Ministères de l'Education Nationale et de la Culture à propos de 1789 et des suites... Le Diviseur a hélas, au cours de notre histoire nationale souvent réussi à attiser la haine, la peur, la violence pour que les Français se déchirent, haïssent leur patrimoine spirituel et deviennent inutiles à la Mission qui est la leur (ce dont je suis convaincu, c'est ainsi !)
Ceci dit il est bon de se souvenir que Louis XVI lui-même appelait au pardon dans l'intérêt suprême de la nation dont il était le premier serviteur. Les haines recuites, les invectives, le fanatisme de tout poil n'ont jamais été dans l'attitude spirituelle de nos souverains : ils se distinguent bien en cela de certains monarques anglo-saxons, prussiens ou espagnols je pense.
J'aime le dernier mot de la reine Marie-Antoinette à celui qui la poussait sur la planche fatale : "Monsieur je vous demande pardon, je ne l'ai pas fait exprès"... A méditer pour ne pas finir dans l'aigreur et la rumination passéiste de "ceux qui n'ont rien compris"...
In Christo !

Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Publié : lun. 31 août 2009, 1:22
par Harfang
Ce texte me plaît bien à moi aussi, comme dit plus haut il fait le contrepoids par rapport au bourrage de crâne de l'Education Nationale (que je subit encore) qui exalte la philosophie des Lumières et les bienfaits de la Révolution contre les affreux méchants catholiques obscurantistes. Il est temps de rappeler que cette chère République a les pieds dans le sang du peuple et dans celui de nos prêtres et qu'elle refuse de le reconnaître. :censure:

Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Publié : lun. 31 août 2009, 13:07
par Petit Matthieu
Elle ne refuse pas de les reconnaître, mais il est vrai qu'on en parle pas dans nos manuels scolaires de collèges ou lycées. En Université c'est bien différent.

Demande de conseil vêture de prêtre sous la Révolution

Publié : lun. 29 mars 2010, 15:15
par loki
Bonjour,
J'ai besoin de conseils dans le cadre d'un passe-temps ; je constitue une armée de figurines pour jeu d'histoire pour la période de la Révolution française ; mon armée émigrée et ses ammiés chouans du Morbihan vont se voir commandés par un état-major au sein duquel figurera un ecclésiastique.
A votre avis, est-ce que les deux figurines dont les photos sont jointes peuvent s'adapter à la France et à cette période ?
Étant ignorant des règles concernant l'habit des clercs, je ne sais pas si la coiffe a une signification particulière. Ces figurines sont issues d'une série destinée aux guerres carlistes des années 1830, mais je n'ai pas trouvé mieux.
Merci pour vos avis éclairés !
Amitiés

Re: Demande de conseil vêture de prêtre sous la Révolution

Publié : lun. 29 mars 2010, 16:33
par coeurderoy
Bonjour loki,

Voici une illustration représentant un ecclésiastique (à cheval) sous la Révolution : pour le couvre-chef il s'agit ici du tricorne...

http://www.turritoire.com/spip/spip.php ... sion=print

idem : (tricorne à la main) : http://roland.grenier1.free.fr/ressourc ... aysans.jpg


Y-a-t-il des illustrations dans cet ouvrage ? http://www.boutique-histoire.com/images ... 29_img.jpg

Re: Demande de conseil vêture de prêtre sous la Révolution

Publié : lun. 29 mars 2010, 18:58
par loki
Bonjour Coeurderoy,
Vais-je devoir convertir ces figurines pour les doter de tricornes ? Epineuse question !
Couper la tête de ces infortunés serviteurs, fut-ce pour la remplacer ? Quelle horreur ! Cruelle ironie ! :zut:

Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Publié : jeu. 14 juil. 2011, 9:38
par Domy
Image


Je ne fêterai pas votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Je ne fêterai pas l’espérance trahie
Du peuple demandant l’arbitrage royal
Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal
Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe.

Je ne célèbrerai pas votre intolérance.
Ni vos sacrilèges, ni vos profanations.
Ni les grands mots ronflants de vos proclamations
Prônant la liberté dont vous priviez la France.

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier
Faisant assassiner, par sa triste colonne,
En l’Eglise du Luc, près de six cents personnes
Dont cent cinquante enfants réunis pour prier.

On ne pardonne pas les Oradours-sur-Glane
Et vous seriez fondés d’en tarer les nationaux-socialistes
Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi
Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes.

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc,
Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques,
Vous disiez faire le pain de la République…
Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants !

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire,
L’un de vos généraux prétendu glorieux,
Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux…
Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires.

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux
Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes,
Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes…
Votre fraternité les unissait au feu.

Je ne fêterai pas vos tanneries humaines
Dont votre chirurgien, Pecquel, fut l’écorcheur,
Ni son ami Langlois, de Meudon, le tanneur…
Ni votre grand Saint-Just disant qu’en ce domaine

Peau d’homme vaut bien mieux que celle du chamois
Que celle de la femme plus souple et plus fine…
Vous étiez sans culottes, alors ça se devine
Vous vous en fîtes faire en peau de villageois.

Quand vous abominez les gardiens sataniques
De l’affreux Buchenvald écorchant de leur peau
Nos morts, les laissant nus en leurs chairs en lambeaux
Avez-vous des remords ou restez-vous cyniques ?

Je ne fêterai pas les enterrés vivants
Dans les puits de Clisson et ceux de mon bocage
Ni du fameux Carrier les célèbres mariages
Voulus républicains mais surtout révoltants.

Attachant l’un à l’autre, une fille et son père,
Une mère et son fils, un prêtre et une sœur,
Et nus, bien entendu, pour que leurs massacreurs
Aient, humiliant leur mort, à rire et se distraire.

Quand, en les entassant dans barques à sabords
On les faisait sombrer dans les eaux de la Loire.
Et le fleuve royal garde encore leur mémoire,
Il apparaît plus triste à l’approche du port.

Je ne fêterai pas, non plus, la guillotine,
Ce symbole attitré de la révolution.
Ce moyen fraternel d’abreuver nos sillons,
Comme vous le chantez d’un sang que moi j’estime.

Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop couler de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Vous avez tout brûlé, chez nous, châteaux, chaumières,
Etables et clochers. Vous traîniez les enfers
Pour faire du bocage un immense désert
Sans une âme qui vive et sans pierre sur pierre…

Vous n’aviez pas pensé que tout le sang versé
Au terroir de l’amour serait semence vive.
Il germe en attendant nos prochaines métives ;
Il fleurira, demain, épi de liberté.

La liberté de croire en un Dieu qui pardonne.
En un ordre qui met, au sommet, le devoir
Le courage et la foi. Qui veut que le pouvoir
Ne dépende jamais du nombre et de la somme…

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…

Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Pierre d’ANGLES Janvier 1989

Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Publié : jeu. 14 juil. 2011, 9:58
par Harfang
La France a maintenant le régime qu'elle mérite : une république bananière, fidèle reflet de ce qu'elle est devenue. Sa vocation était d'être la Fille aînée de l'Église ; elle a fini comme la dernière des gueuses...

C'est un juste châtiment que nous soyons assujettis à une mafia pareille, comme c'est un juste châtiment que nous, chrétiens latins mous et endormis, nous soyons écrasés et envahis par l'islam. « Les créatures (...) sont assujetties à la vanité (...) avec espérance d'être délivrées. » (Romains, VIII, 20-21)

« Les vrais chrétiens obéissent aux folies néanmoins, non pas qu'ils respectent les folies, mais l'ordre de Dieu qui pour la punition des hommes les asservis à ces folies. » (Pascal, Pensées).