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" JE CROIS A LA RESURRECTION DE LA CHAIR " ?!?!?

Publié : sam. 04 août 2007, 19:37
par Richard C
Le sujet suivant rejoint un peu celui du "Le Lieu de l'enfer " et personnellement j'ai beaucoup de difficulté à y adhérer, et vous, vous croyez vraiment qu'à la fin des temps nous ressusciterons avec notre corps actuel ?
source http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2B.HTM

CEC
Article 11

" JE CROIS A LA RESURRECTION DE LA CHAIR "

988 Le Credo chrétien – profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit, et dans son action créatrice, salvatrice et sanctificatrice – culmine en la proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie éternelle.

989 Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que le Christ est vraiment ressuscité des morts, et qu’il vit pour toujours, de même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ ressuscité et qu’il les ressuscitera au dernier jour (cf. Jn 6, 39-40). Comme la sienne, notre résurrection sera l’œuvre de la Très Sainte Trinité :

Si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous (Rm 8, 11 ; cf. 1 Th 4, 14 ; 1 Co 6, 14 ; 2 Co 4, 14 ; Ph 3, 10-11).

990 Le terme " chair " désigne l’homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité (cf. Gn 6, 3 ; Ps 56, 5 ; Is 40, 6). La " résurrection de la chair " signifie qu’il n’y aura pas seulement, après la mort, la vie de l’âme immortelle, mais que même nos " corps mortels " (Rm 8, 11) reprendront vie.

991 Croire en la résurrection des morts a été dès ses débuts un élément essentiel de la foi chrétienne. " Une conviction des chrétiens : la résurrection des morts ; cette croyance nous fait vivre " (Tertullien res. 1, 1) :

Comment certains d’entre vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Mais si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi. (...) Mais non, le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15, 12-14. 20).

Re: " JE CROIS A LA RESURRECTION DE LA CHAIR " ?!?!?

Publié : sam. 04 août 2007, 19:58
par LumendeLumine
Pas avec le même corps: ce sera une nouvelle création. Mais nous serons au ciel en chair et en os, c'est plutôt "normal", oui. Parce que l'homme est une créature naturellement matérielle. Et, paraît-il, la grâce perfectionne la nature, elle ne la détruit pas. Donc la vie à laquelle Dieu ne nous appelle ne signifie pas que le monde matériel et notre nature en tant qu'elle est matérielle sont appelées à disparaître, mais bien à être perfectionnées.

Re: " JE CROIS A LA RESURRECTION DE LA CHAIR " ?!?!?

Publié : sam. 04 août 2007, 21:02
par Boris
Regardez l'épisode de Saint Thomas : le Christ est passé à travers les portes et les murs et pourtant Saint Thomas a pu mettre ses doigts dans les plaies.

Il s'agit donc d'un Corps Glorieux.

De plus il y aurait un autre problème à la résurrection de nos corps actuels : ils sont poussières et retournent à la poussière (il suffit d'aller sur certains site archéologique pour s'en convaincre).
Donc ce ne seront pas exactement les mêmes corps pour la résurrection.

Re: " JE CROIS A LA RESURRECTION DE LA CHAIR " ?!?!?

Publié : dim. 05 août 2007, 0:53
par Josahn
C'est vrai que je me disait ça peu pas etre style "morts qui sortent de leurs tombes" <: , mais c'est vrai qu'affirmer "la résurrection de la chaire" peut sembler plus douteux que les autres actes de foi, à priori.

Mais vos explications donnent des pistes de réponces.

Re: " JE CROIS A LA RESURRECTION DE LA CHAIR " ?!?!?

Publié : mar. 07 août 2007, 2:59
par Sapin
LumendeLumine a écrit :Pas avec le même corps: ce sera une nouvelle création.
Cette phrase peut porter à confusion quant à la résurrection versus la réincarnation.
Boris a écrit :Saint Thomas a pu mettre ses doigts dans les plaies.
Ce passage de l’évangile de saint Jean (Jn XX, 27) atteste que le corps du Christ ressuscité était le même corps puisqu’il conserve les marques de la passion.

Ainsi donc l’Église affirme que sur l’identité du corps ressuscité:

Les morts ressusciteront avec le même corps qu’ils auront porté sur la terre, De fide.

a) Le 4e concile du Latran (XIIe œcuménique) en 1215 déclare : « Ils ressusciteront tous avec le propre corps qu’ils portent maintenant» (D 429) cf : D16,40,287,347,427,464,531). L’identité matérielle du corps ressuscité avec le corps terrestre a été contestée par Orignène.

La sainte Écriture atteste implicitement l’identité en employant le terme «résurrection» ou bien «réveil»; en effet il ne peut y avoir résurrection ou réveil que si le même corps qui meurt et tombe en poussière revit de nouveau. La résurrection est affirmée expressément dans le 2e Livre des Macchabées (VII, II). «C’est du ciel (=Dieu) que j’ai reçu ces membres (= ma langue et mes mains)… et c’est de lui que j’espère les recouvrer». I Co., XV, 53 : «Il faut que cet être corruptible revête l’incorruptibilité, que cet être mortel revête l’immortalité.»

Les Pères antérieurs à Origène enseignent unanimement que «cette chair ressuscitera et sera jugée» et que «nous recevrons dans cette chair notre récompense» (Pseudo-Clément, II Corinthiens, IX, 1-5). Saint Justin affirme : «nous espérons que les morts déposés en terre reprendront leurs corps, car rien n’est impossible à Dieu) (Apol., I, 18). Les raisons de convenance citées par les Pères en faveur de la résurrection, supposent l’identité du corps ressuscité. Cette identité a été soutenue contre Origène par saint Méthode, saint Grégoire de Nysse, saint Épiphane (Haer., 64) et saint Jérôme (Adv. Joannem Hiersosolymitanum).


b) Cette identité ne doit pas être comprise en ce sens que tous les éléments matériels qui ont appartenu toujours ou à un moment donné au corps terrestre se trouveront réunis dans le corps ressuscité. De même que le corps terrestre demeure toujours le même, malgré l’échange constant des éléments matériels, de même il suffit pour lui conserver son identité qu’une partie relativement petite de la masse des éléments matériels du corps terrestre soit contenue dans le corps ressuscité. Le fait que les mêmes éléments matériels peuvent appartenir successivement à différents corps n’offre aucune difficulté à la foi chrétienne en la résurrection (cf : S. Thomas d’Aquin, Summa contra Gentiles. IV, 81).

D’après Durand de Saint-Pouçain et Jean de Naples, l’identité de l’âme est à elle seule suffisante pour l’identité du corps ressuscité. Partant de l’enseignement aristotélico-scolastique, suivant lequel la materia prima qui est pure puissance, reçoit actualité et individualité par la forme substantielle et devient ainsi un corps déterminé, ils soutiennent que l’âme spirituelle, en tant que forme essentielle unique du corps humain, façonne n’import quelle matière pour en faire son corps. Outre que l’hypothèse de l’âme humaine comme forme unique du corps, manque de certitude, les scotistes admettent une forma corporeitatis spéciale distincte de l’âme, l’explication proposée conduit à cette conséquence, qui donne à réfléchir, que les ossements d’un défunt pourraient être encore sur la terre, tandis que ce défunt serait déjà avec son corps ressuscité dans le ciel.

D’après la doctrine générale, le corps ressuscitera dans une intégrité complète, exempt de tout défaut, de toute mutilation et de toute infirmité. Thomas d’Aquin déclare : «L’homme ressuscitera dans la plus grande perfection naturelle (Suppl. 81,I), donc à l’âge Mûr. A l’intégrité du corps ressuscité appartiennent aussi les organes de la vie végétative et sensitive, y compris la différence des sexes (contre l’opinion d’Origène; D 207). Les fonctions végétatives cependant n’auront plus lieu. Matthieu, XXII, 30 : «Ils sont comme les anges de dieu dans le ciel.»

Comment approcher de la foi chrétienne en la résurrection des morts :

La raison naturelle ne peut prouver de façon convaincante le fait de la résurrection, car celle-ci est surnaturelle et ne peut être opérée que par une intervention miraculeuse divine. La raison peut cependant en prouver la convenance :

a) par l’unité naturelle entre le corps et l’âme, en vertu de laquelle l’âme est orientée vers le corps :

b) par l’idée de juste rémunération qui laisse attendre que le corps, en tant qu’instrument de l’âme, ait part à la récompense ou à son châtiment.

(S. Irénée, Adv. Haer., IV, 18,5 : V, 2,3,)

ET

La raison éclairée par la foi établit la convenance la résurrection :

a) sur l’achèvement de la rédemption accomplie par le Christ;

b) sur la conformité des membres du corps mystique avec le Christ , la Tête;

c) sur la sanctification du corps humain par les moyens de grâce, en particulier, la sainte Eucharistie.

(S. Thomas d’Aquin, Summa contra Gentiles, IV, 79)