La situation économique en Belgique
Publié : mer. 12 sept. 2012, 11:33
Exil fiscal d'un français en Belgique
Maaaaaais non, c'est pas un réfugié politique !
Bernard Arnault, plus grosse fortune de France, est inscrit au registre de la population d'Uccle depuis novembre 2011 et a demandé la nationalité belge. Cette démarche suscite des commentaires contrastés et pas mal de questions.
Entretiens croisés
Philippe de BUCK, directeur général de Business Europe (anciennement UNICE)
L’impôt sur la fortune n’existe pas en Belgique ; un résident belge peut également alléger la pression fiscale sur sa succession : autant de spécificités qui peuvent attirer certains résidents étrangers. Estimez-vous immoral que la Belgique accueille un citoyen qui, du coup, pourrait s’il le désirait se soustraire à l’impôt tel que prévu dans son pays ?
Il faut rappeler qu’on paie des impôts là où on réside, là où on travaille, et pas en fonction de sa nationalité. De toute façon, des règles précises régissent les questions de résidence et de naturalisation ainsi que des procédures complexes et elles sont valables pour tout le monde, quelles que soient les conséquences en matière de fiscalité. L’affaire Arnault a-t-elle quelque chose d’immoral ? Je ne crois pas, d’autant que M. Arnault a répété qu’il ne se soustrairait pas à l’impôt français. Cela dit, des milliers de gens sont déjà dans notre pays pour des raisons économiques et/ou fiscales, comme des milliers de Belges ont choisi d’autres pays que la Belgique. Le principe de la libre circulation des biens et des personnes au sein de l’Union européenne est extrêmement important. Il peut, bien sûr, y avoir des questions éthiques et morales, mais je ne juge pas : les règles sont les mêmes pour tout le monde. Accueillir dans un pays quelqu’un qui a tout à fait le droit d’y être n’a rien d’immoral. Cela dit, je comprends que l’on fasse de ce dossier-ci une question politique, vu la personnalité de l’intéressé, même si - je le répète - des dizaines de milliers d’autres personnes sont dans le même cas.
Maaaaaais non, c'est pas un réfugié politique !
Bernard Arnault, plus grosse fortune de France, est inscrit au registre de la population d'Uccle depuis novembre 2011 et a demandé la nationalité belge. Cette démarche suscite des commentaires contrastés et pas mal de questions.
Entretiens croisés
Philippe de BUCK, directeur général de Business Europe (anciennement UNICE)
L’impôt sur la fortune n’existe pas en Belgique ; un résident belge peut également alléger la pression fiscale sur sa succession : autant de spécificités qui peuvent attirer certains résidents étrangers. Estimez-vous immoral que la Belgique accueille un citoyen qui, du coup, pourrait s’il le désirait se soustraire à l’impôt tel que prévu dans son pays ?
Il faut rappeler qu’on paie des impôts là où on réside, là où on travaille, et pas en fonction de sa nationalité. De toute façon, des règles précises régissent les questions de résidence et de naturalisation ainsi que des procédures complexes et elles sont valables pour tout le monde, quelles que soient les conséquences en matière de fiscalité. L’affaire Arnault a-t-elle quelque chose d’immoral ? Je ne crois pas, d’autant que M. Arnault a répété qu’il ne se soustrairait pas à l’impôt français. Cela dit, des milliers de gens sont déjà dans notre pays pour des raisons économiques et/ou fiscales, comme des milliers de Belges ont choisi d’autres pays que la Belgique. Le principe de la libre circulation des biens et des personnes au sein de l’Union européenne est extrêmement important. Il peut, bien sûr, y avoir des questions éthiques et morales, mais je ne juge pas : les règles sont les mêmes pour tout le monde. Accueillir dans un pays quelqu’un qui a tout à fait le droit d’y être n’a rien d’immoral. Cela dit, je comprends que l’on fasse de ce dossier-ci une question politique, vu la personnalité de l’intéressé, même si - je le répète - des dizaines de milliers d’autres personnes sont dans le même cas.