Pour les trois mois qui viennent
Publié : ven. 10 avr. 2015, 18:52
La grande surface voisine va fermer pour un chantier durant plus de trois mois, à partir de la semaine prochaine. Je me sens assez désemparé, car la question de la sécurité de nuit demeure une grande inconnue. La clientèle sera encore plus rare qu'elle est aujourd'hui, tandis que le vol à l'étalage se développe.
Du reste, je vis déjà un grand isolement - physique et moral - propice à diverses tentations. Je m'accroche, c'est dur, c'est difficile. Toujours devoir décider par moi-même quel sera mon prochain "mouvement".
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J'ai pris le repas de midi avec ma mère... qui n'a pu achever : toutes les autres tables étaient déjà libres au moment où je l'ai reconduite à l'étage. Je l'ai laissée avec sa coupe de fruits qu'elle aura sans doute continué de manger, petits morceaux par petits morceaux... Entre-temps, le reste de ma famille (qui n'est pas si nombreuse) est partie en vacances.
Me voici de nouveau seul à tout régler (paiements, documents mutualistes, factures, déclarations fiscales, etc.) A ranger, à nettoyer dans la maison ... à commencer de tondre les pelouses de nouveau, à descendre par une échelle sur la plateforme qui a besoin d'un coup de balai après l'hiver. A veiller de ne jamais perdre de vue: mon porte-clef, mon portefeuille avec les cartes bancaires, mon portable: incroyable comme ces trois objets deviennent essentiels dans la solitude physique. Également : prendre garde aux faux mouvements, à une chute dans un escalier, etc.
Depuis une semaine, je vis avec un poids sur le cœur qui m'empêche de me réjouir du beau temps revenu: il y a trop de charges qui me pèsent sur le dos (je veux dire moralement bien sûr, mais physiquement aussi : quatre à six traversées de la ville par jour, c'est pesant)... A la grâce de Dieu, car ce n'est pas maintenant que je peux vivre une "retraite heureuse" (je n'y compte d'ailleurs pas, mais je manque de foi, voilà tout). Désolé d'avoir été si long et merci d'avance pour vos prières !
Etienne
Du reste, je vis déjà un grand isolement - physique et moral - propice à diverses tentations. Je m'accroche, c'est dur, c'est difficile. Toujours devoir décider par moi-même quel sera mon prochain "mouvement".
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J'ai pris le repas de midi avec ma mère... qui n'a pu achever : toutes les autres tables étaient déjà libres au moment où je l'ai reconduite à l'étage. Je l'ai laissée avec sa coupe de fruits qu'elle aura sans doute continué de manger, petits morceaux par petits morceaux... Entre-temps, le reste de ma famille (qui n'est pas si nombreuse) est partie en vacances.
Me voici de nouveau seul à tout régler (paiements, documents mutualistes, factures, déclarations fiscales, etc.) A ranger, à nettoyer dans la maison ... à commencer de tondre les pelouses de nouveau, à descendre par une échelle sur la plateforme qui a besoin d'un coup de balai après l'hiver. A veiller de ne jamais perdre de vue: mon porte-clef, mon portefeuille avec les cartes bancaires, mon portable: incroyable comme ces trois objets deviennent essentiels dans la solitude physique. Également : prendre garde aux faux mouvements, à une chute dans un escalier, etc.
Depuis une semaine, je vis avec un poids sur le cœur qui m'empêche de me réjouir du beau temps revenu: il y a trop de charges qui me pèsent sur le dos (je veux dire moralement bien sûr, mais physiquement aussi : quatre à six traversées de la ville par jour, c'est pesant)... A la grâce de Dieu, car ce n'est pas maintenant que je peux vivre une "retraite heureuse" (je n'y compte d'ailleurs pas, mais je manque de foi, voilà tout). Désolé d'avoir été si long et merci d'avance pour vos prières !
Etienne