France, année zéro ? Vos premières impressions
Publié : mar. 08 mai 2007, 17:19
Marie-Ség' est éliminée, les bulles et l'euphorie de la victoire dissipées: le cessez-le-feu est donc terminé en ce qui me concerne.
Dimanche, 20h. Le résultat tant annoncé tomba enfin: Nicolas a remporté l'élection présidentielle. 20h02, boulevard Saint-Germain. Marie-Ség' confessa devant la France entière son bonheur d'avoir su éviter la victoire alors que pourtant rien n'était joué il y a quelques mois encore. Puis vint le tour de Nicolas, visiblement exténué, qui débita un discours débile sur la ratification du protocole de Kyoto par les États-Unis et la création de l'Union euro-méditerranéenne. Vous rêviez d'une zone de libre-échange, et peut-être même de libre-circulation des personnes, entre la France, le Maghreb, Israël, le Liban et la Turquie? Nicolas le fera! Il faudrait au passage lui faire savoir qu'il pousse un peu loin le mimétisme avec George W. Bush dans ses discours. Il pourrait aisément se dispenser de ce ton faussement populaire/réellement populiste et des fautes de français qui lui sont afférentes. On pourra toujours se consoler avec le timide clin d'oeil adressé au célèbre America is back de Reagan: la France est de retour en Europe.
Dimanche, 21h, avenue George V. Nicolas donna l'exemple aux classes moyennes qui ont massivement voté pour lui en allant dîner au Fouquet's avec tout ce que la France compte de célébrités has been. Après une si longue campagne, il aurait sans doute été déplacé de demander à notre nouveau président de partager son repas avec des militants ou encore avec les forces vives de la nation pour reprendre la phraséologie gaulliste. Au lieu de cela, nous avons eu droit aux fines analyses politiques de Johnny Hallyday, qui n'avait pas encore annoncé son intention de revenir en France. J'ai voté pour Nicolas afin d'exiler Yannick et voilà que Jean-Philippe annonce son retour. J'en suis enchanté, vraiment. Mais ce n'était encore rien par rapport à ce qui allait suivre vers 23h30. Nicolas décida en effet d'aller saluer la foule populaire et bigarrée qui l'attendait place de la Concorde. L'histoire ne dira d'ailleurs pas si le choix d'une place adjacente à la rue Royale était volontaire mais quoi qu'il en soit, voilà Nicolas sur le devant de la scène. Le spectacle pathétique qui suivit se passe de tout commentaire. Les célébrités has been furent en effet rejointes par des never been comme Steevy Boulay. Oui, Steevy Boulay, invité pour chanter avec Enrico Macias, Arthur et Faudel Ah c'qu'elles sont jolies les filles de Sarkozy. Tout cela ressemble à un cauchemar et pourtant la présence de celui qui est désormais l'homme le plus puissant de France nous rappelle que nous ne sommes pas devant une mauvaise émission de variétés produite par TF1. C'est vulgaire, tout simplement. Le petit Nicolas aura sûrement davantage réussi à désacraliser la fonction présidentielle en une soirée que Chirac en douze ans.
Les dégâts ne s'arrêtèrent pas là. Nicolas, après une nuit bien arrosée dans une boîte branchouille, termina la nuit au Fouquet's avec, fait notable, Cécilia. Nous pûmes -désolé- ainsi admirer le lendemain la sortie triomphale de notre nouveau président qui ne manquait décidément pas de classe avec sa chemise froissée, sa veste trop grande et son jean du meilleur goût. Nicolas s'est ensuite envolé à bord d'un avion privé vers Malte où il profite désormais de quelques jours de repos bien mérités sur un somptueux yacht. Il serait bien évidemment malvenu de lui faire remarquer qu'il aurait au moins pu attendre le 8 mai et l'hommage rendu à nos soldats pour partir et que quitte à partir, il aurait tout de même pu choisir la France. Les Français ont plus que jamais un président qui leur ressemble et les réjouissances ne font que commencer.
Je ne regrette cependant pas (encore) mon vote. Voir Marie-Ség' fêter sa victoire avec ses grands amis de la Courneuve et de Clichy-sous-Bois m'aurait probablement davantage dégoûté. On doit appeler ça la conscience de classe.
Dimanche, 20h. Le résultat tant annoncé tomba enfin: Nicolas a remporté l'élection présidentielle. 20h02, boulevard Saint-Germain. Marie-Ség' confessa devant la France entière son bonheur d'avoir su éviter la victoire alors que pourtant rien n'était joué il y a quelques mois encore. Puis vint le tour de Nicolas, visiblement exténué, qui débita un discours débile sur la ratification du protocole de Kyoto par les États-Unis et la création de l'Union euro-méditerranéenne. Vous rêviez d'une zone de libre-échange, et peut-être même de libre-circulation des personnes, entre la France, le Maghreb, Israël, le Liban et la Turquie? Nicolas le fera! Il faudrait au passage lui faire savoir qu'il pousse un peu loin le mimétisme avec George W. Bush dans ses discours. Il pourrait aisément se dispenser de ce ton faussement populaire/réellement populiste et des fautes de français qui lui sont afférentes. On pourra toujours se consoler avec le timide clin d'oeil adressé au célèbre America is back de Reagan: la France est de retour en Europe.
Dimanche, 21h, avenue George V. Nicolas donna l'exemple aux classes moyennes qui ont massivement voté pour lui en allant dîner au Fouquet's avec tout ce que la France compte de célébrités has been. Après une si longue campagne, il aurait sans doute été déplacé de demander à notre nouveau président de partager son repas avec des militants ou encore avec les forces vives de la nation pour reprendre la phraséologie gaulliste. Au lieu de cela, nous avons eu droit aux fines analyses politiques de Johnny Hallyday, qui n'avait pas encore annoncé son intention de revenir en France. J'ai voté pour Nicolas afin d'exiler Yannick et voilà que Jean-Philippe annonce son retour. J'en suis enchanté, vraiment. Mais ce n'était encore rien par rapport à ce qui allait suivre vers 23h30. Nicolas décida en effet d'aller saluer la foule populaire et bigarrée qui l'attendait place de la Concorde. L'histoire ne dira d'ailleurs pas si le choix d'une place adjacente à la rue Royale était volontaire mais quoi qu'il en soit, voilà Nicolas sur le devant de la scène. Le spectacle pathétique qui suivit se passe de tout commentaire. Les célébrités has been furent en effet rejointes par des never been comme Steevy Boulay. Oui, Steevy Boulay, invité pour chanter avec Enrico Macias, Arthur et Faudel Ah c'qu'elles sont jolies les filles de Sarkozy. Tout cela ressemble à un cauchemar et pourtant la présence de celui qui est désormais l'homme le plus puissant de France nous rappelle que nous ne sommes pas devant une mauvaise émission de variétés produite par TF1. C'est vulgaire, tout simplement. Le petit Nicolas aura sûrement davantage réussi à désacraliser la fonction présidentielle en une soirée que Chirac en douze ans.
Les dégâts ne s'arrêtèrent pas là. Nicolas, après une nuit bien arrosée dans une boîte branchouille, termina la nuit au Fouquet's avec, fait notable, Cécilia. Nous pûmes -désolé- ainsi admirer le lendemain la sortie triomphale de notre nouveau président qui ne manquait décidément pas de classe avec sa chemise froissée, sa veste trop grande et son jean du meilleur goût. Nicolas s'est ensuite envolé à bord d'un avion privé vers Malte où il profite désormais de quelques jours de repos bien mérités sur un somptueux yacht. Il serait bien évidemment malvenu de lui faire remarquer qu'il aurait au moins pu attendre le 8 mai et l'hommage rendu à nos soldats pour partir et que quitte à partir, il aurait tout de même pu choisir la France. Les Français ont plus que jamais un président qui leur ressemble et les réjouissances ne font que commencer.
Je ne regrette cependant pas (encore) mon vote. Voir Marie-Ség' fêter sa victoire avec ses grands amis de la Courneuve et de Clichy-sous-Bois m'aurait probablement davantage dégoûté. On doit appeler ça la conscience de classe.