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Le prix à payer.
Publié : mar. 19 oct. 2010, 14:59
par Adnocturne
Un posdcast a écouter :
Le temoignage d'un Chiite convertit ...
http://www.radionotredame.net/emission/ ... 2010-10-18
Il a écrit un livre : Le prix à payer.
Re: Le prix à payer.
Publié : mar. 19 oct. 2010, 18:58
par coeurderoy
Il faut savoir d'ailleurs que beaucoup de conversions qui se réalisent chez les musulmans (par centaines mais elles sont très étouffées) se font actuellement de façon extraordinaire : c'est ainsi le cas de la jeune iranienne convertie que j'ai entendue voici une semaine : elle s'est réveillée un jour, le corps en croix, avec un sentiment de grande paix et lumière. Ses parents s'inquiétaient : elle était sans voix et suait une sueur froide : en revenant à elle, elle ressentit de violentes douleurs dans le dos, dont elle souffre encore aujourd'hui. Le prêtre catholique libanais qui l'accompagnait lors de ce témoignage nous a confirmé que beaucoup de conversions actuelles de chrétiens du Moyen-Orient (mais également d'Algérie) se faisaient sur ce mode, plutôt exceptionnel chez nous : confiance, l'Esprit saint est à l'oeuvre !
P.S : ce livre nous a été effectivement recommandé !
Re: Le prix à payer.
Publié : mar. 19 oct. 2010, 20:43
par Fée Violine
Il en a été déjà question plusieurs fois sur le forum, dans divers fils (je l'ai lu il y a quelques mois et ça fait un choc).
Le grand risque d'une conversion
Publié : mer. 23 févr. 2011, 11:40
par etienne lorant
"Je m’appelle Mohammed al-Moussaoui, Irakien, chiite, descendant du prophète par le 7e imam. Mon père, chef du clan Moussawi, me destinait à lui succéder. J’étais très fier de mon rang, prêt à défendre l’islam et à combattre les non-croyants comme le prescrit le Coran. Le service militaire va toutefois changer ma destinée. Je fus placé dans une chambre avec un chrétien, Massoud. Ma première réaction fut un sentiment d’humiliation à tel point que pour éviter la souillure d’un contact avec un chrétien, j’écartai mon lit du sien. Je compris toutefois rapidement qu’Allah m’avait donné la mission de le convertir à l’islam. Je voulus donc obtenir des informations sur sa religion mais il refusa d’en discuter aussi longtemps que je n’avais pas lu et compris le Coran. J’étais jusqu’alors comme la grande majorité des musulmans; je lisais le Coran sans aucune réflexion ou critique. Mes yeux s’ouvrirent à la lecture de certains versets violents qui me firent douter de ma religion et je décidai de quitter l’islam. Je me retrouvais sans religion, jusqu’au jour où Massoud m’apporta l’évangile. La lecture de Saint Jean allait me transformer radicalement. Ma vie bascula : c’était en 1987. A l’annonce de ma conversion, Massoud pâlit. Quitter la religion musulmane, c’est risquer la mort et les chrétiens qui avaient été en contact avec moi pouvaient être accusés de prosélytisme et subir le même sort. J’étais donc condamné à vivre dans la clandestinité. Ma préoccupation était dorénavant de trouver un prêtre qui puisse me préparer au baptême. Je fis le tour de nombreuses églises à Bagdad mais les prêtres refusèrent de m’aider. Ils craignaient, en effet, que je sois un espion et que je puisse les dénoncer. Un prêtre me dit : "En demandant le baptême, tu risques ta propre vie mais aussi celles des chrétiens qui auront répondu à ta demande." Un jour, ma famille apprit ma conversion après que mon fils de 4 ans ait fait son signe de croix devant elle. Stupeur et colère ! Mon père ne put accepter la honte que représentait le fait d’avoir un fils chrétien. Ma mère, quant à elle, lâcha un terrible : "Tuez-le !" La plus haute autorité chiite du pays prononça une fatwa contre moi : "S’il se confirme qu’il est chrétien, alors il faudra le tuer, et Allah récompensera celui qui accomplira cette fatwa." Par ses contacts avec les services secrets, mon père parvint à m’emprisonner pendant plus d’un an. Je fus battu et torturé chaque jour pendant les 3 premiers mois pour que je donne les noms de ceux qui m’avaient mis en contact avec la foi chrétienne. A ma libération, un prêtre me conseilla de quitter l’Irak. Avec ma femme et mes 2 enfants, nous fuîmes en Jordanie. C’est là que nous avons eu la grande joie, après beaucoup de difficultés, de recevoir le baptême après 13 ans d’attente ! Le répit n’allait pas durer longtemps. En cherchant en ville un cadeau de Noël pour ma fille, je fus retrouvé par mon oncle et quatre de mes frères qui me conduisirent sur un terrain vague. Il me rappela la fatwa tout en sortant son arme et tira sur ma poitrine à bout portant. Par miracle, la balle ne m’atteignit pas. J’entendis une voie intérieure me disant de fuir à toute vitesse et je me mis à courir. Les balles sifflèrent. Alors que j’étais déjà assez loin, l’une d’entre elles me toucha au mollet. Je continuai à courir jusqu’au moment où je m’effondrai de douleur et m’évanouis. Je me réveillai à l’hôpital, conscient que j’avais échappé au pire, par chance ou par l’intervention de la Providence ? La situation devenait toutefois fort dangereuse pour toute la famille. Nous devions déménager fréquemment et vivre cachés. Mon souci était dès lors d’obtenir un visa pour la France pour nous quatre. Le 15 août 2001, nous arrivâmes à l’aéroport d’Amman. De nouvelles tracasseries nous firent croire jusqu’au dernier moment que nous ne pourrions monter dans l’avion. Grâce à l’intervention d’une religieuse intelligente et bienveillante, ces obstacles furent franchis et nous débarquâmes à Paris quelques heures plus tard. Une nouvelle vie commençait. Une vie de liberté mais aussi un devoir de témoignage. Toute ma vie, je risquerai la mort, à cause de la fatwa prononcée à mon égard. Tout musulman qui suit la règle coranique a le devoir de me tuer puisque j’ai quitté l’islam pour embrasser la religion chrétienne. J’aime mes frères musulmans qui sont les premières victimes d’une religion qui laisse peu de place à la liberté et à la critique. L’islam a été conçu pour englober toutes les préoccupations de l’homme, de sa façon de manger et de se laver jusqu’à sa façon de penser et de se comporter. La pression sociale est énorme et peu osent prendre distance par rapport au texte du Coran. De nombreux musulmans se sentent investis d’une mission d’étendre leur religion dans le monde. La liberté de religion et d’expression que l’Occident a conquise après une longue lutte n’est pas un bien définitivement acquis. Sous prétexte d’être tolérant, il faut éviter d’introduire l’intolérance. A l’examen de la situation dans les pays musulmans, il faut bien conclure que c’est seulement quand il est en minorité que l’islam est tolérant."
Mohammed AL-MOUSSAOUI, alias Joseph FADELLE
Auteur du livre “Le prix à payer”, Ed. L’Oeuvre, Paris, 2010
Re: Le grand risque d'une conversion
Publié : dim. 10 avr. 2011, 19:53
par Philippe B.
Livre excellent ! Une double conversion au Christ (Mohammed et son épouse) au péril de leur vie et tout leur parcours jusqu'en France.
Je le conseille également à tout le monde ! Gloire à Dieu pour ce merveilleux témoignage !

Re: Le grand risque d'une conversion
Publié : dim. 10 avr. 2011, 21:01
par GuilhemMaurice
Oui, un livre bouleversant qui m'a d'ailleurs fait remettre en cause ma conversion: que représente-t-elle par rapport à la sienne? Sa foi l'a aidé à traverser de rudes épreuves alors que moi je suis un pauvre de foi comme dit Jésus en Saint-Matthieu.
Un livre saisissant, qui montre le monde islamique tel qu'il l'est mais aussi le monde des chrétiens... bien peu accueillant. Mais nos frères de l'Orient ont beaucoup de raisons d'être extrêmement prudents et ce n'est pas moi qui dans mon petit confort français vais leur jeter la première pierre alors que je n'arrive pas à leur cheville.
Il est très facile à lire et je le conseille vivement!
Re: Le prix à payer.
Publié : mar. 12 avr. 2011, 17:26
par Philippe B.
Je le recommande aussi, conversion impressionnante !
Que devient Joseph Fadelle ?
Publié : ven. 17 févr. 2012, 10:28
par Raistlin
Interview très instructif de l'AED. Ce que dit cet irakien converti sur le dialogue islamo-chrétien, sur le fait d'ouvrir les yeux sur l'islam, mais aussi sur la nécessité de la transmission de la foi me semble essentiel.
- [+] Texte masqué
- Joseph Fadelle : « J’ai tout gagné avec le Christ! »
Irakien chiite converti au christianisme, Joseph a dû quitter son pays, menacé de mort. Il vit désormais en France avec sa femme et ses trois enfants.
Le récit de son histoire, Le prix à payer, a connu en France un véritable succès et commence à être traduit et diffusé dans d’autres pays d’Europe. Multipliant conférences et témoignages, Joseph consacre le reste de son temps à sa famille et à Paltalk, qui lui permet de dialoguer en direct sur internet. Il est ainsi en contact permanent avec de jeunes musulmans des pays arabes, les invitant à lire et à comprendre le Coran. Paroles de converti.
Quelle a été votre réaction face au succès qu’a rencontré votre témoignage en France et maintenant à l’étranger ? Comment expliquer que vous ayez touché autant de cœurs ?
Je rends grâce au Seigneur pour cela. Je désire parler au monde entier de ma rencontre avec le Christ, et attirer l’attention sur la question de l’islam. J’ai eu l’occasion d’aller donner mon témoignage en de nombreux endroits, de rencontrer beaucoup de gens. Peut-être que les Français, à travers mon histoire, ont découvert une réalité de l’islam, à savoir le sort des convertis. Un chrétien qui quitte l’Eglise ou qui ne pratique pas ne sera jamais inquiété. Dans l’islam, un converti est menacé de mort.
Quelle est la réalité de votre quotidien aujourd’hui ? Etes-vous toujours menacé ?
J’ai reçu en France des menaces de mort de la part d’un imam. Il m’a dit qu’il m’enverrait quelqu’un pour me poignarder, et qu’il prendrait de préférence un mineur qui ne risque pas une grosse peine de prison. On m’appelait en pleine nuit au téléphone pour me faire entendre le son de la prière de la mosquée. J’ai dû déménager, m’éloigner des milieux arabophones avec lesquels je vivais. C’est dommage, j’ai beaucoup aimé ce temps de contact en France avec des musulmans. Nous avions instauré un beau dialogue. Au travers des conférences, j’ai d’ailleurs pu rencontrer beaucoup de personnes musulmanes. Une fois, l’une d’entre elles a fait 800 km pour venir assister à un témoignage. A la fin elle m’a dit : « J’ai peur de réfléchir et de creuser le sujet. Si j’en arrive à la même conclusion que toi, je me coupe de tout. C’est un déchirement ».
Vous vivez dans la peur ?
Je n’ai pas peur. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme », est-il écrit dans l’Evangile (Mt 10,28). On m’a tiré dessus à bout portant en Jordanie, et le Christ m’a protégé. Tant qu’Il a un plan pour moi sur cette terre, Il me protégera. Je porte un projet avec ma famille. Nous voulons que notre foyer soit ou devienne un centre de prière ouvert à tous, où l’on pourrait prier par groupe d’âge et en famille. Si certaines familles éclatent, c’est que le Christ n’est pas au centre. Il faut mettre le Christ au centre des familles et au centre de nos vies. Notre maison s’appellera « la maison de Marie », beit maryam. Nous y pensons en lien avec l’Eglise locale bien sûr, et j’invite tous ceux qui le souhaitent à porter ce projet dans la prière.
De quoi vivez-vous ? Portez-vous encore le désir de retourner en Irak ?
En France, nous vivons grâce à l’aide publique, je n’ai reçu qu’une petite partie des droits d’auteur. Par la suite, je voudrais pouvoir aider les enfants irakiens réfugiés en Jordanie qui ne peuvent pas aller à l’école. Aujourd’hui, je comprends pourquoi je suis en France, c’est là que le Christ m’attendait pour délivrer mon témoignage. Je suis infiniment reconnaissant à la France pour son accueil. Elle est fille ainée de l’Eglise. Aujourd’hui, la France est mon pays. Mes enfants y grandissent. Je ne me sens pas à l’étranger, je prends racine. Ce qui me coûte, ce que j’aurais voulu faire, c’est pouvoir témoigner dans mon pays d’origine, en commençant par ma propre famille. Le Seigneur en a décidé autrement. Je prie et je demande au Christ qu’Il touche leur cœur et qu’Il les rencontre. Comme ça, en Lui, je pourrais les retrouver. Je n’ai aucun regret de tout ce que j’ai quitté. J’ai tout gagné avec le Christ. Toutes les difficultés auxquelles je fais face servent à me rapprocher du Christ. Tout chrétien est appelé à prendre sa croix à la suite du Christ, et cela peut passer par des choses quotidiennes toutes simples, la patience, l’humilité. Cela donne une paix et une joie profondes.
Quelles sont pour vous les clés d’un vrai dialogue interreligieux, celui auquel le Pape nous invite ?
Je suis à 100% pour le dialogue. Je constate qu’aujourd’hui, il y a peu de vrai dialogue. Il y a des rencontres, des invitations, des échanges amicaux, des repas. Le principe du dialogue, c’est la divergence d’idées et le questionnement sur des points précis. Avancer dans le dialogue, ce n’est pas évincer les questions pour dire ce que l’autre a envie d’entendre, de peur de froisser. Il faut se méfier d’un dialogue où on ne parle ni de l’Evangile ni du Coran. Il faut parler en profondeur, réfléchir aux contradictions du Coran, étudier la biographie de Mahomet qui est un modèle à suivre pour tout musulman, aborder des points précis.
Par exemple ?
Par exemple, souligner tous les versets du Coran qui invitent au meurtre de l’infidèle. Il y en a plus d’une centaine. Comment faut-il les considérer ? Est-ce une parole de Dieu ? Pour bien dialoguer, il faut aussi bien connaître le sujet. Notamment le principe des versets abrogeant et abrogés. On peut tout trouver dans le Coran. Mais les versets qui invitent à la tolérance et à l’amour du prochain sont abrogés par les plus récents qui invitent à la violence. Quand je parle avec mes amis musulmans, je leur dis cette phrase que Massoud (le chrétien avec qui il partageait la chambre, ndlr) m’a dite : « Lis et comprends le Coran ». Il faut inviter à un travail de réflexion sur le Coran, en toute sincérité et honnêteté. Avec internet, plus personne n’est obligé d’aller vers des imams qui répondent par ce verset : « O vous qui croyez, n’interrogez pas sur des choses dont le sens, s’il vous était divulgué, pourrait vous causer de la peine. Un peuple avant vous avait réclamé ces choses, mais ensuite, il devint infidèle à cause d’elles » (sourate 5, verset 101-102). Par ailleurs, la condition d’un vrai dialogue réside aussi dans le témoignage de notre propre vie. Il est écrit dans l’Evangile: « Que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Mt 5,16)
Votre rencontre avec le Christ a été fulgurante. L’amour que vous portez à l’Eglise a-t-il été lui aussi immédiat ?
Dès le début, mon amour pour l’Eglise a été très fort. Mon désir de la rejoindre était immense, je cherchais à recevoir le baptême de toute mon âme et par tous les moyens, ma faim pour le Pain de la Vie s’amplifiait de jour en jour. Pourtant, à l’origine, en Irak, le contact avec l’Eglise a été très difficile. Je me faisais rejeter de toute part dès que je prononçais mon nom. Là-bas les prêtres tremblent quand ils voient un musulman. Il faut dire qu’à l’époque de Saddam, ils étaient souvent victimes de pièges qui visaient à les accuser prosélytisme. Un jour, alors qu’un évêque m’avait mis dehors assez violemment, je suis arrivé dans ma voiture et j’ai pleuré. J’ai dit à Jésus que je n’en pouvais plus, et que s’il me voulait dans son Eglise, c’était à lui de venir me chercher. Le soir même, j’ai eu un coup de fil d’une personne qui m’invitait à dîner avec un prêtre. Ce même prêtre m’a permis de venir à la messe dans son église. Pour nous, aujourd’hui, vivre dans l’Eglise, c’est vivre et se nourrir de ses sacrements. C’est vital et essentiel. L’Eglise est notre famille, nous sommes ses enfants.
La question de la transmission et du catéchisme vous tient particulièrement à cœur. Pourquoi ?
Les petits chrétiens d’aujourd’hui sont l’Eglise de demain ! S’ils ne sont pas correctement formés, qui prendra la relève ? Il m’est arrivé d’aller dans des écoles catholiques et de proposer aux élèves de se lever pour prier à la fin de la conférence. Je me suis fait reprendre par le proviseur qui ne souhaitait pas que je propose aux jeunes de prier. Que vont gagner les écoles catholiques à ne pas être vraiment catholiques ? Je voudrais tirer la sonnette d’alarme sur cette question du catéchisme. C’est plus important que tout le reste. Pourquoi les mathématiques seraient-elles obligatoires et pas le catéchisme ? Vous me direz que chacun est libre de croire. Mais comment un jeune peut-il choisir le Christ s’il ne le connaît pas ? S’il ne l’a pas rencontré ? Il faut investir sur le catéchisme. Le catéchisme n’est pas une option dans la vie d’un chrétien. Pourquoi l’est-il dans les écoles chrétiennes ? « Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ? » lisons-nous dans la Bible (Mt 16,26). Je lance un cri d’urgence.
Propos recueillis par Raphaelle Autric
Re: Que devient Joseph Fadelle ?
Publié : ven. 17 févr. 2012, 13:12
par Suliko
Merci Raistlin pour cette interview. Ce que je retiens, ce sont les propos de Fadelle sur la nécessité de transmettre la foi. Quand je pense que cet homme a risqué sa vie pour le Christ et que nous, en Occident, nous ne transmettons presque plus la foi au nom de la liberté de conscience et de religion, j'ai tout simplement honte. Il faudrait transmettre ces propos à toutes les écoles catholiques!
D'ailleurs, savez-vous si Joseph Fadelle est bien vu par le clergé français? J'ai l'impression que son témoignage ne peut que déranger, dans une société où l'on prône le pseudo dialogue...C'est d'ailleurs ce qu'il a ressenti, puisqu'il parle de faux dialogues, qui n'abordent pas les questions en profondeur.
Ce qui m'a également touché, c'est ce musulman qui lui a déclaré avoir peur de creuser la question religieuse, de crainte de la rupture que cela provoquerait. Je pense souvent à cela, à la difficulté qu'il doit y avoir pour quelqu'un ayant grandi dans une culture non chrétienne d'abandonner ce qui constitue quand même une part de sa culture. On se rend sans doute moins compte de cela en Occident, car la religion a été reléguée dans la sphère privée, mais aussi car on prône le multiculturalisme.
Re: Que devient Joseph Fadelle ?
Publié : ven. 17 févr. 2012, 13:28
par Raistlin
Bonjour Suliko,
Vous avez tout à fait raison sur la transmission. En Occident, nous sommes trop souvent des chrétiens mondains et bien installés confortablement. La transmission et la mission ? Pas notre problème ! Un converti comme Joseph Fadelle vient nous redire que la foi, c'est du sérieux.
Pour ce qui est de son accueil auprès de l'Église de France, je pense qu'il a dû faire grincer des dents compte tenu de son approche sans concession de l'islam et du dialogue islamo-chrétien. Néanmoins, je sais qu'il est venu témoigner une fois dans une paroisse tenue par la communauté l'Emmanuel, et qu'il a été invité à témoigner à Paray-le-Monial lors d'une session.
Fraternellement,
Re: Que devient Joseph Fadelle ?
Publié : mer. 16 oct. 2013, 8:46
par Columbanus
Via une vidéo, Joseph Fadelle s'adresse directement à Hollande:
http://gloria.tv/?media=512097
Re: Que devient Joseph Fadelle ?
Publié : mer. 16 oct. 2013, 11:16
par gerardh
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Bonjour,
Je pense en effet que Joseph Fadelle, en France, n'est pas bien vu, ni des autorités civiles ni des autorités religieuses. On peut espérer que le pape François redressera cette situation, pour ce qui concerne un certain clergé qui essaie de pactiser avec ses propres ennemis.
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LE PRIX A PAYER
Publié : mer. 04 juin 2014, 12:00
par elenos
« Le prix à payer » fait partie des livres qu'il faut lire pour se rendre compte à quel point l'Islam laisse peu de place à la contestation .
Lors de son service militaire, Mohammed, jeune musulman irakien issu d'une grande famille chiite, découvre avec effroi que son voisin de chambrée est chrétien. Une relation paradoxale se noue entre les deux hommes. Mohammed en sortira métamorphosé. Revenu à la vie civile, il n'aura qu'une idée en tête : se convertir au christianisme. Une pure folie ! Pour ses parents et ses proches, c'est impensable. En Islam, le changement de religion est un crime. Tout est mis en œuvre par son clan pour le faire revenir sur sa décision. Rien n'y fait. Après les intimidations et les coups, viennent la prison et la torture... Mohammed, devenu Joseph par son baptême, vit un long calvaire mais ne cède pas. Une fatwa est prononcée contre lui. Ses frères lui tirent dessus, en pleine rue. Grièvement blessé, il s'effondre... Le prix à payer est une histoire vraie.
Mohammed Moussaoui (Joseph Fadelle), originaire d’Irak, est issu d’une famille musulmane chiite descendant de %ahomrt. En 1987 à son service militaire (e, Irak en guerre) il rencontre Massoud, un chrétien. Ils ont des discussions sur la religion chrétienne et l’Islam. Mohammed finit par se convertir au christianisme. Sa famille le rejette, il est envoyé en prison et doit, avec sa femme elle aussi convertie, quitter l’Irak pour la Jordanie
.Joseph Fadelle vit en France avec sa famille depuis 2001. Il est désormais citoyen français.
Le prix à payer de Joseph Fadelle
- [+] Texte masqué
- Amélie Neuve-Eglise
Nouveau roman à succès en France avec 50 000 exemplaires vendus fin 2010 [1] et un succès non démenti depuis, Le prix à payer est un récit autobiographique de Joseph Fadelle, ancien musulman irakien converti au christianisme à la fin des années 1980.
Le but de cet article n’est pas d’émettre un quelconque jugement à propos d’un parcours personnel qui mérite en soi tolérance, mais de mettre en relief un ensemble de procédés et d’idées présentés comme faisant partie intégrante de l’islam pour justifier sa propre démarche, et contribuant à nourrir incompréhension et intolérance entre chrétiens et musulmans. Ce n’est donc pas en tant que démarche individuelle, mais dans la mesure où Joseph Fadelle semble vouloir déduire des lois universelles d’un vécu personnel que nous abordons la critique de cet ouvrage, comme il l’affirme sans ambages dans un entretien : "L’islam comme religion ou comme idée est la plus mauvaise chose que l’humanité ait pu produire" [2] tout en appelant à sa "destruction" [3].
Présentation de l’auteur et résumé de l’ouvrage
Mohammad al-Sayyid al-Moussaoui, devenu Joseph Fadelle après sa conversion, est né en 1964 dans une famille chiite irakienne renommée et influente. A la suite d’une rencontre avec un chrétien, Massoud, avec qui il partage sa chambre lors de son service militaire, il décide de se convertir au christianisme. Le prix à payer se présente au premier abord comme le récit d’un parcours personnel, où son auteur expose les raisons l’ayant conduit à se convertir au christianisme : une rencontre avec un chrétien, suivie d’un rêve, d’une relecture "critique" du Coran, puis de la découverte des Evangiles… Il va alors devoir affronter sa famille qui fait tout pour s’opposer à son choix : intimidations psychologiques et physiques puis la prison, des menaces de mort, conjointes à la grande réticence de l’Eglise d’Irak d’accueillir un nouveau converti. Il finira par fuir son pays pour aller en Jordanie accompagné de sa femme, elle aussi convertie, et de leurs deux enfants, avant de rejoindre la France où il réside depuis 2001.
Critique de l’ouvrage
Dès le début de l’ouvrage, qui s’ouvre sur une scène-choc et énigmatique, on ne peut que constater la présence d’une certaine mise en scène teintée de sensationnalisme digne d’un scénario hollywoodien : nous sommes dans le désert jordanien, un homme est face aux siens qui lui disent : "- Ta maladie, c’est le Christ, et il n’y a pas de remède. Tu ne pourras jamais en guérir… Mon oncle Karim sort un revolver et le tend vers ma poitrine. Je retiens mon souffle. Derrière lui, quatre de mes frères me défient du regard. Nous sommes seuls dans cette vallée désertique." (p. 7) [4]
Dès ces premières lignes, nous trouvons exposées toutes les grandes thématiques qui seront distillées tout au long de l’ouvrage : intolérance absolue, violence, inhumanité. Loin de se confiner à ne décrire qu’une famille et un événement biographique particulier, ces réalités vont être identifiées à l’islam même et à ses adeptes. Ainsi, la volonté à peine voilée d’enfermer l’ensemble d’une religion dans de telles catégories fait de ce livre non pas une incitation à la compréhension mutuelle et à la tolérance, mais un écrit contribuant au contraire à dresser de nouvelles barrières, si besoin en était, nourrissant cette fois-ci en Occident ces mêmes sentiments d’intolérance, de violence et de haine que son auteur prétend dénoncer.
Le recours à des idées fausses et biaisées pour étayer un parcours personnel
Comme nous l’avons évoqué, la conversion de Joseph Fadelle se déroule à la suite d’une rencontre avec un chrétien avec qui il partagea sa chambre durant son service militaire. En filigrane d’une démarche personnelle que nous ne cherchons encore une fois aucunement à juger, nous découvrons tout au long de l’ouvrage de nombreuses incohérences et mêmes idées fausses sur l’islam, notamment concernant la question de la relation avec l’autre. A titre d’exemple, lorsqu’il comprend avec qui il va partager sa chambre, M. Fadelle évoque qu’il est pris d’un sentiment d’horreur soi-disant né de ce que sa religion lui aurait inculqué : "- Tu crois que moi, un Moussaoui, je vais dormir avec un chrétien ? La frayeur m’envahit et m’ôte toute raison. Chez moi, les chrétiens sont considérés comme des parias impurs, des moins que rien avec qui il faut éviter à tout prix de se mélanger." (pp. 13-14). Après avoir passé quelques jours auprès de lui, il écrit : "Je suis même surpris de ne pas être incommodé par l’odeur car dans ma famille, c’est une chose acquise : un chrétien se reconnaît à ce qu’il sent mauvais." (pp. 15-16). Cette position est de nouveau clairement exprimée dans l’un de ses entretiens où il affirme plus clairement que le Coran même (et non pas seulement des traditions familiales) est la source d’un tel comportement : "Avant de rencontrer le Christ, je voyais les chrétiens à travers le Coran, je les considérais comme on me demandait de les considérer. C’est-à-dire comme des impurs qu’il faut combattre et tuer." [5]
L’idée que l’islam enjoindrait à ses adeptes de ne pas se mélanger avec les chrétiens, qu’ils seraient impurs, sentiraient mauvais ou, pire encore, qu’il faudrait les tuer, est absolument fausse et éminemment dangereuse. Concernant tout d’abord la supposée "impureté", l’écrasante majorité des autorités musulmanes actuelles rejette une telle position. En outre, le Coran souligne expressément que les musulmans peuvent consommer la nourriture des "Gens du livre" (c’est-à-dire notamment des juifs et des chrétiens) : "Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise." (5:5). Comment donc serait-il permis de consommer la nourriture préparée et donc touchée par une personne en soi impure ? [6] En outre, si les chrétiens sont des "parias impurs", comment expliquer le désir de M. Fadelle de le convertir, et donc de le compter parmi les siens (pp. 16-17) ? Une conversion ferait-elle miraculeusement disparaître la supposée "mauvaise odeur" qu’il évoque ?!
Entre ces deux attitudes extrêmes – c’est-à-dire rejet absolu de l’autre ou volonté de le rendre identique à soi-même en lui niant le droit à toute altérité -, l’islam invite au contraire à cohabiter avec les "Gens du livre" dont font partie les chrétiens, et souligne que les croyants vertueux parmi eux seront sauvés : "Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Dieu, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés" (5:69). [7] Le Coran pose également les bases d’un respect mutuel invitant à une coexistence [8] : "Que l’animosité pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété" (5:8) ; "Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes." (5:32). Le Coran reconnaît aussi la valeur de la diversité des communautés religieuses, diversité voulue par Dieu afin qu’elles puissent rivaliser en charité et en bonnes actions : "Si Dieu avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes œuvres. C’est vers Dieu qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez." (5:48). Au lieu de souligner les traits d’union et ce qui rassemble, l’auteur du Prix à payer semble vouloir attiser les antagonismes et rendre tout dialogue impossible.
En outre, lorsque Joseph Fadelle raconte la naissance de son intérêt pour le christianisme, il évoque qu’un jour où son compagnon de chambre chrétien s’était absenté, il découvrit un petit livre intitulé Les miracles de Jésus sur son étagère : "Sur la couverture, on y voit la photo d’un homme souriant, entouré d’un halo lumineux. Je ne connais pas ce Jésus, mais enhardi par les sirènes d’une bonne lecture distrayante, j’emporte l’ouvrage sur ma couche et entame la première page, oubliant au passage toutes mes préventions à l’égard de ce que Massoud représente. Jamais, dans mes précédents livres, je n’ai entendu parler de miracles, et encore moins d’un dénommé Jésus. Même dans le Coran et dans la vie de Mahomet, je ne me souviens d’aucune allusion à ce genre de manifestations." (p. 22).
Pourtant, M. Fadelle évoque quelques pages plus haut qu’il "lit le Coran tous les jours" (p. 19) – or, le Coran évoque en des termes très clairs de nombreux miracles, dont ceux de Moïse (notamment la transformation de son bâton en serpent, l’ouverture de la mer Rouge…), mais aussi divers miracles de Jésus lui-même : "Et quand Dieu dira : "Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’évangile. Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission ; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts." (5:110). Point besoin d’être un grand commentateur pour comprendre le sens de ce verset. Comment Joseph Fadelle peut-il donc affirmer n’avoir jamais entendu parler de miracles "dans le Coran", alors que nous y trouvons des dizaines d’exemples de ce genre de manifestations ? [9]
La soi-disant incompatibilité entre islam et réflexion personnelle
Autre idée fausse véhiculée par Joseph Fadelle dans son ouvrage, l’idée que l’islam prohiberait toute réflexion et recherche dans le domaine de la religion : "Les imams m’ont toujours enseigné que c’est la lecture du Coran de bout en bout qui sera récompensée au jour du jugement, beaucoup plus que la compréhension du texte. Ainsi, le déchiffrage d’une seule lettre permet d’avancer dans la piété, de gagner dix indulgences, même si on ne saisit pas le sens du mot entier (sic)." (p. 24). Lorsqu’il décide de relire le Coran, il écrit : "J’aurais dû me méfier, et écouter la recommandation, tirée d’un verset du Coran, de ne pas approfondir ce qui peut perturber la foi." (p. 27). Il attribue donc cette idée directement à un "verset du Coran" qu’il s’abstient cependant de citer.
Au contraire, l’une des caractéristiques du Coran est justement son invitation continuelle à la réflexion et à la compréhension : "[Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi,afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent !" (38:29) ; "Très certainement Nous avons exposé [tout ceci] dans ce Coran afin que [les gens] réfléchissent." (17:41) ; "En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu’un pour réfléchir ?" (54:17), etc.
Une simple étude de l’histoire de l’islam permet également de se rendre compte de la masse de commentaires écrits à propos du Coran et des différents aspects de la religion en vue d’en comprendre les différentes significations, et ce tant dans les milieux chiites que sunnites. L’immense littérature d’ouvrages religieux et de commentaires ne s’est pas tarie et continue de constituer le sujet de nombreux écrits jusqu’à aujourd’hui. La source principale de dissension en islam n’a donc pas été le caractère licite de la réflexion à propos de la religion ou du Coran, acceptée par tous sauf à de rares moments de l’histoire, mais bien la façon et la méthode utilisée pour commenter le Coran ou plus généralement pour mener une vraie réflexion religieuse. [10]
Conversion, conversions
Chaque changement de conviction peut être le fruit de divers facteurs : intellectuels, sentimentaux, psychologiques, historiques… Ainsi, changer de religion peut être le résultat de recherches intellectuelles approfondies mais aussi d’un rêve, d’une rencontre, d’un mariage, etc. Certains facteurs sociaux ou psychologiques peuvent également favoriser ce genre de décision comme par exemple la volonté de fuir sa famille, sa culture, une envie de changement… Sans porter un quelconque jugement de valeur, il apparaît nécessaire ici de mettre en relief certains faits clairement exposés par Joseph Fadelle l’auteur lui-même afin de mieux comprendre sa démarche. Ainsi, avant même sa conversion, nous sentons chez l’auteur du Prix à payer un certain rejet de sa famille et de ses coutumes, qui se manifeste dès les premières pages du livre à travers l’emploi de mots très durs concernant certains membres de sa famille. Le ton est donné dès le premier chapitre, où M. Fadelle explique qu’il vient d’une grande famille musulmane chiite, soulignant que dès son plus jeune âge, il a été destiné à prendre la suite de son père et que cela lui pèse : "Mais cette ascendance aristocratique a très tôt pesé sur mes épaules, dès lors que mon père m’a désigné pour lui succéder lorsqu’il serait trop vieux pour gouverner le clan [...] Je n’ai donc pas le souvenir d’avoir eu une enfance heureuse, insouciante, avec des jeux, des rires, des bêtises... Pour moi, ce fut plutôt le devoir, très vite la compagnie des adultes dans la grande salle de réunion à côté de la maison, et donc une certaine forme d’ennui."(p. 18). Il y décrit un père au caractère dominateur non exempt d’une certaine duplicité (p. 18), des frères jaloux (p. 19), une mère violente et autoritaire (p. 20) et des sœurs réduites à l’état de bonnes qui n’ont même pas le droit de partager la tablée de leurs frères (p. 19).
Il semble souffrir de la tension entre des apparences à préserver et une pratique religieuse qu’il décrit dès le départ comme étant exempte de sens profond pour lui et sa famille : "Chez les Moussavi, on se doit de donner l’image d’une famille pieuse même si, en fait, on pratique la religion d’une manière assez formelle. Je lis certes le Coran tous les jours dans ma chambre, mais pour moi il s’agit surtout de "jouer à la prière" (sic), de faire semblant. Ma prière n’exige pas une réelle adhésion du cœur, même une compréhension profonde du texte"(p. 19). [11]Après sa conversion, il qualifie de même "la" (et non plus "sa") prière musulmane à un acte purement formel : "Au lieu de préceptes et d’obligations formelles, comme celle de la prière cinq fois pas jour, les mots du Notre Père de l’Evangile résonnent dans ma tête et mon cœur comme un baume apaisant." (p. 36).
Lorsque l’on parle de conversion, il faut ici établir une distinction entre le fait d’être né dans une communauté religieuse sans pour autant connaître vraiment les principes de sa religion ni y adhérer en toute conscience puis en choisir une autre à la suite d’un rêve par exemple, et le fait de se convertir sur la base d’une réflexion personnelle et d’une connaissance approfondie de la religion que l’on quitte et de celle que l’on embrasse. C’est seulement dans ce dernier cas que le mot "conversion" prend tout son sens. On peut donc ici douter de la justesse de l’emploi de ce terme au sujet de Joseph Fadelle qui semble, par ses propres aveux, ignorer ou plutôt découvrir pour la première fois la religion dans laquelle il a été élevé pour tout réduire à des "formalités". La suite de l’ouvrage ne fait que confirmer une telle hypothèse, notamment le récit de sa "relecture" du Coran.
"Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les sabéens, et les chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Dieu, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés" (5:69).
Une relecture biaisée du Coran
Pris de doute au sujet de sa foi et sur le conseil de Massoud, M. Fadelle décide de relire le Coran : "Ce faisant, je me retrouve aussi pour la première fois de ma vie seul, face à moi-même, sans échappatoire ni distraction, obligé de me confronter en vérité à ce qui constitue une grande part de mon identité : l’islam. Et c’est là que les ennuis ont commencé." (p. 27). Pourtant, quelques pages plus haut, M. Fadelle affirmait : "Je lis certes le Coran tous les jours dans ma chambre" (p. 19). M. Fadelle continue de décrire son étonnement sur un livre qu’il a selon lui lu tous les jours, mais qu’il semble cependant découvrir : "Les premières lignes d’Al-Fâtiha, qui constitue le prologue du Coran, ne me posent pas de difficulté particulière. C’est la prière [12] la plus connue, celle que récitent chaque jour des milliers de musulmans. Mais dès que j’aborde la deuxième sourate, dite de la Vache, ou Al-Baqara, les choses se compliquent. Je bute sur quasiment tous les versets, plein de perplexité, et ma lecture en est rendue extrêmement difficile et lente. Ainsi je ne comprends pas pourquoi verset après verset, Allah s’abaisse à définir les règles de la répudiation, les délais, autant de détails très procéduriers et, à mon sens, sans aucune réelle valeur religieuse." (pp. 27-28).
Nous pouvons ici constater deux points : tout d’abord, une vision réductrice du Coran, qui est loin de se limiter à la définition de règles religieuses. Ensuite, le jugement de M. Fadelle apparaît hâtif et péremptoire : comment une seule lecture peut-elle permettre de déclarer dénuées de valeur religieuse certaines règles qui ont constitué l’objet de profonds débats théologiques durant des siècles ? De manière générale, comment prétendre à la compréhension d’un livre sacré, quel qu’il soit, en une seule lecture ?
En outre, il est surprenant que M. Fadelle ne retienne de cette sourate que les règles du divorce qui n’apparaissent qu’à la moitié de la sourate, après plus de 200 versets ! Ainsi, si nous lisons la sourate "La vache", nous trouvons d’abord une description très claire des pieux et des incroyants (versets 2-21) puis un verset indiquant que tout ce qui a été créé par Dieu l’a été pour l’homme "C’est Lui qui vous a fait la terre pour lit, et le ciel pour toit ; qui précipite la pluie du ciel et par elle fait surgir toutes sortes de fruits pour vous nourrir" (verset 22) dont se fait l’écho ce verset "C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre" (verset 29). Le début de cette sourate contient aussi l’annonce de la résurrection (verset 28), le récit de la création d’Adam comme "lieu-tenant de Dieu sur terre" (versets 30-35), celui du péché d’Adam et son pardon par Dieu (verset 37), la descente d’Adam et Eve sur terre et l’envoi par Dieu de "guides" (prophètes) permettant à l’homme d’être sauvé (versets 38-39), l’injonction à la prière et à l’aumône (verset 46), le récit de la délivrance du peuple d’Israël des mains de Pharaon (versets 47-61)… Tout cela exprimé dans une langue très claire. Si une personne ne comprend pas de tels versets, comment pourrait-elle donc comprendre la Genèse et les récits bibliques ?! Les versets suivants évoquent Salomon, Abraham, les relations entre juifs, chrétiens et musulmans, le sens profond de la création… Nous n’arrivons à la description de "règles" qu’à la moitié de la sourate, et la question du divorce qu’au verset 228 ! Nous ne pouvons donc que constater de la part de l’auteur une volonté de ne mettre en relief que certaines choses, et encore de manière biaisée, pour en passer d’autres totalement sous silence.
M. Fadelle évoque ensuite la question du statut de la femme en islam, point qui lui pose problème : "Autre point conflictuel pour moi, je ne saisis pas l’insistance du Coran à définir la supériorité et le pouvoir des hommes sur les femmes, considérées la plupart du temps comme des inférieures, possédant la moitié du cerveau d’un homme, et parfois impures, quand elles ont leurs règles." (p. 28). Le type d’expression utilisée, c’est-à-dire ici, "la moitié d’un cerveau", confirme la tendance de l’auteur à utiliser un procédé de simplification tournant à la caricature comme base de son argumentaire contre l’islam. On pourrait aussi objecter à l’auteur que le christianisme même est exposé à sa critique. Dans la Première Epître de Paul aux Corinthiens, nous pouvons lire : "Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme […] Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. […]L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend" (11:3-10) ou encore dans l’Epître de Paul aux Ephésiens : "Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise" (5:23), ou la Première Epître de Paul à Timothée : "Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté" (2:11-15). Il n’est pas ici question d’établir la moindre comparaison entre islam et christianisme ni de nous lancer dans de l’exégèse comparée, mais simplement de souligner les incohérences, les raccourcis et le regard mutilé que porte l’auteur tant sur l’islam que sur le christianisme, en n’y puisant que ce qui lui permet d’agrémenter au mieux son réquisitoire sur l’islam.
Joseph Fadelle évoque en ces termes la suite de sa critique du statut de la femme en islam : "Je me rends compte que j’ai vécu pendant toutes ces années au milieu d’une ségrégation, en l’acceptant très bien d’ailleurs. Mais je n’avais pas pris conscience que cela venait tout droit du Coran et de ses prescriptions." Il cite ensuite plusieurs versets, dont "Vos femmes sont comme un champ de labour pour vous, allez-y comme vous l’entendez" (2:223), et s’improvise soudain en commentateur en disant : "Ce qui signifie que les hommes peuvent faire d’elles ce qu’ils veulent, y compris sexuellement" (p. 28). Une telle interprétation est fausse et abusive. Si l’on s’en réfère aux grands commentateurs du Coran, notamment Allâmeh Tabâtabâ’i [13], ce verset doit être compris dans le cadre des versets évoquant les principes généraux fondant les rapports entre les hommes et les femmes sur l’affection, le respect mutuel et la miséricorde, que s’abstient de citer M. Fadelle : "Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté." (30:21). Dans ce sens, les versets décrivant les règles régissant les rapports entre les époux, l’expression "bima’rûf" pouvant être traduite par "de façon convenable" est constamment répétée : même en cas de divorce, le respect et la considération mutuelle ne doivent jamais être érodés. [14] D’autres versets, tels que "Elles [les femmes] sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles" (2:187) évoquent l’idée de réciprocité et de complémentarité entre l’homme et la femme. [15]
Autre idée fausse : celle que les femmes musulmanes seraient très attachées à leurs bijoux, étant donné que "c’est le seul bien qu’elles sont autorisées à posséder" (p. 130). Bien au contraire, le droit de propriété de la femme est un droit absolu en islam reconnu par toutes les écoles, et aucun homme n’a le droit de lui extorquer ses biens ni même son propre salaire si elle travaille. Le régime matrimonial de l’islam est basé sur le don d’une dot (mahr) qui est la propriété absolue de la femme ("Et donnez aux épouses leur dot, de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur." (4:4)) et sur le régime de la séparation des biens qui garantit à la femme la préservation de la propriété de ses biens et de tout ce que lui a donné son mari même en cas de divorce : "Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné." (2:229)". La femme peut également être propriétaire de n’importe quel bien, et en disposer librement.
Nous observons le même recours à des idées fausses et des réductions abusives constituant parfois même une insulte aux fidèles de toute une communauté religieuse, notamment lorsque Joseph Fadelle évoque qu’il relit la biographie de Mohammad et en conclut qu’elle n’est qu’ "une accumulation d’adultères, de vols" (p. 30).
Un Dieu dénué d’amour ?
Dans la suite de l’explication de son passage progressif du christianisme à l’islam, Joseph Fadelle nous explique qu’il a "en tête tous les noms d’Allah donnés par le Coran. [16] Il y en a quatre-vingt-dix-neuf connus : Eternel, Inengendré, Unique, Inaccessible, Ferme, Invincible, Glorieux, Sage, Bienveillant, Miséricordieux mais aussi Vengeur… En revanche, il en existe un autre, le centième nom, que personne ne connaît. Ce nom d’Allah mystérieux et inconnu, j’ai l’impression de le découvrir aujourd’hui, c’est l’Amour." (pp. 36-37). Nous avons ici une confirmation claire que Joseph Fadelle présente des idées totalement fausses à propos du Coran et de son contenu, qui regorge de versets évoquant Dieu comme amour ainsi que l’amour étant comme le fondement de Sa relation avec l’homme : « Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et plein d’amour » (11:90) ; « A ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera son amour. » (19:96) ; ou encore « Dis : “Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés » (3:31) qui exprime l’idée d’une relation d’amour réciproque ; « Dieu aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. » (3 :159) ; « Dieu aime, certes, les bienfaisants. » (5:13) ; « Dieu aime les pieux. » (9:4). Selon un hadith qodsî [17] bien connu en islam, la base de la création fut l’amour de Dieu : "J’étais un trésor inconnu, J’aimai (ahbabtu) à être connu ; J’ai donc créé les créatures, Je Me suis fait connaître d’elles et par Moi elles Me connurent" [18]. Outre le mot "amour", le Coran fait constamment référence à la miséricorde (rahma) de Dieu, inséparable de Son amour, de Son pardon, de Son affection… : "et Ma miséricorde embrasse toute chose." (7:156) ; "C’est Lui le Pardonneur, le Tout Affectueux" (85:14).
Un concentré de l’ensemble des clichés sur l’islam
De façon générale, l’ouvrage semble avoir intentionnellement concentré, au travers de la description d’une famille, toutes les images négatives possibles et imaginables que l’Occident peut avoir sur l’islam : domination masculine absolue (pp. 18-20) [19], concupiscence effrénée à travers l’exemple du grand-père demandant à prendre une quatrième femme à 109 ans alors qu’il est mourant (p. 19) [20], duplicité dans la pratique religieuse (pp. 18-19), père qui répudie ses trois femmes ne pouvant lui donner d’enfant (p. 19), importance du clan (p. 20), relégation absolue de la femme aux tâches ménagères et son absence de la société (p. 20), violence omniprésente, même chez les femmes (p. 20) [21], mensonge et corruption à travers l’exemple de "l’achat" indirect des bulletins de note (p. 20) et, de manière générale, absence totale d’amour dans des relations familiales basées sur la domination et la violence. Nous trouvons donc résumées en trois pages l’ensemble des supposées "tares" assimilées à l’islam. Car c’est bien d’une critique de l’islam dans son ensemble qu’il s’agit, et non seulement d’une famille : "Elle [la mère de Joseph Fadelle] a su asseoir à l’intérieur le pouvoir qu’elle ne possède pas à l’extérieur, dans la société musulmane." (p. 20). La relégation de la mère de Joseph Fadelle à la sphère privée n’est pas liée à son père ou à des coutumes particulières, mais bien à "la société musulmane" dans son ensemble.
Tout au long de l’ouvrage, nous constatons donc un glissement permanent du particulier (certaines croyances et pratiques de la famille de Joseph Fadelle) à l’universel (l’islam comme religion), et à une identification des deux domaines. Transposée à un autre contexte, une telle logique reviendrait à identifier l’Inquisition ou les tortures pratiquées au Moyen Age contre certains penseurs par l’Eglise au christianisme même ! M. Fadelle identifie des pratiques particulières à une religion dans son ensemble, ce qui est évidemment biaisé. Son livre ne contient aucune analyse, aucune référence hormis quelques versets sur la femme. Loin d’inciter à la réflexion et au discernement, il ne fait qu’entraîner son lecteur dans un manichéisme abusif.
Nous retrouvons le même ton à la fin de l’ouvrage : "Je pense chaque jour à lui [l’un de ses frères devenu athée], ainsi qu’à tous les miens qui continuent de vivre dans l’obscurité de l’islam" (p. 219), et exprime ses désirs en ces termes : "Je rêve qu’un jour le clan Moussaoui tout entier puisse se convertir… Pour cela il faudrait que la société elle-même change, avec ses lois, mais hélas, le verrou de l’islam l’en empêche" (p. 219). Il n’est pas ici question de traditions particulières, mais bien d’une religion dans son ensemble qui se voit ici réduite à un simple "verrou" empêchant le changement de la société et qu’il suffirait de faire "sauter" pour que tout le monde puisse se convertir au christianisme ! Tout se passe comme si les gens n’étaient musulmans que par défaut, victimes d’une "obscurité" ou pour sauver les apparences, tandis qu’un simple changement des codes sociaux suffirait à tout remettre en cause : singulière conception de la religion… Cette idée est également sous-entendue dans ce passage : "Ce n’est pas à cause du Christ que j’ai souffert, mais du fait de l’absence de liberté qu’impose la société musulmane, dont ma famille n’a pas osé se défaire, par orgueil et par souci de respectabilité." (p. 219). Cette conception se trouve confirmée par les propos tenus par M. Fadelle dans un entretien présentant les musulmans en des sortes de "victimes" de l’islam. [22] Loin d’être le simple récit d’une conversion, cet ouvrage est avant tout un réquisitoire, une longue et sombre critique d’une famille et, à travers elle, de l’ensemble d’une religion.
Enfin, dans plusieurs passages de son ouvrage et dans les entretiens qu’il a pu donner ces derniers mois, Joseph Fadelle affirme que selon le Coran, toute personne ayant quitté l’islam doit être tuée : "Tout musulman qui suit la règle coranique a le devoir de me tuer puisque j’ai quitté l’islam pour embrasser la religion chrétienne." [23] Il faut encore et toujours souligner avec insistance que l’islam reconnaît la liberté de conscience comme un principe absolu, comme l’exprime ce verset : "Nulle contrainte en religion" (2:256). C’est sur cette base que des communautés chrétiennes ou juives existent et cohabitent depuis des siècles dans différents pays musulmans. Si des affrontements ont parfois lieu, ils sont le fait de personnes, et non de l’islam en lui-même qui promeut une coexistence pacifique avec les "Gens du livre", et non une conversion forcée qui n’a aucun sens ni valeur. En outre, un musulman qui se convertit au christianisme et pratique chez lui n’est en aucun cas menacé de mort par l’islam tant qu’il limite sa décision à une sphère individuelle au sein de laquelle la liberté de conscience est absolue ; le problème se pose lorsqu’il donne une dimension sociale à sa décision et décide de faire du prosélytisme ou de s’employer à détruire son ancienne religion dans la société – principe qui n’est d’ailleurs pas étranger dans un sens à la logique laïque ! Comme le soulignent Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, "la croyance religieuse seule ne fait de personne la cible potentielle d’une attaque […] Le simple fait qu’une personne ne soit pas musulmane n’a jamais été un légitime casus belli dans la loi ou la foi islamique conformément au Coran : "Nulle contrainte en religion" (2:256). Les musulmans peuvent et doivent vivre paisiblement avec leurs voisins, sans que cela exclue l’autodéfense légitime et le maintien de la souveraineté : "Et s’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci (toi aussi) et place ta confiance en Dieu." (8:61)". [24]
Conclusion
Pour conclure, nous souhaitions de nouveau insister sur ce point essentiel : ceux qui prétendent dénoncer l’intolérance et la violence ne font souvent que l’alimenter et la renforcer. Qu’apporte un tel ouvrage à part un renforcement de l’incompréhension et des pires préjugés pouvant exister sur une religion ? L’acharnement dont Joseph Fadelle fait preuve contre l’islam n’est-il pas à comparer avec ce qu’il prétend dénoncer ? Prouve-t-on le bien-fondé de sa religion en détruisant celle de l’autre ? Car c’est bien à cela qu’aspire l’auteur du Prix à payer : "Je veux détruire l’islam, d’abord pour sauver les musulmans. La distinction entre les deux est encore une fois primordiale. C’est le salut des musulmans qui m’importe." [25] Plus insidieux, Joseph Fadelle identifie totalement islam et islamisme ; la source de toute violence se trouvant selon lui dans le Coran même, venant corrompre l’humanité des musulmans : "Certains musulmans ignorent ce que dit l’islam (sic) et sont bons car leur humanité leur dicte de faire des choses bonnes […] Les musulmans « mauvais » ou extrémistes sont justement ceux qui lisent et appliquent le Coran". [26] Outre ces propos d’une incohérence patente, que signifie "musulman qui ignore l’islam" ? Ou encore le fait de qualifier de "mauvais musulman" celui qui lit son livre sacré ? Aurait-on l’idée de qualifier de "mauvais chrétien" celui qui lit la Bible ?
De par son ouvrage ainsi que ses multiples interventions dans les médias et institutions diverses, Joseph Fadelle contribue également à cristalliser la méfiance et la haine contre les musulmans non plus seulement d’Irak, mais de France, en présentant chaque croyant comme un individu potentiellement criminel : "En France, les autres sont des musulmans qui connaissent le Coran. Ils semblent modérés parce qu’ils sont pour l’instant en minorité et ne peuvent donc pas appliquer le Coran. Mais ceux que l’on appelle « bons musulmans » seront poussés à tuer comme les autres lorsqu’ils liront le Coran, ou ils quitteront l’islam comme je l’ai fait." [27]Il pousse également la psychose jusqu’à entrevoir la création d’un gouvernement islamique en France : "Il y a en plus le danger de la démocratie en France. Les musulmans cherchent une identité qui ne soit pas la France et se réfugient donc dans l’islam. Le jour où ils seront majoritaires au Parlement, ils voteront la charia !" [28]
La personnalité et l’histoire de Joseph Fadelle, qui, rappelons-le, s’est converti en 1987, soit il y a plus de 20 ans, semble venir à point nommé pour renforcer certains préjugés et servir un processus de deshumanisation de l’autre parfaitement en accord avec les intérêts d’une certaine classe politique, comme ce fut le cas un temps du Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody. Les procédés sont les mêmes : choix du genre romanesque permettant de rendre une histoire attractive au plus grand nombre en ayant recours à des procédés de dramatisation et d’exagération en s’aidant bien souvent d’idées ostensiblement fausses permettant de réduire une réalité complexe aux notions de "bien" et de "mal".
Ce manichéisme à outrance a même entraîné certaines réactions au sein même de la communauté chrétienne, notamment de la part du père Christophe Roucou, responsable du Secrétariat pour les Relations avec l’Islam (SRI) à la Conférence des évêques de France, qui a évoqué le risque que fait peser un tel ouvrage sur le dialogue islamo-chrétien : "Les prêtres conseillent ce livre à leurs paroissiens. Fadelle lui-même est invité à donner des conférences partout. Et pas simplement pour parler de son itinéraire qui est tout à fait respectable, mais pour dire que l’islam est l’œuvre du diable. On sent se renforcer chez les catholiques – comme chez l’ensemble des Français – un courant d’hostilité à l’islam. Nous sommes attaqués comme naïfs vis-à-vis des musulmans parce que nous discutons avec eux, alors que c’est notre mission. Ma position, en tant que SRI, c’est de dire que je n’ai pas à choisir entre ma solidarité avec les chrétiens du Proche-Orient et l’amitié avec les musulmans d’ici." [29] Dans un contexte où la préservation de ce dialogue, de cette amitié ou du moins de ce respect mutuel entre chrétiens et musulmans est une nécessité vitale, ce genre d’ouvrage ne fait que renforcer les pires clichés sur l’islam et contribue dangereusement à la diabolisation de l’autre, prélude à toutes sortes de haines et dérives dont nous ne pouvons malheureusement que constater l’augmentation. Est-ce ainsi que l’amour et la tolérance envers le prochain peuvent triompher ?
*Le prix à payer, L’œuvre éditions, 2010, 224 p.
Notes
[1] http://www.oeuvre-editions.fr/Nouvel-article
[2] Entretien avec Joseph Fadelle réalisé par Faustine des Lys, http://www.citeetculture.com/article-in ... 08795.html
[3] Ibid.
[4] L’ensemble des citations suivies de "p." sont issues de l’ouvrage Le Prix à Payer, sauf indication du contraire.
[5] Entretien avec Joseph Fadelle réalisé par Faustine des Lys.
[6] En islam, certains éléments ou aliments sont considérés comme impurs, comme l’alcool ou la viande de porc. C’est dans le sens où il ne faut pas entrer en contact avec ces éléments, dont la consommation ne rend cependant pas "en soi" une personne impure.
[7] Le catholicisme a au contraire mis beaucoup de temps avant de pouvoir envisager la question du salut des non chrétiens et des personnes non baptisées. L’exemple extrême est sans doute celui des sanctuaires à répit qui ont fonctionné jusqu’au début du XXe siècle en Europe et en France. Ils étaient destinés aux enfants morts-nés et n’ayant pu être baptisés. Selon la croyance, ils étaient donc destinés à errer dans les limbes, une sorte d’enfer, pendant l’éternité. On disposait les enfants dans ce sanctuaire en attendant le moindre signe d’un retour temporaire à la vie pour pouvoir les baptiser et leur éviter une errance éternelle. Le concept de limbes n’a été définitivement aboli que récemment par le Vatican. On voit donc que durant de nombreux siècles, le concept de salut allait jusqu’à exclure les nouveau-nés chrétiens ! La question du salut des non-chrétiens a reçu une réponse plus ouverte lors du concile Vatican II, qui envisage les autres religions comme des "semences de l’esprit saint" qui ne font cependant que "disposer" les âmes des non-chrétiens au salut, la voie ultime demeurant le Christ et celle de l’Eglise catholique.
[8] D’autres versets du Coran sont souvent cités hors de leur contexte pour dénoncer la soi-disant "intolérance" de l’islam, notamment "Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux." (9:5). Ce verset a été révélé à la suite de la conquête de La Mecque par Mohammad et les musulmans – ville dont les habitants s’étaient jurés d’anéantir Mohammad et ses partisans jusqu’au dernier. Nous sommes donc dans un contexte de guerre. Lorsque La Mecque est conquise, au lieu de tuer ou d’emprisonner les vaincus qui voulaient l’assassiner, le prophète Mohammad fait un discours devant les habitants de la ville, ceux-là même donc qui l’avait chassé et voulaient l’éliminer. Une partie de ce discours est évoquée par Martin Lings : "Le Prophète leur adressa alors les mêmes paroles de pardon que celles que Joseph avait prononcées lorsque, selon ce que rapporte le Coran, ses frères étaient venus le trouver en Egypte : "En Vérité, Je vous dirai ce qu’a dit mon frère Joseph : Il ne vous sera fait ce jour ni blâme ni reproche. Dieu vous pardonne, et Il est le plus Miséricordieux des miséricordieux" (Martin Lings (Le Prophète Muhammad, Sa vie d’après les sources les plus anciennes, Seuil, p. 493). Mohammad invite donc au pardon ceux-là même qui voulaient l’éliminer. C’est dans ce contexte qu’il donne ensuite quatre mois (les mois sacrés) à ces gens-là pour se convertir ou partir : ce qui est une tolérance énorme et rarement vue dans une guerre ! Ensuite, ceux qui restent et demeurent malgré tout sans avoir changé leurs desseins sont dès lors un réel danger, d’où l’injonction du verset de les éliminer : c’est un cas de réelle légitime défense, car lorsque l’on donne l’occasion à une personne qui veut nous tuer de partir, et si elle reste sans avoir changé d’idée, sa présence devient un réel danger. Il est cependant encore dit ensuite que ces mêmes personnes se repentent, la liberté doit leur être donnée. Ce verset fait référence à une situation historique particulière et, si l’on regarde son contexte, ne vient pas contredire les principes universels de tolérance et de respect mutuel tels que "Que l’animosité pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété" (5:8) ; "Et s’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci (toi aussi) et place ta confiance en Dieu." (8:61)" ; "Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes." (5:32) ou encore d’autres versets évoquant encore une fois que la base des relations avec les personnes d’autres religions ou ayant des idées différentes est la tolérance et le dialogue respectueux : "Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon." (16:125).
[9] Il évoque de nouveau ce même aspect quelques lignes plus bas, lorsqu’il relate sa discussion avec son compagnon de chambre lorsque ce dernier revient :
"Qui est ce Jésus dont parle ton livre ?
-C’est Issa ibn Mariam, le fils de Marie…
Réponse totalement inattendue et incompréhensible pour moi. Issa je le connais, il figure fans le Coran, parmi d’autres prophètes venus avant Mahomet. Mais je n’ai jamais entendu dire qu’il portait un autre nom, ni que ce Jésus/Issa avait fait des miracles aussi extraordinaires" (p. 23).
Il faut ici distinguer plusieurs aspects de la question. Joseph Fadelle affirme : 1. Au départ, qu’il ne connaît pas ce "Jésus", ce qui peut être concevable si l’on prend en compte le fait que Jésus est parfois appelé différemment dans le Coran et par les chrétiens du Moyen Orient ; 2. Qu’il n’a jamais entendu parler de miracles au sens absolu (ce qui est impossible pour toute personne ayant tant soit peu lu le Coran ; 3. Même après avoir compris que le Issâ du Coran est le Jésus des chrétiens, il affirme ne jamais avoir entendu qu’il ait fait des miracles d’une telle ampleur, alors que le Coran évoque on ne peut plus clairement le fait que Jésus parlait alors qu’il n’était qu’un nouveau-né, qu’il guérissait les malades, ressuscitait les morts, etc. Nous pouvons donc ici formuler deux hypothèses : soit M. Fadelle n’a pas lu le Coran, ce qui serait surprenant pour un musulman, soit il fait clairement preuve de mauvaise foi.
[10] Lire notamment à ce propos Cuypers, Michel ; Gobillot, Geneviève, Le Coran, idées reçues, Le cavalier Bleu éditions, 2007, pp. 69-72.
[11] Un peu plus loin, il écrit à propos que la prière en islam : "l’essentiel de ce que j’en ai retenu était dans le respect des ablutions, très extérieures" (p. 40).
[12] Ici le langage utilisé est plus qu’approximatif : Al-Fâtiha ou "L’ouverture" est la première souratedu Coran qui est récitée pendant la prière, mais elle n’est pas une prière en soi.
[13] Si l’on se réfère au plus grand commentateur chiite du Coran contemporain, ’Allâmeh Tabâtabâ’i, s’inspirant lui-même de nombreux commentateurs, souligne que le champ est une image symbolisant la vie et la permanence de l’espèce humaine, grâce auquel la graine prend vie et la vie demeure. L’importance centrale de la femme comme "mère de l’homme" et permettant la survie de l’espèce humaine est ici soulignée. Concernant la seconde partie du verset, ’Allâmeh Tabâtabâ’i souligne que l’homme peut avoir des rapports sexuels avec sa femme quand il le souhaite (sauf exception par exemple lors du jeûne du Ramadan), cependant, ces rapports s’inscrivent dans le cadre de l’amour, du respect mutuel et de la miséricorde que Dieu a créée entre les époux (et non dans le sens où l’homme pourrait disposer librement de sa femme comme il l’entendrait, sans aucune considération à son égard). Tabâtabâ’i, Mohammad-Hossein, Al-Mizân, Vol. 2, Traduction persane, p. 319.
[14] Comme l’atteste ce verset : "Le divorce est permis pour seulement deux fois [avec la même personne]. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, d’une belle manière ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné." (2:229)". L’expression bima’rouf est également utilisée dans ce verset, qui nous apprend aussi qu’il est interdit au mari de retenir sa femme contre son gré si elle veut divorcer : "Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance (bima’rouf), ou libérez-les conformément à la bienséance (bima’rouf). Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort : vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets de Dieu." (2:231)
[15] Il faut également rappeler que selon le Coran, c’est à la fois Adam et Eve qui ont péchés, contrairement au récit de la Genèse où seule Eve est à l’origine du péché et induit son mari en erreur : "La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. […] L’Eternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé." (Genèse, 3:6-13). Les conséquences d’un tel péché sont notamment perceptibles dans la Première Epître de Paul à Timothée (2:11-15) citée plus haut.
Dans le Coran, il n’y a aucune différence entre l’homme et la femme concernant le péché originel : ils en sont tous les deux également responsables : "Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché - leurs nudités - leur chuchota, disant : “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des Anges ou d’être immortels !”. Et il leur jura : “Vraiment, je suis pour vous deux un bon conseiller”. Alors il les fit tomber par tromperie. Puis, lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leurs nudités leur devinrent visibles ; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela : “Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre ? Et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était pour vous un ennemi déclaré ?”" (7:20-22).
[16] Ce qui semble ici attester sa connaissance du Coran… et vient renforcer les contradictions sur le fait qu’il ignorait la présence de versets sur des miracles, ou encore sa relecture du Coran qui semble presque être une découverte…
[17] Un hadith qodsi est une parole de Dieu exprimée selon les mots du prophète Mohammad.
[18] Nous reprenons ici la traduction de Christian (Yahyâ) Bonaud, Le soufisme, Maisonneuve et Larose, 2002, p. 23.
[19] Un exemple parmi d’autres : "Les hommes, mes frères, échappent à cette autorité [de la mère] grâce à leur sexe, qui leur donne pouvoir sur toutes les femmes, mère comprise" (p. 20). M. Fadelle ne semble cependant pas outre mesure souffrir de cette situation, mais plutôt en profiter : "Avec elle [sa mère] je profite sans vergogne de ma situation privilégiée. Je salive encore au souvenir des cinq délicieux pains cuits spécialement par ma mère, à ma demande". (p. 20).
[20] Ce passage mérite d’être cité : "Mon grand-père paternel certes avait le même caractère dominateur, mais c’était aussi un jouisseur, aimant mordre la vie à pleines dents. Il est mort à 109 ans, en demandant qu’on le marie une quatrième fois, pendant qu’on lui versait des gouttes d’eau dans la bouche et que son fils lui faisait la lecture du Coran !" (pp. 18-19). Se trouvent ici associées les idées de religion, de sensualité et de domination dans un mélange virant à l’absurde. En partant de l’opinion que cet exemple soit vrai, il ne fait que confirmer l’existence d’une volonté de caricaturer en permanence un milieu que Joseph Fadelle semble dès le départ rejeter.
[21] Il écrit ainsi à propos de sa mère : "Elle supervise la cuisine, le linge, donne ses ordres à ses sept belles-filles et à mes sœurs non mariées, parfois même violemment, jusqu’à les frapper." (p. 20).
[22] "Je veux détruire l’islam, d’abord pour sauver les musulmans. La distinction entre les deux est encore une fois primordiale. C’est le salut des musulmans qui m’importe." Entretien avec Joseph Fadelle réalisé par Faustine des Lys, http://www.citeetculture.com/article-in ... 08795.html
[23] Ibid.
[24] Cuypers, Michel ; Gobillot, Geneviève, Le Coran, idées reçues, Le cavalier Bleu éditions, 2007, p. 104.
[25] Entretien avec Joseph Fadelle réalisé par Faustine des Lys, http://www.citeetculture.com/article-in ... 08795.html
[26] Ibid.
[27] Ibid.
[28] Ibid.
[29] Christophe Roucou, http://www.perepiscopus.org/islam/le-te ... ete-le-sri
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle19 novembre 2011 00:48, par Paul Huyegoms
Le livre de J.Fadel nous a été conseillé par une religieuse catholique de bonne volonté.
Sa lecture nous a dérangée par ses exagérations et certaines incohérences qui nous ont mis mal à l’aise et rendu sceptique vis-à-vis de l’authenticité de cette conversion où l’on ne parle pas du Christ, et où l’amour et la charité envers le prochain sont absents. Ainsi on lit p.99 : "livré à moi-même", "isolement"et à la page suivante qui parle de la même détention : "tous affamés dans cette cellule", "Je n’ai pas d’animosité envers mes codétenus".
Merci d’avoir éclairé et élargi notre réflexion.
Oui, un tel livre ne peut encourager la compréhension et le respect entre les musulmans et les chrétiens, qui demande, comme vous le dites à juste titre, étude des textes et respect et tolérance surtout.
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o Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle15 novembre 2012 02:53, par Ahmed Al Jabri, converti catholique
Sa lecture vous a dérangée... Eh bien c’est vraiment une bénédiction car vous avez un énorme déficit de dérangement. Vous vivez dans des certitudes incroyablement fausses vis-à-vis de l’islam qui ne demande nullement et nulle part "tolérance partout" comme vous le pensez.
Il est important de respecter les musulmans mais c’est justement pourquoi il faut connaitre l’islam mieux que 99 % des musulmans qui n’ont jamais vraiment lu en entier le Coran. Joseph Fadelle est un des 1% qui l’ont lu.
Pour votre gouverne : le coran est censé avoir été écrit avant la fondation du monde, sur une Table Gardée du Paradis, dans la langue que parlent Allah et les anges : le dialecte de La Mecque. Cela tombait bien, c’était la seule langue connue de Mahomet.
Cependant certains contemporains avaient été surpris du contraste entre les versets déclamés à La Mecque, quand l’islam était faible et avait besoin de tolérance pour survivre (pas de contrainte en religion, sourate 2 verset 256) et ceux de la période suivante, à Médine, quand l’islam devenu fort voulu user de violence contre ses opposants (assassinez ceux qui quittent l’islam, sourate 4 verset 89, assassinez les polythéistes, c’est-à-dire les animistes, sourate 9 verset 5).
Mahomet répondit par des versets, sourate 2 versets 106 et 107 et sourate 16, versets 101 et 102. Lorsqu’Allah remplace un verset par un autre de sens contraire, le nouveau est meilleur, ceux qui contestent iront en enfer...
Ainsi, le coran contient DEUX SORTES de versets : les mansukhs, qui sont des versets abrogés, toujours présents dans le coran, mais SANS VALEUR, et les nasikhs, les abrogeants, qui sont des versets ultérieurs de sens opposé.
Le coran est fait comme un ensemble de circulaires administratives. Les dernières en date annulent et remplacent les précédentes de sens contraire. Certains disent que les atteintes aux libertés et les violences ne sont qu’une déformation de l’islam, lequel serait modéré. Mais cette modération n’est présente que dans les mansukhs, les versets abrogés qui n’ont plus de valeur.
En particulier, les 115 versets tolérants, répartis dans 54 sourates, sont tous, sans aucune exception, des mansukhs, des abrogés sans valeur. Ils sont cités par les musulmans dits modérés, qui savent que les hommes politiques ou les journalistes d’Occident sont très rares à avoir lu le coran, et qu’il n’y a guère de risques à présenter des versets abrogés comme preuve de tolérance...
Alors faites preuve de tolérance envers Joseph Fadelle, car lui SAIT, et vous ne savez RIEN.
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Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle19 janvier 2013 14:55, par John
Le christianisme catholique est la religion la plus violente et la plus atroce de l histoire humaine. Faites un peu de lecture.
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle17 janvier 2012 14:06
Votre texte est partial tout comme vous condamnez celui de l’auteur
Vos citations du coran sont aussi tronquée pour ne garder que les termes positifs et supprimer le reste
Seul seul dieu connaît la vérité
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle25 mai 2012 00:20, par JC
Merci pour cet excellent article. À la suite de la lecture de "le prix à payer" j’avais besoin d’un point de vue plus objectif.
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle6 juin 2012 14:33, par Marine
J’ai été très intéressée par votre article, qui relève certainement des raccourcis excessifs et des approximations du livre.
Il demeure tout de même des points nombreux que vous passez sous silence :
vous parlez de divorce, mais dans le Coran une femme ne peut demander le divorce, seul l’homme peut la répudier. Vous citez certains versets, mais ils ne placent jamais homme et femme à égalité. D’ailleurs, le Coran s’adresse-t-il jamais aux femmes ? Dans le christianisme, le mariage est indissoluble et les droits et devoirs entre époux sont réciproques.
même si le christianisme a, de façon difficilement contestable, été teinté de machisme par le passé, cela n’a objectivement rien à voir avec la séparation totale des hommes et des femmes dans la plupart des pays musulmans ; avec la polygamie ; etc etc. Et tout cela n’est-il pas des fruits de l’Islam ? Ou bien acceptez-vous une critique de la façon dont l’Islam est vécu dans bien des pays ?
votre interprétation de la Genèse est fausse, et n’est pas celle qui est faite dans le christianisme. Il s’agit bien d’une faute conjointe, et c’est pourquoi Adam et Eve sont chassés ensemble du Paradis terrestre. En effet, qu’Eve ait pris le fruit ne change rien : tous deux en ont mangé.
Dans le christianisme, le mariage est monogame, et les époux ont des droits et devoirs réciproques (vous citez à raison St Paul, mais il ne faut pas le séparer de son interprétation par l’Eglise ni même de ce que dit Saint Paul des devoirs de l’époux envers son épouse).
vous citez les versets du Coran les plus miséricordieux, et il y en a, bien sûr. Le verset sur Jésus qui donne vie à des petits oiseaux à partir de l’argile est intéressant : en effet, il s’agit d’un verset qui est directement inspiré d’un évangile apocryphe (non retenu comme authentique par la religion catholique). Bien des aspects du Coran semblent en effet provenir d’une connaissance (approximative) des écrits juifs et chrétiens.
Mais vous ne citez pas les versets où l’homme peut battre sa femme ; ceux où il faut tuer l’apostat ; etc. Ce sont ces versets là qui posent problème, pas les autres évidemment. Quand les musulmans accepteront-ils de dire publiquement "NON il ne faut pas tuer l’apostat. OUI un musulman doit être libre de suivre sa conscience (même si nous, musulmans, nous la jugeons erronée) et doit être libre de se convertir."
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle2 août 2012 00:41, par MR. ELISABETH Gilbert
Gilbert ELISABETH
Je suis né le 16 mai 1979 vers 15 heures en Guyane du côté du fleuve à St Laurent du Maroni. Je suis né avec une mobilité réduite (IMC) et je m’appelle Gilbert.
Jusqu’à l’âge de 4 ans, ma mère m’a appris les formes géométriques et les couleurs. A 4 ans elle a décidé de m’envoyer en métropole et ce jour là, une nouvelle vie commença.
Je suis arrivé dans un établissement où je fus scolarisé et eus du catéchisme. J’ai commencé à connaître la vie de Jésus. C’était un moment que j’appréciais particulièrement ; parce que « la vie de Jésus » est pour moi un mystère, je suis très sensible à cette vie qui est pour moi à la fois mystérieuse et en même temps si réelle et vivante. Un mystère que je ne voudrai jamais cesser d’apprendre, de réapprendre, de faire partager et de faire découvrir : c’est l’essentiel de ma vie.
Je suis parti de St Maurice à l’âge de 16 ans et je suis allé dans le Gers, malheureusement, le catéchisme n’y tenait pas une grande place. En septembre 2000 je suis venu sur Paris à la MAS St Jean de Malte, située dans le 19 eme arrondissement, et là, la vie religieuse, à mon grand bonheur, tient une grande place : une chapelle à notre disposition, une messe hebdomadaire, des temps de prière…Et je trouve ma vie. Toute cette richesse nourrie peu à peu mon âme, c’est une vie merveilleuse, une vie que j’aime tant, qui me fait creuser, encore et encore à l’intérieur de moi sans s’arrêter : c’est comme cela que mon existence s’est dirigée peu à peu vers la vie spirituelle.
Aujourd’hui, je suis las quelques fois du quotidien, de la vie monotone… je ne veux pas « en finir » : non, mais je me lasse des choses quotidiennes.
Depuis mon enfance, mes amis, ma famille ne cessent de me confier des intentions de prières : cela me touche et me réjouis car je sais que la prière est ma vie. Depuis plusieurs années il y a en moi un désir fou qui grandit chaque jour un peu plus, c’est de devenir prêtre, mais cela me semble très difficile vu mes difficultés et puis je me disais : « et si le Seigneur désirait de moi que je fonde une famille ? Mais, non, ce n’est pas ce chemin là qu’il a prévu pour moi ». Alors j’ai continué le chemin qu’il a prévu pour moi…être prêtre…un prêtre autrement.
Et sur ce chemin on peut trouver des surprises : en 2002, j’ai eu la joie de me consacrer à Marie. En 2004, la Fraternité de Marie Reine Immaculée a intronisé Marie Reine chez moi. J’ai eu la joie d’aller à Notre Dame de Paris pour vénérer la couronne d’épine. Lors d’une retraite dont le thème était Ste Thérèse de l’enfant Jésus j’ai rencontré Alixe qui m’a remotiver à devenir prêtre ou de faire du catéchisme pour les enfants : un prêtre autrement.
L’année 2010 , j’ai découvert une radio : radio espérance et sur celle ci j’ai entendu parlé de Paray le monial …j’ai été dans une de leur retraite avec Philippe, un bénévole. Là bas, un dimanche fut une journée bien particulière. Le matin, à la fin de la célébration, il y eu une annonce qui m’interrogeât : « ce soir il y a un Irakien qui s’est converti au christianisme. Je vous demande de na pas filmer, ni de prendre de photo »
C’était la première fois que j’entendais cela. L’après midi, Philippe me propose de visiter la ville de Parays-Le Monial. Nous partons tous deux. Nous sommes allé à la chapelle des apparition et à La basilique de Saint Claude Lacolombrier. Le témoignage de l’homme arrive : le témoignage de Joseph. Comme d’habitude, j’écoute attentivement. Mais là, je fus pris par une émotion exceptionnelle, qui me dépassa, me rendit joyeux et me transforma.
Cet homme, Joseph Fadel a témoigné dans un livre « le prix à payer » . Depuis ce jour, mon désir est de transmettre ce témoignage…
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle25 août 2012 02:03, par Ahmed
Votre analyse du livre de Mr FADELLE est très complète, très soigneuse. Que de travail mais pourquoi ? Etes-vous amoureuse d’une idée, d’une religion, d’une idéologie, d’une culture, d’un musulman ? De tout à la fois ?
En fait votre travail, pourtant érudit, et aussi exhaustif que possible, est très peu convaincant. La raison ? Vos citations des Ecritures ne sont pas satisfaisantes, ni complètes, ni innocentes, ni objectives. Rien n’est crédible. De plus vous raisonnez en personne privilégiée, en intellectuelle gâtée, en pseudo-théologienne éthérée, irréalistiquement hors les vrais effets concrets sur le terrain de l’islam, comme des autres religions.
Votre attitude est beaucoup plus orientée que celle de Mr FADELLE, puisque lui ne fait qu’avoir mis noir sur blanc son vécu, son calvaire interminable et son feeling quand à l’islam dont il est issu. Votre vécu à vous est théorique. Il ne s’agit donc pas de vécu crédible. Que les effets qu’il emploie vous paraissent trop savamment dramatisés, est VOTRE problème. Son problème à lui fut autrement plus grave, puisqu’il a EFFECTIVEMENT plusieurs fois regardé la mort en face, ce que vous n’avez jamais eu à faire pour défendre l’islam. Un effet concret de l’islam que vous défendez est que Mr FADELLE regarde toujours aujourd’hui la mort en face, par le simple fait qu’il est un apostat et pourrait être assassiné, ce que vous ne pouvez ignorer.
Vous n’avez qu’une perception intellectuelle de l’islam que vous idéalisez à l’extrême, sans assise vécue pouvant supporter la comparaison avec celle de l’auteur. Il est possible d’idéaliser et de présenter comme belle et noble absolument TOUTE idéologie. Il n’y a aucune exception. Le communisme, le nazisme, la pédophilie généralisée, le bouddhisme tibétain, l’athéisme total, ont des chantres et défenseurs farouches, excellents, parfaitement capables de montrer la beauté, les bienfaits immenses, et l’innocuité totale « en théorie » et « sur le papier », de ces idéologies.
Mr FADELLE voit en l’islam un mouvement intrinsèquement pervers et satanique et il a payé pour le dire, pas vous. Rien ne vous empêche de commencer vraiment à payer pour soutenir le contraire.
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o Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle9 janvier 2013 01:29, par Pancrasse
Merci Ahmed pour ce message.
L’article est impressionnant, au départ... Mais, comme vous le faites remarquer, Joseph Fadelle ne fait pas une thèse sur l’Islam. Il raconte tout simplement ce qu’il a vécu...
C’est facile d’écrire que l’Islam est tolérant, ça ne coûte rien : ça coûte cher au contraire de se convertir de l’Islam au Christianisme. C’est de cela que témoigne Joseph Fadelle.
Amélie Neuve-Eglise ne témoigne de rien, elle affirme souvent gratuitement.
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle22 janvier 2013 16:35, par rosi
Vos propos sont largement faussés au sujet de Joseph Fadelle et de ses intentions.
Dire que son livre n’a pas d’argumentation sur sa conversion ? Il s’’agit là d’un roman autobiographique et non d’un essai sur les limites de l’islam.
Penser que sa conversion a été facile est largement erronnée, penser que l’islam autorise de le quitter est également faux.. L’apostasie est punie de mort en islam, le dire ne fait pas de nous des islamophobes, simplement des gens qui savent lire:Coran (4:89) - "Ils souhaitent tant vous voir perdre votre foi comme ils l’ont eux-mêmes perdue, pour que vous soyez tous pareils. Ne formez pas de liaisons avec eux, tant qu’ils ne se seront pas engagés résolument dans la Voie du Seigneur. Mais s’ils optent carrément pour l’apostasie, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez ! Gardez-vous de prendre parmi eux des amis ou des auxiliaires" (je ne citerai qu’un seul verset parmi tant d’autres).
Effectivement, le Coran apprend à ne pas traiter les juifs et chrétiens comem des égaux des musulmans :
Coran (5:51) - " vous qui croyez ! Ne prenez pas les juifs et les chrétiens pour alliés. Ils sont alliés les uns des autres. Quiconque parmi vous les prend pour alliés sera des leurs. Dieu ne guide pas les traîtres."
Vous réduisez sa conversion à une envie de "quitter son environnement familial", à travers votre analyse psychologique de bas étage.
Je suis moi même convertie au christianisme, et pour avoir rencontré Joseph Fadelle, je peux vous affirmer que sa Foi est profonde et que son Amour des musulmans est sincère.
Dialoguer avec des musulmans et dialoguer de l’islam ne veut pas dire se coller des oeillères, oui nous n’avons pas la même conception de la religion, il faut apprendre à s’aimer avec nos différences et ne pas faire semblant d’être pareil ou "d’avoir le même Dieu" pour se sentir plus proche.
Taxer d’islamophobe ou de menteur celui qui a un avis contraire au vôtre revient à fermer la porte au dialogue, sous couvert d’une pseudo tolérance vous démontrez les limites d’un dialogue que tout les musulmans ne sont pas prêts à avoir, car par Essence, ils pensent leur religion supérieure.
Quelles que soient les situations, un musulman ne peut douter, hésiter ni remettre en question un propos quelconque du Coran. Face à une information qui lui paraîtrait intellectuellement inaccessible, par exemple, il se remettra lui même en question, mais pas le Coran.
Le dialogue islamo chrétien doit être basé sur la Sincérité, l’Honnêteté, Joseph Fadelle a le courage de ses opinions, et je le soutiens, et partage avec ferveur son Regard sur le Monde.
Que Dieu le garde dans son Amour et porte encore davantage d’ampleur à son témoignage.
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• Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle7 mars 2013 02:35, par Syd
Mouais...
vous ne faites aucune critique de l’oeuvre, vous défendez votre point de vue contre celui de l’auteur. Objectivement parlant, vous ne faites absolument pas un travail de critique.
Vous vous effarouchez des propos de l’auteur, et votre subjectivité vous amène à oublier dans quel contexte il se trouvait lors des évènements qu’il relate : son pays, sa guerre, son environnement.
Bref, on ne sent qu’une chose : vous voulez dissuader de lire.
Sachez seulement qu’un esprit libre et véritablement CRITIQUE et OBJECTIF n’aura nul besoin d’un chapelet de contradictions pour se faire sa propre opinion de ce livre.
Pour votre information, je ne l’ai pas lu. Je suis juste très attaché au travail d’objectivité des commentaires littéraires. Dans votre cas, c’est plutôt raté.
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o Critique de l’ouvrage Le prix à payer* de Joseph Fadelle26 mars 2013 19:53, par la vérité triomphera
Je pense que l’auteur de l’article a oublié une recommandation importante de Mr Joseph Fadelle : " lire le coran" . Le contenu en est édifiant , outre le fait que l’on soit autorisé à battre sa femme ( pourquoi pas ! ) , on peut également massacrer ses ennemis . À mon avis Mr Fadelle ne ment pas quand il affirme que le coran n’est pas exempt d’ appels au meurtre . On ne peut donc plus dés lors parler d’une religion de paix et de tolérance . Effectivement dans la conversion d’un musulman vers une autre religion , il semblerait qu’un prix soit vraiment à payer , sa propre vie par exemple .
repondre message
ou
http://www.aleteia.org/fr/international ... 9189443584
Re: Que devient Joseph Fadelle ?
Publié : mer. 04 juin 2014, 13:42
par elenos
gerardh a écrit :_________
Bonjour,
Je pense en effet que Joseph Fadelle, en France, n'est pas bien vu, ni des autorités civiles ni des autorités religieuses. On peut espérer que le pape François redressera cette situation, pour ce qui concerne un certain clergé qui essaie de pactiser avec ses propres ennemis.
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Bonjour Gérardh,
espérons pour ce qui concerne le pape François
Mais n'espérons rien des autorités civiles !
Et rien non plus des pharisiens ! (ceux que vous appelez poliment "un certain clergé" !)
Mais il doit y avoir même parmi eux quelques personnages d'exception...
après tout même au Sanhédrin il y avait Joseph d'Arimathie et Nicodème secrètement convertis à l'enseignement de Jésus.
Mais secrètement bien sûr !
Re: LE PRIX A PAYER
Publié : mer. 04 juin 2014, 21:07
par elenos
Il faut ajouter que sur cette ligne de forum TOUS les précédents messages saluent le courage de cet ex-musulman devenu témoin du Christ.
Je recopie ci-dessous le message de Suliko qui le dit mieux que moi:
"Quand je pense que cet homme a risqué sa vie pour le Christ et que nous, en Occident, nous ne transmettons presque plus la foi au nom de la liberté de conscience et de religion, j'ai tout simplement honte. Il faudrait transmettre ces propos à toutes les écoles catholiques!
D'ailleurs, savez-vous si Joseph Fadelle est bien vu par le clergé français? J'ai l'impression que son témoignage ne peut que déranger, dans une société où l'on prône le pseudo dialogue...C'est d'ailleurs ce qu'il a ressenti, puisqu'il parle de faux dialogues, qui n'abordent pas les questions en profondeur."