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31 mai : Fête de la Visitation
Publié : jeu. 31 mai 2007, 3:22
par ami de la Miséricorde
Chers amis
Quelques prières pour cette magnifique fête de la Visitation
PRIÈRE MAGNIFICAT
(Cantique de Marie: Luc 1:46)
Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!
Il s'est penché sur son humble servante;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles;
Saint est son Nom!
Son amour s'étend d'âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les main vides.
Il relève Israël, son serviteur,
Il se souvient de son amour.
De la promesse faîte à nos pères,
en faveur d'Abraham
et de sa race, à jamais.
Amen .
SAINTE MARIE NOTRE DAME DE LA PRIERE
Tu as accueilli dans la foi le message de l’ange Gabriel
Et tu es devenue la Mère de Jésus, le Fils Unique de Dieu,
Apprends-nous à prier pour grandir dans la foi.
A la Visitation , tu as exulté de joie par le Magnificat,
Apprends-nous à rendre grâce à Dieu.
A Cana, tu as prié le Christpour qu’Il donne le vin des noces,
Apprends-nous à intercéder pour nos frères.
Debout au pied de la Croix,tu as souffert avec Jésus par amour pour les pécheurs,
Apprends-nous à accueillir la Miséricorde du Père.
A la Pentecôte, tu priais avec les Apôtres quand ils ont reçu la plénitude de l’Esprit Saint ,
Apprends-nous à demander l’Esprit pour témoigner de l’Evangile.
Tu es la Mère de l’Eglise et la Protectrice des Familles,
Veille sur chacune de nos familles,
Apprends-nous à nous aimer avec fidélité.
Tu es la Mère de l’humanité et la Patronne de la France,
Ouvre notre pays aux dimensions universelles de l’amour de Dieu.
Apprends-nous à servir avec générosité.
O Marie conçue sans péché,priez pour nous qui avons recours à vous !
Notre Dame de la Prière , apprenez-nous à prier !
Le 8 décembre 1999 André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris
PRIERE POUR LA VIE
O Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants,
Nous te confions la cause de la Vie :
Regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l’on empêche de naître,
Des pauvres pour qui la vie est rendue difficile,
Des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine,
Des vieillards et des malades tués par l’indifférence ou par une pitié fallacieuse.
Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps, l’Evangile de la Vie.
Obtiens-leur la grâce de l’accueillir comme un don toujours nouveaux,
La joie de le célébrer avec reconnaissance
Dans toute leur existence et le courage d’en témoigner avec une ténacité active,
Afin de construire, avec tous les hommes de bonne volonté,
La civilisation de la vérité et de l’amour,
A la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la vie.
Jean Paul II, dans la lettre encyclique E v a n g e l i u m v i t a e du 25 mars 1995
Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Publié : jeu. 31 mai 2007, 11:08
par Théophane
Maintenant, mon jeune ami, tu dois déjà savoir te débrouiller. — Accompagne avec joie Joseph et Sainte Marie... et tu apprendras les traditions de la Maison de David:
Tu entendras parler d'Elisabeth et de Zacharie, tu t'attendriras devant l'amour très pur de Joseph, et ton coeur battra très fort chaque fois que l'on prononcera le nom de l'Enfant qui va naître à Bethléem...
Nous marchons en hâte vers les montagnes, jusqu'à une ville de la tribu de Juda (Lc 1, 39).
Nous arrivons. — C'est la maison où va naître Jean, le Baptiste. — Elisabeth salue, avec reconnaissance, la Mère de son Rédempteur: Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni! — D'où me vient cet honneur que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? (Lc 1, 42 et 43).
Jean-Baptiste tressaille dans le sein de sa mère... (Lc 1, 41). — L'humilité de Marie s'épanche dans le Magnificat... — Et toi et moi, qui sommes orgueilleux — qui étions orgueilleux —, promettons d'être humbles
Saint Josémaría Escrivá (1902-1975), Saint Rosaire
31 mai : Fêtes de la Visitation - du Coeur Immaculé de Marie
Publié : sam. 31 mai 2008, 5:43
par ami de la Miséricorde
CONSECRATION AU COEUR IMMACULE DE MARIE (de Fatima)
Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère,
Nous nous consacrons a votre Coeur Immaculé
Pour être pleinement offerts et consacrés au Seigneur.
Par Vous, nous serons présentés au Christ, votre Fils
Et Fils unique de Dieu, et, par Lui et avec Lui, à son Père Eternel.
Nous marcherons à la lumière de la foi, de l'espérance et de l'amour
Pour que le monde croie que le Christ est l'envoyé du Père
Dont Il est venu nous transmettre la Parole.
Nous serons nous aussi ses envoyés afin de Le faire connaître
Et aimer jusqu'aux confins de la terre.
Ainsi, sous la maternelle protection de votre Coeur Immaculé,
Nous serons un seul peuple avec le Christ,
Qui nous a acquis par sa Mort,
Témoins de sa Résurrection, et par Lui offerts au Père
Pour la gloire de la Très Sainte Trinité,
Que nous adorons, louons et bénissons.
Ainsi soit-il.
Imprimatur de Mgr Albert,
Evêque de Leiria-Fatima, 8 decembre 1986,
Source : viacrucis.free.fr
Union de prières
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
La Visitation
Publié : sam. 31 mai 2008, 6:25
par jean_droit
Hymne
Émerveillée de la promesse,
Élisabeth laisse chanter l'Esprit :
son enfant a bondi d'allégresse.
Voici Marie : le Seigneur vient !
R/Mère du Sauveur,
partage-nous ta joie, alléluia !
Bénie sois-tu, fille d'Israël,
car tu accueilles la Parole éternelle.
Bénie sois-tu, humble servante,
car le Seigneur a comblé ta pauvreté.
Bénie sois-tu, Mère de l'Emmanuel,
car tu viens visiter notre demeure.
Oraison :
Dieu tout puissant, tu as inspiré à la Vierge Marie, qui portait en elle ton propre Fils, de visiter sa cousine Élisabeth ;
accorde-nous d’être dociles au souffle de l’Esprit afin de pouvoir nous aussi te magnifier éternellement.
31 mai : Fête de la Visitation
Publié : dim. 31 mai 2009, 21:53
par ami de la Miséricorde
De Saint Bonaventure
CHAPITRE V.
Comment la bienheureuse Vierge Marie a visité sainte Elisabeth
La Sainte Vierge, se rappelant ensuite les paroles que l'Ange lui avait dites touchant sa cousine Elisabeth (1), se proposa de la visiter, afin de la féliciter et de lui rendre quelques services. Elle partit donc de Nazareth en compagnie de Joseph, son époux, pour aller en la maison d'Elisabeth, qui était distante de quatorze ou quinze milles environ de Jérusalem. Elle n'est point retardée par la longueur et la difficulté du chemin; mais elle s'avance avec hâte, car elle ne voulait point paraître longtemps en public, et elle n'était point chargée du fruit qu'elle portait dans son sein, comme il arrive aux autres femmes : le Seigneur Jésus ne fut point un fardeau pour sa mère. Regardez donc ici comment s'avance, seule avec
1 Luc. 1.
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son époux, la Reine du ciel et de la terre ; elle n'a point de monture, elle est à pied ; elle n'est point environnée de gardes ni de seigneurs; elle n'a point une longue suite de femmes d'honneur ni de servantes. Mais avec elle marchent la pauvreté, l'humilité, la modestie et le cortège de toutes les vertus. Le Seigneur est avec elle, accompagné d'un entourage nombreux et honorable, mais qui n'a rien de la vanité, ni de la pompe du siècle.
Lorsqu'elle entra dans la maison, elle salua sa cousine en disant : « Je vous salue, Elisabeth, ma Sœur! » Mais celle-ci, tressaillant d'allégresse, débordant de joie, embrasée par l'Esprit-Saint, se lève, la serre tendrement dans ses bras en s'écriant hors d'elle-même : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni est le fruit de votre sein. Et d'où me vient ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne me visiter ? Car aussitôt que la voix de votre salutation s'est fait entendre à mes oreilles, l'enfant que je porte en mon sein a tressailli de joie (1). Vous êtes bien heureuse d'avoir cru, car tout ce qui vous a été dit de la part du Seigneur recevra son accomplissement. » Au moment où la Vierge salua Elisabeth, Jean fut rempli du Saint-Esprit dans le
1 Luc., 1.
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sein de sa mère, et sa mère en fut également remplie. Elle n'en fut pas remplie avant son fils; mais le fils, en étant rempli d'abord, en remplit sa mère, non pas en produisant par lui-même quelque effet en son âme, mais en méritant que le Saint-Esprit fit paraître en elle quelque marque de sa présence ; car la grâce de cet Esprit divin brillait plus abondante en lui, et il éprouva le premier ses faveurs; et de même qu'Elisabeth vit Marie la première, ainsi son fils sentit le premier l'arrivée du Seigneur. C'est pourquoi il tressaillit d'allégresse, et sa mère prophétisa.
Voyez quelle vertu il y a dans les paroles de Marie, puisqu'à leur accent l'Esprit-Saint se communique : elle était si abondamment remplie de ce divin Esprit, qu'elle méritait d'en remplir aussi les autres.
Marie répondit à Elisabeth en ces termes : « Mon âme glorifie le Seigneur ; » et elle acheva tout entier ce cantique de jubilation et de louange. S'asseyant ensuite, la très-humble Vierge se mit à la dernière place aux pieds d'Elisabeth ; mais celle-ci, ne pouvant le souffrir, se leva aussitôt, et la força de s'asseoir sur un siège semblable au sien. Alors Marie raconta comment elle était devenue mère, et Elisabeth l'entretint aussi des faveurs de Dieu à son égard. Ces récits les remplissent d'une joie mutuelle ; elles louent Dieu des merveilles opérées en elles, lui en rendent leurs
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actions de grâces, et passent ainsi des jours de félicité. Notre Souveraine demeura en ce lieu, trois mois environ, servant et se vouant autant qu'elle le pouvait à tous les offices de la maison avec humilité, révérence et empressement, comme si elle ne se fut point souvenue qu'elle était la mère de Dieu, et la reine du monde entier.
Oh ! quelle maison, quelle chambre, quelle couche que celle où demeurent et reposent en même temps de telles mères ; Marie et Elisabeth enceintes de tels fils, Jésus et Jean-Baptiste ! Il y a aussi en ce lieu de glorieux vieillards : Zacharie et Joseph. — Le temps donc étant arrivé, Elisabeth mit au monde un fils, que Marie prit dans ses bras et revêtit avec empressement selon que sa position l'exigeait. Or, cet enfant fixait ses regards sur elle, comme s'il eût compris qui elle était ; et lorsqu'elle voulait l'offrir à sa mère, il inclinait sa tête vers la Vierge et semblait ne trouver de plaisir qu'en elle : Marie le caressait avec bonheur, le serrait dans ses bras et le couvrait de ses baisers.
Considérez la gloire de Jean. Jamais personne au monde ne reposa dans les bras d'une telle créature. Nous trouvons en outre beaucoup de privilèges dont il fut comblé ; mais je ne m'y arrête pas pour le moment.
Le huitième jour, l'enfant fut circoncis et appelé
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Jean. Ce fut alors que la langue de Zacharie se délia, et qu'il prophétisa en disant : Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, etc.; et ainsi cette maison entendit la première ces deux magnifiques cantiques : Magnificat et Benedictus. Pour Marie, elle se tenait en ce moment derrière un rideau, dans un endroit à l'écart, pour n'être point exposée aux regards des personnes qui étaient présentes à la circoncision de l'enfant; elle écoutait attentivement ce cantique où il était fait mention de son Fils, et elle repassait soigneusement toutes ces choses en son cœur. Enfin, disant adieu à Élisabeth, à Zacharie, et bénissant Jean-Baptiste, elle revint à sa maison de Nazareth. Rappelez-vous encore sa pauvreté en ce retour; car elle retourne en cette maison où elle ne doit trouver ni pain, ni vin, ni aucune des choses nécessaires à la vie. Elle n'avait ni bien, ni argent. Elle est demeurée pendant trois mois, auprès de personnes qui étaient peut-être riches. Maintenant elle revient à sa pauvreté, et c'est en travaillant de ses mains qu'elle pourvoira à sa subsistance. Compatissez-lui, et embrasez-vous d'amour pour la pauvreté.
Source : jesusmarie.free.fr
Que Jésus Miséricordieux voux bénisse
ami de la Miséricorde
31 mai : Fête de la Visitation
Publié : lun. 31 mai 2010, 21:57
par ami de la Miséricorde
L'Esprit Saint dans le récit de la Visitation
1. Les textes évangéliques révèlent clairement la vérité sur l'Esprit Saint dans la description de certains moments de la vie et de la mission du Christ. Nous avons déjà réfléchi sur la conception virginale et sur la naissance de Jésus de Marie par l'œuvre de l'Esprit Saint. D'autres pages de l'Évangile de l'enfance méritent toute notre attention car elles mettent particulièrement en relief l'action de l'Esprit Saint.
L'une de ces pages est certainement celle où l'évangéliste Luc raconte la visite de Marie à Elisabeth. Nous lisons qu'en ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda (I 39). On considère généralement qu'il s'agit de la localité de Aïn-Karim, à six kilomètres à l'ouest de Jérusalem. Marie s'y rend pour être aux côtés de sa parente Elisabeth, plus âgée qu'elle. Elle s'y rend à la suite de l'Annonciation, dont la Visitation devient presque un complément. En effet, l'Ange avait dit à Marie : Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ; car rien n'est impossible à Dieu. (Luc I 36-37).
Marie partit en hâte pour se rendre chez Elisabeth, certainement poussée par un besoin intérieur, afin de manifester son affection, comme à une sœur, en ce mois de grossesse avancée. Un sentiment de solidarité féminine naît dans son cœur sensible et bon, solidarité propre à cette circonstance. Mais l'expérience d'une communion toute particulière entre elle et Elisabeth à la suite de l'annonce faite par l'ange, se rattache probablement à ce contexte psychologique : le fils qu'attend Elisabeth sera, en effet, le précurseur de Jésus et celui qui le baptisera dans le Jourdain.
2. Cette communion d'esprit explique pourquoi l'évangéliste Luc s'empresse de mettre en lumière l'action de l'Esprit Saint dans la rencontre entre les deux futures mères : Marie entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint (I 40-41).
Cette action de l'Esprit Saint, vécue par Elisabeth d'une manière particulièrement profonde au moment de sa rencontre avec Marie, se rattache au destin mystérieux de l'enfant qu'elle porte dans son sein. Zacharie, le père de l'enfant, en recevant l'annonce de la naissance de son fils au cours de son service sacerdotal dans le temple, s'était entendu dire : il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère. (Luc I 15). Au moment de la Visitation, quand Marie franchit le seuil de la maison d'Elisabeth, (et avec elle, Celui qui est déjà le fruit de ses entrailles), la présence de l'Esprit Saint est ressentie par Elisabeth d'une manière expérimentale. Elle le témoigne elle-même dans son salut à la jeune mère qui est venue lui rendre visite.
3. Selon l'Évangile de Luc, en effet, Elisabeth poussa un grand cri et dit : Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! (I 42-45).
En peu de mots, l'évangéliste nous révèle le tressaillement joyeux d'Elisabeth, ainsi que celui de l'enfant dans son sein, l'intuition, tout au moins confuse, de l'identité messianique de l'enfant que porte Marie, la reconnaissance de la foi de Marie dans la révélation que le Seigneur lui a faite. Luc utilise dès cette page le titre divin de Seigneur, non seulement pour parler de Dieu qui révèle et promet (les paroles du Seigneur), mais également du fils de Marie, Jésus, auquel dans le Nouveau Testament, le titre est attribué surtout comme ressuscité (cf. Actes II 36 ; Philippiens II 11). Ici il doit encore naître. Mais Elisabeth perçoit, autant que Marie, sa grandeur messianique.
4. Cela signifie qu'Elisabeth, remplie d'Esprit Saint, est introduite dans la profondeur du mystère de la venue du Messie. L'Esprit Saint opère en elle cette illumination particulière, qui s'exprime dans le salut adressé à Marie. Elisabeth parle comme si elle avait participé à l'Annonciation de Nazareth et comme si elle en avait été témoin. Elle définit par ses paroles l'essence même du mystère qui à ce moment-là s'est opéré en Marie ; en disant la mère de mon Seigneur vient à moi, elle appelle, mon Seigneur l'enfant que Marie attend depuis peu de temps. Ensuite, elle proclame Marie bénie entre les femmes et elle ajoute : bienheureuse celle qui a cru, comme si elle voulait faire allusion au comportement de la servante du Seigneur, qui répondit à l'ange par son fiat : qu'il m'advienne selon ta parole ! (Luc I 38).
5. Le texte du Luc manifeste sa conviction que l'action du Saint-Esprit illumine et inspire aussi bien Marie qu'Elisabeth. De même que l'Esprit a fait pressentir à Marie le mystère de la maternité messianique qui s'est réalisée dans la virginité, il donne à Elisabeth la capacité de découvrir Celui que Marie porte dans son sein et ce qu'elle est appelée à être dans l'économie du salut : la Mère du Seigneur. Il lui donne ainsi ce transport intérieur qui la pousse à proclamer cette découverte dans un grand cri (Luc I 42), avec cet enthousiasme et cette joie qui sont également le fruit de l'Esprit Saint. La mère du futur prédicateur et baptiste du Jourdain attribue cette joie à l'enfant qu'elle attend depuis six mois : l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Mais le fils et la mère se trouvent unis dans une sorte de symbiose spirituelle, c'est pourquoi la joie de l'enfant est transmise à celle qui l'a conçu, et voici : Elisabeth laisse éclater le cri qui exprime la joie qui l'unit profondément à son fils, comme le témoigne Luc.
6. Toujours selon le récit de Luc, un chant d'allégresse jaillit du cœur de Marie, le Magnificat, dans lequel elle exprime elle aussi sa joie : mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur (I 47). Elevée comme elle l'était au culte de la Parole de Dieu qu'elle connaissait par la lecture et la méditation de la Sainte Écriture, Marie sentit monter à ce moment-là, du plus profond de son âme, les versets du Cantique d'Anne, mère de Samuel (cf. I Samuel II 1-10) et d'autres paroles de l'Ancien Testament, pour laisser libre cours aux sentiments de la fille de Sion, qui trouvait en elle la plus grande réalisation. C'est ce qu'a bien compris l'évangéliste Luc d'après les confidences reçues directement ou indirectement de Marie.
L'une de celles-ci devait être la joie qui unit les deux mères lors de cette rencontre, comme manifestation du fruit de l'amour vibrant dans leur cœur. Il s'agissait de l'Esprit-Amour trinitaire, qui se révélait au seuil de la plénitude du temps (Galates IV 4), inaugurée dans le mystère de l'Incarnation du Verbe. A ce moment bienheureux, ce que Paul dira plus tard se réalisait déjà : le fruit de l'Esprit Saint... est charité, joie, paix (Galates V 22).
Allocution de S.S. Jean-Paul II,
au cours de l'audience générale hebdomadaire du 13 juin 1990
Source : missel.free.fr
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
31 mai Solennité de la Visitation
Publié : mar. 31 mai 2011, 13:42
par ami de la Miséricorde
PRIÈRE extraite des Gloires de Marie de Saint Alphonse de Liguori
Vierge immaculée et bénie, puisque vous êtes la dispensatrice universelle de toutes les grâces divines, vous êtes donc mon espérance et celle de tous les hommes.
Je remercie sans cesse mon Seigneur, qui m'a donné de vous connaître, et qui m'a fait comprendre le moyen que je dois prendre pour obtenir ces grâces, et pour me sauver : ce moyen, c'est vous, auguste Mère de Dieu ; car je comprends que je dois opérer mon salut, d'abord par les mérites de Jésus-Christ, et ensuite, par votre puissante intercession.
Ah ! ma Reine, vous qui vous êtes donné tant de mouvement pour aller visiter et sanctifier la maison d'Elisabeth , visitez de suite la pauvre maison de mon âme. Hâtez-vous : mieux que moi vous savez combien elle est remplie d'affections déréglées, de méchantes habitudes et de péchés commis, qui sont autant de maladies pestilentielles qui la conduisent à la mort éternelle ? Trésorière de Dieu ! vous pouvez l'enrichir, et la guérir de toutes ses infirmités.
Visitez-moi donc durant ma vie, et visitez-moi surtout au moment de ma mort, parce qu'alors votre assistance me sera encore plus nécessaire. Je ne prétends pas être digne que vous me visitiez sur cette terre par votre présence visible, comme vous l'avez fait à l'égard d'un si grand nombre de vos serviteurs qui le méritaient, et qui n'étaient point ingrats comme je le suis; je me contente d'espérer vous voir dans votre royaume céleste, pour vous y remercier de tous les biens que vous m'avez faits, et pour vous y aimer davantage.
Je serai assez heureux que vous me visitiez par votre Miséricorde: il me suffit que vous priiez pour moi.
Priez donc, ô Marie! et recommandez-moi à votre Fils. Vous connaissez mieux que moi mes besoins et mes misères. Que vous dirai-je de plus? Ayez pitié de moi. Je suis si malheureux et si ignorant, que je ne sais pas même demander les grâces dont j'ai le plus besoin. Ma reine, et ma très-douce Mère, demandez pour moi, et obtenez-moi de votre Fils les grâces que, vous savez être les plus utiles et les plus nécessaires à mon âme. Je m'abandonne tout entre vos mains, et je prie seulement la divine majesté que, par les mérites de mon Sauveur Jésus, elle m'accorde les grâces que vous demandez pour moi.
Demandez, donc ô Vierge très sainte, ce qui vous plaira davantage. Vos prières ne sont point repoussées ; ce sont les prières d'une Mère adressées à un Fils qui vous aime tant, et qui se réjouit de faire tout ce que vous lui
demandez, pour vous honorer par-là davantage, et pour vous témoigner en même temps le grand amour qu'il vous porte.
Demeurons ainsi, ô ma Souveraine! je me confie en vous ; chargez-vous de me sauver. Amen.
Source : jesusmarie.free.fr
Bonne Fête de la Visitation à tous !
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
31 mai La Visitation
Publié : jeu. 31 mai 2012, 10:47
par ami de la Miséricorde
Luc, I, 39-56 La Visitation commentée par Saint Bonaventure
« Et Marie se levant en ces jours-là partit en hâte pour la montagne,
pour la cité de Juda, entra dans la demeure de Zacharie et salua
Elisabeth. »
La Sainte Vierge, se rappelant ensuite les paroles que l'Ange lui avait dites touchant sa cousine Elisabeth, se proposa de la visiter, afin de la féliciter et de lui rendre quelques services. Elle partit donc de Nazareth en compagnie de Joseph, son époux, pour aller en la maison d'Elisabeth, qui était distante de quatorze ou quinze milles environ de Jérusalem. Elle n'est point retardée par la longueur et la difficulté du chemin; mais elle s'avance avec hâte, car elle ne voulait point paraître longtemps en public, et elle n'était point chargée du fruit qu'elle portait dans son sein, comme il arrive aux autres femmes : le Seigneur Jésus ne fut point un fardeau pour sa mère. Regardez donc ici comment s'avance, seule avec.son époux, la Reine du ciel et de la terre ; elle n'a point de monture, elle est à pied ; elle n'est point environnée de gardes ni de seigneurs; elle n'a point une longue suite de femmes d'honneur ni de servantes. Mais avec elle marchent la pauvreté, l'humilité, la modestie et le cortège de toutes les vertus. Le Seigneur est avec elle, accompagné d'un entourage nombreux et honorable, mais qui n'a rien de la vanité, ni de la pompe du siècle. Lorsqu'elle entra dans la maison, elle salua sa cousine en disant : « Je vous salue, Elisabeth, ma Sœur! » Mais celle-ci, tressaillant d'allégresse, débordant de joie, embrasée par l'Esprit-Saint, se lève, la serre tendrement dans ses bras en s'écriant hors d'elle-même : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni est le fruit de votre sein. Et d'où me vient ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne me visiter ? Car aussitôt que la voix de votre salutation s'est fait entendre à mes oreilles, l'enfant que je porte en mon sein a tressailli de joie. Vous êtes bien heureuse d'avoir cru, car tout ce qui vous a été dit de la part du Seigneur recevra son accomplissement. » Au moment où la Vierge salua Elisabeth, Jean fut rempli du Saint-Esprit dans le sein de sa mère, et sa mère en fut également remplie. Elle n'en fut pas remplie avant son fils; mais le fils, en étant rempli d'abord, en remplit sa mère, non pas en produisant par lui-même quelque effet en son âme, mais en méritant que le Saint-Esprit fit paraître en elle quelque marque de sa présence ; car la grâce de cet Esprit divin brillait plus abondante en lui, et il éprouva le premier ses faveurs; et de même qu'Elisabeth vit Marie la première, ainsi son fils sentit le premier l'arrivée du Seigneur. C'est pourquoi il tressaillit d'allégresse, et sa mère prophétisa.[...]
Source : abbaye-saint-benoit.ch
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Re: 31 mai La Visitation
Publié : jeu. 31 mai 2012, 11:24
par Antoine-Henri
Bonjour
Ce qui me frappe finalement le plus, ici, c'est que Marie "partit en hâte". Imaginer la mère du Seigneur dans la précipitation est pour moi révélateur "d'urgence d'être heureux". C'est comme l'enfant qui court pour aller annoncer sa joie...
Merci, Vierge Marie, de nous rendre participant à ton bonheur !
Bien à vous.
AH.
31 mai Solennité de la Visitation
Publié : ven. 31 mai 2013, 11:35
par ami de la Miséricorde
Saint Thomas d'Aquin : Chaîne d'Or sur l'Evangile selon Saint Luc - Catena Aurea
[...] S. Ambr. L’ange qui annonçait à Marie des choses aussi mystérieuses, lui donne pour affermir sa foi, l’exemple d’une femme stérile qui était devenue mère. A cette nouvelle, Marie s’en va vers les montagnes de Judée. Quoi donc ? Est-ce qu’elle ne croit point aux paroles de l’ange ? est-ce qu’elle n’est point certaine de la divinité de son message ? Est-ce qu’elle doute de l’exemple qu’il lui donne ? non, c’est un saint désir qui la transporte, c’est un sentiment religieux du devoir qui la pousse, c’est une joie divine qui lui inspire cet empressement " Marie partit et s’en alla dans les montagnes, " etc. Toute remplie de Dieu qu’elle est, où pourrait-elle diriger ses pas, si ce n’est vers les hauteurs. — Orig. (hom. 7.) Jésus qu’elle portait dans son sein, avait hâte lui-même d’aller sanctifier Jean-Baptiste, qui était encore dans le sein de sa mère : " Elle s’en alla en toute hâte, " etc. — S. Ambr. La grâce de l’Esprit saint ne connaît ni lenteurs ni délais. Apprenez de la Vierge chrétienne à ne point vous arrêter sur les places publiques et à ne prendre aucune part aux conversations qui s’y tiennent. — Théophyl. Elle va vers les montagnes, parce que c’est là qu’habitait Zacharie : " En une ville de Juda, et elle entra dans la maison de Zacharie. " — S. Ambr. Apprenez aussi, femmes chrétiennes, les soins empressés que vous devez à vos parentes, lorsqu’elles sont sur le point d’être mères. Voyez Marie, elle vivait seule auparavant dans une profonde retraite, aujourd’hui ni la pudeur naturelle aux vierges ne l’empêche de paraître en public, ni les montagnes escarpées n’arrêtent son zèle, ni la longueur du chemin ne lui fait retarder le bon office qu’elle va rendre à sa cousine. Vierges de Jésus-Christ, apprenez encore quelle fut l’humilité de Marie. Elle vient vers sa parente, elle vient, elle la plus jeune, visiter celle qui est plus âgée, et non seulement elle la prévient, mais elle la salue aussi la première : " Et elle salue Elisabeth. " En effet, plus une vierge est chaste, plus aussi son humilité doit être grande, plus elle doit avoir de déférence pour les personnes plus âgées ; celle qui fait profession de chasteté, doit aussi être maîtresse en humilité. Il y a encore ici un motif de charité, le supérieur vient trouver son inférieur pour lui venir en aide, Marie vient visiter Elisabeth, Jésus-Christ, Jean-Baptiste. — S. Chrys. (sur. Matth., hom. 4.) Disons encore que Marie cachait avec soin ce que l’ange lui avait dit, et ne le découvrait à personne ; elle savait qu’on n’ajouterait point foi à un récit aussi merveilleux, et elle craignait qu’il ne lui attirât des outrages, et qu’on ne l’accusât de vouloir ainsi pallier son crime et son déshonneur. — Grec. (Géom., comme précéd.) C’est près d’Elisabeth seule qu’elle va se réfugier ; elle avait coutume d’en agir ainsi à cause de sa parenté qui les unissait, et plus encore à cause de la conformité de leurs sentiments et de leurs moeurs. [...]
Source jesusmarie.free.fr
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
31 mai La Visitation
Publié : sam. 31 mai 2014, 5:19
par ami de la Miséricorde
Sermon de Saint Jean Chrysostome sur la Visitation
« Dès son avènement, le Rédempteur de notre race vient aussitôt à son ami Jean, qui n’est pas encore né. De sein maternel à sein maternel, Jean plonge le regard, il secoue les limites de la nature et il s’écrie : « Je vois le Seigneur qui a fixé à la nature ses limites et je n’attends pas le moment de naître. Le délai de neuf mois, ici, ne m’est point nécessaire, car en moi est l’Éternel. Je sortirai de cet habitacle ténébreux, je prêcherai la connaissance substantielle de réalités admirables. Je suis un signe : je vais signaler l’avènement du Christ ; embouchant la trompette des hérauts, je vais annoncer à tous la rédemption réalisée par le Fils de Dieu fait homme. Pour le faire avec éclat, non seulement je bénirai la bouche de mon père pour lui rendre la parole, mais je vais tressaillir de vie dans le sein de ma mère ». Tu vois, ami, quel mystère nouveau et admirable ! Jean ne naît pas encore et déjà il parle par ses tressaillements; il ne paraît pas encore et déjà il profère des avertissements; il ne peut pas encore crier et déjà il se fait entendre par des actes; il n’a pas encore commencé sa vie et déjà il prêche Dieu; il ne voit pas encore la lumière et déjà il montre le Soleil; il n’est pas encore mis au monde et déjà il se hâte d’agir en précurseur. Le Seigneur est là : il ne peut se retenir, il ne supporte pas d’attendre les limites fixées par la nature, mais il s’efforce de rompre la prison du sein maternel et il cherche à faire connaître d’avance la venue du Sauveur. Il se dit donc : « Il est arrivé, celui qui brise les liens. Et quoi ? Moi, je reste assis enchaîné, et je suis encore tenu à demeurer ici ? Le Verbe vient pour tout rétablir et moi, je reste encore captif ? Je sortirai, je courrai devant lui et je proclamerai à tous : Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ».
Mais, dis-nous, Jean, retenu encore dans l’obscurité du sein de ta mère, comment vois-tu et entends-tu ? Comment contemples-tu les choses divines ? Comment peux-tu tressaillir et exulter ? « Grand, dit-il, est le mystère qui s’accomplit, c’est un acte qui échappe à la compréhension de l’homme. A bon droit j’innove dans l’ordre naturel à cause de celui qui doit innover dans l’ordre surnaturel. Je vois, avant même que de naître, car je vois en gestation le Soleil de justice. A l’ouïe je perçois, car je viens au monde, voix du grand Verbe. Je crie, car je contemple, revêtu de sa chair, le Fils unique du Père. J’exulte, car je vois le Créateur de l’univers recevoir la forme humaine. Je bondis, car je pense que le Rédempteur du monde a pris corps. Je prélude à son avènement et, en quelque sorte, je vous devance par mon témoignage ».
Source : notredamedesneiges.over-blog.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde