Voilà, c’est fini, plus rien : depuis dimanche 23 mars, à 15 heures, il n’y a plus aucun diplomate israélien derrière son bureau. C’est la grève totale, le black-out généralisé. Dans l’après-midi, les employés du ministère des affaires étrangères ont éteint les ordinateurs, puis les lumières, et fermé les bureaux. Et depuis lundi, il en est de même dans toutes les ambassades et consulats d’Israël à l’étranger.
S’exprimant « en tant qu’employé et non comme porte-parole du ministère des affaires étrangères », Yigal Palmor nous explique les conséquences de ce brusque durcissement d’un mouvement social sans précédent depuis… la création d’Israël : « Tous les contacts diplomatiques sont gelés, toutes les négociations d’accords, toutes les activités, y compris dans le domaine stratégique, tout est suspendu sine die », détaille le haut fonctionnaire
Pratiquement, cela signifie qu’il n’y a plus de délivrance de visas pour les touristes souhaitant se rendre en Israël, plus de passeports diplomatiques pour des responsables israéliens, et aucun ministre ne peut espérer obtenir d’assistance logistique dans les capitales étrangères.
Lorsque David Cameron, le premier ministre britannique, s’est rendu en Israël, les 12 et 13 mars, ce sont les collaborateurs de son homologue israélien, Benyamin Nétanyahou, qui ont suppléé à la carence des diplomates grévistes : « Un tel bricolage, sans aucun protocole, ne sera pas possible pour la visite du pape François » – attendu du 24 au 26 mai en Terre sainte –, souligne un diplomate qui préfère rester anonyme.
A Rome, le Saint-Siège observe prudemment que la grève des diplomates israéliens « est susceptible d’entraîner des complications ». Peut-être comme celles qui viennent de contraindre le premier ministre Nétanyahou à annuler le voyage qu’il devait effectuer en avril dans trois pays d’Amérique latine.
Ce mouvement de grève avait démarré en février 2010, pour rebondir début 2013. Il avait été suspendu lors de l’été pour donner une chance à une médiation entre le syndicat des diplomates et le ministère des finances : celle-ci étant dans l’impasse, les diplomates ont imposé de nouvelles sanctions il y a trois semaines, lesquelles ont abouti dimanche à ce qui risque de se transformer en débâcle diplomatique.
« NOTRE SALAIRE DIMINUE »
C’est bien sûr la revalorisation financière du métier de diplomate qui est en cause, qu’il s’agisse du salaire, du montant des impôts et de la retraite, sans compter le statut des épouses.
« Chaque fois que nous partons en poste à l’étranger, notre salaire et notre retraite diminuent. Le Trésor refuse toute négociation, alors nous disons ça suffit ! », résume un haut responsable israélien, qui précise que la rémunération d’un jeune diplomate est de 5 000 shekels (un peu plus de 1 000 euros), le salaire moyen des quelque 800 employés du ministère des affaires étrangères s’établissant à 11 000 shekels.
La sortie de crise n’est pas en vue : Avigdor Lieberman, le ministre – ultranationaliste – des affaires étrangères, s’est officiellement « désolidarisé » de la grève des diplomates, tout en stigmatisant l’« erreur fatale » de leur syndicat.
http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html
La grève de TOUS les diplomates israéliens se poursuit
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La grève de TOUS les diplomates israéliens se poursuit
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités