wanderer a écrit :Tout ce qui est bon vient de Dieu
Oui, "Dieu vit que cela était
très bon" mais hélas, il y a eu une petite tache dans l'histoire par un triste matin de Genèse 3 où l'homme et la femme ont cru "bon" de ne plus se référer à Dieu pour savoir ce qui est bon et mal et ont choisi d'être la seule référence à ce qui est bien ou mal...

aintdevil: alors, comme dit Jésus au jeune homme riche : "seul Dieu est bon".
ne croyez-vous pas que nous pouvons apporter l'impulsion nécessaire pour cette sanctification?
Évidemment, c'est notre liberté et notre volonté qui doivent se mettre en marche et ne pas poser d'obstacle à la Grâce. Tout est dans notre disposition et notre disponibilité à l'accueil de la grâce. Bien sûr on peut se demander : mais il me semble ne pas poser d'obstacle au Seigneur puisque je l'ai choisi. Mais notre nature étant ce qu'elle est, nous avons des lieux bien obscurs et ténébreux en nous dont nous ignorons qu'ils doivent être éclairés par la Lumière du Ressuscité et la Parole de Vérité, et des blessures psychiques qui font obstacle sans que nous n'en soyons responsables ou conscients...allons-nous nous décourager pour ces lieux de dissemblances et les dichotomies qui nous habites ? Guérison intérieure...évangélisation des profondeurs comme le dit si bien Simone Pacot. Guérir afin d'être libres...pour aimer. Le Seigneur de Vérité ne fait pas que révéler la Vérité sur Dieu mais fait la Vérité en nous.
Je pense que la volonté de Dieu est que nous soyons tous saints, j'en suis sûr même puisque le Seigneur dit:
"Soyez parfait comme mon Père céleste est parfait."
"Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. "
Bien sûr qu'Il nous veut tous saints.

C'est sa seule ambition pour nous dès l'origine : "faisons l'homme à notre image".
Il faut essayer de nous ouvrir à la grâce de sorte qu'elle agisse de façon plus vivante.
Vous avoir tout compris !

le mot clé : s'ouvrir à la grâce. Nous ne pouvons être saints que de la Sainteté du Dieu Trois fois Saint.
A ce moment là, je crois que nous pouvons grandir en sainteté, collaborer à cette croissance de la grâce.
Je crois que c'est Thérèse d'Avila qui dit que l'échelle de la sainteté se monte...en descendant !
Par exemple, si je décide d'aller plus souvent à la messe en espérant de tout mon coeur recueillir les fruits du sacrifice. Je pense que c'est une décision qui peut me faire grandir dans la foi et m'aider à aller vers la sainteté.
Quelqu'un disait : tout faire comme si tout dépendait de nous et avoir une confiance absolue comme si tout dépendait de Dieu...
Ca me rendrait très triste de ne pas avoir de prise sur ça parce que j'aurais tellement besoin d'être au moins le début de la moitié d'un saint, pas quelqu'un que l'on canonise, mais à chaque manque de foi ou de charité, à chaque fois que j'oublie de penser au Seigneur alors que je devrais, rétrospectivement, ça me rend tellement triste.
C'est justement cela la sainteté - qui ne veut pas dire perfection - qui veut dire celui qui accueille l'Esprit Saint dans la béance de sa misère. Thérèse d'Avila (je l'aime beaucoup la madre !) disait aussi : "ce qui est étonnant, ce n'est pas que je tombe, c'est que je marche parfois". Je trouve cela très réconfortant de savoir que des saints (docteur de l'Église) ont vécu les mêmes sentiments de ne pas être à la hauteur, d'avoir l'impression des jours de brouter comme un ânon

. D'ailleurs n'est-ce pas le larron sur la Croix qui est fait le premier saint par le Seigneur lui-même ? Qu'a-t-il fait de bon dans sa vie ce malfaiteur pour être accueilli si rapidement dans le Paradis ? Il a reconnu son impuissance à se sauver lui-même, il a reconnu la Miséricorde qui lui était offerte.
C'est parfois dur de comprendre le don merveilleux de Dieu et de se voir si faible à côté.
La petite Thérèse nous invite à aimer notre faiblesse, tout comme saint Paul d'ailleurs qui dit qu'il mettra son orgueil dans ses faiblesses. "Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort !"
Je pense qu'il y a des gens comme Sainte Thérèse de Calcuta qui portent tellement de fruits, qui aiment tellement le Seigneur que je ne peux pas imaginer qu'ils se disent manquer de foi.
C'est parce qu'elle avait pleinement accueilli l'Esprit du Christ qu'elle pouvait agir avec tant de charité. Chaque baptisé (et disciple du Christ) devrait pouvoir s'entendre dire comme saint Paul : "ce n'est plus moi qui vis mais c'est Christ qui vit en moi".
Pour moi, c'est un peu dur parce que je ne suis pas encore "heureux de ma foi". Il y a trop de manques de foi et surtout trop d'impatience, je ne peux pas m'imaginer en être toujours là dans dix ans, je me dirais que je n'ai pas la foi. On me dit que je ne peux pas être un super croyant tout de suite. Je veux bien le croire, mais j'aspire à l'être un jour et je suis sûr que les efforts que je fournis peuvent aider à ce que ça arrive.
Il s'agit là d'une sainte impatience ! :wub: Je crois que Thèrèse de Lisieux aurait beaucoup de choses à vous dire...
Votre baptême vous a-t-il transformé?
Sûrement mais je n'avais que 3 semaines à l'époque...je crois bien avoir cessé de pleurer au moment de l'aspersion... :P
y a-t-il eu un avant et un après?
J'ai vécu ce que les pentecôtistes appellent "le baptême dans l'Esprit" suite à une conversion radicale en '99 à la suite d'une série d'épreuves qui m'ont conduit à la dépression, au bord du gouffre. Une nouvelle Pentecôte. Jésus est venu souffler sur les braises refroidies de mon baptême. Quand Jésus parle, il parle plus fort que nos résistances, que nos lâchetés, que nos enfermements, que nos idôles...Il a en tout cas parlé plus fort que Bertrand Cantat et Kurt Cobain qui savent gueuler plutôt fort (Je me demande avec le sort de ces deux là où j'en serais si le Seigneur ne m'avait pas arraché aux griffes du schéol qui me tenait captive). :twisted:
Pour ce qui est d'un avant et d'un après: c'est clair comme de l'eau de roche ! Où plutôt comme l'eau jaillie du Rocher dans le désert de ma pauvre vie. Le premier signe concrèt qui m'a été donné est une grâce de laver mes lèvres impures de paroles de blasphèmes (mon nom était Légion !).
Notre sainteté est la clé de l'évangélisation
Oui, la seule et unique façon d'annoncer le Christ est de devenir d'autres christs...
En un mot comme en cent. Comment me sanctifier?
Je ne prétends pas avoir la réponse loin de là mais, je crois que c'est en se livrant au Feu de sa Miséricorde en ne Lui refusant rien. Un oui de chaque instant en toutes choses, dans les joies comme dans les épreuves, dans les petites choses de la grisaille du quotidien. Comme celui de Marie, un fiat décidé et libre ! Le mot d'ordre : confiance. Une confiance folle et inouïe en Lui (non en nos propres forces qui sont si défaillantes).
C'est vraiment vertigineux mais "c'est Lui qui accomplira tout cela, car Il est fidèle celui qui nous appelle". Seul l'Amour ne passera pas...
Fraternellement :flowers: