Re: Projet gouvernemental d'intégration = désintégration !
Publié : jeu. 06 févr. 2014, 18:06
Il y a une chose que j'ai du mal à comprendre.
On accuse volontiers le gouvernement actuel de faire le jeu de la pensée franc-maçonne. Il me semble pourtant là que nous voyons une opposition radicale à la construction nationale effectuée par la franc-maçonnerie tout au long de la 3e République.
Qu'était-ce alors que l'école de la République ? Un outil d'uniformisation, de constitution d'une unité nationale en effaçant tout ce qui pouvait être facteur de diversité. La nation française, telle que nous la comprenons aujourd'hui, est le fruit de cette politique, et c'est l'école qui en a été l'atelier de fabrication. Très concrètement, c'était quoi : une seule langue, une seule histoire. On a cherché sciemment à faire disparaître les langues régionales, pour imposer partout le français. On a imposé une conception nationale de l'histoire, commune à tous (nos ancêtres les gaulois, disaient les manuels y compris dans les écoles de la République outre-mer - comprendre : les colonies). On a promu cette conception nationale de l'histoire avec une approche nationale de la littérature : la littérature française (dans laquelle on rechignait à inclure des auteurs francophones qui ne soient pas français).
Tout ce travail de forge de la nation française, c'est l'école de Jules Ferry qui l'a accompli, et il est notoire que c'est l'un des grands succès de la franc-maçonnerie.
Et aujourd'hui, on voit ce travail détruit, brisé en miettes. Le tout par un gouvernement, et notamment un ministre de l'éducation, qu'on accuse facilement d'être la marionnette des maçons.
De toute évidence, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Et je ne peux m'empêcher de voir une certaine ironie dans les positions actuelles de certains catholiques...
On accuse volontiers le gouvernement actuel de faire le jeu de la pensée franc-maçonne. Il me semble pourtant là que nous voyons une opposition radicale à la construction nationale effectuée par la franc-maçonnerie tout au long de la 3e République.
Qu'était-ce alors que l'école de la République ? Un outil d'uniformisation, de constitution d'une unité nationale en effaçant tout ce qui pouvait être facteur de diversité. La nation française, telle que nous la comprenons aujourd'hui, est le fruit de cette politique, et c'est l'école qui en a été l'atelier de fabrication. Très concrètement, c'était quoi : une seule langue, une seule histoire. On a cherché sciemment à faire disparaître les langues régionales, pour imposer partout le français. On a imposé une conception nationale de l'histoire, commune à tous (nos ancêtres les gaulois, disaient les manuels y compris dans les écoles de la République outre-mer - comprendre : les colonies). On a promu cette conception nationale de l'histoire avec une approche nationale de la littérature : la littérature française (dans laquelle on rechignait à inclure des auteurs francophones qui ne soient pas français).
Tout ce travail de forge de la nation française, c'est l'école de Jules Ferry qui l'a accompli, et il est notoire que c'est l'un des grands succès de la franc-maçonnerie.
Et aujourd'hui, on voit ce travail détruit, brisé en miettes. Le tout par un gouvernement, et notamment un ministre de l'éducation, qu'on accuse facilement d'être la marionnette des maçons.
De toute évidence, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Et je ne peux m'empêcher de voir une certaine ironie dans les positions actuelles de certains catholiques...