2 janvier St Basile de Césarée Le Grand
Publié : sam. 02 janv. 2010, 22:36
Extrait du Prologue de la Règle de Saint Basile
[…] Quel est le directeur de jeux assez dénué de jugement pour estimer dignes des mêmes couronnes le vainqueur et celui qui n'a même pas combattu ? Quel chef d'armée appellera ceux qui n'ont même pas paru dans la mêlée, à recevoir, avec ceux qui ont remporté la victoire, une part égale au butin ?
Dieu est bon, mais il est juste aussi ; or c'est le propre du juste de rendre à chacun selon son dû, ainsi qu'il est écrit : "Seigneur accordez vos bienfaits à ceux qui sont bons et ont le cœur droit, mais ceux qui s'engagent dans les voies détournées, anéantissez-les avec les méchants." (Ps 124, 4-5)
Dieu est Miséricordieux, oui, mais il est juste : "Le Seigneur aime la Miséricorde et la Justice" (Ps 32, 5) ; c'est pourquoi : "Je chanterai, Seigneur, ta Miséricorde et ta Justice."(Ps 100, 1)
Par l'Ecriture nous savons aussi qui bénéficiera de sa Miséricorde : "Bienheureux les Miséricordieux, car il leur sera fait Miséricorde."(Mt 5, 7)
Tu vois avec quel discernement Dieu use de la pitié ? Il ne fait pas Miséricorde sans jugement et ne juge pas sans Miséricorde,"Car le Seigneur est Miséricordieux et juste" (Ps 114, 5). Ne nous faisons donc pas de Dieu une idée tronquée et ne cherchons pas dans sa bonté un prétexte à la négligence.
Voilà pourquoi les tonnerres, pourquoi les éclairs : c'est afin qu'on n'abuse pas de sa bonté.
Celui qui fait se lever le soleil (Mt 5, 45) punira aussi la cécité (2 Rois 6, 18) ; celui qui donne la pluie (Zach 10, 1) fera aussi tomber le feu (Gen 19, 24). Ce sont là des marques, les unes de sa bonté, les autres de sa sévérité : ou bien nous aimerons pour les premières, ou nous craindrons pour les secondes, en sorte qu'il ne nous soit pas dit, à nous aussi : "Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, oubliant que la clémence de Dieu veut te conduire à la pénitence ? Mais dans la mesure de ta dureté et de ton impénitence, tu n’amasses un trésor de colère que pour le jour où elle se manifestera." (Rom 2,4-5)
Il n'est donc pas possible de faire notre salut sans accomplir toutes les œuvres que nous impose le Seigneur, et il n'est pas sans danger de négliger quoi que ce soit de ce qui nous est prescrit, car c'est un funeste orgueil de prétendre juger le divin législateur et d'examiner les lois pour en admettre les unes et rejeter les autres. […]
Source : orthodoxa.org
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
[…] Quel est le directeur de jeux assez dénué de jugement pour estimer dignes des mêmes couronnes le vainqueur et celui qui n'a même pas combattu ? Quel chef d'armée appellera ceux qui n'ont même pas paru dans la mêlée, à recevoir, avec ceux qui ont remporté la victoire, une part égale au butin ?
Dieu est bon, mais il est juste aussi ; or c'est le propre du juste de rendre à chacun selon son dû, ainsi qu'il est écrit : "Seigneur accordez vos bienfaits à ceux qui sont bons et ont le cœur droit, mais ceux qui s'engagent dans les voies détournées, anéantissez-les avec les méchants." (Ps 124, 4-5)
Dieu est Miséricordieux, oui, mais il est juste : "Le Seigneur aime la Miséricorde et la Justice" (Ps 32, 5) ; c'est pourquoi : "Je chanterai, Seigneur, ta Miséricorde et ta Justice."(Ps 100, 1)
Par l'Ecriture nous savons aussi qui bénéficiera de sa Miséricorde : "Bienheureux les Miséricordieux, car il leur sera fait Miséricorde."(Mt 5, 7)
Tu vois avec quel discernement Dieu use de la pitié ? Il ne fait pas Miséricorde sans jugement et ne juge pas sans Miséricorde,"Car le Seigneur est Miséricordieux et juste" (Ps 114, 5). Ne nous faisons donc pas de Dieu une idée tronquée et ne cherchons pas dans sa bonté un prétexte à la négligence.
Voilà pourquoi les tonnerres, pourquoi les éclairs : c'est afin qu'on n'abuse pas de sa bonté.
Celui qui fait se lever le soleil (Mt 5, 45) punira aussi la cécité (2 Rois 6, 18) ; celui qui donne la pluie (Zach 10, 1) fera aussi tomber le feu (Gen 19, 24). Ce sont là des marques, les unes de sa bonté, les autres de sa sévérité : ou bien nous aimerons pour les premières, ou nous craindrons pour les secondes, en sorte qu'il ne nous soit pas dit, à nous aussi : "Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, oubliant que la clémence de Dieu veut te conduire à la pénitence ? Mais dans la mesure de ta dureté et de ton impénitence, tu n’amasses un trésor de colère que pour le jour où elle se manifestera." (Rom 2,4-5)
Il n'est donc pas possible de faire notre salut sans accomplir toutes les œuvres que nous impose le Seigneur, et il n'est pas sans danger de négliger quoi que ce soit de ce qui nous est prescrit, car c'est un funeste orgueil de prétendre juger le divin législateur et d'examiner les lois pour en admettre les unes et rejeter les autres. […]
Source : orthodoxa.org
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde