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Ma souffrance

Publié : mar. 26 nov. 2013, 18:58
par Sunshine
bonjour a tous

Pouvez vous me dire comment offrir mes souffrance a dieu ?

S il y a une priere a m apprendre, je serai heureuse de l apprendre

soyez benis tous

Re: Ma souffrance

Publié : mer. 27 nov. 2013, 1:02
par coeurderoy
personnellement je songe à sainte Thérèse de Lisieux : elle aimait beaucoup, enfant, lancer très haut les pétales de rose lors des processions du Saint Sacrement ; plus tard, religieuse au carmel, elle le faisait parfois sur le calvaire de pierre érigé dans le cloître.
J'essaie ainsi de "lancer" mes peurs, mes erreurs, mes souffrances ou mes péchés vers le Coeur de Dieu dans un acte de foi, de confiance. Je sais qu'à son contact toutes ces misères peuvent retomber en pluie de grâces : offrez cela pour autrui, des souffrants, un "ennemi", une personne à qui vous tenez, des malfaiteurs, tel ou tel prêtre ou des incroyants...Et soyez sûr qu'aucune de ces souffrances n'est perdue, même "absurde" ou incompréhensible à nos yeux de chair...

Fraternellement !

Re: Ma souffrance

Publié : mer. 27 nov. 2013, 8:33
par poche
Oh mon Dieu, je vous offre cette chose à vous.

Re: Ma souffrance

Publié : mer. 27 nov. 2013, 9:52
par elenos
coeurderoy a écrit :
J'essaie ainsi de "lancer" mes peurs, mes erreurs, mes souffrances ou mes péchés vers le Coeur de Dieu dans un acte de foi, de confiance. Je sais qu'à son contact toutes ces misères peuvent retomber en pluie de grâces : offrez cela pour autrui, des souffrants, un "ennemi", une personne à qui vous tenez, des malfaiteurs, tel ou tel prêtre ou des incroyants...Et soyez sûr qu'aucune de ces souffrances n'est perdue, même "absurde" ou incompréhensible à nos yeux de chair...
Fraternellement !
Ah si vos propos étaient vrais ! Si nos misères pouvaient retomber en pluie de grâces !
Que Dieu vous entende !

Re: Ma souffrance

Publié : ven. 29 nov. 2013, 18:14
par Belin
elenos a écrit : Ah si vos propos étaient vrais ! Si nos misères pouvaient retomber en pluie de grâces !
Que Dieu vous entende !
Mais c'est cela l'évangile de la croix. Christ est venu transformer toutes nos impasses en pâques. Entendons nous bien. Tout ce que Dieu permet c'est pour notre plus grand bien, sinon c'est qu'Il n'est ni bon, ni tout puissant.
Dès la seconde où vous offrez votre souffrance à Dieu, s'Il n'y met pas fin , c'est que le bien qu'Il est entrain de faire en laissant cette souffrance perdurer est nettement meilleur.
Toute souffrance qu'on endure est juste. Même la souffrance d'un bébé, car il porte déjà en lui le péché originel. La seule présence du bébé cause déjà par son péché originel, un tord infini à Dieu qui nécessite réparation pour qu'il y est justice.
Mais en fait si Dieu voulait effectivement nous faire réparer le tord qu'on Lui cause on allait souffrir éternellement, car Lui même étant infini, le tord qu'on lui cause est infini.
Christ est déjà venu réparer le tord causé par nos péchés, ce qui fait que, nos souffrances unies à celle du Christ vont au delà de la réparation et sont des mérites pour recevoir pour nous et les pécheurs des grâces en ce monde, et la gloire dans l'éternité.

Re: Ma souffrance

Publié : ven. 29 nov. 2013, 18:26
par Belin
Voilà une question qui me fait plaisir et je remercie Dieu de nous manifester les mystères de son Salut. Je dirais offrez lui le plus naturellement possible, on n'apprend pas à quelqu'un à parler à son Père, à son Ami, ou à sa Mère. Imaginer que votre père ou votre mère est là devant vous, ou bien au téléphone, et parlez Lui. Et je vous conseillerais de méditer le rosaire ou au moins les mystères douloureux, en offrant à chaque Ave marie vos souffrances à Maman qui va savoir mieux que vous les unir aux souffrances de son Fils.
Je vais tout à l'heure méditer mes mystères douloureux pour offrir mes souffrances actuelles ( j'ai des nuits d'insomnies avec maux de têtes et fatigues extrêmes) au Christ par Marie.

Re: Ma souffrance

Publié : sam. 30 nov. 2013, 9:17
par PaxetBonum
Pour comprendre comment offrir nos souffrances à Dieu lisez la leçon du Séraphique Père St François d'Assise :
[+] Texte masqué
La joie parfaite selon Saint François d'Assise

Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu'est la joie parfaite.

Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n'est pas point la joie parfaite. »

Et saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »

Marchant encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »

Allant un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »

Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n'est point la joie parfaite. »

Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » et saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu'il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère, et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d'ici misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : « ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.

Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. »

À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.

Re: Ma souffrance

Publié : sam. 30 nov. 2013, 23:53
par Sunshine
Merci pour vos reponses, ça m'edifie énormément :)