Bonjour Popeye,
Popeye a écrit :Plusieurs réponses me semblent possibles :
1, Il n' y a pas d'être nécessaire
Cette hypothèse me semble absurde. Car puisque le Néant est stérile, il y a de l’être depuis toujours, il ne peut pas en être autrement. Il existe donc de l’être, au moins un Être, qui n’est pas contingent, c’est-à-dire qui n’aurait pas pu ne pas exister.
Popeye a écrit :2, L'être nécessaire est seulement à chercher dans le substrat de ses accidents (variante : dans l'existence de la force bipolaire, créatrice/destructrice, qui pose les phénomènes)
Sauf qu’il n’y a point d’accidents dans l’Être nécessaire car qui dit accident dit contingence. Par définition, l’accident s’oppose à la nécessité. Dire que la nécessité se trouve dans les accidents, n’est-ce pas un peu comme dire que la lumière se trouverait dans les ténèbres ?
Popeye a écrit :A quoi l'objectant vous répondra que vous cherchez une chimère.
Ce à quoi je répondrais en disant que ma chimère n’est pas plus chimérique que celle des matérialistes, avec en outre cet avantage d’être infiniment plus belle et plus porteuse de sens et de joie.
Popeye a écrit :Si probable, non certain...
L’usure de l’Univers est chose certaine. Ce qui est fort probable, c’est qu’il n’y ait pas eu d’Univers avant le Big Bang, l’hypothèse d’un Univers cyclique enchaînant les contractions-dilatations n’étant qu’une fable à l’allure vaguement scientifique.
Popeye a écrit :Il n'y a donc pas de démonstration apodictique, contrairement à ce que l'auteur postulait sur son blog
Sans doute l’auteur pèche par trop de confiance dans la force de ses propres arguments.
Néanmoins, indépendamment des faits scientifiques, l’existence d’un Être nécessaire distinct de l’Univers me semble être une donnée sûre de la métaphysique.
Popeye a écrit :Les panthéismes, qui sont divers, posent l'univers, entre autres : soit comme le corps du dieu ; soit comme une somme de manifestations phénoménales, projections psychiques ou instinctives du dieu.
Ce qui implique donc que Dieu change… Dieu passe de la puissance à l’acte… Autant de choses impossibles pour l’Être nécessaire car l’Être nécessaire est celui qui a l’être en propre. Or changer, c’est :
- Soit perdre une perfection que l’on avait : impossible pour Celui qui a l'être en propre car on ne peut perdre ce que l’on a en propre.
- Soit gagner une perfection que l’on n’avait pas : impossible aussi car que rajouter à Celui qui a l’être par soi ?
Popeye a écrit :Par ailleurs, entre le panthéisme et la doctrine catholique de la présence active d'immensité (Dieu est partout présent par son agir, donc par sa substance à raison de la simplicité divine), la différence est somme toute faible.
Je ne suis pas bien sûr de comprendre cette notion, n’étant que balbutiant en théologie. Néanmoins, je suis absolument certain que la doctrine catholique n’implique aucun panthéisme. Certes, notre foi professe que Dieu est présent à sa Création, mais il n’y a pas de confusion (tout comme - toute proportion gardée - en Jésus il y a union de la nature humaine et de la nature divine dans la personne du Verbe sans confusion ni séparation). Sinon, il faudrait dire que l’inhabitation de l’Esprit-Saint en nos cœurs nous fait devenir de la nature même de Dieu ? Horrible blasphème.
Bref, il ne doit pas être bien difficile pour Dieu d’être présent partout sans mélange de sa substance à celle de sa Création.
Bien à vous,