Tiens, ça me rappelle la semaine dernière : en passant en ville, du côté de la place du Salin (Toulouse), j'y ai vu une petite plaque commémorative toute neuve rappelant l'obscurantisme (je cite) religieux, puisque, d'après ce qu'elle citait, avaient été brûlé à cet endroit plusieurs personnes qui m'étaient inconnues, dont un pour athéisme (au XVIIe).
A ma surprise, il semblerait que M. Moudenc (maire de droite) y ait participé puisque son nom est mentionné sur la stèle, même si la mairie actuelle (PS) a également donné son feu vert.
Photo de la plaque pour ceux que ça intéresse :
http://2.bp.blogspot.com/_jLqFJFOf9kk/T ... chel+1.jpg
Vanini, É.Dolet, G.Bruno, M.Servet
- marie du hellfest
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Re: Vote des catholiques français
Bonjour, quelques précisions :
Seul Vanini a été exécuté à Toulouse. Bruno a été brûlé à Rome, Dolet à Paris et Servet à Genève (qui était alors dirigée par Calvin).
La plaque est assez déplaisante car elle ignore le contexte très violent d'affrontements interreligieux et de débats théologiques des XVIe et XVIIe siècle, où - en outre - la liberté de conscience est considérée comme une aberration car comme une remise en cause des autorités religieuses et séculières; de plus, les autorités civiles et religieuses ont la tâche d'assurer la concorde et le salut des ouailles : les moutons noirs qui mettraient le troupeau en danger en propageant des doctrines non-admises doivent simplement être éliminés.
Quand on lit les écrits de ces quatre penseurs, aucun n'est athée au sens actuel. En revanche, ils contestent tous l'autorité des églises (aussi bien catholique que protestante) en matière de dogme. Si mes souvenirs sont bons, Servet va jusqu'à remettre en cause la validité des premiers conciles (notamment celui de Nicée, au cours duquel est défini le dogme de la Trinité) et prône un retour strict aux seuls Evangiles. Il n'est d'ailleurs pas accusé d'athéisme mais d'hérésie.
Seul Vanini a été exécuté à Toulouse. Bruno a été brûlé à Rome, Dolet à Paris et Servet à Genève (qui était alors dirigée par Calvin).
La plaque est assez déplaisante car elle ignore le contexte très violent d'affrontements interreligieux et de débats théologiques des XVIe et XVIIe siècle, où - en outre - la liberté de conscience est considérée comme une aberration car comme une remise en cause des autorités religieuses et séculières; de plus, les autorités civiles et religieuses ont la tâche d'assurer la concorde et le salut des ouailles : les moutons noirs qui mettraient le troupeau en danger en propageant des doctrines non-admises doivent simplement être éliminés.
Quand on lit les écrits de ces quatre penseurs, aucun n'est athée au sens actuel. En revanche, ils contestent tous l'autorité des églises (aussi bien catholique que protestante) en matière de dogme. Si mes souvenirs sont bons, Servet va jusqu'à remettre en cause la validité des premiers conciles (notamment celui de Nicée, au cours duquel est défini le dogme de la Trinité) et prône un retour strict aux seuls Evangiles. Il n'est d'ailleurs pas accusé d'athéisme mais d'hérésie.
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Vanini, É.Dolet, G.Bruno, M.Servet
C'est exact, c'est d'ailleurs ce qui est mentionné sur la plaque et je n'ai pas été fichue de le voir plus tôtIulita a écrit :Seul Vanini a été exécuté à Toulouse. Bruno a été brûlé à Rome, Dolet à Paris et Servet à Genève (qui était alors dirigée par Calvin).
Certes, mais j'avoue que j'ai du mal à voir en quoi ce contexte est une circonstance atténuante pour les actes qui ont été commis. La partie que j'ai mis en gras, j'ai autant de mal quand c'est la religion catholique qui l'applique que quand c'en est une autre (révolutionnaires fanatiques compris). Ça me fait quand même bizarre de penser qu'avec mes idées, j'aurais très bien pu être sur le bûcher à la place de Vanini, si j'avais eu le malheur de naître à cet époque (et d'ouvrir un peu trop ma grande g.....).Iulita a écrit :La plaque est assez déplaisante car elle ignore le contexte très violent d'affrontements interreligieux et de débats théologiques des XVIe et XVIIe siècle, où - en outre - la liberté de conscience est considérée comme une aberration car comme une remise en cause des autorités religieuses et séculières; de plus, les autorités civiles et religieuses ont la tâche d'assurer la concorde et le salut des ouailles : les moutons noirs qui mettraient le troupeau en danger en propageant des doctrines non-admises doivent simplement être éliminés.
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