Mémoire de la Bse Emma Üffing
Publié : lun. 09 sept. 2013, 14:07
Le martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire de la bienheureuse Emma Üffing, vierge (1914-1955), qui prendra en religion le nom de sœur Marie Euthyme.
Elle est née en Allemagne du Nord, à Halverde dans une famille chrétienne fervente qui compta dix enfants.
Elle était fragile et une maladie retarda son développement, mais sans l'empêcher d'aider ses frères et sœurs: tout le monde pouvait compter sur elle.
C'est à l'hôpital Sainte-Anne à Hopsten qu'elle a fit la connaissance des sœurs de la Miséricorde de Münster, en 1931. La mère supérieure, Euthymia Linnenkämper fut impressionnée de sa grande volonté de servir son prochain.
A 20 ans, avec l'accord de sa mère, elle fut acceptée dans la congrégation. Le 23 juillet 1934, elle devint l'une des quarante-sept postulantes.
Plus de deux ans après, le 11 octobre 1936, elle écrit à sa mère: «J'ai trouvé ce que mon esprit cherchait, je ne le lâcherai pas» (cf. Ct 3, 4). En 1936, elle est transférée à l'Hôpital Vinzenz à Dinslaken.
Après trois ans de pratique, Sœur Euthyme obtient son diplôme d'infirmière avec distinction. Mais la guerre a éclaté. L'urgence rend la tâche difficile. En 1943, Soeur Euthyme est chargée des soins aux prisonniers de guerre et aux travailleurs immigrés d'Angleterre, de France, de Russie, de Pologne et d'Ukraine.
Le P. Emile Eche, prêtre français, prisonnier à Dinslaken atteste: «Sa complicité avec les malades venait du cœur, en leur donnant beaucoup d'amour». Et encore: «La vie de Sœur Euthyme était comme une chanson d'espoir au milieu de la guerre».
Un jour, elle s'aperçoit que les prisonniers souffrent la faim et se nourrissent de restes trouvés dans les poubelles. Elle leur prépare alors des petits pains au beurre, qu'elle place sur les poubelles pour qu'ils les trouvent.
http://www.zenit.org/fr/articles/infirm ... -la-guerre
Note personnelle:
Ainsi est-il possible d'accéder à la sainteté dans n'importe quelle situation, quelle que soit la profession que l'on exerce ou la situation de vie.
C'est très encourageant. Je vais rechercher ce qu'il est advenu du "franciscain de Bourges", qui fut assez renommé pour qu'on lui consacre un film après guerre: il était infirmier dans une "officine" de la Gestapo en France... Rares sont ceux qui savent qu'Alfred Stanke, le franciscain à la grande compassion a voulu reposer au cimetière de Bourges:
Alfred Stanke a fini ses jours au couvent Saint Antoine de Selestat dans le Bas Rhin. Il passait de temps en temps quelques jours dans cette congrégation de Franciscains.
Son décès y fut tragique.
Dans la nuit du 18 au 19 Septembre 1975 un feu se déclara dans sa chambre, dû certainement à un cierge allumé.
Gravement blessé, il fut transporté à l'hôpital des grands brulés de Metz. Il y mourut quelques jours plus tard, le 23 Septembre 1975.
Un homme ayant dispensé tant de bonté autour de lui, aurait mérité une mort bien plus paisible...
Respectant sa volonté de reposer auprès de ses amis français et soldats anglais, son corps a été rapatrié au cimetière de Saint Doulchard, près de Bourges.
En allant chercher cette tombe dans le cimetière de Saint Doulchard, j'ai demandé à des personnes agées qui arrivaient ou partaient du cimetière, où se trouvait la tombe du Franciscain de Bourges. Personne n'a su me le dire, certains étaient surpris et d'autres m'ont affirmé qu'il était enterré à Bourges. J'ai donc parcouru chaque allée...

Elle est née en Allemagne du Nord, à Halverde dans une famille chrétienne fervente qui compta dix enfants.
Elle était fragile et une maladie retarda son développement, mais sans l'empêcher d'aider ses frères et sœurs: tout le monde pouvait compter sur elle.
C'est à l'hôpital Sainte-Anne à Hopsten qu'elle a fit la connaissance des sœurs de la Miséricorde de Münster, en 1931. La mère supérieure, Euthymia Linnenkämper fut impressionnée de sa grande volonté de servir son prochain.
A 20 ans, avec l'accord de sa mère, elle fut acceptée dans la congrégation. Le 23 juillet 1934, elle devint l'une des quarante-sept postulantes.
Plus de deux ans après, le 11 octobre 1936, elle écrit à sa mère: «J'ai trouvé ce que mon esprit cherchait, je ne le lâcherai pas» (cf. Ct 3, 4). En 1936, elle est transférée à l'Hôpital Vinzenz à Dinslaken.
Après trois ans de pratique, Sœur Euthyme obtient son diplôme d'infirmière avec distinction. Mais la guerre a éclaté. L'urgence rend la tâche difficile. En 1943, Soeur Euthyme est chargée des soins aux prisonniers de guerre et aux travailleurs immigrés d'Angleterre, de France, de Russie, de Pologne et d'Ukraine.
Le P. Emile Eche, prêtre français, prisonnier à Dinslaken atteste: «Sa complicité avec les malades venait du cœur, en leur donnant beaucoup d'amour». Et encore: «La vie de Sœur Euthyme était comme une chanson d'espoir au milieu de la guerre».
Un jour, elle s'aperçoit que les prisonniers souffrent la faim et se nourrissent de restes trouvés dans les poubelles. Elle leur prépare alors des petits pains au beurre, qu'elle place sur les poubelles pour qu'ils les trouvent.
http://www.zenit.org/fr/articles/infirm ... -la-guerre
Note personnelle:
Ainsi est-il possible d'accéder à la sainteté dans n'importe quelle situation, quelle que soit la profession que l'on exerce ou la situation de vie.
C'est très encourageant. Je vais rechercher ce qu'il est advenu du "franciscain de Bourges", qui fut assez renommé pour qu'on lui consacre un film après guerre: il était infirmier dans une "officine" de la Gestapo en France... Rares sont ceux qui savent qu'Alfred Stanke, le franciscain à la grande compassion a voulu reposer au cimetière de Bourges:
Alfred Stanke a fini ses jours au couvent Saint Antoine de Selestat dans le Bas Rhin. Il passait de temps en temps quelques jours dans cette congrégation de Franciscains.
Son décès y fut tragique.
Dans la nuit du 18 au 19 Septembre 1975 un feu se déclara dans sa chambre, dû certainement à un cierge allumé.
Gravement blessé, il fut transporté à l'hôpital des grands brulés de Metz. Il y mourut quelques jours plus tard, le 23 Septembre 1975.
Un homme ayant dispensé tant de bonté autour de lui, aurait mérité une mort bien plus paisible...
Respectant sa volonté de reposer auprès de ses amis français et soldats anglais, son corps a été rapatrié au cimetière de Saint Doulchard, près de Bourges.
En allant chercher cette tombe dans le cimetière de Saint Doulchard, j'ai demandé à des personnes agées qui arrivaient ou partaient du cimetière, où se trouvait la tombe du Franciscain de Bourges. Personne n'a su me le dire, certains étaient surpris et d'autres m'ont affirmé qu'il était enterré à Bourges. J'ai donc parcouru chaque allée...
