France: la croissance menacée...
Publié : dim. 12 août 2012, 21:42
On s'en doutait un peu... tout le monde s'est serré la ceinture, rien qu'en prévision de la rentrée.
LA CROISSANCE 2013 MENACÉE
"Il y a un vrai souci de ce côté en Europe aujourd'hui et la faiblesse de l'investissement pose des problèmes pour la croissance potentielle à venir", a-t-il ajouté.
Le net ralentissement des importations de l'Allemagne constaté en juin ou le chiffre décevant des exportations chinoises de juillet sont autant d'autres signes de l'environnement dégradé du moment.
Ludovic Subran, chef économiste de l'assureur crédit Euler Hermes, juge de même que l'investissement des entreprises est la clé de la croissance, l'élection présidentielle française n'ayant pas vraiment créé de choc de confiance dans l'opinion.
Mais selon lui, le risque est aujourd'hui qu'il ralentisse encore plus que prévu en début d'année, les entreprises, déjà en panne de compétitivité, s'adaptant à la conjoncture.
"L'investissement des entreprises est la seule composante de la croissance qui n'a pas retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008-2009", souligne-t-il.
"On souffre du fait que cette composante stagne et n'a plus de contribution positive à la croissance en France", ajoute l'économiste, en appelant de ses voeux une politique de soutien du gouvernement.
Les prévisions actuelles, si elles se confirment, ne devraient avoir qu'un impact limité sur l'objectif de croissance du gouvernement pour 2012, qui sous-tend celui d'un retour des déficits publics à 4,5% du PIB.
Il en serait tout autrement pour 2013, où l'objectif de croissance de 1,3% retenu à ce jour, avec des déficits ramenés à 3,0%, risque d'être hors de portée en l'absence de tout rebond au deuxième semestre.
LA CROISSANCE 2013 MENACÉE
"Il y a un vrai souci de ce côté en Europe aujourd'hui et la faiblesse de l'investissement pose des problèmes pour la croissance potentielle à venir", a-t-il ajouté.
Le net ralentissement des importations de l'Allemagne constaté en juin ou le chiffre décevant des exportations chinoises de juillet sont autant d'autres signes de l'environnement dégradé du moment.
Ludovic Subran, chef économiste de l'assureur crédit Euler Hermes, juge de même que l'investissement des entreprises est la clé de la croissance, l'élection présidentielle française n'ayant pas vraiment créé de choc de confiance dans l'opinion.
Mais selon lui, le risque est aujourd'hui qu'il ralentisse encore plus que prévu en début d'année, les entreprises, déjà en panne de compétitivité, s'adaptant à la conjoncture.
"L'investissement des entreprises est la seule composante de la croissance qui n'a pas retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008-2009", souligne-t-il.
"On souffre du fait que cette composante stagne et n'a plus de contribution positive à la croissance en France", ajoute l'économiste, en appelant de ses voeux une politique de soutien du gouvernement.
Les prévisions actuelles, si elles se confirment, ne devraient avoir qu'un impact limité sur l'objectif de croissance du gouvernement pour 2012, qui sous-tend celui d'un retour des déficits publics à 4,5% du PIB.
Il en serait tout autrement pour 2013, où l'objectif de croissance de 1,3% retenu à ce jour, avec des déficits ramenés à 3,0%, risque d'être hors de portée en l'absence de tout rebond au deuxième semestre.