Une expérience spirituelle
Publié : jeu. 08 août 2013, 13:44
Bonjour à tous,
Je voudrais vous partager une expérience qui m’a profondément marquée.
Cela se passait hier.
Je suis dans le fond de l’église, j’attends pour me confesser.
Et cela dure.
Je lève la tête.
En diagonale devant moi, sur la droite, assise contre une colonne, une jeune femme, la trentaine, écrit dans un calepin.
Je me dis qu’elle s’est réfugiée dans l’église pour échapper à la pluie et, faire son travail.
Elle est concentrée. Elle porte un T-shirt. Une queue de cheval.
Son cou est dégagé et on en voit la ligne harmonieuse. Ses genoux sont repliés.
Et elle écrit, tenant son bic avec la grâce propre aux filles.
Je suis dans l’église, j’attends de pouvoir me confesser, et je suis distrait.
Et je me demande si je pourrai encore passer avant la messe.
Mes yeux reviennent sur cette jeune femme, et des questions viennent en moi.
Qu’est-ce qui me tire ainsi l’œil ?
Ses fringues ? là… non.
Sa beauté ? sûrement pas. De 3/4 arrière, je ne peux rien voir.
Son attitude ? Peut-être un peu.
Y a-t-il quelque attirance sexuelle ? L’un ou l’autre phantasme ? Non ! Je suis pur. Je le sens, je le sais.
Il y a en moi une fibre très profonde et que je ne connais pas et qui m’émeut.
Cela ressemble à l’émotion que j’éprouve pour de jeunes enfants, mais ce n’est pas cela.
Une attirance pour l’autre, l’altérité que tout mon être ressent maintenant vivement.
Cela me prend de plus en plus fort.
Et je m’entends faire cette réflexion intérieure : « Oui, Je me damnerais pour elle ! »
Mais quelle expression !
Ma raison reprend tout de suite le dessus dans une espèce de révolte.
C’est alors que Jésus-Dieu intervient : « Moi aussi, je suis prêt à mourir pour elle. »
Il me corrige gentiment, et poursuit : « Comme pour chacun d’entre vous. »
Et brutalement, je comprends tous ces passages dans la bible où on décrit Dieu qui frémit dans ses entrailles.
Il n’y a là aucun calcul, ce n’est pas réfléchi. C’est viscéral. Si profond.
Cette expérience m’a fortement touché. En rentrant, j’en ai parlé à ma femme.
Et ce matin, elle a nourrit mon oraison au point de ne pouvoir m’en détacher.
Cordialement,
Griffon.
Je voudrais vous partager une expérience qui m’a profondément marquée.
Cela se passait hier.
Je suis dans le fond de l’église, j’attends pour me confesser.
Et cela dure.
Je lève la tête.
En diagonale devant moi, sur la droite, assise contre une colonne, une jeune femme, la trentaine, écrit dans un calepin.
Je me dis qu’elle s’est réfugiée dans l’église pour échapper à la pluie et, faire son travail.
Elle est concentrée. Elle porte un T-shirt. Une queue de cheval.
Son cou est dégagé et on en voit la ligne harmonieuse. Ses genoux sont repliés.
Et elle écrit, tenant son bic avec la grâce propre aux filles.
Je suis dans l’église, j’attends de pouvoir me confesser, et je suis distrait.
Et je me demande si je pourrai encore passer avant la messe.
Mes yeux reviennent sur cette jeune femme, et des questions viennent en moi.
Qu’est-ce qui me tire ainsi l’œil ?
Ses fringues ? là… non.
Sa beauté ? sûrement pas. De 3/4 arrière, je ne peux rien voir.
Son attitude ? Peut-être un peu.
Y a-t-il quelque attirance sexuelle ? L’un ou l’autre phantasme ? Non ! Je suis pur. Je le sens, je le sais.
Il y a en moi une fibre très profonde et que je ne connais pas et qui m’émeut.
Cela ressemble à l’émotion que j’éprouve pour de jeunes enfants, mais ce n’est pas cela.
Une attirance pour l’autre, l’altérité que tout mon être ressent maintenant vivement.
Cela me prend de plus en plus fort.
Et je m’entends faire cette réflexion intérieure : « Oui, Je me damnerais pour elle ! »
Mais quelle expression !
Ma raison reprend tout de suite le dessus dans une espèce de révolte.
C’est alors que Jésus-Dieu intervient : « Moi aussi, je suis prêt à mourir pour elle. »
Il me corrige gentiment, et poursuit : « Comme pour chacun d’entre vous. »
Et brutalement, je comprends tous ces passages dans la bible où on décrit Dieu qui frémit dans ses entrailles.
Il n’y a là aucun calcul, ce n’est pas réfléchi. C’est viscéral. Si profond.
Cette expérience m’a fortement touché. En rentrant, j’en ai parlé à ma femme.
Et ce matin, elle a nourrit mon oraison au point de ne pouvoir m’en détacher.
Cordialement,
Griffon.