La Cananéenne

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etienne lorant
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17 août 2008 - Jésus et la Cananéenne

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28.

Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

La Cananéenne me fait beaucoup pensée à l'aveugle Bartimée: elle utilise les mêmes mots que lui : "Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David !" et elle manifeste la même insistance, qui finit par déranger tout le monde.

Ce qui la diffère du premier, c'est uniquement son statut d'étrangère. Mais Jésus qui dit: "Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël", ne va pas abolir la frontière, mais Il va la faire entrer dans le Royaume - et tous les païens à sa suite. Cette femme est également très proche du Centurion, car les deux ne demandent rien pour eux-mêmes, mais en faveur d'un familier qui est très souffrant.

Le dialogue entre les deux est plein de verve, mais Jésus ne rencontre pas ici l'obstacle qu'on Lui dresse partout dans sa patrie: "Si tu es le Christ, quel signe vas-tu accomplir pour le manifester ?" Alors, Jésus parle, Jésus interroge, et sans que son interlocutrice puisse s'en rendre compte, Il lui élève sa foi. Car c'est elle qui va dire à Jésus: "Dieu est le Père de tous, pas seulement le Père des brebis perdues et des petits enfants, mais aussi des petits chiens d'étrangers qui grappillent les restes du repas de leurs maîtres."

Et comme avec le Centurion, Jésus se met à admirer la grande foi de l'étrangère.

En lisant ce passage, je me rends compte que si le Seigneur l'avait voulu, Il aurait beaucoup plus tôt franchi les frontières d'Israël, car les nations païennes étaient déjà prêtes à recevoir son enseignement. Mais Jésus, en toute chose, dans l'accomplissement des Ecritures, suit le dessein établi de toute éternité par le Père. Ce seront les disciples, ses frères, qui se répandront autour de la méditerranée pour semer le bon grain, et cela jusqu'au confins du monde - et jusqu'à nous.

Seigneur Jésus, je Te rends grâce en Ta très sainte et très haute miséricorde, car ta Parole a franchi tout le temps et tout l'espace pour me rejoindre, moi, qui n'avais jamais cru que telle chose fut possible ! Amen.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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La Cananéenne

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28.

Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

"Femme, ta foi est grande", lui dit Jésus. Il ne dit pas que, sa foi, il l'a aidée à grandir et il a étendu sa demande depuis le cas de sa fille à tous ces "petits chiens" (c'est ainsi que les Juifs traitaient les païens) qui viennent grappiller les miettes qui tombent de la table des maîtres. En posant cet argument, la mère de la malheureuse possédée est sortie de sa demande première pour entrer dans le dialogue à coeur ouvert avec Jésus.
Je note encore la méthode pédagogique qui consiste à employer des arguments contraires (comme: "Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël) qui sont destinés à opérer une mutation profonde de la demande. Il faut donc prier sans se décourager, mais aussi se laisser inspirer à ouvrir et élargir ses demandes. Le Seigneur nous connaît mieux que nous-mêmes et Il sait comment nous conduire le plus sûrement. Aussi faut-il nous exercer à prier et demander sans nous lasser, car les obstacles rencontrés font partie de la solution. Je songe à la dépression que j'ai dû traverser: aussi longtemps que j'ai dit: "Guéris-moi !", je n'allais pas mieux. Puis un jour, j'ai dit: "C'est comme Tu veux, pourvu que Tu demeures à mes côtés", j'ai guéri en une semaine. Avant j'avais des angoisses extraordinaires le matin, à présent, les sachant fausses, je me lève sans tenir compte de rien.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Anne
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Loué soit Jésus Christ!!!!!!!! À jamais !!!!!!! 05/08/2009

Matthieu 15, 21-28

« Jésus s’était retiré vers la région de Tyr et de Sidon

Notre Seigneur continue sans cesse sa mission d’évangélisation, de région en région, pour faire connaître au peuple l’amour et la miséricorde de Dieu pour nous. Si notre maître a pu accomplir une telle tâche, pourquoi pas nous ? Nous devrions, si possible (étant jeunes et braves), quitter nos milieux respectifs pour évangéliser, à notre façon, par le don que nous avons reçu de Sa part. Nous devrions le faire pour être semblable à Jésus, pour que les non-croyants puissent dire ‘’Tel maître, tel serviteur’’.

« Voici qu’une cananéenne, venue de ces territoires, criait : Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. », Cette femme, qui a traversé les frontières de son pays juste pour voir Jésus, Lui demande de faire un miracle pour elle. Elle était très sûre d’elle, sinon elle n’aura pas pris ce risque pour venir à Jésus. Et nous, prenons-nous des risques pour suivre ou chercher Christ ? Nous devrions faire comme cette femme : chercher Christ, partout où Il se trouve, pour Lui demander de L'aider dans ce monde qui tourne à l’envers. Et où trouver Christ de nos jours? Il se trouve dans nos prières et spécialement dans le Saint Sacrement. Alors je vous invite tous à aller à l’adoration, malgré la distance ou le manque de temps, pour visiter le Seigneur et lui confier les problèmes rencontrés dans cette vie terrestre.

Jésus est venu pour sauver tout le monde et pour que tous les hommes qui croient en Lui ait la Vie. « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël. » Christ nous dit quelle est sa mission, mais cette mission n’a pas de limites car Il est Amour et l’amour n’a pas de mesure ni de frontière.

Finalement, Jésus a exaucé les demandes de cette cananéenne par la foi qu’elle avait en Lui comme fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes en lui disant « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! Et à l’heure même, sa fille fut guérie. » Christ nous sauve de nos problèmes par la foi que nous avons en Lui : c’est le seul remède pour être guéri de tout mal et être exaucé dans nos intentions de prières.

Demandons à l’Esprit Saint de nous conduire, comme une mère conduit son enfant de deux ans par la main, comme une personne qui voit conduit un aveugle, et de nous aider à chercher, et à trouver, Jésus Christ.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Prier avec foi, pour la foi

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28.

Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

J'ai lu cet Evangile et comme je me demandais ce que j'en dirais encore, j'ai remarqué combien cette femme insiste au point que les disciples n'en peuvent plus; eux-mêmes vont trouver Jésus pour se plaindre: "Donne-lui satisfaction car nous n'en pouvons plus". Et cela m'a rappelé l'histoire du voisin importun qui vient réveiller unère de famille pour obtenir du pain. La nuit est déjà commencée et l'autre ne veut pas se relever, mais finalement il cède, à cause de l'importunité du demandeur.

Ensuite, par une association d'idée, je me suis souvenu de l'autre parabole, dont l'épisode de la Cananéenne semble une illustration vivante.

Luc 18:1-8
1. Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu'il faut toujours prier, et ne point se relâcher.
2 Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n'avait d'égard pour personne.
3 Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : Fais-moi justice de ma partie adverse.
4 Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n'aie d'égard pour personne,
5 néanmoins, parce que cette veuve m'importune, je lui ferai justice, afin qu'elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête.
6 Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique.
7 Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ?
8 Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?

Je n'ai pas manqué de remarquer que le Seigneur, dans un cas comme dans l'autre, finit par mettre en avant la foi de ceux qui demandent. Car en définitive, ce n'est - évidemment - pas que Dieu est sourd, mais c'est simplement que notre foi a besoin de grandir.

Ne vous est-il jamais arrivé de prier et d'obtenir finalement quelque chose que vous n'aviez pas demandé - et combien de fois encore, ce que vous avez obtenu ne s'est-il pas révélé meilleur encore que ce que vous aviez demandé au début de votre prière ?

Je sais très bien qu'au jour de ma conversion, ce que j'avais demandé, je ne l'ai pas obtenu. Je voulais vivre à l'écart, dans la nature, porter des sandales et une bure; je désirais "réapprendre à marcher" et rester six mois au moins à l'abri d'un monastère, car je me sentais vraiment l'âme d'un nouveau-né: est-ce que je ne risquais pas de me cogner partout et de tomber plus souvent encore qu'avant ma conversion ?

Mais je n'ai pas été exaucé. Le Seigneur m'a donné, non une armure, mais une fougue qui m'a permis de franchir de multiples épreuves et de manifester, sans doute, que la foi soulève quelques montagnes imaginaires ! J'ai également reçu, dans le coeur, comme une source qui ne pouvait manquer de déborder. Quant aux épreuves, elles aussi, je les considère comme autant de grâces, car mon désir de Dieu, à travers elle, n'a cessé de croître.

Du reste, la question de Jésus, chez Luc, touche vraiment le coeur: "Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?" Il la trouvera, j'en suis certain. Il la trouvera, mais Il la demande, et Il nous la demandera de plus en plus.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Anne
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Message non lu par Anne »

Loué soit Jésus Christ !!!!!!!!! A jamais !!!! 04/08/2010

Matthieu 15, 21-28

Jésus s’était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon.»

Aujourd’hui c’est la fête de Saint Jean-Marie Vianney, le saint parton des prêtres, connu aussi sous le nom de Saint Curé d’Ars, qui a vécu une vie pleine de joie et pénitence dans sa vie sacerdotale. Vu sa réputation dans le monde entier, il faut sans doute avoir fait le pèlerinage d’Ars, avoir vu le pauvre lit et les gros sabots, la petite église et la chaire au pied de laquelle Lacordaire vint s’asseoir, le confessionnal où le saint passait parfois quatorze heures par jour. Il a demandé à Dieu, dans l’action du Saint Esprit, de vivre une vie sacerdotale digne de Jésus Christ.

C’est dans ce même ordre d’idée que cette cananéenne vient à Jésus pour lui demander grâce, pour que sa fille soit sortie au plus vite des mains des démons. De nos jours, à qui confions-nous nos peines et difficultés : est-ce aux hommes ou est-ce à Dieu dans nos prières ? Cette femme a quitté sa ville pour suivre Jésus dans une autre ville car elle est bien déterminée à lui confier sa peine, quelles que soient les circonstances qu’elle rencontrera.

Et Jésus répond à cette femme : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël. » Malgré cette réponse, elle n’a pas démissionné ou perdu espoir : elle continuait en gardant la foi. C’est aussi ce que nous devrions faire de nos jours : continuer à demander à Christ, sans perdre espoir, tout en gardant confiance qu’Il est le seul qui pourra nous aider dans ces problèmes que nous rencontrons.

Et, en fin de compte, que dit Jésus à cette femme? « Ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux. » Christ se base sur notre foi en lui pour nous aider dans nos difficultés.

Demandons à l’Esprit Saint, qui connaît et voit nos difficultés quotidiennes, familiales et sociales, de nous conduire à Christ qui est notre Espoir et notre Sauveur.
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Message non lu par mandonnaud »

MERCREDI 3 AOÛT 2011
Temps ordinaire
Nombres 13,1...33;14,1...35 Ps 105 Matthieu 15,21-28
21 Jésus, étant parti de là, se retira dans la région de Tyr et de Sidon. 22 Et voilà qu'une femme cananéenne, sortie de ce pays-là, se mit à crier: " Ayez pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. " 23 Il ne lui répondit pas un mot. Alors les disciples, s'étant approchés, le priaient en disant: " Renvoyez-la, car elle nous poursuit de ses cris. " 24 Il répondit: " Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. " 25 Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: " Seigneur, secourez-moi! " 26 Il répondit: " Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. — 27 Oui, Seigneur, dit-elle; mais les petits chiens mangent des miettes, qui tombent de la table de leurs maîtres. " 28 Alors Jésus lui dit: " O femme, votre foi est grande: qu'il vous soit fait comme vous voulez. " Et sa fille fut guérie à l'heure même.

On oublie trop, nous occidentaux ,que Jésus au début a prêché pour les Juifs, son peuple pour toujours, nous sommes des païens, des petits chiens, greffé à l'arbre de Dieu, avent le retours des Juifs comme dit St Paul, devenu sémite par l'Église et enfants de Dieu par le Baptême, réstons humble car nous ne sommes pas encor bien Chrétien.Paul
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Jésus et la Cananéenne

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28.
Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



L'attitude de Jésus peut choquer à première lecture. Lui si souvent "saisi de pitié"envers les malheureux, cette fois semble être 'de glace' devant une mère tourmentée.

Mais tout s'explique: des deux côtés, il y a eu transgression des règles établies. En tant que prophète, Jésus ne devait pas quitter les frontières d'Israël; et de son côté, la Cananéenne n'avait pas le droit d'aborder Jésus, d'autant qu'elle le reconnaît comme étant "Jésus, fils de David, c'est-à-dire prophète d'Israël".

A partir de cette rencontre interdite et impossible, le dialogue va éclaircir la situation. Jésus lui rappelle d'abord qu'il n'a été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. Comme elle insiste, il lui oppose l'image d'un père qui retirerait le pain de la bouche de ses enfants pour le donner à manger aux "petits chiens". C'est de la pure provocation, mais l'image et le son nous manquent : car en réalité, par les signes de foi que la Cananéenne a manifestés, l'obstacle de la frontière et des règles humaines a déjà été franchi. Remarquez-le: tout à la fin, dans sa réponse, la femme ne réclame plus rien pour son enfant, mais elle nous ouvre déjà, à nous tous païens, les portes du Royaume (car ces petits chiens qui ramassent les miettes qui tombent de la table d'Israël, c'est bien elle, vous et moi.)
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DIMANCHE 14 AOÛT 2011
20eme du temps ordinaire St Maximilien Kolbe
Isaïe 56,1.6-7 Ps 66 Romains 11,13-15.29-32 Matthieu 15,21-28
21, Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.22 Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »23 Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »24 Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »25 Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »26 Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -27 C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »28 Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

C'est vrais Jésus, il y a des jours ou perdu aux milieux de nos péchés, surtout ceux de chaire, nous sommes comme ces petits chiens dont les maîtres sont des démons, donne nous le foi de cette cananéen qui reconnaît son humble condition et son vraie Maitre Jésus ,mais ose et obtient le pain des fils d'israel; le pardon et le don de la grâce.Paul
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La fille de la Cananéenne et le salut de tous

Message non lu par stephlorant »

[Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11,13-15.29-32.
Frères, je vous le dis à vous, qui étiez païens : dans la mesure même où je suis apôtre des païens, ce serait la gloire de mon ministère
de rendre un jour jaloux mes frères de race, et d'en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l'écart, qu'arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables.
Jadis, en effet, vous avez désobéi à Dieu, et maintenant, à cause de la désobéissance des fils d'Israël, vous avez obtenu miséricorde ; de même eux aussi, maintenant ils ont désobéi à cause de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c'est pour que maintenant, eux aussi, ils obtiennent miséricorde.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes.



Les lectures de ce jour associent dans le même salut la maison d'Israël à laquelle le Christ a été envoyé en premier lieu, à cause de la promesse faite par Dieu à Abraham. Mais déjà, dans l'Evangile du jour, celui de la Cananéenne et de sa fille possédée - qui obtiennent la délivrance, l'annonce du salut déborde les frontières de l'Israël historique pour être aussi adressée aux païens. Il n'est donc guère étonnant que saint Paul, lorsqu'il parle de ses frères de race, précise que tous, à la fin, obtiendront miséricorde. La dernière phrase de ce passage est éblouissante de clarté. Elle montre bien, en effet, que le désir de Dieu, c'est qu'aucun ne soit perdu : "Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes."

Qu'attendent les Juifs ? Le Messie. Qu'attendent les Chrétiens: Le Messie. Il est donc tout à fait normal et réjouissant à mes yeux, après tous les siècles déjà écoulés, de considérer que Juifs et Chrétiens ont la même attente. Mais est-ce que je dis autre chose ? Non, je ne dis rien de plus afin de ne pas offrir de prise à ceux qui continuent de tenir le langage de "l'accusateur de nos frères".
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Re: La fille de la Cananéenne et le salut de tous

Message non lu par Isabelle47 »

Bonjour Stephlorant,

Pour les chrétiens, le messie n'est-il pas déjà arrivé? (on ne peut donc pas dire que les chrétiens l'attendent encore) mais peut-être ai-je mal compris votre message?
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
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Re: La fille de la Cananéenne et le salut de tous

Message non lu par stephlorant »

Isabelle47 a écrit :Bonjour Stephlorant,
Pour les chrétiens, le messie n'est-il pas déjà arrivé? (on ne peut donc pas dire que les chrétiens l'attendent encore) mais peut-être ai-je mal compris votre message?
Les chrétiens attendent le retour en gloire du Messie; ce que les juifs attendent c'est sa première venue - mais ce sera la même chose que tous deux verront : "le Fils de l'homme venir avec puissance sur les nuées du ciel". J'ai écrit en ne tenant compte que de ce qui est commun aux deux religions. Et ce qui est commun, c'est la plus grande espérance !
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La louange du Magnificat dit ce que vit Marie et son peuple

Message non lu par PriereUniverselle »

20ème Dimanche Ordinaire – Année A

Dimanche dernier, Matthieu nous racontait l’histoire des disciples qui croyaient avoir affaire à un fantôme en voyant Jésus marcher sur la mer. Ils eurent tellement peur qu’ils poussèrent de grands cris. Mais Jésus leur déclara : « Confiance, c’est moi !».

Cette confiance, nous la voyons aujourd’hui chez une Cananéenne. Une confiance qui lui permettra de surmonter les différentes épreuves auxquelles elle sera soumise. D’abord, l’épreuve de la barrière ethnique : les juifs évitaient tout contact avec les Cananéens ; ensuite, l’épreuve du silence quand elle dit à Jésus : « Aie pitié de moi, Seigneur ! » Enfin, ces paroles terribles du Christ : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël… Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner auxpetits chiens ».

Ces paroles peuvent choquer dans un premier temps. Mais, si nous les creusons, si nous allons en profondeur, nous découvrirons que Jésus n’est pas sectaire ni misogyne. Non, il n’y a pas dans la dureté des paroles du Christ quelque mépris envers une femme qui ne demandait que la guérison de sa fille. Nous devons plutôt comprendre que Jésus a voulu mettre des limites à sa mission. Il devait commencer par Israël car c’est Israël qui a été enfanté dans la foi en premier. Plus tard, c’est-à-dire après la résurrection, ses disciples iraient dans le monde entier pour s’adresser à tous les hommes, pour leur apprendre à garder ses commandements et pour les baptiser au nom du Père, du fils et du saint Esprit comme il est écrit dans Mt 28, 19.

Chaque chose en son temps. On ne peut être partout à la fois ; on ne peut tout faire. Il ne s’agit pas de rêver d’une vie ailleurs, de la vie des autres mais d’accepter notre condition d’hommes et de femmes limités et enracinés quelque part en vue d’y accomplir la tâche qui est la nôtre, c’est d’abord cela que Jésus veut nous dire.

Bien qu’ayant affirmé qu’il ne peut rien faire pour les étrangers, Jésus finit par exaucer la prière de la Cananéenne, montrant ainsi que son amour est sans limites et que sa mission est sans frontières. Cela signifie- et c’est le second enseignement de cette page d’évangile- que l’Eglise est au service de tous ; ses filles et ses fils doivent donc s’ouvrir non seulement les uns aux autres, mais aussi à ceux qui ne pensent pas ou n’agissent pas comme eux.

C’est ce message que l’apôtre Paul veut faire passer aux chrétiens de Rome. N’oublions pas que les juifs de la communauté romaine étaient méprisés par les Romains sous prétexte qu’ils avaient désobéi à Dieu. Paul ne pouvait pas accepter cela. D’où son exhortation pour que les Romains accueillent les juifs d’origine païenne car, explique-t-il, « Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes ».

La lettre de Paul aux Romains comme l’évangile de Matthieu posent ainsi le problème de l’étranger. Un problème qui interpelle chacun de nous : dans nos pays, dans nos communautés, quelle place faisons-nous à l’étranger ? Celui-ci est-il le bienvenu ? Avons-nous conscience qu’il peut nous enrichir si nous nous ouvrons à lui ? Depuis Vatican II (1962-1965), l’Eglise catholique pratique le dialogue œcuménique et inter-religieux. Prions pour que ce dialogue et cette ouverture ne s’arrêtent pas et ne noient pas les exigences de la foi catholique dans de faux compromis.

Prions pour que nous puissions imiter l’exemple de Paul, l’apôtre qui s’était fait tout à tous, juif avec les juifs, Grec avec les Grecs. En effet, ce n’est pas seulement celui qui accueille qui doit s’ouvrir. L’étranger est appelé, lui aussi, à s’ouvrir, à s’adapter au lieu de chercher à imposer sa façon de voir et de faire.

« C’est vrai qu’on ne donne pas le pain des enfants aux petits chiens mais justement les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres », dit la Cananéenne à Jésus. Ce qui se dégage de cette réponse, c’est une foi profonde, une foi qui ne se lasse pas, une foi têtue, une foi si tenace que Jésus est touché. « O femme, ta foi est grande ! », s’écriera-t-il. Oui, une foi bien plus grande que celle des Juifs porteurs des promesses divines ! Une foi si forte, si immense qu’elle viendra à bout des réticences de Jésus. Celui-ci peut alors déclarer : « Que tout se fasse pour toi comme tu le veux !».

La Cananéenne représente ainsi tous les chercheurs de Dieu, ceux et celles qui ne se laissent pas abattre par les épreuves de la vie. En lisant cet évangile, nous ne sommes pas uniquement appelés à admirer sa foi. Nous sommes aussi appelés à nous méfier des jugements hâtifs sur les non-croyants. Car la foi n’est pas toujours où on croit la trouver. Que Dieu nous donne la foi de la Cananéenne ! Qu’il fasse de nous des gens ouverts. Alors nous serons les témoins de cette fraternité universelle que Jésus a prêchée et vécue.
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La Cananéenne

Message non lu par mandonnaud »

le 21 aout je vous aurai donné 1075 méditations soit les 3 année liturgique complètes A,B,C

Mercredi 8 aout 2012
St Dominique
Nb13,1-2a.25à14,1.26-29.34-35 Ps 105 Mathieu 15,21-28
21 Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. 22 Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » 23 Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! » 24 Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. » 25 Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! » 26 Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. - 27 C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » 28 Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

Nous sommes tous de ces payens qui espere en Jésus et recoive le pain des enfants juifs élus....mais après avoir reçu le baptême et vivant de l'eucharistie dans la foi, nous devenons plus grand que le plus grand homme (Jean-baptiste ),car Dieu en sa gloire par Jésus et son esprit saint vie en nous.Soyons lui fidèle dans la prière,l'action de grâce et les études des écritures biblique et écrits des Pères , des Saints et de l'église( Conciles, encycliques etc etc). Paul.
Jésus est infiniment misericordieux.
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etienne lorant
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Jésus et la Cananéenne

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28.
Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Avec ce mot, qui paraît bien méprisant : "Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens", Jésus va en réalité faire grandir largement la foi de la Cananéenne. Encore une fois, Jésus agissant en juif de manière presque caricaturale (les juifs traitaient les païens de 'petits chiens'), va manifester que pour Dieu, c'est d'abord la foi qui compte, et qui l'emporte sur tout le reste. Mais ce qui me réjouit particulièrement, c'est la réponse savoureuse de la femme qui - j'en ai le sentiment, a été inspirée dans ce qu'elle dit. Car au moment où elle parle des petit chiens qui mangent les miettes sous la table de leurs maîtres, elle ne songe plus à sa fille tourmentée, elle a découvert tout autre chose, qui dépasse largement le motif de sa venue. Mais elle a compris que désormais, par la foi, tous et toutes, quelles que soient leurs or peuvent entrer dans le Royaume des cieux, par la foi en la Parole de Jésus.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Foi et manque de foi

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Le mercredi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre des Nombres 13,1-2a.25-33.14,1.26-29.34-35.

Dans le désert, le Seigneur dit à Moïse :
« Envoie des hommes en reconnaissance dans le pays de Canaan, que je donne aux fils d'Israël. »
Au bout de quarante jours, ces envoyés revinrent de leur exploration.
Ils allèrent trouver Moïse, Aaron et toute la communauté d'Israël, à Cadès, dans le désert de Parane. Ils firent leur rapport devant eux et devant toute la communauté, et ils leur montrèrent les fruits du pays.
Ils firent ce récit : « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. C'est vrai qu'il ruisselle de lait et de miel, et vous voyez ses fruits.
Malheureusement le peuple qui l'habite est puissant, ses villes sont fortifiées et très grandes.
Les Amalécites occupent la région du Néguev ; les Hittites, les Jébusites et les Amorites occupent la montagne ; les Cananéens occupent le bord de la mer et les rives du Jourdain. »
Caleb imposa silence au peuple qui entourait Moïse : « Partons à la conquête de ce pays ; nous serons vainqueurs. »
Mais les autres hommes de l'expédition répliquèrent : « Nous ne pouvons pas marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous. »
Et, devant les fils d'Israël, ils se mirent à décrier le pays qu'ils avaient exploré : « Le pays que nous sommes allés reconnaître est un pays qui dévore ceux qui veulent s'y installer. Tous les hommes que nous y avons vus sont de très haute taille.
Nous y avons même vu des géants. A côté d'eux, nous avions l'air de sauterelles, et c'est bien ainsi qu'ils nous voyaient. »
Alors toute la communauté éleva la voix, se mit à crier ; et le peuple gémit toute la nuit.
Le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Combien de temps cette communauté mauvaise va-t-elle récriminer contre moi ? Les récriminations des fils d'Israël contre moi, je les ai entendues.
Tu leur diras : « Aussi vrai que je suis vivant, déclare le Seigneur, je vous traiterai selon les paroles mêmes que je vous ai entendu prononcer.
Vous tous qu'on a recensés, les hommes de plus de vingt ans, vous qui avez récriminé contre moi, vos cadavres resteront dans ce désert.
Vous avez exploré le pays pendant quarante jours, chaque jour vaudra une année : vous porterez donc le poids de vos fautes pendant quarante ans, et vous saurez ce que c'est que de m'avoir contre vous.
Moi, le Seigneur, j'ai parlé. C'est ainsi que je traiterai cette communauté mauvaise ameutée contre moi. Dans ce désert ils périront tous : là, ils mourront.
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,21-28.
Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.



Cy Aelf, Paris

Les hommes de plus de vingt ans mourront dans le désert, tandis que la cananéenne, qui n'est pas juive, obtiendra la guérison de sa vie, à cause de sa foi. Tels sont les jugements du Seigneur, et qui d'entre nous pourrait les prévoir ? Mais à pays neufs, jeunes hommes. La premières villes que les juifs rencontreront après avoir passé le Jourdain, c'est Jéricho. Et il suffira aux israélites de
d'en faire le tour plusieurs fois et de pousser leurs cris de guerres pour que les murailles s'effondrent d'elles-mêmes en livrant une armée épouvantée aux mains des jeunes guerriers.

Quant à la Cananéenne, qui est une païenne, elle va, contrairement aux juifs que Jésus a guéris, mais un peu comme le centurion dont le serviteur était mourant, entrer en dialogue avec Jésus - et c'est un dialogue par lequel la foi perce le doute de façon extraordinaire. Si l'on vous traitait de "petits chiens", comment réagiriez-vous ?"  Mais elle a cette réponse inimaginable: "Justement: les petits chiens se nourrissent des restes qui tombent de la table des enfants". Cette observation est également remarquable par sa justesse, car les enfants, à table, ne se préoccupent pas du tout, en mordant dans un petit pain ou un croissant, de ce qui tombera sur le sol. Ce sont bien leurs mères qui passent ensuite !  Ebloui par cette réponse, Jésus lui donne aussitôt satisfaction.

Quant au récit de l'effondrement des murs de Jéricho, pour cette fois, je ne cite pas la Bible mais le poète - j'avais dû l'apprendre par coeur et je la restitue par le coeur:
***

Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.
Quand Josué rêveur, la tête aux cieux dressée,
Suivi des siens, marchait, et, prophète irrité,
Sonnait de la trompette autour de la cité,
Au premier tour qu'il fit, le roi se mit à rire ;
Au second tour, riant toujours, il lui fit dire :
« Crois-tu donc renverser ma ville avec du vent ? »
A la troisième fois l'arche allait en avant,
Puis les trompettes, puis toute l'armée en marche,
Et les petits enfants venaient cracher sur l'arche,
Et, soufflant dans leur trompe, imitaient le clairon ;
Au quatrième tour, bravant les fils d'Aaron,
Entre les vieux créneaux tout brunis par la rouille,
Les femmes s'asseyaient en filant leur quenouille,
Et se moquaient, jetant des pierres aux hébreux ;
A la cinquième fois, sur ces murs ténébreux,
Aveugles et boiteux vinrent, et leurs huées
Raillaient le noir clairon sonnant sous les nuées
A la sixième fois, sur sa tour de granit
Si haute qu'au sommet l'aigle faisait son nid,
Si dure que l'éclair l'eût en vain foudroyée,
Le roi revint, riant à gorge déployée,
Et cria : « Ces hébreux sont bons musiciens ! »
Autour du roi joyeux riaient tous les anciens
Qui le soir sont assis au temple, et délibèrent.

A la septième fois, les murailles tombèrent.

Victor Hugo
19 mars 1853. Jersey.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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