Les perles...
Publié : mer. 27 juil. 2011, 17:14
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-46.
Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
L'image de l'homme qui trouve un trésor caché dans un champ m'a renvoyé directement à cette autre Parole qui dit:"Là où est ton coeur, la aussi ton trésor. Si l'on veut accueillir dans coeur l'amour de Dieu, sa présence continuelle et son Esprit Saint, il faut vider d'abord vider et nettoyer ce coeur, enlever toutes les choses inutiles, car le trésor de l'amour de Dieu prend toute la place.
La seconde sentence de Jésus m'a réjoui le coeur dès la première lecture et, comme à chaque fois, je m'étonne et je suis tout émerveillé de lui trouver une nouvelle signification. Bref, il m'a vraiment "sauté à l'esprit" que le collectionneur de perles fines, c'est l'homme en recherche de vérité, que je fus moi-même avant ma conversion, a d'abord commencé à rechercher des mots d'auteurs qui lui "disaient quelque chose". Quelque part dans cette grande maison doit traîner un vieux carnet où j'avais noté des poèmes comme l'Albatross, car la finale du texte disait quelque chose qui me ressemblait :
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Non pas que je me prenais pour ce Poète, mais je sentais bien cet exil sur le sol, et j'entendais les huées des méchants, et j'aurais voulu m'envoler.
Je cherchais ce qui était vrai pour moi. Il y avait également la finale du poème "La Mort du loup", dont j'admirais la figure. Si j'ai baptisé mon magasin 'Fort Alamo', c'est dans cet esprit-là (car à Fort Alamo, vous le savez, personne ne s'est rendu) :
-Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
La poésie était intéressante de ce point de vue de mon coeur tout désolé d'homme voué à consommer et produire. Puis, un jour j'ai entendu le cri d'Antigone:
"Ce n'est pas pour haïr que je suis née, c'est pour aimer !"
et je fus de nouveau très près de l'Evangile.
Mais toutes ces belles paroles sont restées des mots notés quelque part dans un carnet dont je me suis débarrassé, lorsque le Seigneur m'a ouvert l'esprit à sa Parole. Tous les mots de ces auteurs que j'admirais, sont restés des mots, tandis que la Parole s'est inscrite dans ma vie, elle l'a transformée et je ne serai même plus capable de me reconnaître dans l'homme que j'étais, si mon miroir pouvait me le montrer.
Seigneur, mon âme exalte ton nom, car en dépit de mon péché, Tu m'ouvres la bouche pour proclamer Ta louange ! Quelle mystérieuse splendeur dans cette simple constatation: c'est la Lumière au milieu des Ténèbres.
Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
L'image de l'homme qui trouve un trésor caché dans un champ m'a renvoyé directement à cette autre Parole qui dit:"Là où est ton coeur, la aussi ton trésor. Si l'on veut accueillir dans coeur l'amour de Dieu, sa présence continuelle et son Esprit Saint, il faut vider d'abord vider et nettoyer ce coeur, enlever toutes les choses inutiles, car le trésor de l'amour de Dieu prend toute la place.
La seconde sentence de Jésus m'a réjoui le coeur dès la première lecture et, comme à chaque fois, je m'étonne et je suis tout émerveillé de lui trouver une nouvelle signification. Bref, il m'a vraiment "sauté à l'esprit" que le collectionneur de perles fines, c'est l'homme en recherche de vérité, que je fus moi-même avant ma conversion, a d'abord commencé à rechercher des mots d'auteurs qui lui "disaient quelque chose". Quelque part dans cette grande maison doit traîner un vieux carnet où j'avais noté des poèmes comme l'Albatross, car la finale du texte disait quelque chose qui me ressemblait :
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Non pas que je me prenais pour ce Poète, mais je sentais bien cet exil sur le sol, et j'entendais les huées des méchants, et j'aurais voulu m'envoler.
Je cherchais ce qui était vrai pour moi. Il y avait également la finale du poème "La Mort du loup", dont j'admirais la figure. Si j'ai baptisé mon magasin 'Fort Alamo', c'est dans cet esprit-là (car à Fort Alamo, vous le savez, personne ne s'est rendu) :
-Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
La poésie était intéressante de ce point de vue de mon coeur tout désolé d'homme voué à consommer et produire. Puis, un jour j'ai entendu le cri d'Antigone:
"Ce n'est pas pour haïr que je suis née, c'est pour aimer !"
et je fus de nouveau très près de l'Evangile.
Mais toutes ces belles paroles sont restées des mots notés quelque part dans un carnet dont je me suis débarrassé, lorsque le Seigneur m'a ouvert l'esprit à sa Parole. Tous les mots de ces auteurs que j'admirais, sont restés des mots, tandis que la Parole s'est inscrite dans ma vie, elle l'a transformée et je ne serai même plus capable de me reconnaître dans l'homme que j'étais, si mon miroir pouvait me le montrer.
Seigneur, mon âme exalte ton nom, car en dépit de mon péché, Tu m'ouvres la bouche pour proclamer Ta louange ! Quelle mystérieuse splendeur dans cette simple constatation: c'est la Lumière au milieu des Ténèbres.