Manque de discipline des évêques français ?
Publié : lun. 15 janv. 2007, 17:18
[align=center]Voici un article que je dédie à mon ami Popeye (vous savez, celui qui veut me frapper d'un anathème !). ;-)
[/align]Source : http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/ ... atin-.html
Les évêques en perdent leur latin
Le possible retour de la messe en latin agite la hiérarchie catholique française, qui redoute une remise en cause de Vatican II, symbole de l'ouverture au monde moderne.
Une trentaine de jeunes prêtres français ont écrit aux évêques pour affirmer leur attachement au rite actuel.
- le 05/11/2006 - 22h10
Les débats sont feutrés et, traditionnellement, rien n'en filtre. Mais cette fois, la question agite fortement la hiérarchie catholique française, qui regimbe. Et bien que le sujet ne soit pas inscrit à l'agenda, il s'annonce déjà comme l'un des thèmes centraux de l'assemblée plénière des évêques de France, qui se tient jusqu'à jeudi à Lourdes : l'évolution annoncée de la liturgie, avec le retour de la messe de Pie V en latin. Mgr Jean-Pierre Ricard, président de la conférence des évêques de France, l'a d'ailleurs abordée dès l'ouverture, dans son discours d'introduction aux travaux des évêques. Et il a assuré que l'église catholique "ne change pas de cap", que le projet en question "n'a pas encore été signé", ajoutant : "Nous pouvons faire part, dès maintenant, de nos craintes et de nos souhaits".
Début octobre, on apprenait en effet à Rome "de sources concordantes" que le pape Benoît XVI s'apprêtait à signer un décret pour faciliter la célébration de la messe en latin dans l'espoir de mettre fin au schisme des catholiques intégristes adeptes de Mgr Lefebvre. La position officielle des évêques est de ne pas commenter un texte éventuel dont on ne connaît pas le contenu. Mais après ces précautions d'usage, plusieurs évêques se sont exprimés.
"Renoncer aux anathèmes et aux surenchères"
Les évêques de la province ecclésiastique de Besançon (Alsace, Lorraine et Franche-Comté), par la voix de Mgr André Lacrampe, se sont dit "préoccupés", redoutant une remise en cause du concile Vatican II (1962-1965) symbolisant l'ouverture au monde moderne de l'Eglise catholique. L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, propose de "renoncer aux anathèmes et aux surenchères" et espère une unité liturgique au sein de l'Eglise (mêmes textes et même calendrier des saints que ce soit en latin ou en français). L'évêque d'Angoulême, Mgr Claude Dagens, avertit qu'un biritualisme mettrait l'Eglise catholique "dans une situation grave et préoccupante".
Une trentaine de jeunes prêtres français (nés après Vatican II) ont écrit aux évêques pour affirmer leur attachement au rite actuel. Les évêques de Normandie ont de leur côté écrit aux prêtres de leurs diocèses pour les rassurer : on ne remettra pas en cause leur façon d'exercer leur ministère. Ces dernières semaines, Mgr Jean-Pierre Ricard a été reçu au Vatican, de même que le cardinal Lustiger et Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris. Ils y ont reçu, semble-t-il, des assurances, dont le président de la conférence des évêques de France s'est fait l'écho samedi à Lourdes : "Contrairement aux intentions que certains lui prêtent, le pape Benoît XVI n'entend pas revenir sur le cap que le concile Vatican II a donné à l'Eglise. Il s'y est engagé solennellement". L'heure semble à l'apaisement... Mais la messe n'est pas encore dite...