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Les chiffres du chômage
Publié : sam. 18 déc. 2004, 7:36
par BGdC
Connaissant très bien des persones travaillant à l'ANPE, il est intéressant de faire connaitre ce que je sais. Quand Le Pen (qui ne me plait pas, mais ça c'est autre chose) dit que la France a 6 millions de chomeurs, il n'exagère pas, ou alors il arrondit au dessus. En effet depuis la fin de ce qu'on a appelé les trente glorieuses, le chomage n'a fait quasiment que monter. Comment faire pour le diminuer? Plutot que d'aider les PME, qui sont toujours les premières à subir les méfaits des lois fiscales françaises, pour diminuer le chomage, les socialistes, puis la droite aussi bien sur!, ont trouvé un système: on change la manière de compter: on ne compte plus celui qui suit une formation, même si elle dure une semaine, ou celui qui est en stage non rémunéré, et on envoi les chomeurs en stage et en formations. il y a bien quelques chomeurs en moins: ce sont les fonctionnaires en plus :lol: . La dernière méthode en date, c'est de rayer les chomeurs de longue durée entre autres... ;-) Et avec tout ça on a ecore deux millions de chomeurs :-x
Publié : lun. 20 déc. 2004, 17:32
par bdetarade
En effet, l'estimation officieuse du pourcentage de chomeur avoisine les 20%.
Il me semble qu'au plus fort de la crise de 29 il y avait 5% de chomeurs.
Publié : ven. 11 mars 2005, 16:24
par sola
Exact. Entre ceux qui ne sont pas inscrits (pour être chômeur il faut avoir travaillé!), et ceux qui sont rayés, il en manque bcp bcp. Mais c'est bizarre, je connais des gens qui ne supportent pas que je leur dise ça, ils me répondent "n'oublie pas qu'on est dans un pays riche, c'est indécent de prétendre le contraire".
Question de génération p-ê.
Les vrais faux chiffres du chômage
Publié : mer. 21 sept. 2005, 14:38
par BANDOL
Comme pour le calcul de l'inflation, les chiffres du chômage sont truqués. Les instituts et autres organismes en charge d'établir "le comptage" dépendent du gouvernement. Cette vassalisation au pouvoir instille hélas, dans les médias aux ordres, des chiffres "politiquement corrects" mais qui n'ont aucun rapport avec la réalité.
Publié : mer. 05 avr. 2006, 15:25
par fredg
C'est surtout en terme de taux d'activité qu'on est très bas, à peine plus de 60% ; en comptant que dans les actifs, il y ceux qui cotisent pour les fonctionnaires et les chômeurs, on est dans le cas où 50% de la population entretient l'autre 50% (ce n'est pas pour rien que l'Etat controle 54% du PIB...)
Publié : lun. 01 mai 2006, 16:06
par Leviathan
Une manière de reduire le chômage chez les jeunes : cesser de leur mentir.
Tous se figurent que le boulot se trouve derrière un bureau bien chauffé, c'est faux !
D'ailleurs, il y a du travail en France. Certains disent même qu'il faudra réouvrir les frontières dans quelques années.
Pourquoi le chômage alors ?
Tout simplement parce que les gens ne veulent pas aller nettoyer les chiottes ou faire le plombier, ce qui est considéré comme dégradant dans la société d'aujourd'hui.
Ce sont justement les immigrés qui s'en occupent.
Alors avant de chercher à créer du boulot, remplir les postes disponibles serait un début.
Publié : lun. 01 mai 2006, 17:49
par MB
Bonjour
Il en va de même avec le chômage des jeunes. On dit qu'il y a 25 % de chômeurs parmi eux, mais cela ne veut rien dire ; si l'on rapporte la proportion de chômeurs par tranches d'âge, ça fait 8 %. Beaucoup sont à la fac ou ailleurs, ou sont dans des situations dispensant de parler de chômage.
Je me laisse aller à des états d'âme... je viens de corriger quelques copies d'étudiants (pourtant de 2me année...), et cela fait parfois regretter qu'ils ne soient pas plutôt à l'ANPE ! enfin je me retiendrai, rassurez-vous, de penser quelque chose de si peu charitable.
Cordialement
MB
Publié : lun. 01 mai 2006, 18:11
par Leviathan
Je fais justement partie de ces jeunes en question, bien qu'il soit encore un peu tôt pour me songer à trouver un travail, et j'avoue avoir été choquée par les manifestations contre le CPE, qui leur promettait pourtant plus de chance dans la vie active.
Certes, le ministre n'a pas présenté les choses de la bonne manière, certes, les conditions de licenciement laissaient à désirer (il faut dire que c'était gonflé de proposer ça dans le pays des Droits de l'Homme...), mais les jeunes auraient mieux fait de négocier au lieu de demander son abrogation pure et simple.
Ca a bien marché en Angleterre, pourquoi pas en France ?
Publié : ven. 26 mai 2006, 16:44
par L'Ange
Je suis bien d'accord avec vous Leviathan, je suis moi même en recherche d'emploi et le manque d'expérience me fait cruellement défaut, le CPE bien que n'étant pas une solution miracle, aurait tout de même pu nous permettre en tant que jeunes de faire nos preuves... Quelles solutions nous propose-t-on maintenant ?
Publié : mar. 30 mai 2006, 21:00
par Christophe
Bienvenue, Ange !
L'Ange a écrit :Quelles solutions nous propose-t-on maintenant ?
Stages, Intérim & CDD... Bon courage !
Christophe
Publié : mer. 31 mai 2006, 11:08
par L'Ange
Bonjour Christophe, et merci pour votre accueil,
Stages, CDD et intérim, et bien c'est gai :lol:
Je sens que nous allons encore longtemps continuer à "pédaler dans la choucroute"...
D'après ce que j'avais entendu aux informations, les jeunes mettent huit à onze ans avant d'entrer de plein pied dans le monde du travail. Pas de doutes il faut être patient... Mais à la longue cela devient difficile à assumer !
Le nombre de suicides suit la courbe du chômage
Publié : sam. 18 août 2012, 14:07
par etienne lorant
Le risque de suicide est très élevé chez ceux qui sont directement exposés aux conséquences de la crise.
Deux études publiées récemment, l’une en Grande-Bretagne, l’autre en Australie, montrent que le nombre de suicides croît en même temps que les difficultés économiques augmentent. Ainsi, des chercheurs anglais ont fait le rapprochement entre la crise économique intervenue en Grande-Bretagne entre 2008 et 2010 et les quelques mille suicides supplémentaires survenus durant le même période.
Jusqu’en 2007, le nombre de suicides était en déclin apprend-on dans une étude britannique publiée dans le British Medical Journal ; à cette époque on en dénombrait 4006. Cette tendance à la baisse perdurait depuis une vingtaine d’années quand une hausse du chômage est intervenue en 2008, les chercheurs ont relevé que le nombre de suicides avait lui aussi augmenté en parallèle pour atteindre 4 292. Le marché du travail a continué de se dégrader en 2009 ; le nombre de suicides est alors passé à 4 388 ce qui représente une hausse de 8% chez les hommes et de 9% chez les femmes.
Un coût humain considérable
Un des responsables de l’étude britannique, David Stuckler de la London School of Hygiene and Tropical Medecine, explique avoir estimé la différence entre le chiffre réel des suicides et celui qu’il aurait pu être si la baisse manifeste avant la crise, s’était poursuivie. Lui et son équipe ont ainsi pu déterminer qu’entre 2000 et 2010 toute hausse annuelle de 10% du nombre de chômeurs était associée à une augmentation de 1,4% des suicides chez les hommes. Un constat qui montre qu’« il y a un risque que le coût humain d’une hausse continue du chômage l’emporte sur les bénéfices supposés des coupes dans les budgets » selon les chercheurs.
La relation entre dégradation économique et santé mentale a déjà été observée mais c’est la première fois que des études scientifiques établissent une corrélation entre les deux. Après les Britanniques, des chercheurs australiens confirment cette relation grâce à une étude menée sur la période 1970-2007 dans l’Etat de New South Wales (Nouvelle-Galles du Sud). Ils ont pu ainsi observer une hausse de 15% du risque de suicide des agriculteurs et travailleurs agricoles âgés de 30 à 49 ans en période de sécheresse.
L’équipe de l’université de Canberra, dont le travail est publié dans la revue spécialisée Proceedings of the National Academy of Sciences, pense que cette augmentation devrait retenir l’attention des autorités de santé étant donné la tendance actuelle du climat qui risque de provoquer des sécheresses à la fois plus longues et plus sévères.
Point commun de ces deux recherches, le nombre de suicides est à chaque fois plus important chez les hommes que chez les femmes. Un constat qui peut s’expliquer en partie par le fait que les femmes cherchent plus volontiers de l’aide que les hommes en cas de dépression. Le chercheur britannique David Stuckler risque quant à lui l’explication selon laquelle travailler constituerait une large part de l’identité masculine…
- [+] Texte masqué
- http://www.rfi.fr/europe/20120817-suici ... -australie
Re: Le nombre de suicides suit la courbe du chômage
Publié : sam. 18 août 2012, 23:30
par jepassapied
C'est un scoop???
Re: Le nombre de suicides suit la courbe du chômage
Publié : lun. 20 août 2012, 11:57
par jean_droit
Lapalissade .....
Re: Le nombre de suicides suit la courbe du chômage
Publié : lun. 20 août 2012, 14:00
par etienne lorant
jepassapied a écrit :C'est un scoop???
jean_droit a écrit :Lapalissade .....
Bravo pour l'exploit de vos simplismes... Nous savons que notre ami jean_ droit est fier de dire le Benedicite au restaurant avant de manger, et devant le restaurant, passent des gens qui n'ont plus depuis des années les moyens d'aller au restaurant. Quant à vous qui constatez une Lapalissade, essayez de sortir un peu de votre cynisme, merci d'avance.