On sait que l'accusation de
Allah = le Dieu Lune de la mythologie païenne (locale) arabe (pré-islamique) vient de chrétiens, sous entendu : Allah est un faux Dieu, un Dieu païen qui ne dit pas son nom et que l'islam essaie de nous faire accepter comme étant le Dieu du judaïsme et du christianisme avant que ces deux religions , ne furent victimes de leurs fidèles faussaires et corrupteurs. (Attaque coranique envers la Trinité chrétienne, celle-ci étant toutefois très mal rapportée puisque l'Esprit Saint n'y est jamais présenté comme la troisième hypostase dans le Coran)
Robert Morey est le pasteur qui popularisa véritablement cette "thèse", notamment aux Etats-Unis. (
The moon-god Allah in the archeology of the Middle East. Newport, PA : Research and Education Foundation, 1994.) D'après quelques études, nombreux sont ceux qui, aux Etats-Unis, pensent que l'Islam est un culte lunaire.
Arthur Jeffery un philologue, spécialiste de langues sémitiques et des études sur le Coran, avançait lui que "Allat" était la variation féminine de "Allah" dans l'Arabie du nord pré-islamique.
La majorité des spécialistes non musulmans tablent clairement que Allah veut tout simplement dire "le Dieu".
Concernant le fait que les chrétiens disent "Allah" pour parler Dieu le père... je n'en sais rien (???). Ils disent donc "Yasu' ibn allah" pour Jésus fils de Dieu ou encore Jésus est Dieu comme les anglophones disent "Jésus is Lord, ou parfois Jésus is God" ?!
Certains ici seront bien plus précis que moi ici.
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Le Coran dit que la lune est un signe d'Allah, comme tout le reste, en effet tout est signe de Dieu pour un musulman. La Lune semble avoir toujours joué le rôle principal dans l'édification du calendrier musulman qui est un calendrier lunaire, elle est aussi évoquée dans les différentes hagiographies religieuses et autres panégyriques (Sira) du prophète Mohammed.
On prête au prophète l'exploit d'avoir fendu la Lune en deux. Voici ce que rapportent les sources purement islamiques sur cet épisode coranique, présent dans la Sunna et la Sira.
la fente de la lune :
Ce miracle a été transmis par les traditions les plus authentiques , et rapporté par un grand nombre des compagnons du prophète (paix et bénédiction sur lui) , parmi eux , ibn mas3oud , Anas , Ibn Abbâs, Ibn Umar, Hudhayfa, Alî et Jubayr Ibn Mut 'im. , Anas par exemple rapporte que :
Anas ( Qu'Allah l'agrée ) rapporta que les gens de Makka demandèrent au Messager d'Allah (sala ALLAH alayhi wa salem) de leur montrer un miracle. Alors, il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur montra la fente de la lune.
Voir Sahîh Al-Boukhârî, Vol.4, Hadîth N.831 ).
Ibn mas3oud quand à lui rapporte :
"La lune s'est fendue à l'époque de l'envoyé de Dieu en deux parties: une partie restée en deçà de la montagne et une partie au-delà. L'envoyé de Dieu a alors dit aux gens présents: Soyez témoins !"
Miracle ou sorcellerie
Ayant vu ce miracle évident , Les mécréants de la tribu de Quraysh ont alors dit: Ibn Abî Kabsha vous a ensorcelés ! L'un d'eux ( Addahak rapporte que c'est abu jahl ) leur dit: Si Mohammed pouvait effectivement ensorceler la lune, il ne pouvait tout de même pas ensorceler la terre entière ! Interrogez ceux qui viendront à vous d'autres contrées pour savoir s'ils ont vu la même chose? Ils les ont donc interrogés et ils ont répondu avoir vu la même chose !
les habitants des autres contrées ayant assuré l'avoir vu fendue. Les mécréants ont conclu: Ceci est une magie persistante , c'est ainsi que dieu leur répondit :
«L'heure approche et la lune s'est fendue. Et s'ils voient un prodige, ils s'en détournent et disent : "Une magie persistante" ». Coran 54.1,2
Bien évidemment nul astronome et contemplateur du ciel et des étoiles à l'époque n'a rapporté une telle observation dans ses écrits à l'époque. Des musulmans veulent identifier cette fissure, mais chacune de leur théorie tombent à l'eau car aucune fissure ne semble être apparue et décrite depuis que les hommes disposent de l'écriture.
Autre chose, les scientifiques n'ont pas compter sur le Coran pour nous parler de l'histoire terrestre de la lune (Théia (ou parfois Orphée) est un objet hypothétique du Système solaire, supposé avoir existé par le passé. Selon l'hypothèse dominante, la formation de la Lune est due à la collision de la Terre (ou proto-Terre) avec un objet de la taille de Mars. Théia est l'impacteur.)
Étrange que ce bouleversement ayant TOUT favorisé sur Terre ne soit pas décrit dans ce miracle de sciences qu’est le Coran...
Apprend-on dans le Coran ou dans la science prophétique que la lune s'éloigne progressivement de la Terre, que la Terre tourne toujours un peu moins vite sur elle-même et autour du soleil, ou encore que les journées terrestres durent moins longtemps ?! Non.
Les influences gravitationnelles sur la Terre ? Pas un mot dans le Coran, ce soit disant miracle des miracles en sciences n'a jamais rien proposé de nouveau en matière de science, il était déjà obsolète au VIII siècle, il l'est 1000 fois plus encore de nos jours. Et pourtant des centaines de millions d'êtres humains en font l'unique référence, des universitaires et intellectuels occidentaux par ignorance, lâcheté ou encore par volonté de bonne intention, quand ce n'est pas pour l' appas du gain, louent la beauté et la richesse spirituelle et scientifique d'un livre qui contient en idées et théories tout ce que l'humanisme et la science méprisent aujourd'hui.
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"Parmi Ses merveilles, sont la nuit et le jour, le soleil et la lune:
ne vous prosternez ni devant le soleil, ni devant la lune, mais prosternez-vous devant Allah qui les a créés, si c’est Lui que vous adorez (sourate 41 verset 37). "
La lune (croissant_Hilal) comme symbole musulman (notamment sur les blasons), c'est à la fin du Moyen-Age, pas avant. Le croissant comme symbole est bien plus ancien, et on le retrouvait dans d'autres civilisations antérieures à l'islam (surtout au Moyen-Orient).
L'accusation la plus fréquemment rencontrée c'est celle qui postule que la statue d'Hubal, le Dieu parmi ceux les plus élevés du panthéon pré-islamique (mais Hubal n'était pas le Dieu lunaire), fut brisée par Mohamed, et qu'il remplaça la divinité païenne par celle d'Allah, "le Dieu" unique et unitaire d'inspiration judéo-chrétienne et encore plus par la messianiste dérive judéo-nazaréenne dont dérive indéniablement le proto-islam. Les preuves appuyant la thèse d'un proto islam aux origines non pas hijazienne mais plutôt Proche-Orientale sont sérieuses.
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Des sources islamiques nous disent qu'avant Mohamed, Allah (Le Dieu) n'était pas considéré comme l'unique divinité par les Mecquois, mais qu'il était considéré comme le créateur du monde et qu'il était le Dieu de la pluie, si importante dans ces régions comme on le sait. Une pluie rare, c'est un Dieu au caractère difficile et exigeant, un Dieu qui donne aux hommes méritants, reconnaissants et ... soumis, mais qui privent de ses bienfaits les cœurs rebelles.
Certains spécialistes avancent qu' Hubal était la divinité (nabatéenne/Syrie/Jordanie/Canaan ?) de la pluie et un des Dieux de la guerre.
Selon les sources islamiques, les chefs mécquois ( tribus Quraysh) et notamment le chef du clan des Banu Abd-Shams, Abu Sufyan ibn Harb (son nom une fois converti à l'islam), en appelaient à Hubal lors du combat perdu (bataille d'Huhud) par Mohamed et ses partisans (fidèles) ( Mohamed fut épargné par les Mecquois et pris sa revanche plus tard, il détruisit alors la statut représentant Hubal & Abu Sufyan se convertit au mahométisme selon les sources islamiques).
La bataille d’Uhûd : la revanche légitime des Mekkois
Date: mars 625
Protagonistes: 3000 Mekkois dressent un siège dans la localité d'Uhud, à quatre kilomètres au nord de Médine. Côté Médinois, les partisans de Mahomet réunissent seulement 1000 hommes, les juifs de Médine ne se sentant pas concernés, et une partie de la population arabe ne s'estime pas tenue de se solidariser avec Mahomet, leurs accords se limitant à un engagement en cas d'assaut sur la ville seulement. Or, les Mekkois adoptent une stratégie attentiste et ce sont les Mahométans qui décident de lancer l'assaut.
Le conflit: les médinois se laissent attirer en plaine et sont en butte à l'importante cavalerie Mekkoise, dirigée par Khâlid Ibn al Walîd (futur rallié qui servira Mahomet sous le nom de « Sabre de l'islam »). Le rapport est inégal. Les Médinois perdent 70 hommes, Mahomet manque d'être tué et son oncle, Abou Hamza n'a pas cette chance.
Alors qu'il avait là une occasion d'en finir définitivement avec les musulmans, en « terminant le travail » Abû Sûfyan, satisfait de sa victoire, décide ne ne pas aller soumettre Médine, ne fait pas de prisonniers, et laisse en fuite Mahomet.
Conséquences socio-politiques: La perte de prestige de Mahomet est un désastre. Point d'avantage n'en faut pour compromettre les alliances avec des tribus juives dubitatives, et la partie arabe de Médine non ralliée. D'ailleurs cette dernière, par la voix de son représentant Ibn Ubayy, émet de sérieuses critiques quant à celui qui se disait porté à Badr par une main divine...alors que son échec cuisant à Uhud montre que son soutien surnaturel n'est pas si évident.
Mahomet trouve cependant un soutien de poids qui va jusqu'à justifier la défaite: le Coran, qui dans sa Sourate 3, explique: « Ce qui vous a atteints, à la journée où les deux troupes se sont rencontrées, s'est produit avec la permission d'Allah, afin que celui-ci reconnaisse les croyants et qu'il reconnaisse ceux qui ont été hypocrites...(3.159-160)
Ne vous abandonnez pas, ne vous attristez pas, alors que vous êtes les plus hauts, si vous êtes croyants...(3.134.) Allah vous a fait reculer devant les Infidèles pour vous éprouver...(3.146)
Ainsi, l'honneur est sauf, cette défaite n'est qu'une épreuve-test voulue par Dieu pour reconnaitre les vrais fidèles! Il suffisait d' y penser.
Certains érudits pensent que Hubal est en réalité le fruit de la rencontre entre "hu" qui signifie "l'esprit" ou encore "le Dieu" et le Dieu Baal Maob 'signifiant le Seigneur Tout puissant ou Maitre des mondes".
L'épisode de la lune fendue (Mohamed fut mis au défi par des hommes de produire un miracle, il en appela à Allah, et celui ci lui dicta de pointer le doigt vers la lune, une fente visible à l’œil nu est soit disant apparue et les témoins se convertirent) laisse aussi percevoir la possibilité historique que les musulmans ont du s'imposer en imposant leur Dieu face à des croyances, vénérations ou divinisations de l'objet lunaire.
Allah (Le Dieu) permet à Mohamed de fendre la lune et ainsi ce dernier prouve que la lune comme le reste fait partie de son œuvre et qu'il (Dieu) en dispose à sa guise, les yeux des incrédules qui devaient idolâtrer la lune se convertirent, Mohamed ayant fait démonstration que Dieu (Allah) supérieur à la Lune qui n'était pas de nature Divine.
Le prophète lui-même eut le visage maculé de sang et perdit une dent dans l’aventure (bataille de Uhud); des rumeurs de sa mort se répandirent même sur le champ de bataille. Dès qu’il put trouver de l’eau pour se laver la figure, Mahomet jura de se venger. «Le courroux de Dieu est terrible contre celui qui a ensanglanté la face de Son prophète.» Lorsque Abu Sufyan déclara qu'Hubal leur avait offert la victoire face à Mohomet et son Dieu , Mahomet se montra inflexible et se concentra sur la distinction islamique très nette entre croyants et incroyants. Il dit à son lieutenant Umar de répliquer: «Allah est sublime, Allah est glorieux. Nous ne sommes pas égaux. Nos morts sont au paradis; vos morts sont en enfer.»
Mahomet jura une nouvelle fois de se venger lorsqu’il découvrit la dépouille de son oncle Hamza. Hamza avait été tué à Uhud et son corps avait été horriblement mutilé par une femme, Hind bint Utba, qui lui trancha le nez et les oreilles et mangea une partie de son foie. Elle fit cela pour venger la mort de son père, de son frère, de son oncle et de son fils aîné à la bataille de Badr. Le prophète ne fut pas ému le moins du monde par le fait qu’elle ait commis ces actes ignobles pour se venger. «Si Dieu me donne la victoire sur les Koreishites à l’avenir», s’exclama-t-il, «je mutilerai trente de leurs hommes.» Touchés par son chagrin et sa colère, ses partisans prononcèrent un serment analogue: «Par Dieu, si Dieu nous donne la victoire sur eux à l’avenir, nous les mutilerons comme aucun Arabe n’a encore jamais mutilé personne.»[
En 2001, Oussama ben Laden a appelé l'Amérique
La Hubal moderne. ("Hubal al-'asr")
On comprend que Hubal symbolise la concurrence guerrière, mais aussi la concurrence religieuse.
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Je cite également cette excellent réflexion, on ne peut plus pertinente :
● La nature particulière des sources islamiques : Aucune des sources islamiques censées raconter l’origine de l’islam (Mahomet, la Mecque, Medine, l’hégire, l’ange Gabriel, le Coran, etc) n’est contemporaine des faits.
Comme si l’histoire de Napoléon avait été écrite en 1920, sans source datant de l’époque. Ce ne sont pas, comme chez les contemporains « Romains », en latin en Occident, en grec et syriaque en Orient, des écritures de type « chroniques » qui émergent, en arabe, au début des années 750 , mais des textes où un même événement est généralement relaté par des informateurs différents sous la forme de plusieurs récits « historiques » fragmentaires. Chaque récit « historique » concernant Mahomet (hadith/ »tradition »), commentaire du Coran ou « histoire » est accompagné de sa « chaîne d’appui/transmission », liste plus ou moins longue de personnes qui ont transmis successivement le récit et qui remonterait jusqu’à la source première d’information. « Un tel a dit d’après Un tel, d’après Un tel, d’après Untel qui était un Compagnon du fondateur, etc. »
Ce système ne s’est mis en place que progressivement. Le commentaire du Coran le plus ancien à notre disposition attribué à Mûqâtil ibn Sulayman (litt. Le Tueur fils de Salomon) vers 750 ne mentionne aucune « chaîne d’appui » ; c’est dans les sources juives apocryphes et bibliques (comme d’autres à son époque) qu’il va piocher pour expliquer certains passages du Coran relatifs aux prophètes quand il ne déclare pas les choses sans source aucune bien souvent… Autrement dit, plus on remonte dans le temps vers le fondateur, moins les informations sur lui sont sourcées, voire pas du tout.
Les clercs musulmans suivants vont lui reprocher ne pas sourcer comme eux le font avec leur « chaîne d’appui », et d’aller chercher dans le milieu biblique de quoi nourrir son commentaire. Cette pratique qui sera appelée Isra’iliyat sera combattue ; plus on avance dans le temps, plus les commentateurs (surtout à partir du XIIè siècle) se plaindront de leurs illustres prédécesseurs à propos de ces fameuses Isra’iliyat. Pourquoi Mûqâtil, et d’autres de son temps, avaient-ils cette pratique ? L’islam de Mûqâtil était-il un prolongement de la tradition biblique plus évidente pour lui ? D’autre part, s’il n’avait pas de « chaîne d’appui », était-ce qu’elles n’existaient tout simplement pas en 750 cent ans après la mort officielle de Mahomet ? La question de savoir d’où provenaient ses informations reste ouverte. En ce sens, la présence de Mûqâtil dans la ville de Marw (Turkménistan actuel) au nord-est de l’Iran, en monde indo-européen perse, en contact avec le monde bouddhique, donne des perspectives intéressantes relativement à certaines recherches linguistiques récentes et à la fracture sunnisme/chiisme (certaines branches du chiisme acceptant l’idée de réincarnation).