La mort est un nouveau soleil
Publié : ven. 01 févr. 2013, 19:41
Titre d'un ouvrage d'Elisabeth Kübler-Ross, très dynamisant !

"Tanatonaute" très connue, qui rejoint les écrits de Jean Prieur, Raymond Moody et bien d'autres.
EKR est “née triplée” le 8 juillet 1926 près de Zurich. De faible constitution, et à une époque ou les maternités ne sont pas équipées comme de nos jours, elle a du mal à effectuer sa croissance, elle restera chétive durant toute sa jeunesse.
De caractère solitaire, elle a tendance à s’isoler de ses sœurs.
Ceux qui sont promis à un grand avenir manifestent souvent dès leur plus tendre enfance un comportement en rapport avec leur future profession. Le rêve d’EKR est d’aider les autres. À l’âge de quatre ans, elle installe dans une dépendance de la maison une sorte de cabinet vétérinaire où elle soigne tout ce qui passe comme animaux malades ou blessés, chats, crapauds, oiseaux, tout, sans distinction d’espèce, bien entendu. Son véritable rêve est de devenir médecin.
Comme elle avait fait part à son papa de son désir, celui-ci lui aurait répondu : “Pas question, je n’ai pas les moyens de te payer des études de cet ordre”.
Nous sommes en Suisse allemande. Elisabeth entend les discours de Hitler, elle a 11 ans lorsque l’armée nazie envahi la Pologne. Elle fait le vœu de tout faire pour aider ces malheureux Polonais. Aussi lorsque qu’en 1942 son père lui demande d’entrer comme secrétaire à son service, elle refuse, ça ne l’intéresse pas – Monsieur Kübler ne transige pas, il la chasse de la maison.
Même en Suisse, la vie n’est pas toujours facile ; pour survivre elle trouve une place de bonne à tout faire chez des riches propriétaires français, résidant au bord du lac. Ceux-ci l’exploitent honteusement. À la suite de ça, elle gardera toute sa vie une aversion pour la langue française. On peut comprendre !
Dès que possible, elle retourne à Zurich et comme elle a toujours la même idée (soigner, devenir médecin), elle trouve une place d’aide laborantine ; ce n’est pas passionnant, mais ça lui permet de se rapprocher du milieu médical. C’est là qu’elle va rencontrer un célèbre ophtalmologiste, auprès de qui elle va maintenant travailler : le Docteur Zehnder. Ce dernier va très vite découvrir les capacités dont fait preuve la jeune fille. Elle est très proche des patients, dévouée et appréciée de tous.
À partir de 1943 elle va entrer, cette fois-ci comme apprentie laborantine au service du professeur Weitz. Seulement voilà, le laboratoire se trouve à l’étage en dessous de celui où arrivent les réfugiés qui affluent de toutes parts. Élisabeth quitte régulièrement son laboratoire et passe le plus clair de son temps à épouiller, laver, s’occuper des réfugiés, leur trouver des vêtements, les réconforter. Le professeur Weitz ne dit rien et laisse faire ; devant tant d’amour et de compassion, la science s’incline. On trouvera quelqu’un d’autre pour le labo. Très vite elle va avoir la responsabilité d’un bâtiment entier de l’hôpital.
La fin de la guerre arrive enfin, suivie de son cortège tragique. Je n’ai pas ici la possibilité d’entrer dans le détail. Élisabeth enchaîne ses actions de bienfaisance. Avec une troupe de bénévoles “Peace Corps”, où elle est engagée comme cuisinière, elle va aller d’abord en France, puis en Belgique, Allemagne, Suède, enfin la Pologne. Souvenez-vous de son vœu d’aider ces malheureux Polonais.
Dans le village où elle se trouve, deux étudiantes en médecine ont ouvert une infirmerie, Elisabeth se joint à elles. Avec les moyens du bord, autant dire rien, elles soignent comme elles peuvent.
Son périple va l’amener jusqu’en Russie. De retour en Allemagne, on la retrouve inanimée au cœur d’une forêt. Elle a la typhoïde. Elle va être “soignée” dans un hôpital où tout le monde, la croyant Polonaise, l’abandonne à son triste sort, oubliant même parfois de lui donner à boire. Enfin miraculeusement rétablie, elle fini par se retrouver à nouveau à Zurich et laborantine dans un grand hôpital.
Voyant son zèle, son nouveau patron l’encourage à passer son bac. Elle avait abandonné ses études en troisième, maintenant elle va s’y remettre tout en continuant de travailler. Un an plus tard elle obtient son baccalauréat, s’inscrit à la fac de médecine, sept ans d’études et voici Elisabeth Docteur en médecine.
C’est au cours de ses études qu’elle rencontre Emmanuel Ross qui va l’emmener, malgré ses réticences, à New York. Elle aurait préféré l’Inde ou l’Afrique, mais le destin en avait décidé autrement. Son mariage avec Emmanuel a lieu en 1958.
En Amérique, EKR décide de poursuivre ses études en psychiatrie, très vite elle obtiendra son diplôme de spécialiste.
C’est à New York qu’elle va découvrir avec quel mépris sont considérés les mourants. Le but de la médecine étant de maintenir la vie, la mort est un échec, face auquel on a tendance à pratiquer la politique de l’autruche.
EKR va se retrouver en enfer, c’est-à-dire dans un hôpital psychiatrique où les patients servent le plus souvent à tester de nouvelles drogues, sans leur accord, cela va sans dire. Les malades sont tous des incurables. EKR va accomplir des miracles, elle obtient qu’au moins dans son service “la camisole chimique” soit réduite au minimum et aussi l’arrêt des électrochocs. Une de ses patientes depuis toujours refusait de parler, aucune expression n’animait son visage, pas le moindre cillement, elle restait prostrée dans un coin. Élisabeth va tous les jours lui parler, durant de très longs mois, il n’y aura aucune réaction. Quelque temps plus tard, le grand patron qui inspectait les services trouve la “schizophrène en question” en train de faire de la broderie, celle-ci se tourne vers lui et lui demande :“ Docteur que pensez-vous de mon travail ?”.L’histoire a fait le tour de l’hôpital. Le cas EKR est décidément très louche…Ce n’est pas comme ça qu’on fait de la médecine ! Ce n’est pas rationnel.
Passons sur les détails. EKR voit mourir un grand nombre de malades, sans accompagnement, dans la plus grande indifférence, sans que personne jamais ne cherche à savoir ce qui peut bien se passer à l’ultime phase de ce que nous appelons la vie. À partir de maintenant, tout son travail va s’orienter dans cette direction : “que se passe-t-il au moment de la mort ?” Toutes les traditions, religieuses, chamaniques, bouddhistes, la sorcellerie africaine… tout y passe. Elle fouille partout, mais surtout elle va rencontrer des patients en fin de vie, et ce sont eux qui vont lui en apprendre le plus. Ceux qui après une mort clinique parfois très longue vont revenir à la vie. Ceux qui jusqu’à présent n’ont jamais osé parler. Impossible de raconter des histoires à dormir debout sans passer pour fou, alors on se tait. Personne n’en est jamais revenu, c’est bien connu, pourquoi écouter ces balivernes ?
Au cours de ces observations, voici les conclusions auxquelles sont arrivés EKR ainsi que le Docteur Moody qui depuis quelque temps a, lui aussi fait des recherches dans ce domaine.
Les différentes phases par lesquelles passe celui qui va mourir:

"Tanatonaute" très connue, qui rejoint les écrits de Jean Prieur, Raymond Moody et bien d'autres.
EKR est “née triplée” le 8 juillet 1926 près de Zurich. De faible constitution, et à une époque ou les maternités ne sont pas équipées comme de nos jours, elle a du mal à effectuer sa croissance, elle restera chétive durant toute sa jeunesse.
De caractère solitaire, elle a tendance à s’isoler de ses sœurs.
Ceux qui sont promis à un grand avenir manifestent souvent dès leur plus tendre enfance un comportement en rapport avec leur future profession. Le rêve d’EKR est d’aider les autres. À l’âge de quatre ans, elle installe dans une dépendance de la maison une sorte de cabinet vétérinaire où elle soigne tout ce qui passe comme animaux malades ou blessés, chats, crapauds, oiseaux, tout, sans distinction d’espèce, bien entendu. Son véritable rêve est de devenir médecin.
Comme elle avait fait part à son papa de son désir, celui-ci lui aurait répondu : “Pas question, je n’ai pas les moyens de te payer des études de cet ordre”.
Nous sommes en Suisse allemande. Elisabeth entend les discours de Hitler, elle a 11 ans lorsque l’armée nazie envahi la Pologne. Elle fait le vœu de tout faire pour aider ces malheureux Polonais. Aussi lorsque qu’en 1942 son père lui demande d’entrer comme secrétaire à son service, elle refuse, ça ne l’intéresse pas – Monsieur Kübler ne transige pas, il la chasse de la maison.
Même en Suisse, la vie n’est pas toujours facile ; pour survivre elle trouve une place de bonne à tout faire chez des riches propriétaires français, résidant au bord du lac. Ceux-ci l’exploitent honteusement. À la suite de ça, elle gardera toute sa vie une aversion pour la langue française. On peut comprendre !
Dès que possible, elle retourne à Zurich et comme elle a toujours la même idée (soigner, devenir médecin), elle trouve une place d’aide laborantine ; ce n’est pas passionnant, mais ça lui permet de se rapprocher du milieu médical. C’est là qu’elle va rencontrer un célèbre ophtalmologiste, auprès de qui elle va maintenant travailler : le Docteur Zehnder. Ce dernier va très vite découvrir les capacités dont fait preuve la jeune fille. Elle est très proche des patients, dévouée et appréciée de tous.
À partir de 1943 elle va entrer, cette fois-ci comme apprentie laborantine au service du professeur Weitz. Seulement voilà, le laboratoire se trouve à l’étage en dessous de celui où arrivent les réfugiés qui affluent de toutes parts. Élisabeth quitte régulièrement son laboratoire et passe le plus clair de son temps à épouiller, laver, s’occuper des réfugiés, leur trouver des vêtements, les réconforter. Le professeur Weitz ne dit rien et laisse faire ; devant tant d’amour et de compassion, la science s’incline. On trouvera quelqu’un d’autre pour le labo. Très vite elle va avoir la responsabilité d’un bâtiment entier de l’hôpital.
La fin de la guerre arrive enfin, suivie de son cortège tragique. Je n’ai pas ici la possibilité d’entrer dans le détail. Élisabeth enchaîne ses actions de bienfaisance. Avec une troupe de bénévoles “Peace Corps”, où elle est engagée comme cuisinière, elle va aller d’abord en France, puis en Belgique, Allemagne, Suède, enfin la Pologne. Souvenez-vous de son vœu d’aider ces malheureux Polonais.
Dans le village où elle se trouve, deux étudiantes en médecine ont ouvert une infirmerie, Elisabeth se joint à elles. Avec les moyens du bord, autant dire rien, elles soignent comme elles peuvent.
Son périple va l’amener jusqu’en Russie. De retour en Allemagne, on la retrouve inanimée au cœur d’une forêt. Elle a la typhoïde. Elle va être “soignée” dans un hôpital où tout le monde, la croyant Polonaise, l’abandonne à son triste sort, oubliant même parfois de lui donner à boire. Enfin miraculeusement rétablie, elle fini par se retrouver à nouveau à Zurich et laborantine dans un grand hôpital.
Voyant son zèle, son nouveau patron l’encourage à passer son bac. Elle avait abandonné ses études en troisième, maintenant elle va s’y remettre tout en continuant de travailler. Un an plus tard elle obtient son baccalauréat, s’inscrit à la fac de médecine, sept ans d’études et voici Elisabeth Docteur en médecine.
C’est au cours de ses études qu’elle rencontre Emmanuel Ross qui va l’emmener, malgré ses réticences, à New York. Elle aurait préféré l’Inde ou l’Afrique, mais le destin en avait décidé autrement. Son mariage avec Emmanuel a lieu en 1958.
En Amérique, EKR décide de poursuivre ses études en psychiatrie, très vite elle obtiendra son diplôme de spécialiste.
C’est à New York qu’elle va découvrir avec quel mépris sont considérés les mourants. Le but de la médecine étant de maintenir la vie, la mort est un échec, face auquel on a tendance à pratiquer la politique de l’autruche.
EKR va se retrouver en enfer, c’est-à-dire dans un hôpital psychiatrique où les patients servent le plus souvent à tester de nouvelles drogues, sans leur accord, cela va sans dire. Les malades sont tous des incurables. EKR va accomplir des miracles, elle obtient qu’au moins dans son service “la camisole chimique” soit réduite au minimum et aussi l’arrêt des électrochocs. Une de ses patientes depuis toujours refusait de parler, aucune expression n’animait son visage, pas le moindre cillement, elle restait prostrée dans un coin. Élisabeth va tous les jours lui parler, durant de très longs mois, il n’y aura aucune réaction. Quelque temps plus tard, le grand patron qui inspectait les services trouve la “schizophrène en question” en train de faire de la broderie, celle-ci se tourne vers lui et lui demande :“ Docteur que pensez-vous de mon travail ?”.L’histoire a fait le tour de l’hôpital. Le cas EKR est décidément très louche…Ce n’est pas comme ça qu’on fait de la médecine ! Ce n’est pas rationnel.
Passons sur les détails. EKR voit mourir un grand nombre de malades, sans accompagnement, dans la plus grande indifférence, sans que personne jamais ne cherche à savoir ce qui peut bien se passer à l’ultime phase de ce que nous appelons la vie. À partir de maintenant, tout son travail va s’orienter dans cette direction : “que se passe-t-il au moment de la mort ?” Toutes les traditions, religieuses, chamaniques, bouddhistes, la sorcellerie africaine… tout y passe. Elle fouille partout, mais surtout elle va rencontrer des patients en fin de vie, et ce sont eux qui vont lui en apprendre le plus. Ceux qui après une mort clinique parfois très longue vont revenir à la vie. Ceux qui jusqu’à présent n’ont jamais osé parler. Impossible de raconter des histoires à dormir debout sans passer pour fou, alors on se tait. Personne n’en est jamais revenu, c’est bien connu, pourquoi écouter ces balivernes ?
Au cours de ces observations, voici les conclusions auxquelles sont arrivés EKR ainsi que le Docteur Moody qui depuis quelque temps a, lui aussi fait des recherches dans ce domaine.
Les différentes phases par lesquelles passe celui qui va mourir: