Gaël Giraud
Publié : ven. 25 janv. 2013, 20:59
On parle beaucoup de ce jésuite actuellement, semble-t-il:
http://www.lavie.fr/chroniques/chretien ... .php#debat
LE BUZZ
Quel est ce jésuite qui allume Bercy?
Ce jésuite, c'est Gaël Giraud, économiste normalien, docteur en mathématiques appliquées, nominé au prix 2009 du meilleur économiste, auteur des plusieurs ouvrages dont Le Facteur 12, Illusion financière ou encore 20 propositions pour réformer le capitalisme. En somme : une pointure. Cette semaine, il fait le buzz avec une note au vitriol de 22 pages qui démonte la proposition de réforme bancaire du gouvernement en expliquant pourquoi "la loi française cumule toutes les faiblesses des projets antérieurs sans hériter d’aucune qualité".
Son argumentaire est le suivant. Il existe deux types d'activité bancaire : celle des banques commerciales, qui gèrent les crédits, les dépots et les paiements et reçoivent pour cela le soutien de l'Etat. Et celles des banques de marché qui interviennent sur les marchés et spéculent, jouant donc le rôle d'intermédiaires et ne doivent pas bénéficier du soutien de l'Etat. Mais dans les faits, ces deux types d'activité sont parfois mêlés à l'intérieur des banques : on appelle ça les banques mixtes.
Ces banques mixtes reçoivent un soutien "implicite" de l'Etat car elles pratiquent en même temps une activité commerciale. Dans ses déclarations présidentielles, François Hollande s'était engagé à « maîtriser la finance […] par le vote d’une loi sur les banques qui les obligerait à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives ». Le but était alors d'empêcher les conflits d'intérêt, la menace sur les dépôts et l'extension de la garantie de l'Etat.
Mais pour Gaël Giraud, dans le projet de réforme, il n'en est plus vraiment question. De même que pour Thierry Filipponnat, secrétaire général de l'association internationale Finance Watch qui, dans un billet sur lavie.fr, évoque "une réforme en trompe l'œil". "Le texte se borne à cantonner certaines activités spéculatives dans une filiale. Il ne traite pas la question essentielle : la séparation des activités de banque commerciale de celles de négoce sur les marchés financiers, pour les clients des banques ou leur compte propre." Le débat au Parlement est prévu à partir du 12 février.
http://www.lavie.fr/chroniques/chretien ... .php#debat
LE BUZZ
Quel est ce jésuite qui allume Bercy?
Ce jésuite, c'est Gaël Giraud, économiste normalien, docteur en mathématiques appliquées, nominé au prix 2009 du meilleur économiste, auteur des plusieurs ouvrages dont Le Facteur 12, Illusion financière ou encore 20 propositions pour réformer le capitalisme. En somme : une pointure. Cette semaine, il fait le buzz avec une note au vitriol de 22 pages qui démonte la proposition de réforme bancaire du gouvernement en expliquant pourquoi "la loi française cumule toutes les faiblesses des projets antérieurs sans hériter d’aucune qualité".
Son argumentaire est le suivant. Il existe deux types d'activité bancaire : celle des banques commerciales, qui gèrent les crédits, les dépots et les paiements et reçoivent pour cela le soutien de l'Etat. Et celles des banques de marché qui interviennent sur les marchés et spéculent, jouant donc le rôle d'intermédiaires et ne doivent pas bénéficier du soutien de l'Etat. Mais dans les faits, ces deux types d'activité sont parfois mêlés à l'intérieur des banques : on appelle ça les banques mixtes.
Ces banques mixtes reçoivent un soutien "implicite" de l'Etat car elles pratiquent en même temps une activité commerciale. Dans ses déclarations présidentielles, François Hollande s'était engagé à « maîtriser la finance […] par le vote d’une loi sur les banques qui les obligerait à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives ». Le but était alors d'empêcher les conflits d'intérêt, la menace sur les dépôts et l'extension de la garantie de l'Etat.
Mais pour Gaël Giraud, dans le projet de réforme, il n'en est plus vraiment question. De même que pour Thierry Filipponnat, secrétaire général de l'association internationale Finance Watch qui, dans un billet sur lavie.fr, évoque "une réforme en trompe l'œil". "Le texte se borne à cantonner certaines activités spéculatives dans une filiale. Il ne traite pas la question essentielle : la séparation des activités de banque commerciale de celles de négoce sur les marchés financiers, pour les clients des banques ou leur compte propre." Le débat au Parlement est prévu à partir du 12 février.