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7 décembre : Saint Ambroise de Milan

Publié : ven. 07 déc. 2007, 11:44
par ami de la Miséricorde
PRIÈRE

Si tu brûles de fièvre, Il est la Source qui rafraîchit ;
Si tu es oppressé par tes fautes, Il est la Délivrance ;
Si tu as besoin d'aide, Il est la Force ;
Si tu as peur de la mort, Il est la Vie ;
Si tu désires le Ciel , Il est la Voie ;
Si tu fuis les ténèbres, Il est la Lumière ;
Si tu as besoin de nourriture, Il est l'Aliment.

Saint Ambroise de Milan
source: http://users.skynet.be/prier/textes/PR0895.HTM

Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

7 décembre : Saint Ambroise de Milan

Publié : lun. 07 déc. 2009, 15:06
par ami de la Miséricorde
14 « Or Marie dit à l’ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? »

Il semblerait ici que Marie n’a pas eu foi, si l’on n’y prenait soigneusement garde; aussi bien il n’est pas admissible qu’une incrédule apparaisse choisie pour engendrer le Fils unique de Dieu. Et comment se pourrait-il faire - sauf bien entendu le privilège d’une mère, qui avait assurément droit à plus d’égards, mais enfin, son privilège étant plus grand, une foi plus grande devait lui être assurée - comment donc se pourrait-il faire que Zacharie, pour n’avoir pas cru, fut condamné au silence et Marie, qui n’aurait pas cru, honorée de la pénétration de l’Esprit Saint ? Mais Marie ne devait ni refuser de croire, ni se précipiter à la légère: refuser de croire à l’ange, se précipiter sur les choses divines. Il n’était pas aisé de connaître "le mystère caché depuis les siècles en Dieu" (Éphés., III, 9 et Coloss., I, 26), que même les Puissances d’en haut n’ont pu connaître. Et pourtant elle n’a pas refusé sa foi, ni ne s’est dérobée à son rôle, mais elle a rangé son vouloir, promis ses services; car en disant :« Comment cela se fera-t-il? », elle n’a pas mis en doute l’effet, mais demandé le comment de cet effet.

15. Combien plus de mesure en cette réponse que dans les paroles du prêtre ! Celle-ci dit: "Comment cela se fera-t-il ?" Lui a répondu: "Comment le saurai-je ?" Elle traite déjà de l’affaire, lui doute encore de la nouvelle. Il déclare ne pas croire en déclarant ne pas savoir, et il semble, pour croire, chercher encore un autre garant ; elle se déclare prête à la réalisation et ne doute pas qu’elle ait lieu, puisqu’elle demande comment elle pourra se produire ; car vous lisez : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » Cet enfantement incroyable et inouï, il fallait l’entendre exposer avant d’y croire. Qu’une vierge enfante, c’est la marque d’un mystère divin, non humain ; aussi bien « prenez pour vous ce signe, est-il dit : voici qu’une vierge concevra et enfantera un fils » (Is., VII, 14). Marie l’avait lu, aussi a-t-elle cru à l’accomplissement ; mais comment cela s’accomplirait-il, elle ne l’avait pas lu, car ce comment n’avait pas été révélé, même à un si grand prophète. C’est que l’annonce d’un tel mystère devait tomber des lèvres non d’un homme, mais d’un ange ; aujourd’hui pour la première fois on entend : « L’Esprit Saint descendra sur vous » On l’entend et on le croit.

AMBROISE DE MILAN, Traité sur l’Évangile de S. Luc, II, 14-15.

Source : vatican.va
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

7 décembre Saint Ambroise de Milan

Publié : mer. 07 déc. 2011, 14:02
par ami de la Miséricorde
Prière

Viens, Seigneur Jésus,
cherche ton serviteur,
pasteur, cherche la brebis perdue.
Viens vers moi que guette
l'incursion des loups;
cherche-moi parce que je suis en quête de toi.
Cherche-moi, trouve-moi, accueille-moi, porte-moi.
Tu peux trouver celui que tu cherches,
daigne accueillir celui que tu trouves,
place sur tes épaules celui que tu as accueilli.
Un fardeau de piété n'est pas pour toi une charge,
une juste charge n'est pas pour toi un fardeau.

Viens donc, Seigneur, chercher ta brebis, viens toi-même.
Porte-moi sur la croix, qui est salutaire aux errants,
reposante aux fatigués.

Saint Ambroise

Source : users.skynet.be

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

7 décembre Saint Ambroise de Milan

Publié : ven. 07 déc. 2012, 11:46
par ami de la Miséricorde
Biographie
http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/7/ ... -2012.html

Ecrits sur la virginité
http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/pt/c35.htm

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: 7 décembre Saint Ambroise de Milan

Publié : sam. 07 déc. 2013, 4:05
par ami de la Miséricorde
La Nativité du Christ

« Or il advint en ces jours qu’un édit fut rendu par César Auguste pour la déclaration de recensement du monde entier. »
Ayant à parler de la naissance du Sauveur, il ne nous semble pas hors de propos de rechercher à quelle époque II est né. Quel rapport y a-t-il, en effet, entre cette déclaration d’ordre temporel et la naissance du Seigneur, à moins de remarquer ici encore un mystère divin : sous le couvert de cette déclaration temporelle, c’est une spirituelle qui s’accomplit et qui se doit faire au roi non de la terre, mais du ciel ; c’est la profession de la foi, le cens des âmes l.

Avec l’abolition du cens antique de la Synagogue, un nouveau cens se préparait, celui de l’Église, qui, au lieu d’infliger des tortures, les abrogerait ; et, par une figure spirituelle, le peuple s’enrôlait déjà pour le Christ. Il ne s’agit pas ici d’évaluer l’étendue des terres, mais les esprits et les âmes, ni de délimiter les frontières, mais de les reporter plus loin. Aucune distinction d’âge, mais tous sont inscrits ; personne, en effet, n’est exempt de ce cens, car tout âge paie son tribut au Christ que les enfants vagissants confessent par leur martyre, à qui rend témoignage le tressaillement de ceux qui sont encore au sein. Ne redoutez, dans ce cens, rien de terrible, de dur, de fâcheux : c’est la foi seule qui signale chacun.

Voulez-vous apprendre qui sont les collecteurs du Christ ? Ils ont ordre de percevoir le cens sans bâtons (Matth., X, 10), de conquérir le peuple non par la terreur mais par la bienveillance, de rentrer le glaive (Matth., XXVI, 52), de ne pas posséder d’or : voilà quels censeurs ont conquis l’univers. Enfin, pour vous apprendre que c’est le recensement non d’Auguste mais du Christ, l’univers entier reçoit ordre de se déclarer. A la naissance du Christ, tous se déclarent : le monde étant convoqué, tous sont mis à l’épreuve.

Qui donc pouvait exiger la déclaration de l’univers entier, sinon Celui qui avait pouvoir sur l’univers entier ? Car ce n’est pas à Auguste, mais « au Seigneur qu’appartient la terre et ce qui la remplit, l’univers et tous ceux qui l’habitent » (Ps. 23, 1). Auguste ne gouvernait pas les Goths, il ne gouvernait pas les Arméniens ; le Christ les gouvernait. Ils ont certes reçu le recenseur du Christ, puisqu’ils ont fourni des martyrs du Christ. Et peut-être est-ce la raison pour laquelle ils triomphent de nous, comme nous le voyons actuellement : ils ont confessé le Christ par l’offrande du sang, tandis que les Ariens ont mis en cause sa nature.

« Ce recensement, est-il dit, fut le premier accompli. » Or bien des régions de l’univers avaient déjà et souvent été recensées, comme en témoigne l’histoire. C’est donc le premier recensement, mais des âmes, auquel tous se font inscrire, sans aucune exception, sur la convocation non d’un héraut, mais du prophète qui avait dit longtemps à l’avance : « Nations, applaudissez toutes, fêtez Dieu par des chants d’allégresse, parce que Dieu est souverain, redoutable, le grand Roi de toute la terre. » (Ps. 46, 2).

Enfin, pour vous faire connaître que l’impôt demandé est la justice, voici venir Joseph et Marie, le juste et la Vierge, l’un qui gardera le Verbe, l’autre qui doit le mettre au monde. Où se déclarent le juste et la Vierge, sinon au lieu de la naissance du Christ ? Car « tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu dans la chair est de Dieu » (I Jn, IV, 2). Mais, en un sens plus profond, où naît le Christ, sinon dans votre poitrine ? « Car le Verbe est tout près, sur vos lèvres et dans votre cœur » (Rom., X, 8).

Il est bien qu’on ait ajouté le nom du gouverneur pour marquer la suite des temps. « La Syrie, est-il dit, avait pour gouverneur Cyrinus lorsqu’eut lieu ce premier recensement » ; c’est comme si l’évangéliste avait pris un consul comme repère pour authentiquer ce livre ; car, si l’on mentionne les consuls dans les contrats d’achat, combien plus le rachat de tous demandait-il que sa date fût marquée ! Vous avez donc ici tout ce qu’on a coutume de mettre dans les contrats : le nom de celui qui exerçait là-bas le pouvoir souverain, le jour, le lieu, le titre. Il est d’usage aussi que des témoins interviennent : le Christ s’en est également assuré pour sa naissance et sa génération selon la chair, pour souscrire à l’évangile, quand il a dit : « vous me servirez de témoins à Jérusalem » (Act., 1,8).

« Et il se trouva, quand ils furent là, que les jours furent accomplis de son enfantement. Et elle mit au monde un fils, son premier-né ; elle l’enveloppa de langes et le plaça dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place à l’hôtellerie. »

En peu de mots S. Luc a exposé comment et en quel temps et en quel lieu le Christ est né selon la chair. Mais si vous vous enquérez de sa génération céleste, lisez l’Evangile de S. Jean, qui a commencé par le ciel pour descendre sur terre. Vous y trouverez et quand II était et comment II était et ce qu’il était ; ce qu’il avait fait, ce qu’il faisait, et où II était et où II est venu ; comment II est venu, en quel temps II est venu, pour quel motif II est venu. « Au commencement, dit-il, était le Verbe » : vous voyez quand II était ; « et le Verbe était chez Dieu » : vous voyez comment II était. Vous voyez encore ce qu’il était : « Et le Verbe, dit-il, était Dieu »— ce qu’il avait fait : « Tout a été fait par Lui »— ce qu’il faisait : « C’était la lumière véritable qui éclaire tout homme à sa venue en ce monde » — et où II était : « II était dans ce monde » — où II est venu : « II est venu chez Lui » — comment II est venu : « Le Verbe s’est fait chair » (Jn, I, 1 sqq.) — quand il est venu : « Jean Lui rend témoignage en ces termes : C’est Lui de qui j’ai dit : Celui qui vient après moi a été placé devant moi parce qu’il était avant moi » (Jn, I, 30).

Pour quel motif II est venu, Jean lui-même l’atteste : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde » (Ib., 29). Connaissant donc la double génération et le rôle de chacune, si nous remarquons pour quel motif II est venu : prendre sur Lui les péchés du monde moribond pour abolir la souillure du péché et la mort de tous en Lui-même, qui ne pouvait être vaincu, la suite normale est que maintenant l’évangéliste S. Luc nous enseigne à son tour et nous montre les voies du Seigneur qui grandit selon la chair. Et personne ne doit s’émouvoir si, ayant attribué à un dessein profond l’omission de l’enfance de Jean 1, nous justifions la description de l’enfance du Christ ; car il n’appartient pas à tout le monde de dire : « Je me suis rendu faible avec les faibles pour gagner les faibles ; je me suis fait tout à tous » (I Cor., IX, 22) ; et de nul autre on n’a pu dire : « II a été blessé à cause de notre iniquité, rendu faible à cause de nos péchés » (Is., LIII, 5).

Il a donc été petit, II a été enfant, pour que vous puissiez, vous, être homme achevé ; II est, Lui, enveloppé de langes, pour que vous soyez, vous, dégagé des liens de la mort ; Lui dans la crèche, pour vous placer sur les autels ; Lui sur terre, pour que vous soyez parmi les étoiles ; Lui n’a pas eu d’autre place dans ce caravansérail, pour que vous ayez plusieurs demeures dans le ciel (Jn, XIV, 2). « Lui qui était riche, est-il dit, s’est fait pauvre à cause de vous, afin que sa pauvreté vous enrichît » (II Cor., VIII, 9). C’est donc mon patrimoine que cette pauvreté, et la faiblesse du Seigneur est ma force. Il a préféré pour Lui l’indigence, afin d’être prodigue pour tous. C’est moi que purifient ces pleurs de son enfance vagissante, ce sont mes fautes qu’ont lavées ces larmes. Je suis donc, Seigneur Jésus, plus redevable à vos affronts de ma rédemption qu’à vos œuvres de ma création. Naître ne m’eût servi de rien sans le profit de la rédemption.

Mais que personne n’emprisonne dans les usages du corps toute la condition de la divinité. Autre est la nature de la chair, autre la gloire de la divinité. A cause de vous l’infirmité, par Lui-même la puissance ; à cause de vous le besoin, par Lui-même l’opulence. Ne calculez pas ce
que vous voyez, mais reconnaissez que vous êtes racheté. Qu’il soit dans les langes, vous le voyez ; vous ne voyez pas qu’il est dans les cieux.

Vous entendez les vagissements de l’enfant, vous n’entendez pas les mugissements du bœuf qui reconnaît son Seigneur ; car « le bœuf
reconnaît son propriétaire et l’âne la crèche de son maître » (Is., I, 3), je dirai même la créchette, comme l’a écrit le traducteur ; car pour moi il n’y a aucune différence entre les mots, s’il n’y en a pas quant au sens.

Si, en effet, l’orateur de ceux qui recherchent les fioritures du style n’admet pas que la fortune de la Grèce tienne à ce qu’il emploie tel ou tel mot, mais pense qu’il faut considérer la chose ; si leurs philosophes mêmes, qui passent des jours entiers en discussions, ont usé de termes peu latins et peu reçus afin d’employer les termes propres, combien plus nous autres devons-nous négliger les mots, considérer les mystères, qui assurent la victoire à la pauvreté du style ! car les merveilles des œuvres divines ont resplendi, sans aucune parure littéraire, par la lumière de leur vérité.

Car enfin l’ânesse spirituelle n’a pas été nourrie de feintes délices, mais d’un aliment de nature substantielle, par la sainte mangeoire. Voilà le Seigneur, voilà la crèche par laquelle nous fut révélé ce divin mystère : que les Gentils, vivant à la manière des bêtes sans raison dans les étables, seraient rassasiés par l’abondance de l’aliment sacré. Donc l’ânesse, image et modèle des Gentils, a reconnu la crèche de son Seigneur. Aussi dit-elle : « Le Seigneur me nourrit, et rien ne me manquera » (Ps. 22, 1).

Sont-ils quelconques, les signes auxquels Dieu se fait reconnaître, le ministère des anges, l’adoration des mages, le témoignage des martyrs ? Il sort du sein maternel, mais II resplendit au ciel ; II est couché dans une auberge d’ici-bas, mais baigné d’une lumière céleste. Une épouse l’a enfanté, mais une vierge l’a conçu ; une épouse l’a conçu, mais une vierge l’a mis au monde.

Saint Ambroise de Milan
Source : cathoweb.org

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde