Le dernier livre de Mikhaîl Gorbatchev
Publié : mer. 14 nov. 2012, 17:18
A 81 ans, Mikhaïl Gorbatchev vient de publier un nouveau livre. Dans ce nouvel ouvrage de 600 pages, intitulé En tête-à-tête avec soi-même et dédié à son épouse défunte Raïssa, le dernier dirigeant soviétique revient sur sa vie et sur les événements marquants de sa carrière. Il est venu présenter l'ouvrage dans une grande librairie de Moscou, qui a été prise d'assaut par ses admirateurs.
Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio
Foire d’empoigne dans une librairie de la capitale russe : les dizaines de personnes jouent des coudes pour tenter d’approcher la table où Mikhaïl Gorbatchev dédicace son dernier livre, dans lequel il revient sur les grands regrets de sa vie.
« Il y a beaucoup de choses que je regrette, confie le dernier dirigeant de l'URSS. Tout d'abord, je regrette que Raïssa nous ait quittés. Ça m'a beaucoup affecté. Deuxièmement, je regrette de n'avoir pas réussi à mener à bon port la perestroïka, ses idées. »
Dans son livre, Mikhaïl Gorbatchev écrit : « Nous n'avons pas réformé à temps l'Union soviétique, nous n'avons pas transformé à temps le Parti communiste en un parti démocratique moderne. Ce sont les deux principales erreurs. » Pourtant, Larissa Vassilieva, qui vient de décrocher un autographe, estime que l'ultime dirigeant soviétique a fait beaucoup pour son pays.
Commentaire du Figaro :
Le père de la Perestroïka et dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, 81 ans, avoue regretter encore de ne pas avoir mené le bateau URSS "à bon port", dans un dernier livre publié à Moscou, où il confesse des erreurs mais critique aussi le rôle des Occidentaux. "Je regrette toujours de ne pas avoir réussi à mener le bateau, à la barre duquel j'avais été placé, à bon port", écrit M. Gorbatchev dans ce livre de souvenirs de 600 pages intitulé "En tête-à-tête avec soi-même".
"Je me sens coupable, parce que ma responsabilité était grande tant à l'égard de l'Union soviétique, que de la politique mondiale", ajoute le Prix Nobel de la Paix 1990, qui est apparu diminué au cours de ses dernières apparitions publiques, de plus en plus rares. "Il y a eu des erreurs de la direction (de l'URSS), qui opérait sous le feu croisé des conservateurs et des radicaux, nationalistes, qui en définitive formaient un front uni avec pour objectif d'abattre le pouvoir soviétique", ajoute celui qui lança la Perestroïka (réforme) et la Glasnost (transparence) après avoir accédé à la tête du Parti communiste en 1985.
Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio
Foire d’empoigne dans une librairie de la capitale russe : les dizaines de personnes jouent des coudes pour tenter d’approcher la table où Mikhaïl Gorbatchev dédicace son dernier livre, dans lequel il revient sur les grands regrets de sa vie.
« Il y a beaucoup de choses que je regrette, confie le dernier dirigeant de l'URSS. Tout d'abord, je regrette que Raïssa nous ait quittés. Ça m'a beaucoup affecté. Deuxièmement, je regrette de n'avoir pas réussi à mener à bon port la perestroïka, ses idées. »
Dans son livre, Mikhaïl Gorbatchev écrit : « Nous n'avons pas réformé à temps l'Union soviétique, nous n'avons pas transformé à temps le Parti communiste en un parti démocratique moderne. Ce sont les deux principales erreurs. » Pourtant, Larissa Vassilieva, qui vient de décrocher un autographe, estime que l'ultime dirigeant soviétique a fait beaucoup pour son pays.
Commentaire du Figaro :
Le père de la Perestroïka et dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, 81 ans, avoue regretter encore de ne pas avoir mené le bateau URSS "à bon port", dans un dernier livre publié à Moscou, où il confesse des erreurs mais critique aussi le rôle des Occidentaux. "Je regrette toujours de ne pas avoir réussi à mener le bateau, à la barre duquel j'avais été placé, à bon port", écrit M. Gorbatchev dans ce livre de souvenirs de 600 pages intitulé "En tête-à-tête avec soi-même".
"Je me sens coupable, parce que ma responsabilité était grande tant à l'égard de l'Union soviétique, que de la politique mondiale", ajoute le Prix Nobel de la Paix 1990, qui est apparu diminué au cours de ses dernières apparitions publiques, de plus en plus rares. "Il y a eu des erreurs de la direction (de l'URSS), qui opérait sous le feu croisé des conservateurs et des radicaux, nationalistes, qui en définitive formaient un front uni avec pour objectif d'abattre le pouvoir soviétique", ajoute celui qui lança la Perestroïka (réforme) et la Glasnost (transparence) après avoir accédé à la tête du Parti communiste en 1985.