Pour pousser dans la veine de ce que Colombanus vient d'écrire :
Vu que Dieu Merci était une volonté personnelle de Vincent Bolloré et vu ce que "porte" Canal+ comme valeurs
C'est pour ça que je parlais d'ovni télévisuel. À voir la programmation de la chaîne Canal+, on comprend que le maintien de l'émission eût été détonnant.
D'autre part, je ne sais pas si
Dieu Merci brisait des records d'audimat en France mais je croirais que non. La règle cardinale d'une chaîne privée demeurera toujours les impératifs publicitaires, on le sait. Or c'est bien la raison pourquoi, moi, je serai toujours en faveur d'une télévision d'État qui siphonne les impôts des particuliers afin de servir à la majorité ce qu'elle ne voudrait pas consommer au naturel, c'est à dire des programmes de qualité, des entrevues de fond sans pub avec d'authentiques intellectuels, des trucs qui vous ferait réfléchir un peu, etc.
Ce fut naguère en comparaison - R.I.P. - le mandat de Radio-Canada, par exemple, et à une autre époque, imaginez un peu, où l'on rêvait encore d'atteindre cet objectif de
hausser le niveau de culture du citoyen lambda à l'aide d'une programmation de qualité. C'était l'époque où les grands administrateurs de la société ressortaient encore du cursus universitaire catholique.
On a l'exemple ici d'un de ces ex-serviteurs de la fonction publique et rattaché au domaine des communications (ex-président de Radio-Canada, etc) et qui vient justement de disparaître en l'année 2012 :
- «... quand Juneau termine son cours classique, en 1944, il imite son mentor Pelletier et, avant d'entreprendre ses études universitaires [à l'Institut catholique de Paris entre autres] [...]
sa défense d'une télévision qui serait au service du citoyen plutôt que du consommateur. Après avoir accepté la publicité comme un moindre mal, il tâchera de la faire éliminer des ondes radio-canadiennes. Son échec lui fera grand mal.»
http://www.ledevoir.com/culture/actuali ... -citoyenne
Il serait curieux d'examiner un peu le cursus des PDG des Vivendi, Canal+ et co.