C'est un jour historique, c'est la pierre angulaire de la lutte contre la crise de la dette », a estimé le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Après quatre ans de crise, les pays de la zone euro se dotent enfin d'un bouclier, un pare-feu censé venir en aide aux économies qui en ont le plus besoin et ainsi éviter la contagion à d'autres Etats. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) est né. Il pourra prêter à terme jusqu'à 500 milliards d'euros.
Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet
Penchés sur le berceau du Mécanisme européen de stabilité, les ministres des Finances de la zone euro se sont tous félicités d’avoir donné naissance à cet instrument de sauvetage permanent alors qu’il y a deux ans et demi encore, l’idée même d’une aide budgétaire à un pays de la zone euro paraissait impossible.
Pierre Moscovici, ministre français des Finances s'en réjouit : « L’Union européenne se dote d’un pare-feu opérationnel qui manifeste la volonté qui est la sienne de se doter de mécanismes mettant derrière nous l’instabilité, la spéculation, et qui permettent de lutter efficacement contre l’instabilité financière. Je pense d’ailleurs de manière plus large que l’Union européenne est en train de sortir de l’ornière dans laquelle elle était. Je parle de la zone euro. »
Pour les Européens, ce Mécanisme de stabilité devrait désormais écarter la perspective de nouvelles crises durables de la dette. Cet optimisme est apparemment partagé par les marchés financiers puisque les agences de notation lui ont attribué comme note un triple A.
Tout Etat de la zone euro pris dans les turbulences financières devrait donc, à partir d’aujourd’hui, être pris sous son aile par le Mécanisme européen de stabilité. Il devra aussi pouvoir recapitaliser directement les banques en difficulté sans alourdir la dette publique. Mais, des premières dissensions se dessinent déjà entre Européens sur la possibilité pour le MES d’intervenir ainsi pour les banques espagnoles.
Lancement officiel du Mécanisme Européen de Stabilité
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etienne lorant
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Lancement officiel du Mécanisme Européen de Stabilité
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Lancement officiel du Mécanisme Européen de Stabilité
Et fin de la démocratie en Europe - c'est aujourd'hui ! Notez la date : Mardi 9 octobre 2012
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Lancement officiel du Mécanisme Européen de Stabilité
Les traits de cet URSS 2.0 - ces soit-disant "états unis d’Europe" - qui se dessinent me laissent de glace et me rappellent étrangement un verset de la Divine Comédie: "Abandonnez tout espoir, vous qui entrez" ...
Et Verbum caro factum est,
et habitavit in nobis :
et vidimus gloriam ejus,
gloriam quasi unigeniti a Patre,
plenum gratiæ et veritatis.
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Re: Lancement officiel du Mécanisme Européen de Stabilité
Réaction du FMI
Le Fonds Monétaire International prévient, entre autres, que le programme de la BCE ne garantira pas "catégoriquement" le retour à une dette viable "en raison de l'impact incertain" des conditions imposées aux pays.
Des risques politiques "importants" pèsent sur le nouveau programme de rachat d'obligations publiques de la Banque centrale européenne (BCE) en raison des conditions qui seront exigées des pays bénéficiaires, a estimé le FMI dans un rapport publié mercredi. Ce programme "jouit d'une plus grande crédibilité (...) mais il fait face à d'importants risques liés à des facteurs politiques et à sa mise en application", écrit le Fonds monétaire international dans son rapport sur la stabilité financière dévoilé à Tokyo.
Face à la crise de la dette, la BCE a annoncé début septembre un nouveau programme de rachat illimité d'obligations publiques réservé aux Etats ayant requis l'aide du fonds de secours européen (MES) qui, en contrepartie, exigerait des efforts accrus d'assainissement de leurs finances publiques.
"Les gouvernements doivent désormais demander le soutien (du fonds de secours, ndlr), accepter les conditions et mettre en oeuvre les réformes", souligne le FMI à l'heure où les programmes d'austérité soulèvent une résistance croissante en Europe.
L'Espagne, dont les taux d'intérêts sur les emprunts à dix ans flirtent avec les 6%, rechigne encore à demander d'actionner ce nouveau mécanisme d'aide.
Le Fonds prévient par ailleurs que le programme de la BCE ne garantira pas "catégoriquement" le retour à une dette viable "en raison de l'impact incertain" des conditions imposées aux pays, qui peuvent parfois freiner encore davantage la croissance et aggraver les déficits.
Le FMI assure également que ce programme doit s'accompagner d'une recapitalisation "crédible" des banques et d'une union bancaire.
(Je profite de cet article pour dire mon contentement de savoir que l'Espagne continue de faire de la résistance en refusant de faire appel à l'argent du MES.)
Le Fonds Monétaire International prévient, entre autres, que le programme de la BCE ne garantira pas "catégoriquement" le retour à une dette viable "en raison de l'impact incertain" des conditions imposées aux pays.
Des risques politiques "importants" pèsent sur le nouveau programme de rachat d'obligations publiques de la Banque centrale européenne (BCE) en raison des conditions qui seront exigées des pays bénéficiaires, a estimé le FMI dans un rapport publié mercredi. Ce programme "jouit d'une plus grande crédibilité (...) mais il fait face à d'importants risques liés à des facteurs politiques et à sa mise en application", écrit le Fonds monétaire international dans son rapport sur la stabilité financière dévoilé à Tokyo.
Face à la crise de la dette, la BCE a annoncé début septembre un nouveau programme de rachat illimité d'obligations publiques réservé aux Etats ayant requis l'aide du fonds de secours européen (MES) qui, en contrepartie, exigerait des efforts accrus d'assainissement de leurs finances publiques.
"Les gouvernements doivent désormais demander le soutien (du fonds de secours, ndlr), accepter les conditions et mettre en oeuvre les réformes", souligne le FMI à l'heure où les programmes d'austérité soulèvent une résistance croissante en Europe.
L'Espagne, dont les taux d'intérêts sur les emprunts à dix ans flirtent avec les 6%, rechigne encore à demander d'actionner ce nouveau mécanisme d'aide.
Le Fonds prévient par ailleurs que le programme de la BCE ne garantira pas "catégoriquement" le retour à une dette viable "en raison de l'impact incertain" des conditions imposées aux pays, qui peuvent parfois freiner encore davantage la croissance et aggraver les déficits.
Le FMI assure également que ce programme doit s'accompagner d'une recapitalisation "crédible" des banques et d'une union bancaire.
(Je profite de cet article pour dire mon contentement de savoir que l'Espagne continue de faire de la résistance en refusant de faire appel à l'argent du MES.)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Lancement officiel du Mécanisme Européen de Stabilité
Le MES n'est même pas parvenu à rassurer les marchés financiers, qui plongent de nouveau !
L'euro creusait ses pertes face au dollar mardi, dans un marché pénalisé par des inquiétudes persistantes au sujet de la zone euro, en dépit du lancement officiel la veille du Mécanisme européenne de stabilité (MES).
Vers 18H00 GMT (20H00 à Paris), l'euro valait 1,2864 dollar, contre 1,2968 dollar lundi vers 21H00 GMT.
La monnaie unique européenne reculait également face à la devise nippone, à 100,63 yens contre 101,52 yens lundi soir.
Le dollar baissait un peu face à la monnaie japonaise, à 78,22 yens contre 78,29 yens la veille.
"Le dollar bénéficie de nouveaux signes de pression en zone euro, ce qui accentue l'attractivité des actifs américains (comme le billet vert), car ils sont considérés comme des actifs plus sûrs", a relevé Omer Esiner, de Commonwealth Foreign Exchange.
En Grèce, "des images de manifestations géantes à Athènes alors même que (la chancelière allemande) Angela Merkel est en visite dans le pays (pour la journée) ont fait souffler un vent de prudence sur l'ensemble des marchés financiers", a-t-il précisé.
Le pays attend depuis juin une tranche de 31,5 milliards d'euros, mais la zone euro lui a demandé d'agir d'ici le prochain Sommet européen du 18 octobre pour mettre en oeuvre les réformes promises, avant tout nouveau déblocage de fonds.
Réunis lundi à Luxembourg, les ministres des Finances des pays membres du l'Union monétaire - par ailleurs gouverneurs du MES, la principale arme de la zone euro pour lutter contre la crise de la dette - ont signé l'acte de naissance de cet instrument financier doté d'un fonds de 500 milliards d'euros.
"Le lancement du MES constitue une étape historique dans la construction de l'Union monétaire, la zone euro est désormais pourvue d'un pare-feu permanent et efficace", s'est félicité le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
Mais comme l'a relevé Valentin Marinov, analyste chez CitiFX, la rencontre de l'Eurogroupe n'a encore "pas fourni de nouveaux détails sur des sujets qui font controverse comme le financement par le MES de (certaines) banques".
Le MES, qui va prendre l'an prochain la relève du fonds de secours actuel, le FESF, permettra de recapitaliser directement les banques de la zone euro, sans alourdir la dette des Etats. Les Européens doivent cependant auparavant mettre en place un mécanisme commun de supervision bancaire.
De plus, la situation espagnole continuait d'inquiéter comme le montrait la tension des taux de rendement des obligations espagnoles à 10 ans sur le marché mardi, a noté Jane Foley, analyste chez Rabobank, alors que les nouvelles en provenance du pays se sont détériorées.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi la révision à la baisse de ses prévisions pour le Produit intérieur brut (PIB) espagnol, qu'il attend désormais en nette contraction, de 1,5% en 2012, alors qu'il le voyait précédemment stable.
Vers 18H00 GMT, la livre britannique progressait face à l'euro, à 80,46 pence pour un euro, mais baissait face au billet vert, à 1,5987 dollar.
La devise helvétique se stabilisait face à l'euro, à 1,2102 franc suisse pour un euro, et reculait face au billet vert, à 0,9405 franc suisse pour un dollar.
La devise chinoise a terminé à 6,2884 yuans pour un dollar contre 6,2871 yuans la veille.
L'euro creusait ses pertes face au dollar mardi, dans un marché pénalisé par des inquiétudes persistantes au sujet de la zone euro, en dépit du lancement officiel la veille du Mécanisme européenne de stabilité (MES).
Vers 18H00 GMT (20H00 à Paris), l'euro valait 1,2864 dollar, contre 1,2968 dollar lundi vers 21H00 GMT.
La monnaie unique européenne reculait également face à la devise nippone, à 100,63 yens contre 101,52 yens lundi soir.
Le dollar baissait un peu face à la monnaie japonaise, à 78,22 yens contre 78,29 yens la veille.
"Le dollar bénéficie de nouveaux signes de pression en zone euro, ce qui accentue l'attractivité des actifs américains (comme le billet vert), car ils sont considérés comme des actifs plus sûrs", a relevé Omer Esiner, de Commonwealth Foreign Exchange.
En Grèce, "des images de manifestations géantes à Athènes alors même que (la chancelière allemande) Angela Merkel est en visite dans le pays (pour la journée) ont fait souffler un vent de prudence sur l'ensemble des marchés financiers", a-t-il précisé.
Le pays attend depuis juin une tranche de 31,5 milliards d'euros, mais la zone euro lui a demandé d'agir d'ici le prochain Sommet européen du 18 octobre pour mettre en oeuvre les réformes promises, avant tout nouveau déblocage de fonds.
Réunis lundi à Luxembourg, les ministres des Finances des pays membres du l'Union monétaire - par ailleurs gouverneurs du MES, la principale arme de la zone euro pour lutter contre la crise de la dette - ont signé l'acte de naissance de cet instrument financier doté d'un fonds de 500 milliards d'euros.
"Le lancement du MES constitue une étape historique dans la construction de l'Union monétaire, la zone euro est désormais pourvue d'un pare-feu permanent et efficace", s'est félicité le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
Mais comme l'a relevé Valentin Marinov, analyste chez CitiFX, la rencontre de l'Eurogroupe n'a encore "pas fourni de nouveaux détails sur des sujets qui font controverse comme le financement par le MES de (certaines) banques".
Le MES, qui va prendre l'an prochain la relève du fonds de secours actuel, le FESF, permettra de recapitaliser directement les banques de la zone euro, sans alourdir la dette des Etats. Les Européens doivent cependant auparavant mettre en place un mécanisme commun de supervision bancaire.
De plus, la situation espagnole continuait d'inquiéter comme le montrait la tension des taux de rendement des obligations espagnoles à 10 ans sur le marché mardi, a noté Jane Foley, analyste chez Rabobank, alors que les nouvelles en provenance du pays se sont détériorées.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi la révision à la baisse de ses prévisions pour le Produit intérieur brut (PIB) espagnol, qu'il attend désormais en nette contraction, de 1,5% en 2012, alors qu'il le voyait précédemment stable.
Vers 18H00 GMT, la livre britannique progressait face à l'euro, à 80,46 pence pour un euro, mais baissait face au billet vert, à 1,5987 dollar.
La devise helvétique se stabilisait face à l'euro, à 1,2102 franc suisse pour un euro, et reculait face au billet vert, à 0,9405 franc suisse pour un dollar.
La devise chinoise a terminé à 6,2884 yuans pour un dollar contre 6,2871 yuans la veille.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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