Révélateurs, les accords Rubik!
Publié : sam. 08 sept. 2012, 10:44
La Suisse propose de prélever sur les comptes bancaires détenus par des Belges une taxe unique, et de la reverser à l'Etat belge en échange du maintien du secret bancaire. Cela pourrait rapporter 10 milliards d'euros. Didier Reynders demande un débat.
La Banque nationale suisse estime que des riches Belges possèdent 30 milliards d'euros sur des comptes bancaires dans ce pays. Comme à d'autres pays, la Suisse propose à la Belgique de prélever une taxe unique de 34% sur ces 30 milliards, et de lui rétrocéder ce prélèvement. C'est le prix du secret, puisque la Suisse, en échange, maintient le secret bancaire. C’est ce que l’on appelle l’accord "Rubik". La Belgique de son côté devrait s'engager à ne pas utiliser de liste volée ou détournée de clients belges ayant des comptes en Suisse. Et aussi à ne pas poursuivre les employés des banques suisses en Europe pour complicité d'évasion fiscale.
Ce type d'arrangement a déjà été conclu avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou l'Autriche. Mais la Belgique a toujours refusé jusqu’à aujourd’hui. Et plaide, au diapason de la Commission européenne, pour la levée du secret bancaire. Ce faisant, la Belgique refuse 10 milliards d'euros (cette estimation n'est confirmée ni en Suisse ni en Belgique) que lui verserait la Suisse, et qui pourrait être directement injectés au budget. A l'avenir, la Suisse propose d'appliquer une taxation à la source de 25% sur les placements des Belges. En cas de refus d'un épargnant, son nom serait directement envoyé au fisc.
et la France, combien de milliards planqués ?
La Banque nationale suisse estime que des riches Belges possèdent 30 milliards d'euros sur des comptes bancaires dans ce pays. Comme à d'autres pays, la Suisse propose à la Belgique de prélever une taxe unique de 34% sur ces 30 milliards, et de lui rétrocéder ce prélèvement. C'est le prix du secret, puisque la Suisse, en échange, maintient le secret bancaire. C’est ce que l’on appelle l’accord "Rubik". La Belgique de son côté devrait s'engager à ne pas utiliser de liste volée ou détournée de clients belges ayant des comptes en Suisse. Et aussi à ne pas poursuivre les employés des banques suisses en Europe pour complicité d'évasion fiscale.
Ce type d'arrangement a déjà été conclu avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou l'Autriche. Mais la Belgique a toujours refusé jusqu’à aujourd’hui. Et plaide, au diapason de la Commission européenne, pour la levée du secret bancaire. Ce faisant, la Belgique refuse 10 milliards d'euros (cette estimation n'est confirmée ni en Suisse ni en Belgique) que lui verserait la Suisse, et qui pourrait être directement injectés au budget. A l'avenir, la Suisse propose d'appliquer une taxation à la source de 25% sur les placements des Belges. En cas de refus d'un épargnant, son nom serait directement envoyé au fisc.
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