Après la suppression du dimanche, voici le melting pot !
Publié : mer. 05 sept. 2012, 16:41
De temps à autre, ce genre de divagations font sourire. De toute façon, y aura-t-il encore du travail - ou bien: n'y aura-t-il plus que du travail ?!?
Voici donc un grand penseur ! (un peu pencheur, aussi !
) : Monsieur Benoit LANNOO, bravo, bravo !
"Un musulman pourrait travailler le lundi de Pâques et prendre un de ses dix jours fériés légaux le jour de la Fête du Sacrifice. C’est en participant aux fêtes des autres qu’on rencontre leur identité. Mais pas de dialogue interreligieux sans réciprocité.
Nombreux sont les chrétiens qui tiennent à souhaiter une bonne fin de Ramadan à leurs amis musulmans. Des gestes pareils forment la base de l’amitié et de la collaboration interconfessionnelle. D’où la nécessité d’investir davantage dans ce genre de démarches.
J’ai l’habitude de transmettre à mes amis musulmans mes vœux au début du saint Ramadan et de leur souhaiter une bonne Fête du Sucre à la fin du mois de jeune. Un responsable important de l’Eglise catholique me posait récemment la question si je faisais pareil à l’occasion de notre Carême. Evidemment que oui : je ne livre pas uniquement mon amitié auprès de nombreux musulmans à l’occasion d’Aid al-Adha et Aid al-Fitr, je fais de pareils gestes envers mes amis juifs pour Yom Kippour et Roch Hachana et je tiens à partager ma joie avec tous mes amis chrétiens à Noël, Pâques ou à la Pentecôte.
Mon interlocuteur aurait pu me poser une autre question sans devenir grossier : est-ce que toute cette relation interreligieuse est réciproque ? En effet, bien qu’une amitié n’exige pas de retour, elle est rarement durable si elle se limite à un sens unique. Mais je crains que tout chrétien qui investit comme je le fais dans les relations interconfessionnelles avec les frères et sœurs d’Israël et les frères et sœurs de l’Islam confirmera mon témoignage : nos gestes d’amitié sont fort appréciés et nous sommes couramment remerciés, mais il n’y a peu de réciprocité.
Attention : bien qu’ils se fassent rares, il y a des exceptions. Un ami juif de la Communauté de Sant’Egidio à Anvers ne rate aucun rendez-vous interreligieux. A l’époque où j’enseignais la religion catholique dans une école provinciale à Anvers, j’ai même eu l’occasion de rendre visite avec mes élèves à une classe de leur âge dans l’école juive où mon ami est enseignant et réciproquement, sa classe est venue nous voir après. J’ai par ailleurs un ami musulman - un sage du monde des mosquées anversoises - qui vient participer chaque année avec sa femme et ses enfants -et des sacs entiers de pains marocains- au réveillon de Noël que Sant’Egidio offre aux démunis de la ville. Il m’accompagne même à la veillée de Pâques qui, pour tout chrétien, est le moment le plus fort de l’année liturgique.
Nous voici au cœur de la question : c’est en participant aux fêtes des autres qu’on rencontre vraiment leur identité. Rien d’extraordinaire puisque cette logique prévaut aussi hors du contexte interconfessionnel. Qui n’adresse pas ses vœux à sa famille ou ses amis à Noël, au Nouvel An ou ne se déplace pas pour leurs fêtes de mariage, fêtes de communion des enfants ou pendaison de crémaillère ?
J’ose dès lors lancer cet appel à mes amis juifs ou musulmans. Il est heureux que vous receviez depuis plusieurs décennies des groupes d’intéressés dans vos synagogues et mosquées à l’occasion des Iftars ou des commémorations juives. Mais pour rendre notre dialogue interreligieux plus fructueux, il faudra passer à une vitesse supérieure et ne plus limiter ce dialogue à quelques personnes de référence. Venez nombreux dorénavant nous rendre visite dans nos églises et nos chapelles Et pourquoi pas, dans les temples maçonniques, car il y a certainement des amis non confessionnels qui n’attendent que tisser de liens d’amitié et de respect mutuels.
Je vous laisse découvrir la suite, j'ai mieux à faire à présent : je vais visiter ma mère et sa voisine.
Voici donc un grand penseur ! (un peu pencheur, aussi !
"Un musulman pourrait travailler le lundi de Pâques et prendre un de ses dix jours fériés légaux le jour de la Fête du Sacrifice. C’est en participant aux fêtes des autres qu’on rencontre leur identité. Mais pas de dialogue interreligieux sans réciprocité.
Nombreux sont les chrétiens qui tiennent à souhaiter une bonne fin de Ramadan à leurs amis musulmans. Des gestes pareils forment la base de l’amitié et de la collaboration interconfessionnelle. D’où la nécessité d’investir davantage dans ce genre de démarches.
J’ai l’habitude de transmettre à mes amis musulmans mes vœux au début du saint Ramadan et de leur souhaiter une bonne Fête du Sucre à la fin du mois de jeune. Un responsable important de l’Eglise catholique me posait récemment la question si je faisais pareil à l’occasion de notre Carême. Evidemment que oui : je ne livre pas uniquement mon amitié auprès de nombreux musulmans à l’occasion d’Aid al-Adha et Aid al-Fitr, je fais de pareils gestes envers mes amis juifs pour Yom Kippour et Roch Hachana et je tiens à partager ma joie avec tous mes amis chrétiens à Noël, Pâques ou à la Pentecôte.
Mon interlocuteur aurait pu me poser une autre question sans devenir grossier : est-ce que toute cette relation interreligieuse est réciproque ? En effet, bien qu’une amitié n’exige pas de retour, elle est rarement durable si elle se limite à un sens unique. Mais je crains que tout chrétien qui investit comme je le fais dans les relations interconfessionnelles avec les frères et sœurs d’Israël et les frères et sœurs de l’Islam confirmera mon témoignage : nos gestes d’amitié sont fort appréciés et nous sommes couramment remerciés, mais il n’y a peu de réciprocité.
Attention : bien qu’ils se fassent rares, il y a des exceptions. Un ami juif de la Communauté de Sant’Egidio à Anvers ne rate aucun rendez-vous interreligieux. A l’époque où j’enseignais la religion catholique dans une école provinciale à Anvers, j’ai même eu l’occasion de rendre visite avec mes élèves à une classe de leur âge dans l’école juive où mon ami est enseignant et réciproquement, sa classe est venue nous voir après. J’ai par ailleurs un ami musulman - un sage du monde des mosquées anversoises - qui vient participer chaque année avec sa femme et ses enfants -et des sacs entiers de pains marocains- au réveillon de Noël que Sant’Egidio offre aux démunis de la ville. Il m’accompagne même à la veillée de Pâques qui, pour tout chrétien, est le moment le plus fort de l’année liturgique.
Nous voici au cœur de la question : c’est en participant aux fêtes des autres qu’on rencontre vraiment leur identité. Rien d’extraordinaire puisque cette logique prévaut aussi hors du contexte interconfessionnel. Qui n’adresse pas ses vœux à sa famille ou ses amis à Noël, au Nouvel An ou ne se déplace pas pour leurs fêtes de mariage, fêtes de communion des enfants ou pendaison de crémaillère ?
J’ose dès lors lancer cet appel à mes amis juifs ou musulmans. Il est heureux que vous receviez depuis plusieurs décennies des groupes d’intéressés dans vos synagogues et mosquées à l’occasion des Iftars ou des commémorations juives. Mais pour rendre notre dialogue interreligieux plus fructueux, il faudra passer à une vitesse supérieure et ne plus limiter ce dialogue à quelques personnes de référence. Venez nombreux dorénavant nous rendre visite dans nos églises et nos chapelles Et pourquoi pas, dans les temples maçonniques, car il y a certainement des amis non confessionnels qui n’attendent que tisser de liens d’amitié et de respect mutuels.
Je vous laisse découvrir la suite, j'ai mieux à faire à présent : je vais visiter ma mère et sa voisine.