Emigration à partir de l'Europe
Publié : mar. 24 juil. 2012, 9:03
Voici un article très intéressant sur l'émigration à partir de l'Espagne et du Portugal :
Il faut remarquer que les espagnols et les portugais ont une tradition séculaire d'imigration. D'ailleurs on voit bien qu'ils émigrent d'abord vers leurs anciennes colonies.
Mais cette fuite devant la crise du Sud de l'Europe ne se limite pas à ces deux pays.
Nous n'avons pas de chiffres pour la Grèce mais je crois en avoir entendu parler.
Le phénomène a déjà progressé dans d'autres pays de l'Europe comme la France. L'évasion des "cerveaux" vers des pays plus accueillants est de plus en plus importante.
http://www.riposte-catholique.fr/jeanne ... ise-fuyons
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012 ... cadres.php
Début article :
Il faut remarquer que les espagnols et les portugais ont une tradition séculaire d'imigration. D'ailleurs on voit bien qu'ils émigrent d'abord vers leurs anciennes colonies.
Mais cette fuite devant la crise du Sud de l'Europe ne se limite pas à ces deux pays.
Nous n'avons pas de chiffres pour la Grèce mais je crois en avoir entendu parler.
Le phénomène a déjà progressé dans d'autres pays de l'Europe comme la France. L'évasion des "cerveaux" vers des pays plus accueillants est de plus en plus importante.
http://www.riposte-catholique.fr/jeanne ... ise-fuyons
Et ce ne sont pas les mesures fiscales du président Hollande qui vont diminuer le phénomène.Crise et démographie européenne : fuyons !
Dans les pays les plus touchés par la crise en Europe – comme l’Espagne et le Portugal – on assiste actuellement à une véritable « fuite des cerveaux » à l’heure où les jeunes diplômés d’université, peinant à trouver un emploi sur place, se tournent vers l’étranger. Et plus particulièrement vers les anciennes colonies, où les possibilités sont nombreuses et la demande forte. Et cette tendance provoque des conséquences démographiques lourdes.
Demography is Destiny, un blog du site MercatorNet, rappelle que la moitié des jeunes Espagnols et un tiers des jeunes Portugais sont actuellement au chômage. Citat Euractiv.com, Shannon Roberts rapporte que 40.000 Espagnols ont quitté l’Espagne au cours des six premiers mois de 2012, soit le double par rapport à la même période l’an dernier, ainsi que 229.000 personnes de nationalité étrangère. Au Portugal, ce sont au total 120.000 personnes de nationalité portugaise qui ont quitté le pays en 2011, selon la même source.
La plupart choisissent d’émigrer vers les anciennes colonies parce qu’ils maîtrisent la langue de ces pays. Ainsi, en 2011, 4.182 Espagnols sont partis pour l’Equateur, 3.000 ont rejoint le Venezuela et l’Argentine, dont les économies sont aujourd’hui jugées à l’abri de la récession ; la plus importante proportion de Portugais ayant émigré en 2011 sont allés au Brésil qui jouit d’un véritable boom économique.
Euractiv, toujours cité par MercatorNet, affirme que le Secrétariat national de la Justice au Brésil affichait en juin 2011 un total de 328.856 demandes de visas de résidence permanente de la part de nationaux portugais – contre 276.703 seulement six mois plus tôt. Ces chiffres n’incluent pas les demandes de visas pour travail temporaire, études ou recherche.
En 2010, 91.000 Portugais vivaient en Angola, où l’économie est florissante grâce au pétrole et promet d’afficher une belle croissance.
Et ainsi le Portugal et l’Espagne sont en train de perdre leurs citoyens les mieux formés, en âge de fonder des familles, alors que les taux de natalité demeurent désespérément bas. C’est la spirale épouvantable à laquelle sont ou vont être confrontés les pays européens « suicidaires » comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal : leur économie se replie faute d’une démographie forte, puis ceux qui devraient pouvoir assurer un tant soit peu la relève, ne trouvant sur place aucune possibilité pour s’établir et avoir une famille dans de bonnes conditions, s’en vont sous des cieux plus cléments
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012 ... cadres.php
Début article :
Et on parle de "vieille Europe" ....Taxe à 75 % : des sociétés délocalisent déjà leurs cadres
Par Ivan Letessier
Afin d'échapper à la taxe à 75 %, de nombreux cadres de sociétés françaises s'exilent à Londres.
Ils installent à l'étranger quelques fonctions clés et préparent des baisses de rémunération pour ceux qui restent en France. La taxe aura un effet négatif sur les recettes fiscales.
«J'avais recruté trois cadres américains à Paris. Ils sont partis, confie le PDG d'un groupe industriel du CAC 40. Ils exercent les mêmes fonctions, mais sont basés ailleurs.» Leurs impôts rempliront désormais les caisses d'autres États, leurs dépenses personnelles feront fleurir les économies d'autres pays. Seule consolation, leur travail profitera toujours à l'expansion internationale d'un fleuron de l'industrie française.
La taxation à 75% des revenus supérieurs à un million d'euros n'est pas encore votée, mais elle fait déjà des ravages. Elle fait fuir dirigeants et cadres supérieurs, même ceux qui sont encore loin de gagner une telle somme. «Après des semaines de négociations, un manager de retour d'expatriation a annulé au dernier moment la signature d'un contrat de location pour un grand appartement de prestige, raconte un agent immobilier parisien. Son employeur a choisi de l'installer à Londres.»
David Cameron, le premier ministre anglais, n'a pas besoin de «dérouler le tapis rouge aux entreprises françaises», comme il l'a proposé en juin. La capitale leur sert déjà de refuge. C'est à Londres qu'un groupe tricolore vient d'installer un manager français, débauché aux États-Unis dans une société d'ascenseurs, mais qui refusait de rentrer dans l'Hexagone. Du coup, une partie de son équipe, jusqu'ici basée en France, va devoir traverser la Manche pour le rejoindre. La liste d'attente au lycée Charles de Gaulle à Londres «a augmenté de plus de 700 demandes après le 6 mai», confie un diplomate.
Même les groupes les plus prestigieux doivent se plier aux conditions de leurs recrues. «Vous ne trouverez plus aucun cadre étranger qui accepte de venir à Paris, assure le patron d'un groupe de luxe. Cette mesure va freiner l'attractivité de la place de Paris.» Une analyse partagée par un homologue de l'industrie: «Faire venir un cadre de haut niveau et le baser en France, c'est devenu mission impossible.»
Certains dirigeants allemands, espagnols, italiens ou suisses, qui occupent de hauts postes au sein de groupes français, pourraient être tentés d'exercer leurs fonctions en étant basé hors de France. Après tout, dans les affaires, un «président normal» passe son temps à voyager.