Bonjour Boris,
ce droit à ne pas écouter ou ne pas lire va même jusqu'à pointer du doigt (dans le sens négatif du terme) la personne qui pense différemment de la pensée unique.
Nous avons effectivement un devoir moral de pointer du doigt (négativement) ceux qui se trompent, selon nous, ceux qui choquent nos valeurs morales et nos convictions politiques et religieuses. La majorité du troupeau (en France, porteuse de la « pensée unique social-démocrate ») va donc critiquer les minorités libérale, catholique, gauchiste, américanophile, islamophile, europhile, etc. C’est normal.
En particulier ceux qui dirigent le troupeau, les politiciens, les chefs d’entreprise, les sommités de l’art et de la science, qui fondent leur autorité sur des notions bien assimilées, ne veulent surtout pas les voir remises en cause. Ils vont s’opposer de toutes leurs forces à l’innovation. Lorsque leur pouvoir est étendu, soit juridiquement (pas de liberté d’information, régulation…), soit géographiquement (Union Européenne, voire,
horresco referens, gouvernement mondial), l’innovation est facilement étouffée.
En revanche, lorsque le pouvoir d’intervention des autorités (religieuses, artistiques, scientifiques, politiques….) est limité, l’innovation fleurit. Avec, certes, pour conséquence le cycle stressant de "destruction créatrice", mais à long terme, ne sommes-nous pas tous gagnants ?
Certains historiens, Davis Landes entre autres, dans
The Wealth and Poverty of Nations, ont montré que l’essor inouï de l’Europe à la fin du Moyen Age et qui n’est pas achevé aujourd’hui, tenait à sa fragmentation politique. La compétition entre les innombrables juridictions royales, princières, épiscopales, permettait à celui qui n’avait pas telle ou telle autorisation chez lui d’aller la chercher à quelques kilomètres chez le souverain voisin.
C’est pour éviter ce risque de déstabilisation que les pouvoirs politiques actuels essaient de se cartelliser au sein de grands ensembles, type UE. Ils s’épargnent ainsi le risque de concurrence entre eux. Espérons qu’ils échoueront !
Sommes-nous libre si nous n'avons pas toutes les informations ?
Bien sûr que oui. D’abord, parce que nous n’avons
jamais toute l’information. Sinon, l’avenir serait parfaitement prévisible, or il ne l’est que très partiellement. Cela veut-il dire que nous ne sommes jamais libres ? Non. Car la liberté est toute entière
dans le droit de faire quelque chose, quel que soit le résultat prévu ou imprévu, favorable ou funeste de cette action.
Cordialement
Christian
Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni attention ni respect.
René Char