Le soleil d'Allah qui brille
Re: Le soleil d'Allah qui brille
Mais pourquoi faire la promotion de cette personne? Son livre "Le soleil d'Allah brille sur l'Occident" n'est-il pas caricatural?
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Isabelle47
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Quel intérêt y voyez-vous?
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Qu'une ancienne nazi fasse l'apologie de l'islam me semble parfaitement en accord avec les discours de Hitler sur le sujet…
18 août 1942 : « La civilisation a été un des éléments constitutifs de la puissance de l'Empire romain. La même chose se produisit en Espagne sous la domination des arabes. La civilisation y atteint un niveau rarement atteint. Une époque, indiscutablement, d'humanisme intégral, dans laquelle régna le plus pur esprit chevaleresque. L'intrusion du christianisme y a apporté le triomphe de la barbarie. L'esprit chevaleresque des Castillans est en effet un héritage des Arabes ». « Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l'influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l'islam triomphe. Cette religion récompense l'héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d'un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme.». Adolf Hitler
18 août 1942 : « La civilisation a été un des éléments constitutifs de la puissance de l'Empire romain. La même chose se produisit en Espagne sous la domination des arabes. La civilisation y atteint un niveau rarement atteint. Une époque, indiscutablement, d'humanisme intégral, dans laquelle régna le plus pur esprit chevaleresque. L'intrusion du christianisme y a apporté le triomphe de la barbarie. L'esprit chevaleresque des Castillans est en effet un héritage des Arabes ». « Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l'influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l'islam triomphe. Cette religion récompense l'héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d'un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme.». Adolf Hitler
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Cinci
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Oui, merci.
Bonjour,
Moi, je ne connaissais ni Sigrid Hunke ni son ouvrage, pas avant d'avoir lu le livre de Gouguenheim. C'est tout de même assez hallucinant de voir cette correspondance entre la filière nazie et cette mentalité assez prégnante du côté des principaux fonctionnaires de l'Euro, comme cette mentalité anti-chrétienne et pro-islamique. On dirait vraiment qu'un tas de décideurs en Europe auront gobé les thèses des Sigrid Hunke. On réalise que la guerre de propagande n'a pas de fin. L'ouvrage de Hunke a été produit en 1960 !!!
Le livre dont je ferais la promotion est plutôt celui de Gouguenheim, si je devrais faire quelque chose ici. C'est dans ce dernier que se trouve annexé la note sur Sigrid Hunke.
L'intérêt c'est de mieux appréhender le monde dans lequel on se trouve plongé. On peut avoir de la difficulté à comprendre en premier d'où vient cette sorte d'islamophilie ou de détestation de soi (cf. monde occidental chrétien) qui est alors comme un phénomène apparemment assez répandu parmi nos élites dirigeantes. C'est tout de même étonnant. Il est comme une sorte de révolte contre la culture ou la pensée chrétienne, une révolte qui était déjà largement présente avant la dernière guerre et qui n'a pas du tout disparut après. La guerre n'a absolument rien réglé de la question sur le fond.
C'est assez surprenant de voir les correspondances pouvant exister entre techniciens/technocrates du régime de Vichy (alors partisans de la productivité, de la rationnalisation, de la performance ultra, de l'union continentale; comme européistes précoces de naguère) et nos administrateurs de l'Euro 2012; comme entre amateurs de despotisme éclairé d'hier et politiciens philomusulmans d'aujourd'hui, puis tous heureux à la perspective de penser pouvoir reconstruire en Europe même une sorte de califat de Cordoue de leurs rêves («Il nous faut 300 000 islamistes de plus en France !» comme Marat qui exigeait de nouvelles têtes), alors que si jamais quelqu'un ôsa parler d'union européenne un jour, mais on aurait été en droit de s'attendre ensuite à ce que ce fut toujours la civilisation chrétienne qui servi de référent. Mais ce n'est pas cela qui se produit...
Aperçu de l'humus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Gu%C3%A9non
René Guénon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julius_Evola
- «L'orientaliste allemande Sigrid Hunke (1913-1999) s'est rendue célèbre par un ouvrage parue en France en 1960, Le soleil d'Allah illumine l'Occident, où elle avance la thèse d'un monde occidental corrompu par le judéo-christianisme et qui ne doit sa science, sa civilisation et son art de vivre qu'au monde arabo-musulman. En particulier, rien du Moyen-Âge chrétien ne trouvait grâce à ses yeux, s'il n'avait une origine arabe ou musulmane, réelle ou - le plus souvent - supposée par elle. S. Hunke avait d'ailleurs tendance à fondre les éléments arabes et les éléments musulmans, et à attribuer ainsi à l'islam ce qui venait des arabes chrétiens, des sabéens ou des juifs. Livre touffu [...] il défend la thèse d'un islam civilisateur, pionier, au génie exceptionnel, auquel l'Occident devait tout, philosophie, mathématiques, science expérimentale, tolérance religieuse, etc.
L'ouvrage mériterait d'être étudié page par page tant il déforme les faits, ment par omission, extrapole sans justification et recourt au besoin à la tradition ésotérique. Mais il a été, et continue de l'être, comme le montre une rapide enquête menée sur Internet, un livre de référence qui façonne l'air du temps. Cet ouvrage, qui exalte la supériorité de l'islam sur le christianisme, est dû à une intellectuelle nazie.
A son origine se trouvent en effet les engagements politiques de Sigrid Hunke, qui adhéra au NSDAP le 1er mai 1937 et fut membre active de la section berlinoise de l'association national-socialiste des étudiants dès 1938. Elle suivit à la Humboldt-Université de Berlin les cours de Ludwig Ferdinand Clauss, théoricien racialiste influent et soutint une thèse sous sa direction en 1941, consacrée à l'influence de «modèles étrangers» sur l'homme allemand. A partir de 1940-1941, sa soeur Waltraud et elle participèrent activement aux activités de la Germanitischen Wissenschafteinsatz de la SS et S. Hunke obtint une bourse de l'Institut Ahnenerbe («Héritage des ancêtres»), fondé le 1er juillet 1935 par Heinrich Himmler et W. Darré, et placé sous le patronage des SS et du ministère de l'Agriculture. Bientôt membre de cet institut et collaboratrice de la revue Germanien, elle entretint d'amicale relation avec H. Himmler qui la mit en contact avec le grand mufti de Jérusalem, Al-Husseini, admirateur des nazis. L'Ahnenerbe se voulait un institut scientifique voué, entre autres, à la perpétuation de l'Allemagne éternelle, celle que concevait l'idéologie national-socialiste.
[...]
Animée par une violente hostilité envers le judéo-christianisme, qu'elle accusait d'avoir empoisonné l'Occident, elle a vu dans l'islam son antithèse absolue, alliant énergie martiale et raffinement civilisationnel. Dès lors, son livre devenait un ouvrage politique et non plus scientifique.
Après la guerre, Sigrid Hunke vécut à Bonn et se fit mondialement connaître par son oeuvre au titre éclatant. Elle fut alors admise au Conseil supérieur des affaires islamiques au Caire. Tout au long de sa vie, S. Hunke rejeta l'influence du christianisme, jugé artfremd («étranger à l'espèce allemande») et oriental. Dans la ligne de la pensée national-socialiste, elle prônait le retour aux valeurs de la Germanie païenne et à une identité européenne, à laquelle elle associait l'islam. Cette amie de Himmler, demeure par ses écrits, une figure de proue d'une certaine extrême-gauche.
La fable a séduit. De nos jours, toute une série de propositions non vérifiées, parfois assénées comme autant de vérités d'Évangile, s'engouffrent dans la brèche et expriment la supériorité de la civilisation arabo-musulmane des Abbassides sur l'Europe chrétienne médiévale. Curieusement, la thèse est affirmée sans nuance, à une époque où on proclame l'égalité de chaque culture et de chaque civilisation
[...]
On s'est avisé récemment, à l'échelle de l'Union européenne, que les manuels scolaires ne rendaient pas justice au rôle décisif tenu par l'islam dans l'éveil de l'Occident. Ainsi, en 2002, le Conseil de l'Europe a publié un long rapport [...] analysant l'évolution des relations entre l'Europe et le monde musulman, l'auteur appelle à une révision des manuels d'histoire jugés coupables de donner une vision caricaturale de l'islam.
La thèse de «la dette européenne» s'insère dans un discours plus général, inséparable d'une certaine conception de l'histoire des civilisations. En parallèle avec l'affirmation de l'infériorité civilisationnelle de l'Europe chrétienne médiévale, se développe en effet une argumentation mettant en cause l'Europe actuelle. L'orientalisme condescendant qui la caractériserait, héritier de la colonisation du XIXe siècle, l'empêcherait de reconnaître sa dette envers les autres civilisations. Cet orientalisme plongerait ses racines jusque dans le passé d'une Europe qui n'a pas compris l'islam, n'en a jamais reconnu sa valeur mais l'a, au contraire, calomnié et agressé en permanence.»
Source : Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel, les racines grecques de l'Europe chrétienne, Paris. Édition du Seuil, 2008, pp. 203-205 (Annexe 1)
Bonjour,
Moi, je ne connaissais ni Sigrid Hunke ni son ouvrage, pas avant d'avoir lu le livre de Gouguenheim. C'est tout de même assez hallucinant de voir cette correspondance entre la filière nazie et cette mentalité assez prégnante du côté des principaux fonctionnaires de l'Euro, comme cette mentalité anti-chrétienne et pro-islamique. On dirait vraiment qu'un tas de décideurs en Europe auront gobé les thèses des Sigrid Hunke. On réalise que la guerre de propagande n'a pas de fin. L'ouvrage de Hunke a été produit en 1960 !!!
Le livre dont je ferais la promotion est plutôt celui de Gouguenheim, si je devrais faire quelque chose ici. C'est dans ce dernier que se trouve annexé la note sur Sigrid Hunke.
L'intérêt c'est de mieux appréhender le monde dans lequel on se trouve plongé. On peut avoir de la difficulté à comprendre en premier d'où vient cette sorte d'islamophilie ou de détestation de soi (cf. monde occidental chrétien) qui est alors comme un phénomène apparemment assez répandu parmi nos élites dirigeantes. C'est tout de même étonnant. Il est comme une sorte de révolte contre la culture ou la pensée chrétienne, une révolte qui était déjà largement présente avant la dernière guerre et qui n'a pas du tout disparut après. La guerre n'a absolument rien réglé de la question sur le fond.
C'est assez surprenant de voir les correspondances pouvant exister entre techniciens/technocrates du régime de Vichy (alors partisans de la productivité, de la rationnalisation, de la performance ultra, de l'union continentale; comme européistes précoces de naguère) et nos administrateurs de l'Euro 2012; comme entre amateurs de despotisme éclairé d'hier et politiciens philomusulmans d'aujourd'hui, puis tous heureux à la perspective de penser pouvoir reconstruire en Europe même une sorte de califat de Cordoue de leurs rêves («Il nous faut 300 000 islamistes de plus en France !» comme Marat qui exigeait de nouvelles têtes), alors que si jamais quelqu'un ôsa parler d'union européenne un jour, mais on aurait été en droit de s'attendre ensuite à ce que ce fut toujours la civilisation chrétienne qui servi de référent. Mais ce n'est pas cela qui se produit...
Aperçu de l'humus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Gu%C3%A9non
René Guénon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julius_Evola
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Cinci
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Pour le rapport de 2002 :
Voir M. Luis Maria de Puig (groupe socialiste), 8 novembre 2002, commission de la Culture, de la Science et de l'Éducation, Assemblée européenne, Coopération culturelle entre l'Europe et les pays du Sud de la Méditerrannée, document no 9626.
On peut prendre connaissance des conseils donnés aux enseignants dans ce domaine à travers l'ouvrage de N. Samadi, Islams, islam. Repères culturels et historiques pour comprendre et enseigner le fait islamique, Publication du CRDP du Val- de-Marne, Créteil, 2003 (préface de D. Borne, inspecteur général de l'Éducation nationale).
Sur Hunke
Voir M. Luis Maria de Puig (groupe socialiste), 8 novembre 2002, commission de la Culture, de la Science et de l'Éducation, Assemblée européenne, Coopération culturelle entre l'Europe et les pays du Sud de la Méditerrannée, document no 9626.
On peut prendre connaissance des conseils donnés aux enseignants dans ce domaine à travers l'ouvrage de N. Samadi, Islams, islam. Repères culturels et historiques pour comprendre et enseigner le fait islamique, Publication du CRDP du Val- de-Marne, Créteil, 2003 (préface de D. Borne, inspecteur général de l'Éducation nationale).
Sur Hunke
- «... dans les années 1950 elle entra dans les mouvements des Unitariens (Deutschen Unitarier Religionsgemeinschaft), qui prônait le retour de l'Allemagne au paganisme de ses origines. Elle en devint la vice-présidente entre 1971 et 1983 puis la présidente d'honneur. Toutefois elle quitta le mouvement en 1989, adhéra alors à l'Union des Unitariens allemands de l'esprit européen (Bund Deutscher Unitarier-Religionsgemeinschaft europaïschen Geistes) et participa à sa revue Glauben und Wirken.» ( Sylvain Gougenheim)
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Isabelle47
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Je comprends mieux pourquoi vous avez posté ce sujet.
En revanche, ce que je ne comprends pas c'est comment cette philosophe a réussi à passer de l'unitarisme au paganisme puis à cette forme d'endoctrinement pro-islam.
Ceci dit, je ne vais pas prendre le temps de lire ses oeuvres, même si elles sont signifiantes d'une certaine dérive encore en cours de nos jours.
(J'ai lu des articles à propos de la "grave injustice" que nous ferions à la culture de l'islam
quant à notre héritage culturel...)
La philosophe que vous citez n'est pas la seule à s'être permis de grands écarts plutôt incohérents; vous mettez Guénon dans les références.
En voilà un aussi qui n'avait pas peur de la confusion.
Le problème, c'est la confusion que ces gens-là ont semée dans les esprits.
En revanche, ce que je ne comprends pas c'est comment cette philosophe a réussi à passer de l'unitarisme au paganisme puis à cette forme d'endoctrinement pro-islam.
Ceci dit, je ne vais pas prendre le temps de lire ses oeuvres, même si elles sont signifiantes d'une certaine dérive encore en cours de nos jours.
(J'ai lu des articles à propos de la "grave injustice" que nous ferions à la culture de l'islam
La philosophe que vous citez n'est pas la seule à s'être permis de grands écarts plutôt incohérents; vous mettez Guénon dans les références.
En voilà un aussi qui n'avait pas peur de la confusion.
Le problème, c'est la confusion que ces gens-là ont semée dans les esprits.
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Ce mouvement unitarien était un mouvement païen. Hunke n'était pas philosophe mais "historienne".En revanche, ce que je ne comprends pas c'est comment cette philosophe a réussi à passer de l'unitarisme au paganisme puis à cette forme d'endoctrinement pro-islam.
Ce qui anime ces idéologues du paganisme qui furent proches du nazisme ou du fascisme italien, Hunke, Evola, etc c'est la haine du christianisme jugé responsable de la décadence de l'Europe.
Bien avant, Nietzsche qui prônait un retour aux valeurs viriles du paganisme avait aussi exalté les valeurs islamiques au détriment du christianisme.
Il n'y a pas vraiment de grand écart, tous les moyens sont bons pour combattre le christianisme.
Aujourd'hui le but c'est non seulement de promouvoir l'islam en parlant "d'islam des lumières", ce qui est quand même d'un grand comique, et en le présentant systématiquement sous un oeil favorable, mais d'ôter au catholicisme son statut de socle culturel en minorant son rôle dans la formation de l'Europe et de la culture européenne.grave injustice
Les socialistes qui ont en main l'éducation nationale se chargent de cette mission.
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Cinci
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
L'opération de rééducation va biffer le souvenir de petits détails du genre :
En fait d'islam des lumières, disons qu'il s'avère surtout que l'Europe aura été ce témoin privilégié d'une agression des royaumes chrétiens ou des terres impériales byzantines en premier lieu. On y aura vu une longue entreprise d'agression sans sommation, sans précédent, et par la fait des hordes sarrasines.
«... le mont Athos lui-même fut victime d'attaques violentes : dans la montagne sacrée des orthodoxes, le couvent de Vatopédi - le plus important après celui de la grande Laure impériale de Lavra tout comme le monastère géorgien d'Iviron - aurait été à moitié pillé en 862. Les raids lancé à travers l'Anatolie par les califes - le célèbre Harun Al-Rashid conduisit plusieurs vastes expéditions armées dans tout le nord de l'Asie mineure en 782, 805, 806, notamment en Paphlagonie et en Bythyinie, jusque sous les murs de Nicée - n'avaient pas pour objectif de s'emparer des manuscrits enfermant la science grecque, mais de se fournir en butin aux dépens des grands domaines fonciers détenus par les monastères ou les riches propriétaires byzantins [...]
En Méditerrannée, les raids furent annuels ou peu s'en faut. Les îles tombèrent les unes après les autres. Rhodes en 807, la Crète en 825-827, les Cyclades em 826-827. L'italie du Sud fut attaquée à plusieurs reprises : prise de Brindisi en 838, prise de Capoue en 840 et constitution d'un émirat à Bari. La Sicile, cible prioritaire (prise de Palerme entre 830 et 834, de Messine en 839) fut occupée dans sa quasi-totalité à partir de 854; Syracuse tomba en 878. Les lieux les plus prestigieux de l'Occident ne furent pas épargnés par ces expéditions. En 846, une attaque soudaine incendia la basilique Saint-Pierre de Rome, à la suite de quoi la papauté fit ériger la muraille de la célèbre cité léonine. En 881, les moines de Saint-Vincent au Vulturne furent égorgés, tandis que, deux ans plus tard, les grandes abbayes de Farfa et du Mont-Cassin étaient dévastées. Les razzias étaient récurrentes et l'insécurité perdura à tel point que Saint-Vincent au Vulturne ne fut réoccupé qu'en 914 et le Mont-Cassin, l'un des plus importants monastères d'Occident, ne peut de nouveau accueillir des moines qu'en 949. La liste des églises et des monastères détruits par les musulmans en Italie du Sud et en Italie centrale, comme celle des populations réduites en esclavage en Sicile, dans les Pouilles, en Calabre, en Dalmatie... serait longue.
- S. Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel, p. 130
En fait d'islam des lumières, disons qu'il s'avère surtout que l'Europe aura été ce témoin privilégié d'une agression des royaumes chrétiens ou des terres impériales byzantines en premier lieu. On y aura vu une longue entreprise d'agression sans sommation, sans précédent, et par la fait des hordes sarrasines.
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
lmx,
Isabelle47,
Ah ! je ne savais pas que Nietzsche avait donné là-dedans lui aussi.Bien avant, Nietzsche qui prônait un retour aux valeurs viriles du paganisme avait aussi exalté les valeurs islamiques au détriment du christianisme.
Oui, vous avez raison.Ce mouvement unitarien était un mouvement païen. Hunke n'était pas philosophe mais "historienne".
Isabelle47,
C'est un peu difficile à comprendre, j'avoue. C'est certain que l'islam pourrait apparaître telle une source exploitable et intéressante à quiconque aimerait bien s'élever contre la civilisation judéo-chrétienne. Mais, une seule remarque de ce genre paraît être une chose bien insuffisante, je sais bien. Ce serait comme essayer de s'expliquer ensuite le fait que des milieux féministes pourraient être fascinés par l'islam ou complaisants vis à vis ce phénomène. On en reste pantois.En revanche, ce que je ne comprends pas c'est comment cette philosophe a réussi à passer de l'unitarisme au paganisme puis à cette forme d'endoctrinement pro-islam.
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Suliko,
Mais c'est le parti pris qui se trouve exprimé dedans et qui se trouve alors être en parfaite adéquation avec le discours de nos bien-pensants de l'an 2000. Cette affaire d'islam des lumières versus des barbares d'Occident, pour nous dire ensuite comment les chrétiens seraient collectivement endettés vis à vis des musulmans, vous savez. Tout ce discours qu'une gauche européenne n'a de cesse de claironner.
Dans un autre genre, on aura qu'à penser à la diffamation de Pie XII (dans l'air du temps ça aussi) et alors que la source aura été l'oeuvre de commande propagandiste, comme la pièce de théâtre d'un activiste communiste du début des années 1960. La pièce en soi-même n'est rien, sauf qu'il aura bien fallu qu'existe des tas de postes de relai en Europe pour assurer la diffusion virale de l'idée subversive. Puis vous vous rendez compte un matin que la vérité dans l'opinion publique n'est que ce qui se trouve dans la pièce de théâtre communiste au départ, même si ceux qui l'auront adopté entretemps ne sont pas des communistes eux-mêmes.
En revenir aux idées de Hunke et son livre, je veux dire qu'il y a un assez large public en Europe, visiblement, qui sera très réceptif d'avance à ce genre d'idées subversives, pourvu que ça puisse permettre de discréditer le christianisme dans l'opinion, le discréditer ou l'évacuer. Ici toujours par rapport aux idées reçues islamofavorables et cette sorte de vision rétroactive du passé de l'Europe compatible avec les idées de l'ancienne nazie, faudra bien dire que ce n'est pas qu'une petite poignée marginale d'individus qui y adhèrent, non mais de nombreux bonshommes qui travaillent même dans les universités.
Il ne vaut rien comme sur le plan scientifique ou historique, assurément. Et je ne dis pas qu'il faut le lire non plus, encore moins souscrire à ce qu'il aura voulu vendre comme idée.Son livre "Le soleil d'Allah brille sur l'Occident" n'est-il pas caricatural?
Mais c'est le parti pris qui se trouve exprimé dedans et qui se trouve alors être en parfaite adéquation avec le discours de nos bien-pensants de l'an 2000. Cette affaire d'islam des lumières versus des barbares d'Occident, pour nous dire ensuite comment les chrétiens seraient collectivement endettés vis à vis des musulmans, vous savez. Tout ce discours qu'une gauche européenne n'a de cesse de claironner.
Dans un autre genre, on aura qu'à penser à la diffamation de Pie XII (dans l'air du temps ça aussi) et alors que la source aura été l'oeuvre de commande propagandiste, comme la pièce de théâtre d'un activiste communiste du début des années 1960. La pièce en soi-même n'est rien, sauf qu'il aura bien fallu qu'existe des tas de postes de relai en Europe pour assurer la diffusion virale de l'idée subversive. Puis vous vous rendez compte un matin que la vérité dans l'opinion publique n'est que ce qui se trouve dans la pièce de théâtre communiste au départ, même si ceux qui l'auront adopté entretemps ne sont pas des communistes eux-mêmes.
En revenir aux idées de Hunke et son livre, je veux dire qu'il y a un assez large public en Europe, visiblement, qui sera très réceptif d'avance à ce genre d'idées subversives, pourvu que ça puisse permettre de discréditer le christianisme dans l'opinion, le discréditer ou l'évacuer. Ici toujours par rapport aux idées reçues islamofavorables et cette sorte de vision rétroactive du passé de l'Europe compatible avec les idées de l'ancienne nazie, faudra bien dire que ce n'est pas qu'une petite poignée marginale d'individus qui y adhèrent, non mais de nombreux bonshommes qui travaillent même dans les universités.
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Cinci
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Faut voir ce qu'en dit Sévillia :
- «... Aristote au Mont Saint-Michel paraît en mars 2008. Le 4 avril, Le Monde des livres lui consacre une recension sous la signature du philosophe Roger-Pol Droit. [...]
Dans le milieu universitaire, alerté par l'article du Monde des livres, c'est la mobilisation contre Gouguenheim. Une première pétition circule. Elle réunit bientôt quarante historiens et philosophes des sciences, qui stigmatisent comme propos d'un idéologue la proposition selon laquelle l'Europe ne doit rien au monde arabe (ou arabo-islamique). Une allégation aussi peu nuancée ne figure pourtant pas dans Aristote au Mont Saint-Michel.
[...]
En temps ordinnaire, un désaccord entre universitaires se règle par l'éreintement de la thèse d'un adversaire dans une revue pour initiés. Dans le cas présent, l'affaire est portée devant le public; via la presse, et se présente non comme un débat, mais comme la mise en route d'une spécialité bien française : la machine à exclure. En ce printemps 2008 démarre en effet une campagne d'une invraisemblable violence contre Sylvain Gouguenheim, qui vise non seulement à le discréditer comme historien, mais aussi à obtenir son interdiction professionnelle.
Le sous-titre de son livre, Les racines grecques de l'Europe chrétienne, est un facteur aggravant, semble-t-il, aux yeux de ceux pour qui le concept de racines est suspect, a fortiori celui d'Europe chrétienne. Parce qu'il a cité - une seule fois dans l'ouvrage, sur des centaines de références - René Marchand, essayiste arabisant dont le regard sur l'islam est sévère, l'historien est accusé d'être un extrémiste. «Islamophobe», a lâché Alain de Libera. A partir de ce chef d'accusation, aucune discussion n'est possible : Gouguenheim est rangé dans la catégorie des infréquentables.
A Lyon, des pressions sont exercées sur la direction de l'École normale supérieure afin qu'elle condamne le déviant. Une nouvelle pétition circule : «Nous, enseignants, chercheurs, élèves et anciens élèves de l'École normale supérieure Lettres et Sciences humaines, affirmons solennellement que les prises de positions idéologiques de Sylvain Gouguenheim n'engagent en rien les membres de son école [...] nous demandons que toutes les mesures soient prises afin de préserver la sérénité pédagogique et la réputation scientifique de l'ENS-LSH». Cet appel au lynchage est signé par 200 personnes.
[...]
Le 30 avril, Libération publie une autre pétition (c'est la troisième) signée par un collectif international de 56 chercheurs en histoire et philosophie du Moyen-Âge. [...]
Des comptes rendus favorables ont paru dans Le Figaro littéraire, Le Figaro magazine ou Valeurs actuelles. Ces journaux sont classés à droite, ce qui aggrave le cas Gouguenheim. Et la polémique fait monter les ventes du livre, ce qui exaspère ses détrateurs. Si bien que les hostilités reprennent après l'été. Le 4 octobre 2008, un colloque sur les thèses de Gouguenheim se tient à la Sorbonne [...] l'intéressé n'a pas été invité, néanmoins, pas même un de ses défenseurs. La dizaine d'intervenants réunis est là pour descendre en flamme l'ouvrage honni : Max Leijbowicz traite de «jean-foutre» les lecteurs qui ont apprécié Aristote au Mont Saint Michel.
[...]
Mais ce n'est pas fini. Du 11 au 13 mars 2009, un second colloque se tient avec le concours d'une trentaine d'orateurs français et étrangers [...] tous les intervenants lui sont hostiles. Et en septembre de la même année paraît un livre collectif signé par une dizaine d'universitaires. L'historien y est de nouveau accusé d'islamophobie. [...] le mot négationnisme est brandi [...] les auteurs y mettent en cause non seulement Sylvain Gouguenheim mais «la philosophie de l'histoire sarkoziste», «les racines chrétiennes de l'Europe et Benoit XVI»... Qui a parlé d'idéologie ?
Depuis la parution de son livre, Sylvain Gouguenheim est sytématiquement écarté des colloques universitaires auxquels il participait naguère. Ses possibilités de publier des articles dans les revues savantes s'amenuisent, ce qui est grave pour un chercheur. Spécialiste de l'ordre teutonique, reconnu comme tel par ses homologues allemands et polonais, régulièrement convié à leurs rencontres, il n'est plus membre des rares jurys de thèse ou de master soutenus en France autour du sujet. Victime d'une chasse aux sorcières, le mal-pensant se retrouve au placard.
L'historien a cependant reçu des soutiens [...] Les plus grands médiévistes se sont tenu à l'écart de la curée. Jacques Le Goff a déclaré que le livre était intéressant quoique discutable. Du côté des arabisants, Christian Jambert, spécialiste de l'islam chiite, ou Gérard Troupeau. éminent connaisseur des Syriaques, ont émis des avis favorables. [...] Invité par Alain Finkielkraut à débattre à France Culture, Rémi Brague, professeur de philosophie arabe médiévale à la Sorbonne et à l'université de Munich, soulignait que le mérite de Gouguenheim était d'avoir attiré l'attention du grand public sur des questions réservées aux spécialistes. [...]
Lors des rendez-vous de l'histoire de Blois, Dominique Urvoy, professeur de pensée et de civilisation arabes à l'université de Toulouse, décernait un satisfecit à l'auteur : «Depuis le XIXe siècle, l'idée s'est imposée que l'Occident devait son développement aux traductions faites de l'arabe. C'est contre cette doxa que Sylvain Gouguenheim a réagi.»
Dans un long article de la revue Commentaires, Rémi Brague revenait sur les problèmes posés par Aristote au Mont Saint-Michel : «Ce livre n'est pas l'ouvrage définitif et exhaustif dont on pourrait rêver. Mais il a l'avantage de contester quelques certitudes trop rapidement acquises.»
- Jean Sévillia, Historiquement Incorrect, pp. 47-51
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Isabelle47
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Re: Le soleil d'Allah qui brille
Merci Cinci.
Le politiquement correct a de beaux jours devant lui.
Il essaime et fait des émules.
Les milieux universitaires sont les premiers à le savoir et l'exclusion du mouton noir fait partie de leur réflexe premier- ce qui pourrait étonner de la part d'intellectuels mais c'est cependant le cas très souvent.
Le problème est que ces idées se répandent, orientent l'enseignement et sont répétées sans distance, par suivisme, effet de mode ou ignorance.
Il serait intéressant de connaitre, par exemple, le nombre d'adolescents devenus athées après avoir lu Nietszche!
Et même si de nos jours le plus "ardent" nietschéen est ridicule,
(un "philosophe" médiatique trop connu, je veux parler de Michel Onfray, bien sûr),et ses discours plats, simplistes et répétitifs, au ras des pâquerettes, il a des milliers de lecteurs, il est invité partout pour répandre la bonne parole et beaucoup se reconnaissent dans son discours mollement athée et stupidement anti chrétien!
Le politiquement correct a de beaux jours devant lui.
Il essaime et fait des émules.
Les milieux universitaires sont les premiers à le savoir et l'exclusion du mouton noir fait partie de leur réflexe premier- ce qui pourrait étonner de la part d'intellectuels mais c'est cependant le cas très souvent.
Le problème est que ces idées se répandent, orientent l'enseignement et sont répétées sans distance, par suivisme, effet de mode ou ignorance.
Il serait intéressant de connaitre, par exemple, le nombre d'adolescents devenus athées après avoir lu Nietszche!
Et même si de nos jours le plus "ardent" nietschéen est ridicule,
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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