Les "boîtes à bébés" se multiplient en Europe
Publié : mar. 12 juin 2012, 14:21
On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.
Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.
Ce que je trouve un peu tordu, c'est que la multiplication de ces "boîtes" est attribuée par l'Unicef aux milieux religieux qui s'opposent à l'avortement....
S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politiques de droite affirment ainsi que le dispositif "protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.
Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".
Etc, etc.
Commentaire perso :
Je me souviens du film sur la vie de saint Vincent de Paul. Il avait commencé de ramasser les paniers déposés à la sauvette aux portes des églises par les jeunes mères (certainement "indignes" à l'époque) qui espéraient les sauver ainsi. Mais même saint Vincent de Paul eût du mal à faire accepter aux dames de la noblesse que ces "enfants du péché" ne mordaient pas et qu'on pouvait les toucher comme n'importe quel enfant légitime...
C'est donc cela le progrès ... en combien de siècles : quatre ? En tout cas, plus on avance, mieux on recule !!! Mais tant mieux si ces boîtes sauvent des vies et en réalité, je suis convaincu que l'intention d'autrefois des jeunes mères est la même aujourd'hui : je ne saurais l'élever, mais je ne veux pas qu'il meure... Et en songeant à "l'avortement ex utero", alors cent fois oui en faveur de la boîte !
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
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Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politiques de droite affirment ainsi que le dispositif "protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.
Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".
Etc, etc.
Commentaire perso :
Je me souviens du film sur la vie de saint Vincent de Paul. Il avait commencé de ramasser les paniers déposés à la sauvette aux portes des églises par les jeunes mères (certainement "indignes" à l'époque) qui espéraient les sauver ainsi. Mais même saint Vincent de Paul eût du mal à faire accepter aux dames de la noblesse que ces "enfants du péché" ne mordaient pas et qu'on pouvait les toucher comme n'importe quel enfant légitime...
C'est donc cela le progrès ... en combien de siècles : quatre ? En tout cas, plus on avance, mieux on recule !!! Mais tant mieux si ces boîtes sauvent des vies et en réalité, je suis convaincu que l'intention d'autrefois des jeunes mères est la même aujourd'hui : je ne saurais l'élever, mais je ne veux pas qu'il meure... Et en songeant à "l'avortement ex utero", alors cent fois oui en faveur de la boîte !
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
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