Korrigan a écrit :Charles a écrit :
Le lien entre pédophilie et homosexualité existe, comme ces deux perversions sont aussi liées à la zoophilie, à la nécrophilie, à l'onanisme, à la bisexualité, aux fétichismes divers et au sado-masochisme qui les courronne toutes. Et même au célibat lui-même, quand il n'est pas librement choisi.
N'érigez pas ce qui n'est que votre opinion personnelle comme vérité s'il vous plait. L'Eglise ne met pas l'homosexualité sur le même plan que la zoophilie, la nécrophilie ou autre joyeuseté.
Si, l'Eglise les met sur un même plan : celui de la perversion sexuelle. Il y a un commun entre ces choses et qui est qu'elles sont toutes des perversions sexuelles. J'ajoute à la liste le célibat, quand il n'est pas librement choisi, dans le sens où il y a aussi une sorte de perversion à rester seul et stérile alors qu'on a tout pour être fécond, c'est une question aussi liée aux perversions plus manifestes que sont l'homosexualité, la zoophilie, la pédophilie, la nécrophilie, l'onanisme, etc. mais de façon moins évidente.
Korrigan a écrit :L'homosexualité est aussi une attirance amoureuse, des hommes et des femmes tombent amoureux de personnes du même sexe, il ne faudrait pas oublier qu'il ne s'agit pas simplement de pratiques sexuelles.
Non effectivement, ce ne sont pas que des pratiques sexuelles. Seulement, le "tomber amoureux" dont vous parlez n'a rien à voir avec l'amour conjugal, ni avec la charité, ni avec l'amitié. Il s'agit de désir et d'un désir qui est obstacle à l'amour, à la vie et à la fécondité.
Il y a bien des cas où l'impossibilité d'une union sexuée naturelle et féconde est circonstancielle : solitude géographique, pauvreté, handicap, impuissance biologique, etc. et d'autres cas où l'impossibilité est plus intime, où l'obstacle à l'union féconde entre les sexes n'est pas extérieur mais intérieur. C'est le cas le plus répandu en Occident aujourd'hui.
J'ajoute qu'il y a un non-dit social, une omerta, sur le mécanisme des perversions sexuelles. Et qui touche bien sûr jusqu'aux catholiques les moins ignorants. L'exemple le plus frappant nous est donné par le conflit entre les deux branches du militantisme homosexuel. Certains homosexuels revendiquent le mariage et l'adoption. D'autres homosexuels accusent les premiers d'avoir des ambitions bourgeoises, de désirer le mariage et un schéma de bonheur humain fécond sexuellement, c'est-à-dire d'avouer d'une certaine manière qu'être homosexuel, c'est être exclu malgré soi d'un bonheur désiré. Les seconds ne peuvent admettre leur exclusion, ils prétendent qu'ils ne désirent pas le mariage, qu'ils sont homosexuels par choix et non pas malgré eux. Ce conflit entre militantismes est très intéressant, parce qu'ils révèle le fin mot de l'histoire au sujet de l'homosexualité : qu'elle n'est ni choisie, ni pathologique et qu'en vérité, ce que désirent les homosexuels, même s'ils n'arrivent pas à affronter l'humiliation d'une objectivation de ce désir, est un mariage et une famille, c'est-à-dire l'hétérosexualité tout simplement. La logique du premier militantisme homosexuel est de revendiquer, après le mariage et l'adoption, le droit à un conjoint de sexe différent, et pourquoi pas une Peugeot 806, un labrador, des filets à crevettes et une villa à la Baule. Le second militantisme désire ces mêmes choses mais refuse de se l'avouer, il prétend que c'est librement que sont choisis la solitude, la sodomie, le sida et la mort (il y a des militants du second type qui assument ouvertement le risque du sida et de la mort, voir Erik Rémès :
http://www.dailymotion.com/video/xkjf4_ ... 4_creation), ce qui est bien sûr un discours mythique.
L'omerta va, jusque dans l'Eglise, à refuser d'envisager d'un point de vue spirituel ce schéma dont les éléments sont le désir, la fécondité, la stérilité, la mort, l'obstacle... c'est-à-dire à refuser la possibilité de l'action de Satan dans sa mise en place. Il faudrait au plus tôt reprendre cette problématique, et se pencher sur la proximité de termes qu'on ne peut indéfiniment et artificiellement tenir éloignés les un des autres : désir, obstacle, frustration, obsession, possession, stérilisation, mort, Satan... Cela fait longtemps que l'Eglise a repéré la manière de Satan d'entrer dans la présente problématique.
"Toutefois, à cause des débauches, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari.
Que le mari s'acquitte de son devoir envers sa femme, et pareillement la femme envers son mari.
La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme.
Ne vous refusez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière ; et de nouveau soyez ensemble, de peur que Satan ne profite, pour vous tenter, de votre incontinence." (1 Co 7, 2-5)
L'Eglise savait très bien que mettre un obstacle à l'appétit sexuel est s'exposer à la manoeuvre de Satan. Pourquoi ? Parce que l'appétit sexuel et le désir sont des puissances si fortes qu'elles ont tendance à se confondre ou à être confondues dans leur intensité extrême bien qu'elles soient opposées dans leurs assouvissements. L'appétit sexuel recherche un assouvissement naturel et limité, le plaisir, l'accouplement, la procréation alors que le désir recherche un assouvissement impossible et illimité. La manoeuvre de Satan est d'associer les deux, et de rendre le premier impossible par le second. Saint Paul demande aux conjoints de ne pas se refuser l'un à l'autre à moins que ce ne soit pour prier, que chaque conjoint soit toujours assouvi de la présence de l'autre ou de celle de Dieu, mais qu'il ne reste pas frustré, inassouvi, car alors immédiatement Satan entre et commence son oeuvre de proposer un assouvissement de substitution, qu'il soit adultère, onaniste, pédophile, zoophile, nécrophile, etc... Mais l'oeuvre de Satan va plus loin que de simplement exploiter une frustration de fait, il va jusqu'à organiser la frustration alors même que la personne est déjà assouvie, il peut établir l'impossibilité dans le coeur de l'homme, comme une loi, attiser le désir et l'inassouvissement de telle sorte que le conjoint, les enfants, la vie et le monde même deviennent comme impossibles, que l'appétit naturel, le goût du bonheur, soient complètement éclipsés par le désir de l'illimité : l'époux ou l'épouse ne sont plus assez beaux ou intéressants, en comparaison de joies supérieures fantasmées, que d'autres doivent donner. Rien dans le monde n'est capable de satisfaire le désir et pourtant ce n'est pas pour Dieu que le monde est délaissé, c'est pour Satan, c'est une descente dans la mort, lente et plus ou moins profonde.