Trouvé sur le forum "la passion de l'histoire", un long débat concernant tout ce que l'histoire retiens de Ponce Pilate:
1. Ce dont on est (presque) tout à fait sûr :
Ponce Pilate appartenait à l'ordre équestre (bonne bourgeoisie enrichie).
En 26 ap. J.-C. Ponce Pilate fut nommé préfet de Judée - et pas "procurateur", comme l'indiquent encore de (trop) nombreux Websites?
Ponce Pilate fut un gouverneur assez brutal, assez peu soucieux de complaire à ses administrés juifs en ménageant leur susceptibilité religieuse… mais qui, rusé, savait néanmoins user de diplomatie et faire preuve de souplesse quand les circonstances l'exigeaient.
À la fin de l'année 36, son supérieur hiérarchique, le gouverneur de Syrie Vitellius, lui ordonna de se rendre à Rome afin qu'il s'y justifiât devant l'empereur.
Ponce Pilate fut sanctifié par les Églises grecque, copte et éthiopienne. Son épouse (Claudia Procula ?) reçut le même honneur.
2. Ce qui est possible, mais pas sûr à 100 % :
Ponce Pilate était le fils d'un certain Marcus Pontius, un Espagnol qui aurait reçu la citoyenneté romaine en récompense de sa bravoure sur les champs de bataille.
De son petit nom Ponce Pilate s'appelerait Lucius. Son nom latin complet serait donc Lucius Pontius Pilatus.
Ponce Pilate aurait épousé Claudia Procula, une dame de haute naissance, très bien en cour.
Entre 30 et 35 ap. J.-C., Ponce Pilate, Préfet de Judée, aurait eu à statuer sur le cas d'un certain Jésus le Nazôréen. Il aurait ordonné que cet individu fût crucifié sous le motif que ce Jésus se prétendait Roi des Juifs.
À l'occasion de ce jugement, Pilate aurait prononcé quelques petites phrases qui passèrent à la postérité ainsi que dans les pages roses des dictionnaires : Ecce homo (= Voilà l'homme !), Ce qui est écrit est écrit ! et surtout Qui est veritas ? (= Qu'est-ce que la vérité ?).
Après son rappel à Rome et sa comparution devant l'empereur Caligula, Ponce Pilate aurait été exilé à Vienne (dans les Gaules). Il y mourut peu de temps après, mais on ne sait s'il se suicida où s'il fut exécuté.
3. Ce qui est très douteux.
L'épouse de Ponce Pilate, qui s'appelait peut-être Claudia Procula, serait l'arrière petite-fille d'Auguste. Voici comme s'établirait cette hypothétique filiation : Auguste engendra Julie I - Julie I épousa Agrippa - Agrippa et Julie I engendrèrent (entre autres) Julie II - Julie II engendra (enfant adultérin) Claudia Procula qui épousa Ponce Pilate. Une hypothèse aussi fragile que controversée…
Ponce Pilate aurait été rappelé à Rome puis exilé en Gaule suite à sa répression musclée d'une insurrection armée en Samarie. Comme en l'occurrence, il n'avait fait là que s'acquitter consciencieusement de sa tâche, qui était d'avant tout d'assurer la paix publique en Palestine, il est probable que les raisons de sa disgrâce furent toutes autres. L'Affaire Jésus peut-être ?…
4. Et ce qui est tout à fait faux :
Ponce Pilate se serait converti au christianisme après la résurrection du Christ.
http://www.blog.passion-histoire.net/n/ ... w=previous
Ponce Pilate devant l'Histoire
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Ponce Pilate devant l'Histoire
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Cher Etienne Lorant,
Voici le détail des circonstances de l'éviction de Ponce Pilate.
Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques Livre 18, IV, 1-2
[85] 1. Les Samaritains ne manquèrent pas non plus de troubles, car ils étaient excités par un homme qui ne considérait pas comme grave de mentir et qui combinait tout pour plaire au peuple. II leur ordonna de monter avec lui sur le mont Garizim (32), qu'ils jugent la plus sainte des montagnes, leur assurant avec force qu'une fois parvenus là il leur montrerait, des vases sacrés enfouis par Moïse, qui les y avait mis en dépôt. [86] Eux, croyant ses paroles véridiques, prirent les armes, et, s'étant installés dans un village nommé Tirathana, s'adjoignirent tous les gens qu'ils purent encore ramasser, de telle sorte qu'ils firent en foule l'ascension de la montagne. [87] Mais Pilate se hâta d'occuper d'avance la route où ils devaient monter en y envoyant des cavaliers et des fantassins, et ceux-ci, fondant, sur les gens qui s'étaient rassemblés dans le village, tuèrent les uns dans la mêlée, mirent les autres en fuite et en emmenèrent en captivité beaucoup, dont les principaux furent, mis à mort par Pilate, ainsi que les plus influents d'entre les fuyards.
[88] 2. Une fois ce trouble calmé, le conseil des Samaritains se rendit auprès de Vitellius, personnage consulaire, gouverneur de Syrie, et accusa Pilate d'avoir massacré les gens qui avaient péri ; car ce n'était pas pour se révolter contre les Romains, mais pour échapper à la violence de Pilate qu'ils s'étaient réunis à Tirathana. [89] Après avoir envoyé un de ses amis, Marcellus, pour s'occuper des Juifs, Vitellius ordonna à Pilate, de rentrer à Rome pour renseigner l'empereur sur ce dont l'accusaient. les Juifs. Pilate, après dix ans de séjour en Judée, se hâtait de gagner Rome par obéissance aux ordres de Vitellius auxquels il se pouvait rien objecter; mais avant qu'il ne fût arrivé à Rome, survint la mort de Tibère.
Vitellius fut ensuite empereur de Rome, brièvement.
Comme vous le soulignez Pilate n'hésitait pas à donner la troupe pour mater toute velléité de rébellion, parfois avec beaucoup de rouerie (il envoyait les soldats dans la foule, déguisés en civil). Cela a fini par lui coûter son poste, si l'on en croit Flavius Josèphe. J'avoue m'interroger sur le Pilate des évangiles, qui est hésitant, qui cherche à manoeuvrer. Je me demande si à ce moment-là Pilate n'est pas tout simplement un haut fonctionnaire sur la sellette qui sait que le prochain bain de sang sera aussi le dernier de son mandat.
Quid est veritas ?
Voici le détail des circonstances de l'éviction de Ponce Pilate.
Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques Livre 18, IV, 1-2
[85] 1. Les Samaritains ne manquèrent pas non plus de troubles, car ils étaient excités par un homme qui ne considérait pas comme grave de mentir et qui combinait tout pour plaire au peuple. II leur ordonna de monter avec lui sur le mont Garizim (32), qu'ils jugent la plus sainte des montagnes, leur assurant avec force qu'une fois parvenus là il leur montrerait, des vases sacrés enfouis par Moïse, qui les y avait mis en dépôt. [86] Eux, croyant ses paroles véridiques, prirent les armes, et, s'étant installés dans un village nommé Tirathana, s'adjoignirent tous les gens qu'ils purent encore ramasser, de telle sorte qu'ils firent en foule l'ascension de la montagne. [87] Mais Pilate se hâta d'occuper d'avance la route où ils devaient monter en y envoyant des cavaliers et des fantassins, et ceux-ci, fondant, sur les gens qui s'étaient rassemblés dans le village, tuèrent les uns dans la mêlée, mirent les autres en fuite et en emmenèrent en captivité beaucoup, dont les principaux furent, mis à mort par Pilate, ainsi que les plus influents d'entre les fuyards.
[88] 2. Une fois ce trouble calmé, le conseil des Samaritains se rendit auprès de Vitellius, personnage consulaire, gouverneur de Syrie, et accusa Pilate d'avoir massacré les gens qui avaient péri ; car ce n'était pas pour se révolter contre les Romains, mais pour échapper à la violence de Pilate qu'ils s'étaient réunis à Tirathana. [89] Après avoir envoyé un de ses amis, Marcellus, pour s'occuper des Juifs, Vitellius ordonna à Pilate, de rentrer à Rome pour renseigner l'empereur sur ce dont l'accusaient. les Juifs. Pilate, après dix ans de séjour en Judée, se hâtait de gagner Rome par obéissance aux ordres de Vitellius auxquels il se pouvait rien objecter; mais avant qu'il ne fût arrivé à Rome, survint la mort de Tibère.
Vitellius fut ensuite empereur de Rome, brièvement.
Comme vous le soulignez Pilate n'hésitait pas à donner la troupe pour mater toute velléité de rébellion, parfois avec beaucoup de rouerie (il envoyait les soldats dans la foule, déguisés en civil). Cela a fini par lui coûter son poste, si l'on en croit Flavius Josèphe. J'avoue m'interroger sur le Pilate des évangiles, qui est hésitant, qui cherche à manoeuvrer. Je me demande si à ce moment-là Pilate n'est pas tout simplement un haut fonctionnaire sur la sellette qui sait que le prochain bain de sang sera aussi le dernier de son mandat.
Quid est veritas ?
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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