SEIZIÈME PAS
L’ORAISON DOMINICALE
Entrée dans une église, je demandai à Dieu une grâce quelconque. Je priais : je disais le Pater; tout à coup Dieu écrivit de sa main le Pater dans mon coeur avec une telle accentuation de sa bonté et de mon indignité, que la parole me manque pour en dire un seul mot. Chacune des paroles du Pater se dilatait dans mon coeur ; je les disais l’une après l’autre avec une grande lenteur et contrition profonde, et malgré les larmes que m’arrachait une connaissance plus vive de mes fautes et de mon indignité, je commençai à goûter quelque chose de la douceur divine. La bonté divine se fit sentir à moi dans le Pater mieux que nulle part ailleurs, et cette impression dure au moment où je parle. Cependant, comme le Pater me rêvélait en même temps mes crimes, mon indignité je n’osais lever les yeux ni vers le ciel, ni vers le crucifix, ni vers rien ; mais je suppliai la Vierge de demander grâce pour moi, et l’amerturme persistait.
O pécheurs ! avec quelle lourdeur l’âme part pour la pénitence ! Que ces chaînes sont pesantes ! Que de mauvais conseillers ! Que d’empêchements ! Le monde, la chair et le démon.
Et à chacun de ces pas, j’étais retardée un certain temps avant de me traîner un pas plu loin tantôt l’arrêt était plus long, tantôt il était moindre.
Angèle de Foligno "Livre des Visions et des Instructions"
Source : jesusmarie.free.fr
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4 janvier Sainte Angèle de Foligno
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Extrait du livre des Visions de Sainte Angèle de Foligno
C’était en septembre, à la fête des saints Anges. J’étais à l’église de Foligno et je voulais communier. Je priais les Anges, surtout saint Michel et les séraphins, et je disais : «O Anges administrateurs, qui avez reçu de Dieu l’office et le pouvoir de le communiquer par la connaissance et l’amour, je vous supplie de me le présenter tel que le Père des Miséricordes l’a donné aux hommes, tel qu’il veut lui-même être reçu et adoré, pauvre, souffrant, méprisé, blessé, ensanglanté, crucifié et mort.»
Les Anges me répondirent avec une douceur et une complaisance indicible :
«Puisque tu as trouvé grâce devant le Seigneur, le voici ; tu le possèdes. Nous te le présentons ; et par-dessus ce que tu as demandé, nous te donnons la puissance de le présenter et de le communiquer aux autres.»
En effet, je vis, dans le saint Sacrement, avec les yeux de l’esprit, la présence réelle ; je vis Celui que j’avais voulu voir, tel que j’avais voulu le voir, souffrant, ensanglanté, crucifié et mort ; je ressentis une telle douleur que mon coeur me sembla prêt à éclater; et, de l’autre côté, la présence des Anges m’inonda d’une telle joie, que si je ne l’avais pas sentie, je n’aurais pas cru la vue des Anges capable de la donner.
Pendant ces temps-là, une messe se disait. Le prêtre approchait de la communion. Comme il rompait l’hostie pour la prendre, j’entendis une voix lamentable qui disait :
«Oh ! Combien il y en a qui, rompant l’hostie, font couler le sang de mes veines !»
Je pensai que ce prêtre n’était peut-être pas ce qu’il aurait dû être, et je dis : « Seigneur, que ce pauvre frère ne soit plus ainsi.»
La voix me répondit:
« Il ne sera pas ainsi pendant l’éternité.»
Source : jesusmarie.com
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C’était en septembre, à la fête des saints Anges. J’étais à l’église de Foligno et je voulais communier. Je priais les Anges, surtout saint Michel et les séraphins, et je disais : «O Anges administrateurs, qui avez reçu de Dieu l’office et le pouvoir de le communiquer par la connaissance et l’amour, je vous supplie de me le présenter tel que le Père des Miséricordes l’a donné aux hommes, tel qu’il veut lui-même être reçu et adoré, pauvre, souffrant, méprisé, blessé, ensanglanté, crucifié et mort.»
Les Anges me répondirent avec une douceur et une complaisance indicible :
«Puisque tu as trouvé grâce devant le Seigneur, le voici ; tu le possèdes. Nous te le présentons ; et par-dessus ce que tu as demandé, nous te donnons la puissance de le présenter et de le communiquer aux autres.»
En effet, je vis, dans le saint Sacrement, avec les yeux de l’esprit, la présence réelle ; je vis Celui que j’avais voulu voir, tel que j’avais voulu le voir, souffrant, ensanglanté, crucifié et mort ; je ressentis une telle douleur que mon coeur me sembla prêt à éclater; et, de l’autre côté, la présence des Anges m’inonda d’une telle joie, que si je ne l’avais pas sentie, je n’aurais pas cru la vue des Anges capable de la donner.
Pendant ces temps-là, une messe se disait. Le prêtre approchait de la communion. Comme il rompait l’hostie pour la prendre, j’entendis une voix lamentable qui disait :
«Oh ! Combien il y en a qui, rompant l’hostie, font couler le sang de mes veines !»
Je pensai que ce prêtre n’était peut-être pas ce qu’il aurait dû être, et je dis : « Seigneur, que ce pauvre frère ne soit plus ainsi.»
La voix me répondit:
« Il ne sera pas ainsi pendant l’éternité.»
Source : jesusmarie.com
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SIXIÈME PAS
ELLE SE RECONNAIT COUPABLE ENVERS TOUTES LES CRÉATURES
Une illumination me donna la vue de mes péchés dans la profondeur. Ici je compris qu’en offensant le Créateur, j’avais offensé toutes les créatures, qui toutes étaient faites pour moi. Tous mes péchés me revenaient profondément à la mémoire, et dans la confession que je faisais à Dieu, je les pesais très profondément. Par la sainte Vierge et par tous les Saints j’invoquais la Miséricorde de Dieu, et me sentant morte, je demandais à genoux la vie. Et je suppliais toutes les créatures que je sentais avoir offensées, de ne pas prendre la parole pour m’accuser devant Dieu. Tout à coup je crus sentir sur moi la pitié de toutes les créatures, et la pitié de tous les Saints. Et je reçus alors un don : c’était un grand feu d’amour, et la puissance de prier comme jamais je n’avais prié.
Source : jesusmarie.free.fr
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ELLE SE RECONNAIT COUPABLE ENVERS TOUTES LES CRÉATURES
Une illumination me donna la vue de mes péchés dans la profondeur. Ici je compris qu’en offensant le Créateur, j’avais offensé toutes les créatures, qui toutes étaient faites pour moi. Tous mes péchés me revenaient profondément à la mémoire, et dans la confession que je faisais à Dieu, je les pesais très profondément. Par la sainte Vierge et par tous les Saints j’invoquais la Miséricorde de Dieu, et me sentant morte, je demandais à genoux la vie. Et je suppliais toutes les créatures que je sentais avoir offensées, de ne pas prendre la parole pour m’accuser devant Dieu. Tout à coup je crus sentir sur moi la pitié de toutes les créatures, et la pitié de tous les Saints. Et je reçus alors un don : c’était un grand feu d’amour, et la puissance de prier comme jamais je n’avais prié.
Source : jesusmarie.free.fr
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BIOGRAPHIE
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/36 ... ligno.html
LE LIVRE DES VISIONS et DES INSTRUCTIONS de SAINTE ANGELE DE FOLIGNO
TRENTE-HUITIÈME CHAPITRE
LES ANGES
C’était en septembre, à la fête des saints anges. J’étais à l’église de Foligno et je voulais communier. Je priais les anges, surtout saint Michel et les séraphins, et je disais
«O anges administrateurs, qui avez reçu de Dieu l’office et le pouvoir de le communiquer par la connaissance et l’amour, je vous supplie de me le présenter tel que le Père des miséricordes l’a donné aux hommes, tel qu’il veut lui-même être reçu et adoré, pauvre, souffrant, méprisé, blessé, ensanglanté, crucifié et mort.»
Les anges me répondirent avec une douceur et une complaisance indicible :
«Puisque tu as trouvé grâce devant le Seigneur, le voici ; tu le possèdes. Nous te le présentons ; et par-dessus ce que tu as demandé, nous te donnons la puissance de le présenter et de le communiquer aux autres.»
En effet, je vis, dans le saint Sacrement, avec (150) les yeux de l’esprit, la présence réelle ; je vis Celui que j’avais voulu voir, tel que j’avais voulu le voir, souffrant, ensanglanté, crucifié et mort ; je ressentis une telle douleur que mon coeur me sembla prêt à éclater; et, de l’autre côté, la présence des anges m’inonda d’une telle joie, que si je ne l’avais pas sentie, je n’aurais pas cru la vue des anges capable de la donner.
Pendant ces temps-là, une messe se disait. Le prêtre approchait de la communion. Comme il rompait l’hostie pour la prendre, j’entendis une voix lamentable qui disait :
«Oh ! combien il y en a qui, rompant l’hostie, font couler le sang de mes veines !»
Je pensai que ce prêtre n’était peut-être pas ce qu’il aurait dû être, et je dis : « Seigneur, que ce pauvre frère ne soit plus ainsi.»
La voix me répondit:
« Il ne sera pas ainsi pendant l’éternité.» (151)
Source : jesusmarie.free.fr
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/36 ... ligno.html
LE LIVRE DES VISIONS et DES INSTRUCTIONS de SAINTE ANGELE DE FOLIGNO
TRENTE-HUITIÈME CHAPITRE
LES ANGES
C’était en septembre, à la fête des saints anges. J’étais à l’église de Foligno et je voulais communier. Je priais les anges, surtout saint Michel et les séraphins, et je disais
«O anges administrateurs, qui avez reçu de Dieu l’office et le pouvoir de le communiquer par la connaissance et l’amour, je vous supplie de me le présenter tel que le Père des miséricordes l’a donné aux hommes, tel qu’il veut lui-même être reçu et adoré, pauvre, souffrant, méprisé, blessé, ensanglanté, crucifié et mort.»
Les anges me répondirent avec une douceur et une complaisance indicible :
«Puisque tu as trouvé grâce devant le Seigneur, le voici ; tu le possèdes. Nous te le présentons ; et par-dessus ce que tu as demandé, nous te donnons la puissance de le présenter et de le communiquer aux autres.»
En effet, je vis, dans le saint Sacrement, avec (150) les yeux de l’esprit, la présence réelle ; je vis Celui que j’avais voulu voir, tel que j’avais voulu le voir, souffrant, ensanglanté, crucifié et mort ; je ressentis une telle douleur que mon coeur me sembla prêt à éclater; et, de l’autre côté, la présence des anges m’inonda d’une telle joie, que si je ne l’avais pas sentie, je n’aurais pas cru la vue des anges capable de la donner.
Pendant ces temps-là, une messe se disait. Le prêtre approchait de la communion. Comme il rompait l’hostie pour la prendre, j’entendis une voix lamentable qui disait :
«Oh ! combien il y en a qui, rompant l’hostie, font couler le sang de mes veines !»
Je pensai que ce prêtre n’était peut-être pas ce qu’il aurait dû être, et je dis : « Seigneur, que ce pauvre frère ne soit plus ainsi.»
La voix me répondit:
« Il ne sera pas ainsi pendant l’éternité.» (151)
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