La résurrection de Jésus
Publié : ven. 12 mars 2010, 23:11
Bonjour à tous,
Voici un petit exposé que je me suis amusé à faire (il n'est certainement pas parfait) à propos de la résurrection de Jésus. Son but est de montrer, notamment à ceux qui ne croient pas, qu'il n'est pas si improbable que cela qu'elle ait eu lieu. Qu'en pensez-vous ? Que faudrait-il modifier ?
Jésus est-il vraiment ressuscité ?
Deux solutions sont possibles. Ou bien il l’est, et ce que les apôtres ont prêché est vrai, ou bien il ne l’est pas, et ce que les apôtres ont prêché est faux. Mais dans ce dernier cas, deux solutions sont encore possibles : soit les apôtres ont prêché la résurrection de Jésus tout en sachant que cela était faux, dans ce cas ils ont menti. Soit ils l’ont prêchée en pensant que c’était vrai, dans ce cas ils étaient des illuminés ou des fous.
Nous allons voir que ces deux dernières solutions sont très peu probables car elles soulèvent de nombreux problèmes.
I) Les apôtres ont prêché la résurrection tout en sachant que cela était faux : ils ont menti.
Cela est très peu probable pour les raisons suivantes :
• La raison souvent invoquée est que pour ne pas perdre la face et subir la honte d’avoir tout abandonné pour suivre un homme (Jésus), mort minablement comme un criminel, les apôtres ont fait croire qu’il était ressuscité : ils avaient donc finalement raison, et tous les autres s’étaient trompés sur son sort.
Certes, cet argument peut expliquer le fait qu’ils aient alors évangélisé Jérusalem et ses environs, mais comment explique-t-il le fait qu’ils soient allés beaucoup plus loin (Rome pour Pierre, l’Ethiopie pour Matthieu, l’Inde pour Thomas…) ? Tous ces gens n’avaient bien évidemment pas entendu parler de la honte et du déshonneur qu’avaient subi les apôtres. Il ne leur aurait donc servi à rien de leur parler de la résurrection de Jésus, un homme dont de toutes façons ils n’avaient jamais entendu parler.
• La mauvaise foi dont sont ainsi accusés les apôtres doit être prouvée, et il est difficile de le faire lorsque l’on sait qu’ils ont tous été prêt à donner leur vie pour défendre leurs convictions. Qu’auraient-ils pu faire de plus afin de témoigner en faveur de la résurrection ? Ils ont tout abandonné.
• La résurrection de Jésus n’était pas attendue par les apôtres. Ils étaient Juifs et ils attendaient la résurrection, mais pas pour tous (Mt 22, 23 ; Ac 23, 6) et à la fin des temps, non immédiatement après la mort (Mc 9, 9). Comment expliquer alors cette invention ?
• Comment se fait-il que les apôtres, tout en voulant faire croire à la résurrection, ne la racontent jamais ? Curieusement, les évangiles qui la décrivent (comme celui de Pierre) n’ont pas été acceptés par les premiers chrétiens comme livres officiels ou authentiques mais comme apocryphes.
• Pourquoi les chrétiens, tout en s’apercevant des différences et des contradictions que contenaient les évangiles, n’ont-ils jamais approuvés les tentatives visant à les aplanir, en essayent d’harmoniser les différentes versions (comme le même évangile de Pierre a tenté de le faire) ? Cela prouve leur attention à préserver les différentes traditions émanant des apôtres, qui ne s’étaient donc pas « mis d’accord ».
• Pourquoi raconter que le tombeau ait été trouvé déjà ouvert et de surcroît vide ? Cela ne faisait qu’ajouter davantage crédit au fait que le cadavre ait pu être volé. N’aurait-il pas été plus spectaculaire de dire que la pierre tombale était à sa place (avec les sceaux intacts) et qu’elle s’ouvre précisément à ce moment-là, afin que Jésus ressuscite sous les yeux des apôtres ?
• Que penser de la découverte des linges sépulcraux, lors de leur découverte ? Jean voit « les linges posés là, ainsi que le suaire qui était sur sa tête, non pas posé avec les linges, mais roulé à part, dans un autre endroit, ainsi qu’il y avait été mis » Jn 20, 6. Cela lui permit de croire tout de suite à la résurrection (Jn 20, 8). Si donc quelqu’un (les apôtres ?) avait volé le cadavre, aurait-il pris la peine de remettre les linges dans leur position initiale ?
• Si la résurrection a été inventée, pourquoi faire découvrir le tombeau vide par des femmes ? Pour les Juifs, rien n’aurait pu être aussi peu crédible. Pour eux, en effet, le témoignage des femmes est moins crédible que celui des hommes ( Lc 24, 11 : Mc 15, 11).
• Que gagnaient les apôtres à inventer la résurrection ? Pourquoi perdre sa famille, ses biens, sa réputation, sa vie ?
• En prenant le risque de voler le cadavre, les apôtres prenaient en même temps le risque de mourir : voler un corps était un acte entraînant la mise à mort tant pour les Romains que les Juifs. Ils l’auraient fait en plus un jour de sabbat !
• Si les Juifs avaient eu la preuve du vol, pourquoi n’ont-ils pas intenté un procès aux apôtres ? Ils leur en ont bien fait un comme quoi ils parlaient contre le Temple ou la loi de Moïse (Ac 4, 18 ; 5, 17 ; 6, 11 ; 6, 60 ; 8, 1 ; 21, 28 ; 22, 24 ; 23, 6 ; 23, 28 ; 24, 5 ; 24, 12 ; 25, 18 ; 26, 30). Des délits très « vagues » pour la loi romaine. Et ils ne leur auraient pas intenté celui du vol du cadavre, beaucoup plus grave ? Cela signifie que l’on avait aucune preuve de ce vol.
• On n’a d’ailleurs jamais retrouvé de cadavre, alors que tout le monde avait intérêt à le faire. Même les chrétiens pour vénérer leur Maître disparu.
• Il ne serait venu à l’idée d’aucun Juif (donc d’aucun apôtre) d’abandonner la fête du sabbat (voulue par Dieu lui-même : Gn 2, 3) pour le premier jour de la semaine (le dimanche), jour profane, simplement parce qu’il était devenu le jour du souvenir de la résurrection.
Il en est de même pour d’autres dogmes ou préceptes (Trinité, circoncision…).
• De même, comment est-il possible, sans la résurrection, que les Juifs (donc les apôtres), qui considèrent Dieu absolument autre et dont on ne peut pas prononcer le nom (Ex 20, 7 ; Dt 5, 11) parviennent à diviniser en un délai aussi bref l’homme Jésus, mort pitoyablement sur une croix, alors qu’ils n’ont même pas divinisé Moïse ou Elie, des personnages beaucoup plus importants pour eux que Jésus ?
• Comment expliquer le cas de Paul de Tarse ? Alors qu’il était persécuteur de chrétiens, il passe du côté des persécutés ! Après avoir entendu, selon lui, Jésus ressuscité ! Et il va mourir en martyr !
Pour ces raisons, il est très peu probable que les apôtres aient inventé la résurrection.
II) Les apôtres ont prêché la résurrection de Jésus en pensant que cela était vrai alors que c’était faux : ils étaient des illuminés ou des « fous de Jésus ».
Si les apôtres étaient des illuminés ou des fous et ont cru que Jésus était ressuscité alors qu’il ne l’était pas, c’est qu’ils ont inventé la résurrection. Or il vient d’être démontré que cela est très peu probable. On peut cependant ajouter à toutes les raisons déjà citées quelques problèmes que cette théorie soulève :
• Pourquoi avoir raconté qu’ils ont douté (Mt 28, 17 ; Mc 16, 11 ; Mc 16, 13 ; Lc 24, 11 ; Lc 24, 36) ou bien que Thomas a voulu contrôler (Jn 20, 24) ? Un illuminé ne doute pas !
• S’ils étaient subjugués par Jésus, complètement fous de lui, pourquoi, en dépit des professions de foi jurant de le suivre jusque dans la mort (Mt 26, 33 ; Mc 14, 29 ; Lc 22, 33 ; Jn 13, 37), l’ont-ils abandonné (Mt 26, 56 ; Mc 14, 50) ?
• Les apôtres, si fous de Jésus, auraient-ils été victime d’hallucinations collectives ?
Comment expliquer qu’elles n’aient lieu seulement pendant un certain temps (quelques semaines) ? Le fanatisme aurait-il pris fin ? Pourtant, ils ont continué de prêcher jusqu’à leur mort (en martyr).
Cela voudrait également dire que le cadavre serait resté au tombeau. Or il n'y est pas. Quelqu’un l’a donc volé. Mais qui ? Pas les apôtres, sinon ils ne seraient pas des illuminés mais des menteurs. Ils auraient bien vu que Jésus était mort, puisqu’ils auraient son cadavre. Pas les Juifs ni les Romains, sinon ils leur auraient prouvé qu’ils avaient tort en leur montrant le cadavre.
• Les Juifs et les païens que les apôtres essayaient de convertir auraient bien vu s’ils avaient l’air fous ou d'illuminés et ils ne se seraient pas convertis en si grand nombre.
Il est donc très peu probable que les apôtres soient des illuminés ou des fous.
En conclusion, il est très peu probable que les apôtres aient menti ou qu’ils soient des illuminés. Cela soulève de nombreux problèmes que seule la résurrection peut expliquer.
Voici un petit exposé que je me suis amusé à faire (il n'est certainement pas parfait) à propos de la résurrection de Jésus. Son but est de montrer, notamment à ceux qui ne croient pas, qu'il n'est pas si improbable que cela qu'elle ait eu lieu. Qu'en pensez-vous ? Que faudrait-il modifier ?
Jésus est-il vraiment ressuscité ?
Deux solutions sont possibles. Ou bien il l’est, et ce que les apôtres ont prêché est vrai, ou bien il ne l’est pas, et ce que les apôtres ont prêché est faux. Mais dans ce dernier cas, deux solutions sont encore possibles : soit les apôtres ont prêché la résurrection de Jésus tout en sachant que cela était faux, dans ce cas ils ont menti. Soit ils l’ont prêchée en pensant que c’était vrai, dans ce cas ils étaient des illuminés ou des fous.
Nous allons voir que ces deux dernières solutions sont très peu probables car elles soulèvent de nombreux problèmes.
I) Les apôtres ont prêché la résurrection tout en sachant que cela était faux : ils ont menti.
Cela est très peu probable pour les raisons suivantes :
• La raison souvent invoquée est que pour ne pas perdre la face et subir la honte d’avoir tout abandonné pour suivre un homme (Jésus), mort minablement comme un criminel, les apôtres ont fait croire qu’il était ressuscité : ils avaient donc finalement raison, et tous les autres s’étaient trompés sur son sort.
Certes, cet argument peut expliquer le fait qu’ils aient alors évangélisé Jérusalem et ses environs, mais comment explique-t-il le fait qu’ils soient allés beaucoup plus loin (Rome pour Pierre, l’Ethiopie pour Matthieu, l’Inde pour Thomas…) ? Tous ces gens n’avaient bien évidemment pas entendu parler de la honte et du déshonneur qu’avaient subi les apôtres. Il ne leur aurait donc servi à rien de leur parler de la résurrection de Jésus, un homme dont de toutes façons ils n’avaient jamais entendu parler.
• La mauvaise foi dont sont ainsi accusés les apôtres doit être prouvée, et il est difficile de le faire lorsque l’on sait qu’ils ont tous été prêt à donner leur vie pour défendre leurs convictions. Qu’auraient-ils pu faire de plus afin de témoigner en faveur de la résurrection ? Ils ont tout abandonné.
• La résurrection de Jésus n’était pas attendue par les apôtres. Ils étaient Juifs et ils attendaient la résurrection, mais pas pour tous (Mt 22, 23 ; Ac 23, 6) et à la fin des temps, non immédiatement après la mort (Mc 9, 9). Comment expliquer alors cette invention ?
• Comment se fait-il que les apôtres, tout en voulant faire croire à la résurrection, ne la racontent jamais ? Curieusement, les évangiles qui la décrivent (comme celui de Pierre) n’ont pas été acceptés par les premiers chrétiens comme livres officiels ou authentiques mais comme apocryphes.
• Pourquoi les chrétiens, tout en s’apercevant des différences et des contradictions que contenaient les évangiles, n’ont-ils jamais approuvés les tentatives visant à les aplanir, en essayent d’harmoniser les différentes versions (comme le même évangile de Pierre a tenté de le faire) ? Cela prouve leur attention à préserver les différentes traditions émanant des apôtres, qui ne s’étaient donc pas « mis d’accord ».
• Pourquoi raconter que le tombeau ait été trouvé déjà ouvert et de surcroît vide ? Cela ne faisait qu’ajouter davantage crédit au fait que le cadavre ait pu être volé. N’aurait-il pas été plus spectaculaire de dire que la pierre tombale était à sa place (avec les sceaux intacts) et qu’elle s’ouvre précisément à ce moment-là, afin que Jésus ressuscite sous les yeux des apôtres ?
• Que penser de la découverte des linges sépulcraux, lors de leur découverte ? Jean voit « les linges posés là, ainsi que le suaire qui était sur sa tête, non pas posé avec les linges, mais roulé à part, dans un autre endroit, ainsi qu’il y avait été mis » Jn 20, 6. Cela lui permit de croire tout de suite à la résurrection (Jn 20, 8). Si donc quelqu’un (les apôtres ?) avait volé le cadavre, aurait-il pris la peine de remettre les linges dans leur position initiale ?
• Si la résurrection a été inventée, pourquoi faire découvrir le tombeau vide par des femmes ? Pour les Juifs, rien n’aurait pu être aussi peu crédible. Pour eux, en effet, le témoignage des femmes est moins crédible que celui des hommes ( Lc 24, 11 : Mc 15, 11).
• Que gagnaient les apôtres à inventer la résurrection ? Pourquoi perdre sa famille, ses biens, sa réputation, sa vie ?
• En prenant le risque de voler le cadavre, les apôtres prenaient en même temps le risque de mourir : voler un corps était un acte entraînant la mise à mort tant pour les Romains que les Juifs. Ils l’auraient fait en plus un jour de sabbat !
• Si les Juifs avaient eu la preuve du vol, pourquoi n’ont-ils pas intenté un procès aux apôtres ? Ils leur en ont bien fait un comme quoi ils parlaient contre le Temple ou la loi de Moïse (Ac 4, 18 ; 5, 17 ; 6, 11 ; 6, 60 ; 8, 1 ; 21, 28 ; 22, 24 ; 23, 6 ; 23, 28 ; 24, 5 ; 24, 12 ; 25, 18 ; 26, 30). Des délits très « vagues » pour la loi romaine. Et ils ne leur auraient pas intenté celui du vol du cadavre, beaucoup plus grave ? Cela signifie que l’on avait aucune preuve de ce vol.
• On n’a d’ailleurs jamais retrouvé de cadavre, alors que tout le monde avait intérêt à le faire. Même les chrétiens pour vénérer leur Maître disparu.
• Il ne serait venu à l’idée d’aucun Juif (donc d’aucun apôtre) d’abandonner la fête du sabbat (voulue par Dieu lui-même : Gn 2, 3) pour le premier jour de la semaine (le dimanche), jour profane, simplement parce qu’il était devenu le jour du souvenir de la résurrection.
Il en est de même pour d’autres dogmes ou préceptes (Trinité, circoncision…).
• De même, comment est-il possible, sans la résurrection, que les Juifs (donc les apôtres), qui considèrent Dieu absolument autre et dont on ne peut pas prononcer le nom (Ex 20, 7 ; Dt 5, 11) parviennent à diviniser en un délai aussi bref l’homme Jésus, mort pitoyablement sur une croix, alors qu’ils n’ont même pas divinisé Moïse ou Elie, des personnages beaucoup plus importants pour eux que Jésus ?
• Comment expliquer le cas de Paul de Tarse ? Alors qu’il était persécuteur de chrétiens, il passe du côté des persécutés ! Après avoir entendu, selon lui, Jésus ressuscité ! Et il va mourir en martyr !
Pour ces raisons, il est très peu probable que les apôtres aient inventé la résurrection.
II) Les apôtres ont prêché la résurrection de Jésus en pensant que cela était vrai alors que c’était faux : ils étaient des illuminés ou des « fous de Jésus ».
Si les apôtres étaient des illuminés ou des fous et ont cru que Jésus était ressuscité alors qu’il ne l’était pas, c’est qu’ils ont inventé la résurrection. Or il vient d’être démontré que cela est très peu probable. On peut cependant ajouter à toutes les raisons déjà citées quelques problèmes que cette théorie soulève :
• Pourquoi avoir raconté qu’ils ont douté (Mt 28, 17 ; Mc 16, 11 ; Mc 16, 13 ; Lc 24, 11 ; Lc 24, 36) ou bien que Thomas a voulu contrôler (Jn 20, 24) ? Un illuminé ne doute pas !
• S’ils étaient subjugués par Jésus, complètement fous de lui, pourquoi, en dépit des professions de foi jurant de le suivre jusque dans la mort (Mt 26, 33 ; Mc 14, 29 ; Lc 22, 33 ; Jn 13, 37), l’ont-ils abandonné (Mt 26, 56 ; Mc 14, 50) ?
• Les apôtres, si fous de Jésus, auraient-ils été victime d’hallucinations collectives ?
Comment expliquer qu’elles n’aient lieu seulement pendant un certain temps (quelques semaines) ? Le fanatisme aurait-il pris fin ? Pourtant, ils ont continué de prêcher jusqu’à leur mort (en martyr).
Cela voudrait également dire que le cadavre serait resté au tombeau. Or il n'y est pas. Quelqu’un l’a donc volé. Mais qui ? Pas les apôtres, sinon ils ne seraient pas des illuminés mais des menteurs. Ils auraient bien vu que Jésus était mort, puisqu’ils auraient son cadavre. Pas les Juifs ni les Romains, sinon ils leur auraient prouvé qu’ils avaient tort en leur montrant le cadavre.
• Les Juifs et les païens que les apôtres essayaient de convertir auraient bien vu s’ils avaient l’air fous ou d'illuminés et ils ne se seraient pas convertis en si grand nombre.
Il est donc très peu probable que les apôtres soient des illuminés ou des fous.