Michel HOLZ a écrit :On peut tourner dans les phrases dans tous les sens - cependant, les personnes que vous mettez en cause représentent, localement, la hiérarchie de l'Eglise.
- certains ont décidé de s'abstraire au moins partiellement de cette hiérarchie, ce sont pas exemple les lefebvristes et ils n'ont pas leur place en tant que tels sur ce forum
- d'autres ont une autre stratégie, qui est de faire comme si les responsables dont nous parlons n'étaient pas la hierarchie
Ensuite, vous nous dites que dans le groupe en question il y a
aussi des laïcs... oui, et alors? il n'en reste pas moins que les curés cités sont légalement curés, et qu'ils ont été placés et maintenus en connaissance de cause par non pas
UNE mais bientôt
DEUX générations d'évêques[/size].
On peut bien tourner les phrases dans le sens que l’on désire – pas de problème.
Mais il arrive aussi que l’on ne puisse pas. Par exemple ce qui suit.
Dans l’instruction "Inestimabile donum" (1980), je lis que « L'homélie a pour but d'expliquer aux fidèles la parole de Dieu proclamée dans les lectures et d'en actualiser le message. L'homélie revient donc au prêtre ou au diacre ».
Dans l’instruction "Redemptionis Sacramentum" (2004), il est indiqué que L'homélie, qui est prononcée au cours de la célébration de la sainte Messe et fait partie de la liturgie elle-même,«est faite habituellement par le prêtre célébrant lui-même ou par un prêtre concélébrant à qui il l'aura demandé, ou parfois, si cela est opportun, aussi par le diacre, mais jamais par un laïc. Dans des cas particuliers et pour une juste cause, l'homélie peut être faite aussi par un Évêque ou un prêtre participant à la concélébration, même s'il ne peut pas concélébrer».
Au paragraphe suivant (le numéro 65), on lit : « Il est rappelé qu'il faut tenir pour abrogée par le canon 767 § 1 toute norme antérieure qui aurait autorisé des fidèles non-ordonnés à prononcer l'homélie durant la célébration de l'Eucharistie. En effet, une telle permission doit être expressément réprouvée, et aucune coutume ne peut justifier qu'elle soit accordée. »
Et au paragraphe numéro 66 : « L'interdiction adressée aux laïcs de prêcher durant la célébration de la Messe concerne aussi les séminaristes, les étudiants en théologie, tous ceux qui exercent la fonction d' «assistants pastoraux», et n'importe quel type de groupe, mouvement, communauté ou association de laïcs. »
C'est clair.
(1)
Maintenant, il se trouve qu’il y a des laïcs, des prêtres et même des évêques qui manifestement ne tiennent aucun compte de ce que dit et demande l’Eglise – clairement - et justifient cette attitude de diverses manières. Ce n’est pas nouveau. On s’en était aperçu depuis un moment... et comme le signale AdoremusTe, il y a du "protestant" qui ne s'avoue pas dans nombre de leurs (fumeuses) théories.
(2)
Il se trouve qu’il y a aussi de très nombreux laïcs, de très nombreux prêtres et un nombre très grand d’évêques qui tiennent un très grand compte de ce que dit et demande – de manière explicite - l’Eglise. Ce sont - eux aussi - et c'est apparemment le problème pour beaucoup de (1), des catholiques à part entière!
Bien entendu, les (2), à la fois amusés par l’absence totale d’humilité des (1), et quelque peu consternés par l’absence de scrupules dans le domaine de l’honnêteté intellectuelle de ces mêmes (1) n’ont aucunement la prétention, l’intention ou même la capacité de justifier les incohérences des (1) lorsque l'un d'eux affirme qu’il « regrette que son appel n’est pas trouvé d’échos parmi la nouvelle génération de prêtre » (pourquoi? mais pourquoi?) et prétend que « l’Eglise est freinée dans sa vitalité par tout un courant de jeunes prêtres qui ont tendance à se replier sur eux-mêmes, à reprendre la pastorale du passé, avec un comportement qui s’apparente parfois à une forme d’intégrisme. »
Passons sur l'appareillage terminologique en pur buis béni, qui ne laisse aucun doute sur les dispositions charitables de son auteur, et qu'il faudrait en plus faire l'effort de traduire! Passons donc sur les "vitalité", "courant", "tendance à se replier sur eux-mêmes", "pastorale du passé", "forme d'intégrisme"...
Notons, tout au plus, que le reproche sournois à l'extrême de (1) au sujet des « comportements de la nouvelle génération de prêtres » (2) contient la curieuse assertion – inconséquente - que ces comportements « seraient parfois apparentés à une forme d’intégrisme.» Or que reproche (1) avec tant de virulence aux « intégristes » sinon, au fond, d’avoir une attitude à peu près similaire à (1) ?
Et quand ce comportement n'est pas apparenté à une forme d'intégrisme, il s'apparente à quoi?
Il faut croire que les nombreux déboires doctrinaux, liturgiques et pastoraux des (1) de toutes sortes ne concernent les (2) que d'une façon ténue et extrêmement indirecte. Mieux vaut donc laisser les (1) se débrouiller tout seuls et plutôt mal que bien avec leur curieuse conception de l’obéissance et les multiples contradictions et obscurités de leur "ecclesiologie" qui démontrent parfaitement le peu d'avenir de leur « vitalité », et restons unis dans la foi - avec le Christ (3) et avec le vicaire de Son Eglise (2).
Amicalement.
Virgile(2).