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La Paresse
Publié : mar. 11 oct. 2011, 3:11
par Nig'
Bonjour,
Je m'intéresse en ce moment à ce fascinant péché, que par ailleurs je pratique assidument.
Blague à part, des Pères, des Docteurs ou des théologiens catholiques sérieux en ont-il traité ? Des ouvrages complets y ont-ils été consacrés ? Je suis très curieux à ce sujet. Merci d'avance.
Re: La Paresse
Publié : jeu. 17 nov. 2011, 16:09
par Dee DeChrist
Apparemment, les mêmes causes produisant les mêmes effets... Impossible de répondre ; paresse oblige!!!

Re: La Paresse
Publié : ven. 18 nov. 2011, 21:21
par Isabelle47
Bonsoir,
La paresse n'est-elle pas une des conséquences de l'acédie (un des 7 péchés capitaux)?
Re: La Paresse
Publié : ven. 18 nov. 2011, 22:02
par Fée Violine
L'acédie est la paresse spirituelle, une forme de dépression. C'est différent de la paresse ordinaire.
Re: La Paresse
Publié : mer. 23 nov. 2011, 20:56
par mike.adoo
Bonsoir à tous
Je pense que la paresse est plus une pathologie qu'un "défaut "
Perso , il m'arrive ( fréquemment ) de rechigner devant une corvée ... Aussi bien , le lendemain , je suis en forme et je m'en acquitte avec plaisir . D'où ma remarque .
Re: La Paresse
Publié : jeu. 24 nov. 2011, 17:06
par Saint-Paul
L'oisiveté est mère de tous les vices !
Re: La Paresse
Publié : ven. 25 nov. 2011, 5:00
par Anne
Traduction très libre d'un adage de nos voisins états-uniens:
"Le

trouve du travail à ceux qui n'ont rien à faire"...
Qui semble bien inspiré de St Jérôme:
"fac et aliquid operis, ut semper te diabolus inveniat occupatum" 
Re: La Paresse
Publié : ven. 25 nov. 2011, 9:06
par ti'hamo
Je pense que la paresse est plus une pathologie qu'un "défaut "
Ben, non, c'est un péché. À condition de bien s'entendre sur le terme : avoir du mal à se mettre à un tâche et à y persévérer, c'est un défaut, mais ce n'est pas la paresse - de même qu'être de caractère colérique n'est pas le péché de colère : comme toujours on distingue la tendance, et le péché consistant à y céder.
D'ailleurs, ne travailler que lorsqu'on s'en sent l'envie et que cela nous procure du plaisir, c'est s'exposer à ne jamais persévérer dans la moindre entreprise.
(si je n'allais au travail que lorsque je me sens en forme et prêt à m'en acquitter avec plaisir, certains jours je fermerais boutique... et je ne finirais jamais aucun dessin... et même parois peut-être je ne me lèverais pas...)
Re: La Paresse
Publié : ven. 25 nov. 2011, 14:19
par Fée Violine
La paresse peut être pathologique mais peut aussi être un péché, ou due à un péché. Par exemple si je lis un roman jusqu'à 2h du mat alors que je dois me lever à 8h, le lendemain je serai fatiguée et je manquerai d'ardeur au travail. Les exemples ne manquent pas. Je veux dire que nous sommes responsables, dans une certaine mesure, de notre état de santé.
Quand on fait quelque chose par habitude, c'est beaucoup plus facile de le faire régulièrement, il n'y a pas trop d'effort à faire, je sais qu'à telle heure je dois faire telle chose. Mais si je n'arrive pas à prendre une bonne habitude, je dois à chaque fois faire un effort et je ne persévère pas. Ça devient un cercle vicieux : moins je le fais, moins j'ai envie de le faire (par exemple prier chaque matin et chaque soir, répondre au courrier à mesure, etc...)
Re: La Paresse
Publié : ven. 25 nov. 2011, 15:55
par Isabelle47
C'est, en effet, beaucoup plus simple de se donner une règle et de s'y tenir.
Il y a cependant des personnes totalement rétives à ce genre de comportement (manque de maturité?)
Cela exige de l'organisation et de la rigueur.
La paresse est la conséquence et le résultat d'un manque d'organisation et surtout de rigueur.
Re: La Paresse
Publié : sam. 26 nov. 2011, 9:14
par ti'hamo
@Isabelle
Ben, non, c'est comme ça : il y a des personnes au caractère colérique, et qui auront toujours à faire un travail sur elles-même pour rester calmes et posées, et d'autres qui auront toujours à lutter contre un obstacle en elles pour aller vers les autres, et d'autres qui n'ont pas de dispositions naturelles pour l'organisation et pour qui ce sera toujours plus ou moins un combat quotidien. C'est tout.
(C'est fou ces gens qui partent toujours du principe qu'ils sont le modèle-type de l'humanité, et que tout ce qui n'est pas naturellement fait comme eux doit avoir un vice de forme quelque part...)
D'autre part, la paresse est-elle résultat ou cause d'un manque d'organisation ?
Il y a enfin des cas où le manque d'organisation a au moins en partie une origine pathologique (anxiété, dépression...)
Tout ça pour dire que la question exige un peu plus que des jugements rapides à l'emporte-pièce. (Ça paraît simple de ranger les gens dans des petites cases, mais c'est rarement efficace pour vraiment les comprendre...)
Re: La Paresse
Publié : sam. 26 nov. 2011, 10:50
par mike.adoo
Bonjour à tous
" Près du champ du paresseux j'ai passé,
près de la vigne de l'homme court de sens.
Or voici : tout était monté en orties,
le chardon en couvrait la surface,
le mur de pierre était écroulé.
Ayant vu, je réfléchis,
ayant regardé, je tirai cette leçon :
"Un peu dormir, un peu s'assoupir,
un peu croiser les bras en s'allongeant,
et, tel un rôdeur, viendra l'indigence
et la disette, comme un mendiant !". "
Proverbes 24.30-34
Je pense qu'il faut distinguer la paresse juvénile et celle des adultes . ( Cf ci-dessus )
Comme enseignant, j'ai travaillé avec des enfants sans problèmes, puis, pendant une décennie avec des déficients intellectuels et pendant une autre décennie, avec des cas sociaux.
J'ai vu beaucoup d'enfants paresseux et je les ai observés.
Bien sûr, comme le souligne Ti-hamo (que je salue), certaines personnes ont des dispositions naturelles qui rendent les démarrages difficiles, mais beaucoup d'enfants " paresseux " étaient, en fait indisponibles pour trois raisons principales : médicales (sans commentaires), affectives (perturbations dans la vie familiale), pédagogiques (cours inadaptés ou incompétence de l'enseignant). A l'inverse, la plupart des enfants "sans problèmes " se montraient curieux, actifs et attentifs.
Il faut donc éviter de tout mettre dans le même panier et ne pas juger trop vite.
Je suis toujours persuadé qu'un adulte paresseux est comme un train qui n'est pas sur les bons rails. Il doit donc s'adapter et lutter contre sa "torpeur" ou bien, chercher une autre voie... ou une autre voix.