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Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : mer. 05 oct. 2011, 15:25
par salésienne05
Bonjour,
Me voilà bien ennuyée.
Deux de mes amis catholiques pratiquants sont venus se confier à moi. Nous nous sommes rencontrés jeunes lors d'un pélerinage, et il semblait évident pour tous, les années passant, que ces deux amis étaient faits l'un pour l'autre. Cependant, la différence de statut social de leur famille respective a compliqué les choses, et lui a décidé de se marier avec une femme "de son milieu". Elle, sans rien en dire, en a beaucoup souffert mais a finalement trouvé un homme lui correspondant en tout point.
Malgré les mariages respectifs, mes deux amis ont continué à être amis (ils l'étaient depuis leurs 16 ans donc difficile d'annuler leur complicité et leur amitié à 30 ans !). Ils se voyaient rarement mais à chaque rencontre, c'était toujours d'une grande intensité. Cependant, lui, malgré une préparation de mariage solide, un mariage dans les règles, et deux adorables petites filles, est en train de se séparer (pas réellement de son fait : sa femme veut le quitter et les engueulades se font tellement fréquentes qu'il n'est plus à même de supporter cette vie commune). Il n'a rien trouvé de mieux que de laisser entendre à mon autre amie que cette séparation n'existerait pas s'il avait épousé celle qu'il aimait vraiment. Donc, la voilà elle, en proie à de terribles crises d'angoisse et de me dire "J'ai épousé celui qu'il faut mais tu sais très bien que je n'ai pas épousé celui que j'aimais et que j'aime encore".
On avait été nombreux à leur dire à tous deux qu'il fallait qu'ils se déclarent, même si sa famille à lui n'était pas d'accord. Leur entente et leur complicité tant intellectuelle que spirituelle était telle que tout le monde les voyait mariés. Mais, maintenant qu'ils sont chacun marié à un(e) autre, j'avoue ne pas savoir que leur dire. Lui est malheureux. Et elle, qui s'aperçoit qu'elle aurait pu vivre son histoire d'amour, en tombe carrément malade, en néglige son époux (un homme d'une bonté, d'une gentillesse, d'une douceur et d'une intégrité morale difficilement trouvable sur cette terre), et ses enfants.
Bien entendu, je leur ai conseillé : d'aller voir un prêtre, de se confesser, à lui de faire une thérapie de couple ou un parcours de couple spécifique pour se remettre en selle. Mais en fait, c'est une implosion : chacun a l'air de prendre conscience, 15 ans après, de l'amour qui les unit. Je ne peux m'empêcher de penser que c'est un terrible gâchis. La question à laquelle je n'arrive pas à répondre c'est : peut-on aimer d'amour vrai un homme ou une femme que l'on a choisi "par défaut". Car en plus, comme ils n'ont jamais "flirté" ensemble, chacun embellit l'histoire qu'il aurait pu avoir avec l'autre.
Je n'ose même pas m'imaginer avec un mari dont je me dirais : "il est celui qu'il me faut mais pas celui que j'aime" tant cela va à l'encontre de ce que je crois de la vie de couple. Donc, je ne peux qu'être mauvaise conseillère, si ce n'est en édictant les règles du magistère que chacun de mes deux amis connaît parfaitement.
Les règles, ils les connaissent et elles les plongent tous deux dans un grand désarroi. Les dommages collatéraux seuls les empêchent de tout saccager.
Mais comment faire pour qu'ils vivent encore 30 ou 40 ans avec leurs conjoints respectifs sans les aimer vraiment ? Et surtout, et c'est là que j'ai besoin de votre aide et de vos témoignages : peuvent-ils oublier leur amour de jeunesse pour REELLEMENT aimer leur conjoint ? La prière peut-elle suffire ?
Merci beaucoup.
Cécile
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : mer. 05 oct. 2011, 16:55
par Griffon
Bonjour Cécile,
Vos deux amis se trompent.
Ils se trompent énormément, et satan qui a aujourd'hui le moyen de détruire 2 couples, d'abîmer leurs enfants, l'image de leurs père et mère et toute leur foi possible dans ce qu'on leur a raconté au caté,... ahhhh satan s'en donne à coeur joie.
Et pris dans les fumées du maudit, le blanc devient noir, le rouge devient vert,... et vas-y que je me trompe.
Si vos amis croient en Dieu, cette foi peut grandement les aider.
Il faut la leur rappeler et les inciter à s'y accrocher.
Fermement.
C'est aujourd'hui le moment de "prouver" qu'ils aiment réellement Dieu.
Et aimer... ce n'est pas envoyer tout en l'air, mais au contraire, vivre et donner sa vie pour ceux qu'on aime.
Sans l'aide de la foi, le discours est bcp plus difficile à tenir.
Pas qu'il perde en réelle valeur, mais... plus ça va, plus je m'en rends compte, l'homme ne peut pas résister au mal.
Il est comme un papillon prêt à se brûler les ailes plutôt que de faire confiance à la raison.
Or la raison est là !
Pour la dame, cette petite phrase assassine " il est celui qu'il me faut mais pas celui que j'aime ".
Cette phrase ne tient pas la route. En fait elle devrait dire : "il est celui qu'il me faut mais pas celui que je veux" aujourd'hui.
Mais ce n'est qu'un fantasme : elle compare le connu avec un amour de jeunesse inassouvi.
Il y a bcp de chances que cet amour ne fonctionne pas, une fois assouvi.
Le prix à payer, c'est le renvoi d'un homme à l'amour vrai, c'est la construction morale et psychologique de ses enfants, et une mauvaise conscience qui la poursuivra toute sa vie !
Sans compter d'avoir renvoyé l'homme qui était le cadeau de Dieu pour elle !
Quant à lui,...
C'est quoi cet amour qui, pour se vivre, a besoin de détruire ?
Il suffit de l'exprimer pour comprendre qu'il n'y a pas là d'amour vrai, juste des sentiments faussés.
L'amour vrai, c'est celui qui se vit au jour le jour, humblement, dans l'attention aux autres.
Pour son couple à lui, on ne peut rien dire en l'état actuel.
Mais il n'est pas détruit. Tenir bon vaut la peine !
Et ceci vaut humainement pour l'un et l'autre.
L'amour dans un couple a des hauts et des bas.
C'est grâce à un effort quotidien et la prière qu'il se découvre de plus en plus beau, profond et "comblant".
Il n'y a rien de plus faux pour juger l'amour d'une vie qu'une photo prise à un moment donné.
L'un et l'autre peuvent se trouver d'ici 20 ans à vivre le parfait amour avec leur conjoint actuel.
Vous aussi, vous pouvez en être persuadée.
Et dans 20 ans, ils auront des enfants mariés qu'ils pourront soutenir grâce à leur fidélité.
En tout cas, Cécile, nous nous devons de prier pour eux.
Les parents "terrestres" de notre Jésus sauront toucher leur coeur...
... pour peu qu'ils acceptent de jouer le jeu, car Dieu ne force jamais !
Cordialement,
Griffon.
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : jeu. 06 oct. 2011, 11:10
par Marie.f
Chère Cécile, je ne peux que rejoindre l'avis de Griffon.
Le mariage est sacré, ce qui ne veut pas dire qu'il est facile chaque jour. Si vraiment vos amis étaient faits l'un pour l'autre, ils se seraient mariés. J'imagine mal cet homme qui était soi-disant fait pour votre amie décider de l'abandonner pour respecter son rang, son statut ou que sais-je encore. A présent qu'il voit son erreur, il déciderait non seulement de quitter sa femme actuelle et d'abandonner ses enfants, mais aussi de briser la famille aimante de votre amie ?
Cet homme n'est pas honnête, et devrait tout faire pour se rapprocher de sa femme et non de celle d'un autre. Quant à votre amie, elle devrait tout simplement cesser de fréquenter votre ami, si elle craint de succomber à la tentation. Son mari aimant ne mérite pas une telle trahison, et je suis persuadée au fond de moi qu'elle ne tient pas à le trahir, ni à briser son mariage.
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : jeu. 06 oct. 2011, 15:11
par salésienne05
Oh, je vous rejoins tous les deux parfaitement...
La question est de savoir si l'on peut aimer véritablement, en ayant le sentiment d'aimer (la notion de sacrifice pour ceux qu'on aime est très belle mais pour vivre 40 ans avec une personne, il ne faut pas avoir l'impression de seulement se sacrifier ou de "faire son devoir", il faut aussi y trouver de la joie et du plaisir), une personne en CHOISISSANT de l'aimer elle et pas une autre. C'est le choix de mon amie, qui aime tendrement son époux mais qui ne l'aime pas "passionnément" (le coeur et l'esprit y sont mais pas le corps): son amour est très très "raisonnable" mais/et il lui serait impossible de mettre fin à cette union.
Je lui ai aussi conseillé de ne plus voir l'ami en question pour ne pas être tentée de "comparer", mais par ailleurs, mon amie est, comme moi, fille unique et nous sommes malheureusement que deux (cet ami et moi-même) à avoir connu toute sa famille, ses grands-parents, ses parents, son adolescence, ses désirs, ses espoirs, etc : son mari est arrivé lorsqu'elle avait 30 ans, et qu'elle était orpheline de grands-parents et de parents... et il y a donc des choses qu'il ne peut pas comprendre, connaître, des choses dont il ne peut être complice. Elle ne peut pas lui dire : "tu te rappelles quand". Et ça, elle peut le faire avec l'autre ami, car il était là, car il a connu ce qu'elle était. Elle peut le faire avec moi aussi mais elle a partagé des choses avec lui, du fait de leur complicité amoureuse, qu'elle n'a pas partagé avec moi...
Quant à cet ami dont la femme veut partir, je pense qu'il a mal géré le burn-out maternel de son épouse. En gros, lui voulait beaucoup d'enfants, mais après deux filles (et encore il a du la supplier pour avoir un second enfant), sa femme est toujours aussi agressive : elle ne supporte pas ses filles. Non pas en tant que telles mais simplement parce qu'elle ne se sent pas "mère", et qu'elle a la sensation d'être prisonnière de ses filles, et elle reproche à cet ami de ne pas être assez présent (il travaille beaucoup et rentre tard le soir - vive la région parisienne !). Pour lui, la maternité va de soi, ce qui est loin d'être le cas, surtout pour une femme qui avait des responsabilités, qui gagnait bien sa vie. Donc, quand il voit son amour d'adolescence épanouie au milieu de ses enfants, il compare forcément et se prend à regretter d'avoir suivi l'avis familial.
Ni l'un ni l'autre ne songe à briser le foyer de l'autre. Mais tous deux sont très troublés et se demandent comment ressentir de l'amour pour leur conjoint quand leur passé les rattrape. Je pense qu'à ce stade là, un psy ne serait pas de trop en plus d'un prêtre...
Connaissez-vous, en région parisienne et en Bretagne, des sessions de couples catholiques en difficulté ?
Merci beaucoup. Et excusez de vous faire perdre du temps avec une histoire particulière... Mais comme je suis prise entre deux feux, ce n'est pas facile.
Fraternellement.
Cécile
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : jeu. 06 oct. 2011, 17:52
par Griffon
Bonjour Cécile,
Oui, je le ressens très fort : vous êtes prise entre deux feux.
Ou plutôt entre la voix de la sagesse et les voix qui crient en vous !
Il est totalement faux de penser qu'il faille suivre ses sentiments en amour.
Les sentiments sont une donnée parmi d'autres. Mais par définition, ils passent.
Et forcément, si vos amis se laissaient aller à leur penchant du moment, de toute façon viendrait le temps de l'épreuve, de l'amour infidèle et si romantique !
Et s'ils cédaient à la tentation, la question la plus sensée est de savoir lequel des 2 sera le premier à retomber dans l'infidélité.
Mais voyons,... vous le savez bien, la première fois, il y a encore des choses qui vous retiennent. La seconde fois, déjà moins. Et un jour l'infidélité est un mode de vie qu'on justifie de multiples façons.
Mais s'ils tiennent le coup et font grandir leur amour véritable par un oubli de soi et une vraie attention à l'autre, la vie du couple se développe et aboutit forcément à un amour puissant.
(Ahhh ! Si nous ne coupions pas les ailes à l'amour, il pourrait se développer.
Mais voilà ! On n'y croit pas ! On préfère douter.)
Bref, même humainement, une option de l'alternative est une impasse à l'amour, l'autre, sa seule chance.
C'est le romantisme de la situation qui vous attire.
Une aide : vous trouverez des conseillers conjugaux bien formés auprès du centre CLER de votre région (= centre de liaison des équipes de recherche).
Cordialement,
Griffon.
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : sam. 08 oct. 2011, 6:36
par René
Bonjour Salésienne05
vos amis ont, me semble t-il, de nombreuses raisons que de poursuivre leur vie de couple !!
J'abonde dans le sens du propos de Griffon; la passion n'est pas forcément le meilleur des ciments pour construire une vie de couple.
C'est un peu comme la beauté qui se fane au fil des ans alors que le charme subsiste tout au long de la vie ...
J'ai rencontré ma femme il y plus de 25 ans et nous construisons notre couple chaque jour qui passe.C'est aujourd'hui ma meilleurs amie et la mère de 4 enfants qui ne sont pas les enfants du hasard ou d'un "accident" !
Nous nous sommes rencontrés avec l'intention de fonder une famille, de partager, de progresser ensemble, de vivre le bon et le mauvais.
Notre mariage n'a pas été le fruit d'une passion mais celui d'espoirs et d'aspirations que nous avions en commun.
Il me semble que lorsque l'union entre deux êtres a été choisie, il s'attache une notion de devoir. C'est un peu facile de nos jours que de se séparer, surtout en laissant des enfants qui seront les premières victimes de cette séparation.
Que vos amis se battent contre eux même pour passer ce qui pourrait être une simple mauvaise période.Griffon donne des conseils qui sont saints, qu'ils prennent soutien et surtout qu'ils prient !!
J'ai eu une "passion" qui est mort sur le bord d'une route il y a bien longtemps; aujourd'hui, je ne changerai de compagne pour rien au monde !!
Dieu nous a laissé cet extraordinaire élément que notre liberté de choix; à nous d'en user avec discernement !!
Bonne journée
René
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : dim. 09 oct. 2011, 17:40
par Excalibur
salésienne05 a écrit :Oh, je vous rejoins tous les deux parfaitement...
La question est de savoir si l'on peut aimer véritablement, en ayant le sentiment d'aimer (la notion de sacrifice pour ceux qu'on aime est très belle mais pour vivre 40 ans avec une personne, il ne faut pas avoir l'impression de seulement se sacrifier ou de "faire son devoir", il faut aussi y trouver de la joie et du plaisir), une personne en CHOISISSANT de l'aimer elle et pas une autre. C'est le choix de mon amie, qui aime tendrement son époux mais qui ne l'aime pas "passionnément" (le coeur et l'esprit y sont mais pas le corps): son amour est très très "raisonnable" mais/et il lui serait impossible de mettre fin à cette union.
Je lui ai aussi conseillé de ne plus voir l'ami en question pour ne pas être tentée de "comparer", mais par ailleurs, mon amie est, comme moi, fille unique et nous sommes malheureusement que deux (cet ami et moi-même) à avoir connu toute sa famille, ses grands-parents, ses parents, son adolescence, ses désirs, ses espoirs, etc : son mari est arrivé lorsqu'elle avait 30 ans, et qu'elle était orpheline de grands-parents et de parents... et il y a donc des choses qu'il ne peut pas comprendre, connaître, des choses dont il ne peut être complice. Elle ne peut pas lui dire : "tu te rappelles quand". Et ça, elle peut le faire avec l'autre ami, car il était là, car il a connu ce qu'elle était. Elle peut le faire avec moi aussi mais elle a partagé des choses avec lui, du fait de leur complicité amoureuse, qu'elle n'a pas partagé avec moi...
Quant à cet ami dont la femme veut partir, je pense qu'il a mal géré le burn-out maternel de son épouse. En gros, lui voulait beaucoup d'enfants, mais après deux filles (et encore il a du la supplier pour avoir un second enfant), sa femme est toujours aussi agressive : elle ne supporte pas ses filles. Non pas en tant que telles mais simplement parce qu'elle ne se sent pas "mère", et qu'elle a la sensation d'être prisonnière de ses filles, et elle reproche à cet ami de ne pas être assez présent (il travaille beaucoup et rentre tard le soir - vive la région parisienne !). Pour lui, la maternité va de soi, ce qui est loin d'être le cas, surtout pour une femme qui avait des responsabilités, qui gagnait bien sa vie. Donc, quand il voit son amour d'adolescence épanouie au milieu de ses enfants, il compare forcément et se prend à regretter d'avoir suivi l'avis familial.
Ni l'un ni l'autre ne songe à briser le foyer de l'autre. Mais tous deux sont très troublés et se demandent comment ressentir de l'amour pour leur conjoint quand leur passé les rattrape. Je pense qu'à ce stade là, un psy ne serait pas de trop en plus d'un prêtre...
Connaissez-vous, en région parisienne et en Bretagne, des sessions de couples catholiques en difficulté ?
Merci beaucoup. Et excusez de vous faire perdre du temps avec une histoire particulière... Mais comme je suis prise entre deux feux, ce n'est pas facile.
Fraternellement.
Cécile
Bonjour à vous !
J'ai lu avec l'attention du coeur ce "dilemme " pour vos amis et j'abonde dans le sens de Griffon et de René : je pense que la décision prise il y à des années par votre ami de se marier selon son rang n'est pas digne d'un homme et encore moins d'un homme chrétien.
Mais ils doivent se poser la question : celui (celle) que j'ai aimé(e) il y a des années est-il toujours celui avec lequel je peux vivre désormais ? Les amours de jeunesse sont parés d'une aura qui sont bien loin du quotidien du couple. Un humoriste disait que si Roméo et Juliette avait pu se marier, cela aurait fini en scènes de ménage...
Oui, il semble que vouloir tout briser pour une illusion d'antan peut être dévastateur pour tous et briser ce rêve de jeunesse. Si votre ami voulait des enfants en multitude, c'est un sujet dont on parle avec sa fiancée avant de se marier : et si Dieu lui accordait peu de descendance par rapport à son amour d'autrefois : n'est-ce pas aussi à méditer ? Lui qui a rejeté cette femme aimante et aimée pour une autre de meilleure condition ne peut pas forcément produire du fruit en abondance...
Enfin, pour être plus profane, ils devraient relire ou voir "Sur la route de Madison" où le déchirement de cette femme qui obéit à son devoir plutôt qu'à sa passion (le texte où elle lui dit pourquoi elle ne le suivra pas est poignant).
Voilà quelques idées qui n'engagent que moi et qui ne sont pas forcément à la hauteur de celles de nos brillants intervenants précédents que je lis toujours avec plaisir.
Bien cordialement et prières pour vous et eux.
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : jeu. 27 oct. 2011, 0:11
par Kerniou
Maintenant, ils se sont engagés l'un sans l'autre, librement, " devant Dieu et devant les hommes " et sont responsables de leur engagement respectif vis à vis de leurs conjoints et de leurs enfants. Il est regrettable que ce choix ne soit pas celui du coeur mais soit dicté par la famille et les conventions sociales auxquelles nul n'est obligé de se plier contre son gré.
..." L'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme "... Et non: l'homme quittera celle qu'il aime pour rester attaché à sa famille et son milieu.
Par ailleurs, on peut penser que, sans vivre le grand amour, s'il s'entendait mieux avec son épouse, il ne songerait sans doute pas à son premier amour. Il est triste de constater que ces pénibles situations se produisent encore de nos jours; je connais un exemple similaire dans mon entourage. Que de vies brisées par la peur de s'affirmer ...
Pour répondre à votre 2ème question, je peux vous conseiller la communauté du Chemin Neuf à Boquen et une autre à Tressaint, près de Dinan.
Communauté Le Chemin Neuf
Abbaye de Boquen
22640 Plénée - Jugon
Tel: 02.96.30.22.36.
Je n'ai pas les coordonnées de Tressaint, je vous les transmettrai ultérieurement.
Bon courage.
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : jeu. 27 oct. 2011, 18:55
par Kerniou
A Salésienne,
Voici les coordonnées du Foyer de Charité à Tressaint:
La Grand' Cour
22100 Lanvallay
Tel: 02.96.85.86.00.
Bonne soirée à vous.
Re: Que conseiller en cas "d'erreur de parcours" ? [mariage]
Publié : jeu. 27 oct. 2011, 20:58
par PaxetBonum
Griffon et René ont bien exprimé que l'amour ne peut rimer avec passion en tout cas pas tout le temps
L'amour commence avec le printemps, tout est merveilleux, les parfums, la chaleur…
Puis viens l'été, c'est toujours beau mais il faut parfois lutter contre la chaleur, se démener pour trouver de quoi s'abreuver, mais le repos est là
Ensuite l'automne où des feuilles tombent là où l'on aurait voulu les retenir, le vent nous joue des tours
Et l'hiver, froid, même les sons sont étouffés, plus de chants d'oiseaux…
Bref tout cela pour dire que l'on tombe amoureux mais que l'on choisit d'aimer
C'est un choix volontaire, une route choisie en abandonnant les autres, comme un départ routier scout
Une fois sur le chemin, vouloir en changer c'est faire demi-tour et s'égarer
Le christ n'a-t-il pas choisit de nous aimer jusqu'au bout ?
Cela n'était pas facile même pour Lui : 'Père si cela est possible… mais non pas ma volonté…'
C'est un choix de volonté qui l'a conduit sur la Croix où sont cœur a exprimé ce qu'était le vrai amour
On parle de passion du Christ mais ce n'est pas la même passion que ces personnes croient reconnaître.
Que Dieu les protège des embûches du démon !