L'endurcissement du coeur
Il est discret et nous sommes incapables d'en remarquer l'installation. Et pourtant, le constat de son endurcissement est une chose aisée à reconnaître. Les larmes, chers amis, voilà les révélatrices de notre capacité à aimer !
Les larmes visibles, tout comme les invisibles qui tordent le ventre, qui vous pèsent sur la poitrine et vous électrisent.
Je me suis rendu compte de mon endurcissement de coeur sur un sujet auquel nous sommes tous confrontés : la prière pour les autres. Je m'interrogeais sur son sens, sur notre pouvoir de réclamer à Dieu pour les autres alors que lui seul sait de quoi les autres ont besoin, qu'il les aime et qu'il y veille.
Bref, je discutaillais sur le sujet quand un prêtre m'a fait remarquer une chose : "si tu aimais vraiment une personne qui souffrait devant toi, tu ne te poserais pas la question de savoir si oui ou non tes prières sont légitimes, mais tu te jetterais aux pieds du Père éternel pour lui réclamer par des larmes et des cris la fin des souffrances de cette personne".
Violente prise de conscience d'un endurcissement du coeur, à 23 ans ! Moi qui étais tombé amoureux de la Bonne Nouvelle, qui voyait mon coeur s'embraser à la lecture des phrases magnifiques du Christ, qui était bouleversé par cette histoire de Jésus le Christ...je constatais tragiquement que j'étais au milieu du rang des endurcis de coeur.
Je ne souffrais pas de voir les autres souffrir, ou du moins si peu. Surtout, je cherchais (et trouvais !) des raisons tout a fait cohérentes de ne pas m'émouvoir, de ne pas plaindre, de ne pas avoir de compassion.
Ma capacité de réflexion, je l'avais mis au service du blindage de mon coeur, en justifiant cette désensibilisation. Mon coeur d'enfant, indispensable pour rentrer dans le Royaume annoncé, je l'avais bâillonné. Peu à peu je me pétrifiais et faisais de ma religion lettre morte.
Grâce à Dieu ! Alléluïa, je m'en suis aperçu. Première étape je l'espère, pour retrouver une compassion d'enfant. Une compassion issue de notre première nature, cachée derrière des monticules de corruption et menacée par une intelligence qui sert souvent le diable plutôt que Dieu.
Rappelons-nous, chers amis, que l'anormal n'est pas de de pleurer et de s'émouvoir de tout. L'anormal, c'est d'être indifférent à la misère des autres, d'avoir tué sa compassion naturelle !
Soyons dès lors riches de nos larmes ! Ne nous privons pas des émotions issues de la compassion !
"Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur". Matthieu, VI, 21.
Merci Jésus.
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Dernière modification par Petit Matthieu le mar. 04 oct. 2011, 12:50, modifié 1 fois.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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Re: L'endurcissement du coeur
Merci Jesus !oui.
Et merci petit Matthieu.
Et votre exemple de justification est tout à fait significatif.
Utiliser notre intelligence pour nous justifier est une erreur très répandue.
Notre seule justfication est le Christ.
Cordialement,
Griffon.
Et merci petit Matthieu.
Et votre exemple de justification est tout à fait significatif.
Utiliser notre intelligence pour nous justifier est une erreur très répandue.
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Cordialement,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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O Jésus, pour Te suivre.
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Re: L'endurcissement du coeur
Merci Petit Matthieu de votre témoignage si édifiant. 
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Isabelle47
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Re: L'endurcissement du coeur
Merci, Petit Matthieu de votre témoignage lucide et sensible.
Je pourrais rajouter aussi que l'endurcissement du coeur se manifeste non seulement par une insensibilité à la détresse des autres mais aussi face à leur bonheur.
De plus, cet endurcissement peut aussi se signaler par un manque d'amour non seulement vis à vis du prochain mais aussi vis à vis de Dieu!
(Juste une petite remarque: quand vous parlez de coeur d'enfant, je comprends bien à quoi vous faites référence mais, hélas, il existe aussi des enfants qui ont déjà le coeur endurci!)
Je pourrais rajouter aussi que l'endurcissement du coeur se manifeste non seulement par une insensibilité à la détresse des autres mais aussi face à leur bonheur.
De plus, cet endurcissement peut aussi se signaler par un manque d'amour non seulement vis à vis du prochain mais aussi vis à vis de Dieu!
(Juste une petite remarque: quand vous parlez de coeur d'enfant, je comprends bien à quoi vous faites référence mais, hélas, il existe aussi des enfants qui ont déjà le coeur endurci!)
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: L'endurcissement du coeur
Oui, vous avez raison. Le bonheur des autres peut nous rendre jaloux, parfois. Quelle horreur quand on y songe, vraiment le mal est puissant. Mais notre sauveur est Tout-puissant, Lui !Isabelle47 a écrit :Merci, Petit Matthieu de votre témoignage lucide et sensible.
Je pourrais rajouter aussi que l'endurcissement du coeur se manifeste non seulement par une insensibilité à la détresse des autres mais aussi face à leur bonheur.
De plus, cet endurcissement peut aussi se signaler par un manque d'amour non seulement vis à vis du prochain mais aussi vis à vis de Dieu!
(Juste une petite remarque: quand vous parlez de coeur d'enfant, je comprends bien à quoi vous faites référence mais, hélas, il existe aussi des enfants qui ont déjà le coeur endurci!)
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Re: L'endurcissement du coeur
Je poursuis ce fil par une petite méditation sur des passage du livre VIe, chapitre III, des "Frères Karamazov" de Dostoïevski que je vous écris ci-dessous. Il s'agit des paroles du moine Zossima, figure magnifique de ce roman :
"Souviens-toi particulièrement que tu ne peux être le juge de personne. Car il ne peut y avoir sur terre de juge d'un criminel avant que ce juge ne comprenne qu'il est lui-même tout aussi criminel que celui qui comparaît devant lui, et que c'est peut-être lui le premier coupable de son crime."
"Si tu peux prendre sur toi le crime de criminel qui comparaît devant toi et que tu juges dans ton coeur, accepte sur-le-champ de souffrir et souffre pour lui, en le laissant libre, sans lui faire aucun reproche."
"Mais si, avec ton baiser, il s'en va insensible et se moquant de toi, n'en sois pas ébranlé non plus : c'est que son heure n'est pas encore venue, mais elle viendra ; et si elle ne vient pas, peu importe : un autre comprendra à sa place et souffrira et se condamnera et s'accusera lui-même, et la justice sera accomplie. Crois en cela, crois-le sans nul doute, car c'est en cela même que réside toute l'espérance et toute la foi des saints."
"Accepte ces souffrances et subis-les, ton cœur sera apaisé et tu comprendras que, toi aussi, tu es coupable, car pouvant, comme l'unique être pur, éclairer les scélérats, tu ne l'as pas fait. Si tu avais répandu ta lumière, tu eusses éclairé aussi le chemin des autres, et celui qui a commis le crime ne l'eût peut-être pas fait dans ta lumière."
"Ne cherche jamais de récompense car déjà ta récompense est grande sur cette terre : ta joie spirituelle que n'acquiert que le juste."
Ce passage m'a vraiment beaucoup percuté, exhumant jusqu'à mon coeur plusieurs passages des Evangiles. Il me rappelle surtout l'épisode de la prière du publicain, qui ne cherche pas à s'échapper au jugement de Dieu, contrairement au pharisien qui se persuade de sa droiture.
Cette idée d'une responsabilité universelle qu'expose Dostoïevski paraît bien étrange, on pourrait la croire juste sortie de sa tête tourmentée et pessimiste de russe. Mais elle est purement sortie des Evangiles. Effectivement, si nous rayonnions de la lumière du Christ, état qui nous est possible selon les dires de Jésus lui-même, alors combien de péchés pourrions-nous stopper chez nous-mêmes et chez nos frères ?
Je ne vais pas paraphraser plus encore ce que l'auteur a dit ici avec tant de justesse et de simplicité.
Ce soir, par ces passages, je réfléchis au fond de mon coeur sur le fait que nous sommes tous dans le même navire, je veux parler de l'humanité. Le péché nous lie, mais aussi le salut. Voilà ce qui est bouleversant, voilà ce qui serre le coeur et donne envie de pleurer dans les bras de nos frères et soeurs en regardant le ciel et la croix. Nous sommes unis pour le meilleur et pour le pire, le péché et le salut d'un homme ou d'un femme appartient à notre histoire.
Finalement, pleurer du péché d'un de nos frères ou soeurs en se sentant en partie responsable de ce péché, n'est-ce pas la plus belle chose que nous sommes en mesure d'offrir à notre Dieu ?
Cette "joie spirituelle" serait-elle cachée là ?
Ce passage m'a vraiment beaucoup percuté, exhumant jusqu'à mon coeur plusieurs passages des Evangiles. Il me rappelle surtout l'épisode de la prière du publicain, qui ne cherche pas à s'échapper au jugement de Dieu, contrairement au pharisien qui se persuade de sa droiture.
Cette idée d'une responsabilité universelle qu'expose Dostoïevski paraît bien étrange, on pourrait la croire juste sortie de sa tête tourmentée et pessimiste de russe. Mais elle est purement sortie des Evangiles. Effectivement, si nous rayonnions de la lumière du Christ, état qui nous est possible selon les dires de Jésus lui-même, alors combien de péchés pourrions-nous stopper chez nous-mêmes et chez nos frères ?
Je ne vais pas paraphraser plus encore ce que l'auteur a dit ici avec tant de justesse et de simplicité.
Ce soir, par ces passages, je réfléchis au fond de mon coeur sur le fait que nous sommes tous dans le même navire, je veux parler de l'humanité. Le péché nous lie, mais aussi le salut. Voilà ce qui est bouleversant, voilà ce qui serre le coeur et donne envie de pleurer dans les bras de nos frères et soeurs en regardant le ciel et la croix. Nous sommes unis pour le meilleur et pour le pire, le péché et le salut d'un homme ou d'un femme appartient à notre histoire.
Finalement, pleurer du péché d'un de nos frères ou soeurs en se sentant en partie responsable de ce péché, n'est-ce pas la plus belle chose que nous sommes en mesure d'offrir à notre Dieu ?
Cette "joie spirituelle" serait-elle cachée là ?
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
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Méditations bibliques
Il a plu a Seigneur de nous choisir comme héritiers
Je songeais à cela ces derniers temps : nous, chrétiens de ce forum, avons été choisis par le Seigneur comme fils et filles héritiers de sa parole, pour porter du fruit, rayonner de sa gloire et pour sa gloire.
Quelle incroyable privilège ! Quand on sait le nombre de personnes dans le monde qui sont dans les ténèbres d'une vie sans Dieu, sans connaître le Christ, sauveur de l'humanité et seul consolateur...
Pourquoi nous ? Certes, il est impossible de répondre à cette question même si nous pouvons affirmer que ce ne sont pas nos mérites qui nous ont désigné.
Nous aurions pu naître au XIIe siècle en Inde, au IIe siècle dans la péninsule du Yucatan chez les Mayas, au IIIe millénaire avant Jésus-Christ en Chine, il y a 15 000 ans au Japon !
Cette réflexion frise l'absurde ? Quand on n'y pense, je ne crois pas.
Car je me rends compte des circonstances quasi miraculeuses réunies pour m'offrir ce bonheur de connaître Jésus, de pouvoir le recevoir, d'avoir l'ambition d'être saint.
Nous ne sommes pas nés au XXe siècle par hasard, dans des familles chrétiennes par hasard. Chacune de nos vies est balisée par des évènements, des rencontres, des périodes qui nous guident vers le Seigneur.
Cette naissance en France, au XXe siècle dans une culture chrétienne est un privilège. Un héritage confié par le maître qui a ainsi confié de ses talents aux serviteurs libres de son choix selon son plan, selon son amour. Nous ne pouvons absolument pas douter que nous sommes un engrenage de l'avènement du royaume. Le Seigneur nous confie son bien, il nous sait capable de le faire fructifier, il aime et désire que nous aimions.
Mais quel fardeau inouï ! Rendez-vous compte de la position que nous avons, dans l'histoire de l'humanité : fils et filles héritiers de Dieu lui-même ! Le Seigneur compte sur nous, il a parié sur nous pour répandre la bonne nouvelle sur les cinq continents et au plus profond des coeurs.
Nous sommes richissimes et en possession de mille pouvoirs qui nous dépassent ; nos vies sont appelées à être de véritables comètes enflammées !
Et c'est dans la pénombre d'une chapelle déserte, dans la banalité d'une chambre que nous méditons sur notre place dans le temps, dans l'univers, ce que Dieu attends de nous et ce qu'il nous a donné. Tout ce que nous devons accepter de Lui pour mieux le servir.
Frères et soeurs, ne nous angoissons plus mais abandonnons nous totalement en Celui qui donne tout. Ne doutons pas des miracles, de la puissance de Dieu. Répétons inlassablement et tremblons de crainte et de Joie à cette phrase du Christ :
"Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel."
Je songeais à cela ces derniers temps : nous, chrétiens de ce forum, avons été choisis par le Seigneur comme fils et filles héritiers de sa parole, pour porter du fruit, rayonner de sa gloire et pour sa gloire.
Quelle incroyable privilège ! Quand on sait le nombre de personnes dans le monde qui sont dans les ténèbres d'une vie sans Dieu, sans connaître le Christ, sauveur de l'humanité et seul consolateur...
Pourquoi nous ? Certes, il est impossible de répondre à cette question même si nous pouvons affirmer que ce ne sont pas nos mérites qui nous ont désigné.
Nous aurions pu naître au XIIe siècle en Inde, au IIe siècle dans la péninsule du Yucatan chez les Mayas, au IIIe millénaire avant Jésus-Christ en Chine, il y a 15 000 ans au Japon !
Cette réflexion frise l'absurde ? Quand on n'y pense, je ne crois pas.
Car je me rends compte des circonstances quasi miraculeuses réunies pour m'offrir ce bonheur de connaître Jésus, de pouvoir le recevoir, d'avoir l'ambition d'être saint.
Nous ne sommes pas nés au XXe siècle par hasard, dans des familles chrétiennes par hasard. Chacune de nos vies est balisée par des évènements, des rencontres, des périodes qui nous guident vers le Seigneur.
Cette naissance en France, au XXe siècle dans une culture chrétienne est un privilège. Un héritage confié par le maître qui a ainsi confié de ses talents aux serviteurs libres de son choix selon son plan, selon son amour. Nous ne pouvons absolument pas douter que nous sommes un engrenage de l'avènement du royaume. Le Seigneur nous confie son bien, il nous sait capable de le faire fructifier, il aime et désire que nous aimions.
Mais quel fardeau inouï ! Rendez-vous compte de la position que nous avons, dans l'histoire de l'humanité : fils et filles héritiers de Dieu lui-même ! Le Seigneur compte sur nous, il a parié sur nous pour répandre la bonne nouvelle sur les cinq continents et au plus profond des coeurs.
Nous sommes richissimes et en possession de mille pouvoirs qui nous dépassent ; nos vies sont appelées à être de véritables comètes enflammées !
Et c'est dans la pénombre d'une chapelle déserte, dans la banalité d'une chambre que nous méditons sur notre place dans le temps, dans l'univers, ce que Dieu attends de nous et ce qu'il nous a donné. Tout ce que nous devons accepter de Lui pour mieux le servir.
Frères et soeurs, ne nous angoissons plus mais abandonnons nous totalement en Celui qui donne tout. Ne doutons pas des miracles, de la puissance de Dieu. Répétons inlassablement et tremblons de crainte et de Joie à cette phrase du Christ :
"Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel."
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
- Géraldine
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- Inscription : lun. 21 nov. 2011, 15:08
- Localisation : Province du Hainaut Occidental Belgique.
Re: L'endurcissement du coeur
Oui,j 'apprécie ces propos très justes...
Rien de pire que l'indifférence mais remarquez : face à des insultes graves proférées par ma fille, je ne puis que rester calme face aux injures mais cela ne veut pas dire que mon mari et moi ne ressentons rien. Il est des moments où le silence est d'or... Je sortais d'une retraite le 3 décembre et avais parlé à un prêtre car je me sentais en porte-à-faux dans ma situation.
J'aime assez votre analyse sur l'endurcissement du coeur.
C'est vrai que cela peut vite arriver lorsqu'on est blessé... la tentation de s’appesantir sur soi-même est parfois le chemin du repli sur soi dans une solitude négative qui peut mener à l’égotisme et alors, là, tout est fauché.... et faussé... faussé : preuve en est que l'on juge vite quelqu’un à son aspect:le SDF auprès duquel on a peur d'être vu... peur du qu'en-dira-t-on.
Ayons plutôt peur de perdre notre dignité humaine.
Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés
Rien de pire que l'indifférence mais remarquez : face à des insultes graves proférées par ma fille, je ne puis que rester calme face aux injures mais cela ne veut pas dire que mon mari et moi ne ressentons rien. Il est des moments où le silence est d'or... Je sortais d'une retraite le 3 décembre et avais parlé à un prêtre car je me sentais en porte-à-faux dans ma situation.
J'aime assez votre analyse sur l'endurcissement du coeur.
C'est vrai que cela peut vite arriver lorsqu'on est blessé... la tentation de s’appesantir sur soi-même est parfois le chemin du repli sur soi dans une solitude négative qui peut mener à l’égotisme et alors, là, tout est fauché.... et faussé... faussé : preuve en est que l'on juge vite quelqu’un à son aspect:le SDF auprès duquel on a peur d'être vu... peur du qu'en-dira-t-on.
Ayons plutôt peur de perdre notre dignité humaine.
Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés
Dernière modification par Anne le dim. 04 déc. 2011, 4:23, modifié 1 fois.
Raison : Ajout d'espaces; coquilles, etc.
Raison : Ajout d'espaces; coquilles, etc.
Dirigátur, Domine, orátio mea sicut incénsum in conspéctu tuo.
Re: L'endurcissement du coeur
Merci Isabelle pour cette réflexion qui, je le crois, va me donner à méditer...Isabelle47 a écrit : Je pourrais rajouter aussi que l'endurcissement du coeur se manifeste non seulement par une insensibilité à la détresse des autres mais aussi face à leur bonheur.
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