Méditations d'évangile
Publié : mar. 04 oct. 2011, 0:18
L'endurcissement du coeur
Il est discret et nous sommes incapables d'en remarquer l'installation. Et pourtant, le constat de son endurcissement est une chose aisée à reconnaître. Les larmes, chers amis, voilà les révélatrices de notre capacité à aimer !
Les larmes visibles, tout comme les invisibles qui tordent le ventre, qui vous pèsent sur la poitrine et vous électrisent.
Je me suis rendu compte de mon endurcissement de coeur sur un sujet auquel nous sommes tous confrontés : la prière pour les autres. Je m'interrogeais sur son sens, sur notre pouvoir de réclamer à Dieu pour les autres alors que lui seul sait de quoi les autres ont besoin, qu'il les aime et qu'il y veille.
Bref, je discutaillais sur le sujet quand un prêtre m'a fait remarquer une chose : "si tu aimais vraiment une personne qui souffrait devant toi, tu ne te poserais pas la question de savoir si oui ou non tes prières sont légitimes, mais tu te jetterais aux pieds du Père éternel pour lui réclamer par des larmes et des cris la fin des souffrances de cette personne".
Violente prise de conscience d'un endurcissement du coeur, à 23 ans ! Moi qui étais tombé amoureux de la Bonne Nouvelle, qui voyait mon coeur s'embraser à la lecture des phrases magnifiques du Christ, qui était bouleversé par cette histoire de Jésus le Christ...je constatais tragiquement que j'étais au milieu du rang des endurcis de coeur.
Je ne souffrais pas de voir les autres souffrir, ou du moins si peu. Surtout, je cherchais (et trouvais !) des raisons tout a fait cohérentes de ne pas m'émouvoir, de ne pas plaindre, de ne pas avoir de compassion.
Ma capacité de réflexion, je l'avais mis au service du blindage de mon coeur, en justifiant cette désensibilisation. Mon coeur d'enfant, indispensable pour rentrer dans le Royaume annoncé, je l'avais bâillonné. Peu à peu je me pétrifiais et faisais de ma religion lettre morte.
Grâce à Dieu ! Alléluïa, je m'en suis aperçu. Première étape je l'espère, pour retrouver une compassion d'enfant. Une compassion issue de notre première nature, cachée derrière des monticules de corruption et menacée par une intelligence qui sert souvent le diable plutôt que Dieu.
Rappelons-nous, chers amis, que l'anormal n'est pas de de pleurer et de s'émouvoir de tout. L'anormal, c'est d'être indifférent à la misère des autres, d'avoir tué sa compassion naturelle !
Soyons dès lors riches de nos larmes ! Ne nous privons pas des émotions issues de la compassion !
"Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur". Matthieu, VI, 21.
Merci Jésus.
Il est discret et nous sommes incapables d'en remarquer l'installation. Et pourtant, le constat de son endurcissement est une chose aisée à reconnaître. Les larmes, chers amis, voilà les révélatrices de notre capacité à aimer !
Les larmes visibles, tout comme les invisibles qui tordent le ventre, qui vous pèsent sur la poitrine et vous électrisent.
Je me suis rendu compte de mon endurcissement de coeur sur un sujet auquel nous sommes tous confrontés : la prière pour les autres. Je m'interrogeais sur son sens, sur notre pouvoir de réclamer à Dieu pour les autres alors que lui seul sait de quoi les autres ont besoin, qu'il les aime et qu'il y veille.
Bref, je discutaillais sur le sujet quand un prêtre m'a fait remarquer une chose : "si tu aimais vraiment une personne qui souffrait devant toi, tu ne te poserais pas la question de savoir si oui ou non tes prières sont légitimes, mais tu te jetterais aux pieds du Père éternel pour lui réclamer par des larmes et des cris la fin des souffrances de cette personne".
Violente prise de conscience d'un endurcissement du coeur, à 23 ans ! Moi qui étais tombé amoureux de la Bonne Nouvelle, qui voyait mon coeur s'embraser à la lecture des phrases magnifiques du Christ, qui était bouleversé par cette histoire de Jésus le Christ...je constatais tragiquement que j'étais au milieu du rang des endurcis de coeur.
Je ne souffrais pas de voir les autres souffrir, ou du moins si peu. Surtout, je cherchais (et trouvais !) des raisons tout a fait cohérentes de ne pas m'émouvoir, de ne pas plaindre, de ne pas avoir de compassion.
Ma capacité de réflexion, je l'avais mis au service du blindage de mon coeur, en justifiant cette désensibilisation. Mon coeur d'enfant, indispensable pour rentrer dans le Royaume annoncé, je l'avais bâillonné. Peu à peu je me pétrifiais et faisais de ma religion lettre morte.
Grâce à Dieu ! Alléluïa, je m'en suis aperçu. Première étape je l'espère, pour retrouver une compassion d'enfant. Une compassion issue de notre première nature, cachée derrière des monticules de corruption et menacée par une intelligence qui sert souvent le diable plutôt que Dieu.
Rappelons-nous, chers amis, que l'anormal n'est pas de de pleurer et de s'émouvoir de tout. L'anormal, c'est d'être indifférent à la misère des autres, d'avoir tué sa compassion naturelle !
Soyons dès lors riches de nos larmes ! Ne nous privons pas des émotions issues de la compassion !
"Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur". Matthieu, VI, 21.
Merci Jésus.