J'ai besoin de votre complicité, de vos conseils en charité chrétienne.
Je voudrais vous soumettre un problème humain extrêmement délicat, auquel je m'attaque depuis 3 semaines.
Bien au delà des polémiques sur le non respect des règles de l’Église, je vous demande en tant qu'hommes et femmes de cœur, de considérer deux êtres qui souffrent.
Cela se passait en 1972.
Il l'aimait. "Elle a été pour la première fois de ma vie, mon grand amour"
Les bans étaient publiés, la bague de fiançailles offerte, les faire-parts envoyés...
Sans explication, la mère de son enfant, le Bac en poche et "l'enfant au ventre", est retournée dans sa ville à l'autre bout de la France....
Il n'a jamais vu sa fille née en 1973. La mère de l'enfant lui ayant fermement demandé de s'écarter définitivement, alors qu'elle rejoignait un ex-petit copain pour finalement l'épouser.
Aujourd'hui, ...40 ans plus tard
Récemment, il a retrouvé, son ami d'enfance, mon mari, après 30 ans de silence .
Il lui a confié qu'il était malade, à demi-mots, qu'il conservait une cicatrice indélébile du drame qu'il a vécu.
(Je connais ce père malheureux par l'intermédiaire de mon mari.)
Toujours par mon cher et tendre, je connais aussi la mère avec qui j'ai eu des contacts cordiaux mais superficiels.
Elle aussi, à sa façon, a tiré un trait brutalement, sur cette l'époque.
J'avais rencontré C quand elle avait 13 ans environ et que la mère demandait l'abandon de paternité, pour que la petite puisse porter le même nom que sa fratrie (2 enfants).
Le père de famille, l'ex petit copain est mort depuis environ 10 ans.
La "petite fille" est mariée et mère d'un enfant. Elle vit en France a 800km.
Le père a surmonté finalement, le désespoir et une longue dépression, grâce a son épouse qui lui a donné 3 garçons.
Action
Aujourd'hui, j'essaie tout doucement d'assouplir la carapace forgée par la souffrance et les années.
Parce que je n'accepte pas que lui comme sa fille, profondément émus quand on leur rappelle leur existence respective, ne puissent se trouver, se voir, communiquer...
Je sais que pour lui, c'est une protection contre les souvenirs douloureux.
Leur tristesse, ils ne peuvent l'exprimer.. . elle n'est perceptible que par la compassion.
A la place, ils manifestent une sorte de distance pour l'une, et de rejet pour l'autre.
Mais, mais mais...
Ils réagissent sans animosité à mes tentatives de rapprochement !!
Avec une secrète espérance pour l'une, et une justification pour l’autre...
L'espoir demeure.
Problème
Si j'ai réussi, grâce à Dieu, a obtenir de C qu'elle accepte l'éventuel contact "décidé" de père.
je bloque avec le père à qui j'ai écrit.
Celui-ci, se focalisant toujours sur l'objet de son amour trahi, me répond:
Elle ( la mère de son enfant) m’a brisé le cœur, et n’en a pas tenu compte. Puis, après la naissance de (... l'enfant C...), elle m’a imposé de ne plus prendre contact, ni d’envoyer quelques cadeaux pour Noël. Enfin, ce qui m’a définitivement détruit, est sa demande d’abandon de paternité. ( Lorsque sa fille était ado)... Je ne suis plus son père...
Je ne peux en mon âme et conscience en rester là.
J'ai l'intime conviction qu'ils sont tous deux, les victimes de l’irresponsabilité, de l’insouciance et de l’égoïsme qu'on peut avoir à 20 ans.
C dit à qui veut l'entendre, qu'elle est le fruit d'une erreur!
Cela m'est insupportable pour son père qui a tant aimé sa mère, et pour elle qui, je crois exprime là un certain mal-être.
Je ne suis pas Zorro, mais...
J'ai l'impression d'avoir modestement, un rôle à jouer dans cette affaire.
Un coup de pouce du Ciel à transmettre...
Questions:
- Que feriez- vous à ma place?
- Pensez-vous que ce soit illusoire, Ou bien même présomptueux de ma part? Mais à Dieu, rien d'impossible non?
- Vos avis, s'il vous plait, dans l'amour du Christ?
Merci de prier pour eux deux ...
Et pour que j'ai la force,le courage et le discernement d'aller au fond de ma démarche, si c'est la volonté de Dieu.
Que Dieu vous bénissent et nous éclaire.



