stephlorant a écrit :Dans mon cauchemar matinal, je vois les pensées des hommes complètement désarticulées du sens chrétien de la vie. C'est un cauchemar éveillé, simplement parce que je NE PEUX PAS m'y résigner. Allons donc, ils considèrent leurs proches comme n'ayant aucune valeur intérieure qui mérite d'être retenue ! Mais c'est le "Je" (l'ego, le moi) qui prime sur toute autre considération. Pardonnez-moi si je considère beaucoup d'hommes et de femmes comme les zombies de certains films !
Dieu ne nous a pas créés ainsi. Dieu nous a créés par amour et pour aimer. Mais le "Je" (dans l’Évangile, on dit "la chair") a perdu toute retenue. Je ne parviens vraiment pas à comprendre que l'on renie l'autre lorsqu'il vieillit ou tombe malade, alors que ce sera le cas de tous. Leurs pensées ne vont plus que d'un congé à un autre congé, d'un bulletin de lotto au suivant, d'un verre d'alcool à un autre.
Oui, il y a des zombies dans ce monde...et il y a aussi tous les autres.
Les voisins qui s'entraident lors de catastrophes (inondations, incendies etc).
Les nombreux bénévoles qui prennent quelques jours de congé pour aider des gens qu'ils ne connaissent pas, quand un appel à l'aide est lancé. (comme on l'a vu récemment lors de la grande corvée du Richelieu au Québec)
La dame qui dépose un bouquet de lilas sur le perron de sa vieille voisine qui les aime tant.
Ceux qui participent aux nombreux marathons et cyclothons pour appuyer diverses causes dont celle des personnes âgées, démunies ou malades.
Ceux qui se font raser la tête pour les enfants atteints de cancer.
Ceux qui ramassent le porte-monnaie que vous venez de perdre et courent derrière vous pour vous le remettre.
Ceux qui s'informent de l'état de santé de leur confrère de travail malade et s'offrent pour un service, un réconfort, une aide quelconque.
Les organisateurs, les planificateurs, les motivateurs, qui réveillent la compassion des gens, stimulent leur énergie et les mobilisent dans diverses actions et mouvements d'entraide.
Ceux qui se dévouent pour aider les jeunes, simplement par amour, ou pour les personnes âgées, pour la même raison.
Ceux qui vous font rire quand vous êtes triste.
Ce sont tous des gens ordinaires, votre voisin, le mien. Il y en a plein. Il suffit de regarder.
Et si on ne voit rien, c'est qu'on a le regard triste et qu'il faut en changer. Ce qui ne veut pas dire mettre des lunettes roses, mais regarder avec les yeux du coeur.
Regarder la vie avec des yeux neufs, comme le suggère Christiane.